‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 4)Chapitre 125 sur 220 · MEE · texte numérisé non relu

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DICTlOflNAIRf:

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n*est cependant pas surchargé de détoifs saiierflus ; sa rédaction dans Ta forme oratoire en est la cause. Il contient trois parties : les constitutions, les règles et coutumes. On pourrait peut-être y ajouter encore le règlement du noviciat; mais ce dernier est nécessairement moins immuable que les trois précédents. La plus grande partie de ces divers statuts est puisée dans ceux des Jésuites» sauf quelques nuances locales et quelques petites particularités de moindre importance.

Les constitutions renferment Je mode d'administration de la société; la nuMiière dont on choisit le supérieur général, quel nombre de voix il lui faut, quel est son autorité; combien sa charge doit durer Elles veulent que le supérieur ait deux assistants et un conseil de six membres; il y a de plus un conseil plus nombreux, variable selon le nombre des religieux, qui seul a droit d'élection et dont on ne peut faire partie avant dix ans de profession. Elles règlenl de plus les diverses attributions du secrétaire glanerai,, de Téconome général, des supérieurs locaux.

Pour les règles, elles sont divisées en un assez grand nombre de chapitres, qui sont autant d'instructions ou sermons excellents sur les princi) aies vertus religieuses tels que la perfection, l'obéissance, la pauvreté, la mo iestie, rhurailité, le travail, etc. Chaque chapitre est pourtant accompagné de petites règles propres à exercer dans chacune de ces vertus. Comme je Tai déjà dit, on les retrouve toutes dans les constitutions de saint Ignace. Le but d'ailleurs de la société des prêtres de Saînt-Méen n'est autre, comme le disent les constitutions, que l'instruction de la jeunesse, les missions, la direction des séminaires, l'étude, c'est-è-dire le même que celui de la Société de Jésus.

C'est dans le coutumier que se trouvent réglés les divers exercices de piété qui devront se pratiquer dans la société: les prières que l'on fera le matin et le soir et dans le courant du jour. On y trouve la formule de la consécration de novice, celle de la profession, et une petite litanie composée par M. Coedro, premier supérieur sénérai dans laquelle sont invoaués tous les saints protecteurs de la société ; les fêtes solennisées par la société au premier rang sont la Conception de la très-sainte Vierge, celle de saint Méen, abbé, et celle de saint Vincent de Paul. On y voit de plus les diverses pénitences que le supérieur Infligera au chapitre des couipes pour les fautes de règle, la formule d'accusation de ces fautes; les jeûnes auxquels sont soumis les religieux, les prières qu'il.^ doivent faire aven les communions pour ' eurs confrèresdéfunts.

Le tout en un mot est ré({lé avec un ensemble, un détail, une précision qui a tout prévu, qui s'est occupé de tout. Il est claii que pour une société qui n'a pas encore de bien grands accroissements, tant d'observances doivent être quelquefois, en certaines circonstances, lai^sées den)té; mais aussi

(I) Voy. à la fin du vol., B« I5L

ce soAt fà des éléments de vie qui ne dmiqueront pas, avec les grâces de Diea,dedoQ< ner à cette petite société la eraisse de la terre et la rosée du ciel, et a étendre de plus eu plus devant ses membres le champ du travail et du bien où depm's si long^ temps delà ils travaillent avec tant de zèle^ de persévérance et de succès. B-d-k.

HEQUITAEISTES.

La congrégation des Méquîtaristes a son chef-lieu a Venise. Elle s'occupe surtout de recherches sur TEglise arménienne, sur ses antiquités, sur les ouvrages arméniens. Ils ont bâti en 1838 un nouveau couvent de leur ordre, à Vienne en Autriche, dans le bubourg Sàinl-Dldaric. L'empereur s'v rendit avec les archiducs Charles et Louis, et le prince héréditaire de Luc(|ues, et pesa atec Sf^Uenniié la première pierre de l'édifice. Mgr Altiéri, archevêque d'Ephèse et nonre de Sa Sainteté, et Mgr Arislad Azarian, archevêque de Césarée et abbé de la congrégation, reçurent l'empereur et l'assistèrent dans la cérémonie. En partant le prince (it présent k Mgr Azarian d'une belle croii pectorale et d un anneaii de grand prix, i l'architecte d'un autre anneau avec son chif* fre, au maître maçon d'un« tabatière en or et de 50 sequins aux ouvriers».

