MAT
DES ORDRES RELIGIEUX
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Oo mil toute sa confiance en Dieu, qui comme en tant d'autres occasions, protégea d'une maDÎère TÎsible cette chère communauté, et la rendit victorieuse de ses ennemis, qui dès lors la laissèrent tranquille.
Le supériear général donna à celte époque les constitutions de saint François de Sales, auxquelles il apporta les modifica- IJODS que réclamait la manière de vivre u'oD avait adoptée, et v ajouta, à Chacun escbauilres, un supplément conforme au but (le nnstitut.
Celle même année 1822, six nouvelles postulantes se présentèrent, et reçurent le simt babil à différentes époques.
La tribune devenant trop petite pour contenir le nombre des religieuses et celui des éières qui augmentaient chaaue jour, on pensa sérieusement à faire oâlir une nef )<oar le public; on prit à cet effet les remises et les écuries qui étaient d'une immense étendue, et Ton réserva un terrain i^or an appartement complet destiné h V.i'aomOnier. Ces travaux furent terminésau mois de juin 1823.
Le 23 du même mois et de la même année, toute la communauté éprouva une perte bien donloureuse. dont elle fut vivement affectée. La Bière Saint-François, première fondairice, et première supérieure de la congrégation, succomba après une compUcation de maladies cruel les, endurées avec ane patience, avec un courage héroïque. Un cancer qui, depuis de longues années, lui rongeait le sein, ajoutait encore è ses autres maui. Dire ce qu elle souffrit serait imposiib(e:ce mal, toujours croissant, la conduisait insensiblement au tombeau.
Le désir de la conserver à Tamour de