Cette même année, deux prêtres arméniens Méquitaristes vinrent de Vienne à Paris, se rendant à Londres, ils visitèreat avec intérêt la Bibliothèque impériale et les manuscrits arméniens que Ton y conserve. Ils trouvèrent datis une bibliothèque^ enrieuse le manuscrit d*un dictionnaire arménien latin, iait avant la révolution, (larrail»^^ Sourdet, professeur d'hébreu au collège de France; les deuxreligieux étaient ap^telése» Angleterre pour y fonder un établissement.

L'abbé Sourdet, censeur royal pour tes belles-lettres et l'histoire, était savant et laborieux. A l'époque de la révolution, il N le seul des professeurs du collège de FraR«-' qui refusa le serment. U se retira en lixii*'. passa quelque temps chez les Méquitari>(es a Venise, et se rendit ensuite à Piseoùii mourul.(l)

MERCI (KCLIOIEUSBS de la CO?I6«^:G4T10^

DE la), arec ta vie de la révérende Mfrt Marie-Catherine, fondatrice de cei in$t/tut. Catherine M'Anlejr, k qui l'Eglise et la so* ci^té chrétienne doivent ToBUvre édifianie dont j'ni à parler, naquit le iotir de la H^te saint Michel, S9 septembre 178^. Son*|)ère, Jacques M'Anley, architecte, habitait Stormanstown-House, tout près de Dublio, en Irlande. C'était un houime d*une grande piété et d'une probité à toute épreuve; il ne craignait pas de faire une profession ouverte de son attachement à la foi orthodoxe, dans un temps où les Catholiques dlrlamie étaient en butte à la plus cruelle persécution.

Il était déjà avancé en âge quand il se ma* ria, et malheureusement ses trois enlants dont Catherine était la cadette, étaient enrore trop Jeunes quanrl il mourut, i^'u< pouvoir apprécier sa vertu. Sa veuve et«.)

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DES OEDRES RELIGIEUX.

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^'uQ caractère tout opposé, sans piété solilie, orgueilleuse, incousidérée, peu propre |tar ccHtséquent à te remulacer dans le gou- Temeoieiit de cette famine. Elle avait dans l'esprit ces idées lâches, sans conséquences, quuoappeNa en France idées libérales, et par suite de cet ordre d'idées, quoique Ca- Uiolique, elle négligeait tes sacrements et ignorait absolument ce dogme fondamen* til: hors de l'Eglise point de salut. Elle parlait de philosophie, de philanthropie, ne ferlait point de reHgion h ses enfants. Une (eflorne ainsi faite no pouvait guère penser t ses inléréts temporels, e« quand, à la fin, elle 5*aperçot qu'elle et ses enfants étaient eoiièreiuent ruinés, elle mourut de chagrin, peu d'années après son mari, et laissant ses enfants sous la garde et entre les maios des protestants, qui ne les violentèrent pas cependant, mais l'inftuence et Tenlûursge entraînèrent l'ainée et le çarçon k Tapostasie. La jeune Catherine fut plus constante et plus heureuse. On gentilhomme,, déjà fort âgé, qui avait amasse de grandes niasses dans les Indes, la prit en affection, et comme il n'avait uoint d'enfants, point ite proches parents, il proposa h sa femme d'engager cette jeune orpheline à venir demeurer chez eux. Ce gentleman, appelé U. Callaghan, était protestant ainsi que sa femme. La jeune Ciitherine, près de tels i>roiecteurs, allait trouver sa foi exposée. Dans son enfance, elle s'était fait remarquer iK>n*seulement par sa beauté, mais aussi par sa piété. Confirmée de bonne heure, elle avait fait sa première communion dans l'église Saint-Paul, quai d'Arran. En croissant en âge, elle se relâcha dans la pratique des devoirs religieux, mais jamais, grflc« k Dief|, elle ne fit profession de protestantisme.

Elle ne faisait pourtant )>a8 beaucoup ue prières Elle ne fréquentait pas les sacrements et n'entendait la Messe que rarment. Son éducation avait été singulièrement négligée , elle ne possédait aucun de ces arts d'agrément qui font, à notre époque surtout, une partie essentielle d'une éducation complète; elle n'avait aucune conoaissaoce en littérature. Tout cela n'empêchait pas qu'en société elle ne fût pleine de charmes, par sa vivacité, son esprit, et plus encore par la douceur de son caractère et la boQtéde son cœur.DesamisdeM. Callaghan la Kessèrent d*embrasser le protestantisme.

i>tle pression et ces instances la firent réfléchir sur ce qu'il y avait d'anormal dans sa position on sa conduite. Elle défendit sa foi Je manière à persuader qu'on ne gagnerail rien avec elle dans la discussion. On préféra lui recommander la lecture d'un ceti^in livre de controverse, en lui assurant qu il l'aurait bientôt convaincue de la fausseté de la doctrine de s^s pères. Catherine luteet ouvrage avec attention; il la convainquit que la vérité était du côté des Catholiques et qu'elle devait ôtre désormais en pratique ce qu'elle était de nom.

Comme la santé de M. Callaghan commen-

çait à décliner, il fit son testament en faveur de sa nièce et de miss M'Anley, qu'il constitua ses héritières universelles, avec des dispositions de convenance pour quelques autres personnes. Puis, comme s*il eût voulu se rapprocher de la religion de ses pères, il invita fréquemment des parents de misn M'Anleyi pour lesquels il avait témoigné jusque-là de Téloignement » parce qiriU étaient Catholiques zélés, et il pecmit même à sa protégée de recevoir la visite de quelques prêtres catholiques, avec lesquels elle avait fait connaissance. Depuis le commencement de Tannée 1822, ce bon vieillard devenait de plus en plus infirme; un jpur il entendit d'une pièce voisine de la chambre où était M. Powel, mari de sa nièce, ce jeune homme se plaindre de miss M'Anley, et dire qu'après la mort de M. Callaghan, ni elle ni ses prêtres ne remettraient plus le pied dans Coolvet-House. 11 prit de ce moment une nouvelle disposition, fit un codicille sur lequel il garda le silence, comme il l'avait Kardé sur son testament. Sa santé déclinait è vue d'œil, et Tunique désir de miss M'Anley c'était de le voir mourir Catholique, mais elle n'osait aborder cette question, et Dieu se servit d'une cousine qui venait l'aider à soigner le vieillard pour préparer la voie, car elle vit sa parente attacher au bas du lit du malade une excellente gravure de VEcce Homo, d'après le Corrége, qu'il dut apercevoir sur ses rideaux à son réveil; il affecta de ne laisser rien deviner de ses pensées. M. Powel étant venu voir son oncle, on voulut ôter la gravure, mais Tonde ordonna qu'elle fût laissée le, et personne ne devait y trouver à redire. Bientôt miss M' Aniey lui dit ouvertement ce qu'elle désirait. 11 écouta ses raisons et ses prières, sans répondre un seul mot. Lorsquelle eut fini, il dit d'un ton affirmatif que son désir était de mourir dans la foi catholique. Dis le jour même, M. Nugent, vicaire a Saint- Michel et Saint-Jean, vint le voir et s'entretint absolument seul avec lui. Le malade vécut encore six semaines après sa conversion, conservant jusqu'à la fin toutes ses facultés; il mourut le 11 novembre 1822. La veille de sa mort, il avait dit à miss M'Anley : Je vous laissé quelque ekose^ ma ehire^ je sais que vous en ferez bon usage; mais il ne lui indiquait aucune disposition qui pût faire croire qu'il lui laissait sa fortune comme un dépôt. Par le codicile il lui laissait tout, en effet, et n'accordait è Mme Po«wel, sans participation de son mari, que

3 aelques centaines de livres sterling. La pari e miss M'Anley était de 500,000 fr., sans compter une rente annuelle de 10,000 fr. Lo testament fut attaqué» mais confirmé par les cours de justice. Quelques années après, elle fut frustrée d'une somme d'environ 125,000 francs par les manœuvres frauduleuses de H. PovireL Miss M'Anlay devenant possesseur de cette fortune, était âgée de trente-huit ans, mais en annonçait dix de moins. £lle fut recherchée en mariage, mais elle avait pris la ferme rébolutiou deconsa-

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i;rer tous se$ biens à Jésus-Christ, dans la personne des pauvres. Lors de sa promuiion h répiscopat, le docteur Murray l'avait placée sous la direction de M. Annstrong, son propre confesseur, qui se montra toujours un ami zélé et sincère. Quand elle lui ût pairi de ses desseins, il lui recommanda fortement rétablissement d'un asile temiK)raire pour les jeunes femmes vertueuses qui se trou* valent sans ressources, et lui conseilla de ne pas se fixer dans un quartier pauvre et peu fréquenté : Si vous voulez, lui dit-il, un établissement public qui soit appelé à rendre des services aux pauvres, placez-le dans le voisinage des riches. 11 lui persuada de bâUr une maison toute neuve

Dans ce temps miss Anna-Marie Doyle prenait ses dispositions pour entrer dans un couvent de l'institut de la Présentation, lorsqu'un jour, en 1827, elle remarqua le bâtiment élevé par miss M*Anlejr, et apprit sa destination et entra pour le voir à l'intérieur. Au grand contentement de ses parents, elle dit qu'elle préférait rester et partager l'œuvre projetée là, et s'arranger à cette fin avec miss H'Anley, qui, par hasard ou par une disposition de la Providence, la mit en état d'entrer dans l'établissement le SA septembre de la môme année. C'est !e jour otk TEglise romaine célèbre la fête de Notre-Dame de la Merci, dont le nouvel institut porte le nom. Miss M'Anley ne put se joindre à elle h cause de la mort récente de sa sœur, qu^elle eut le bonheur de voir passer à Dieu rentrée dans le sein de l'Eglise catholique, et munie des sacrements. Jji conversion de cette sœur et de sa nièce l'exposa à une vengeance de son beau-frère, qui n*allail pas moins qu'à vouloir la poignarder ; il se calma plus tard, sans revenir entièrement de son mecontexitement.

Dès le 91k seiUembre , jour de Notre-DanMi de la Merci, 1827, la maison de Miséricorde reçut deux sœurs, nommées Fray, et une jeune fille A{>pelée M'Donnell. L'école fui ouverte aussi, miss Doyle étant secondée IMir la cousine de la fondatrice, qui devait rester avecelle. La famille du fameux O'Con^ nell visita immédiatement l'institution et lui vint matériellement en aide. Les demoiselles O'Conoell venaient enseigner dans l'école, ce que firent aussi les demoiselles Coxtelloes, de Merrion-Squarro et quelques autres. Admirons les dispositions de la Providence dans l'attrait que uiiss Doyle avait pour les usages conventuels, il fut convenu que les membres résidents de l'institution adopteraient un costume (larticulier, de couleur noire, qui se rapprochait beaucoup pour la forme de l'habit religieux, avec un bonnet 1)0 filet uni, doublé de manière à cacher presque entièrement les cheveux. Les observances et tes idées ou goûts (conventuels s'y introduisirent sensiblement, et plusieurs personnes pressentirent dès lors que tôt ou tard la maison de la Merci deviendrait une communauté.

Néanmoins la fondatrice n'avait nullement

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ridée d'établir une communauté religieuse. Elle avait fait réserver, près de la chapellci une petite chambre pour servir comme dô tribune ; pendant un voyage qu'elle Bl, l'archi. tecte fit placer une grille, ce qui la contraria beaucoup h son retour, puisque, dit-elle, il ne devait point y avoir de religieuses. Mais des incidents providentiels lui firent cliangcr d'opinion. Elle comprit le motif des ré)»ugiiances aue les Catholiques éprouvaieûi pour récole en la voyant dirigée par des séculiers ; le grand vicaire lui coaseillaitd embrasser la vie religieuse , et elle s'y décida. Elle avait d'ailleurs montré une grande pureté d'intention, en mettant sa maison à la disposition de l'archevêque, sur le rap(K)ri qu'on lui avait fait de son désir d^y placer des sœurs de Charité. L'archevêque nj avait jamais pensé, et vint lui-même l'assurer qu'il voulait laisser «on éublisseueut sous sa direction. Elle consulta alors les règles de divers instituts religieux, et doona la préférence à celle de la PréseotiiioD, gu'elle adopta avec des modifications propres à la destination de sa maison. En 1^« la chapelle fut bénite sous le vocable de Koire- Dame de la Merci; des associées se présentèrent, et à la fin de Tannée elles étaieol lu nombre de neuf toutes comprises.

Le 11 décembre, la fondatrice prit lliabit avec le nom de Marie-Catherinf, et fit ses vœux le jour de s^ainteLme IKll. Immédiatement après la cérémonie, elle revint à sa communauté, qui avait besoin de M présence et l'attendait avec impatieoce.Le lendemain l'archevêque vint au coovemet l'en institua supérieure, liii |>erroil de donner l'habit religieux h celles qu'elle croirait préparées. Le 23 janvier suivant, et à dater de ce jour, tous les usages que suit riosiital de la Merci furent mis en pratique. La nièrt Marie-Catherine gouverna sa commupauté jusqu'au moment de sa sainte mort , qui arriva le 11 novembre iSki. Elle y éuit vénérée et aimée de tout le monde k cause de sa grande lionté et de ses excellentes qualii^^. Elle prisait bien p^us les œuvres spiritueiU'S que les œuvres corfiorelles, et leur a ûom dans ses Règles une juste préférence. Ou cite d'elle, en différents genres, des actes de dévouement et de venu vraiment admirables. Deux ans avant sa mort elle fui éprou* vée par de dures souffrances, qu'elle sujporta avec résignation. La Règle et les Constitutions des religieuses de la Merci sort basées sur la Règle de Saint-Auguain, t<î>i<^

3u'elle est pratiquée par les sœurs de 1 ordre e la Présentation de la bienheureuse Vierge Marie, en Iriande, de la règle desquelles de^ chapitres entiers ont été tirés presque nml a mol; mais une partie du chapitre de le visi^ des malades a été empruntée de la Règle d( ' sœurs de la Merci, de Rome. Le reste a éé composé par la foudatrire, ainsi que tout « chapitre qui traite de (a protection des umîjmes en détresse. Cette Règle, revue par \t docteur Murray, alors arrlievêque de Dnl "î'. fut approuvée par le Pape Grégoire XVI» f 8 iuin 18iL Parce rescrit, il es>t déclar-^ l-^

^' MER DES ORDRES RfXIGIEUX.

ifs (leTOîrs earactértstiques de Tinslitut de Il Merci soal : rinstruelion des ieunes filles paavrest la Tisite des malades et la prolecUon des femoDes de bonne conduite qui sont en détresse. Hais on a eu soin de ne prohiber ucooa des bonnes œuvres qui pourraient être compatibles avec celles-là; et d'après l'aTis fie la fondslricet les sœurs sont^ en dilTérenls lieui « chargées du soin des pénii«hi:ier$ et des hôpitaux; elles visitent et ins* truiseot les pauvres à ciomicile, et dans ceruiiis cas peu nombreux où Ton ne peut éta- Uirdes maisons catholiques d'éducation» les miirs ont des écoles de jour pour les orthnu dont les parents ne sont pas en état de lascr les frais de leur instruction. D/rns Urs visites aux malades les sœurs doivent 'onjours sortir deut à deux, marchant l'une « i6ié de l'autre sans se toucher, ni parler membledans la rue, ni saluer ceux qu'elles rcocootrent. Elles doivent interroger le ma- Uie sur les principaux devoirs de la reli- ^00, et Feo instruire, s'il cs^t nécessaire.

1^ postulantes doiveni être examinées par Ferèque ou son délégué et par la mère supérieure. Elles ne prennent l'habit que six raot$ après leur entrée, et ne prononcent leors vœux qu'après l'avoir porté pendant 'kn ans. et n'y sont admises qu'à la plura

lilèdes voix.

Quand une maison a trop de sujets pour ^uToi^ en entretenir davantage, ceux qui se présentent doivent fournir une dot. Elles m\ les vœux simples et perpétuels de pau- J^^té. (Je chasteté et d'obéissance, de servir les iiauvres, les malades et les ignorants, et ;je persévérer dans l'institut jusqu'à la mort. Tooie5 récitent en chœur le petit office de ^mie Vierge et chaque jour aussi le charnel de cinq ditaines. Il est bien entendu loellés doivent faire l'oraison le matin, et «ns l6 jour, elles ont encore beaucoup de i'Hères vocales en commun. Les religieuses *? confessent au moins tous les samedis; la 'fgîc ne prescrit rien pour la communion, ^^««sila été d'usage, dès le principe, que '^'Vœurs communiassent quatre fois la se- '■aine et les jours de dévotion particulière, "ny a que cinq jours de jeûne ajoutés à ^«xde I Eglise et les austérités corporelles [« 5om point prescrites. Chaque maison est ^^u$ la juridiction de l'évêqoe du lieu; il yisiii» et en contrôle les comptes. La sur^neurc jst élue pour trois ans et ne peut w réélue qu'une fois; Pévôque de Dublin 'Jfïcepiion pour la fondatrice, iry a deux «âises de religieuses, les choristes et les "^«▼crses. On ne fonde une nouvelle maison <c«Tec la permission de l'ordinaire et à ^^«luion qn^ene aura des revenus suiB- •*ot5. Il y flvait , dans ces dernières années , HJiîrame-irols couvents des sœnrs de fa *«feî. Elles avaient, en outre, d'autres mai-

*Jnuw môme époque, au nombre de onze ^îj^i'es appellent snccursales ou maisons ^^^odantes, gouvernées par les supérieures w II commonaaté la plus voisine. De ces fj'OUDt, et succuri^ales, vingt^eut couvents " îJt succursales sont en Irlande, treize

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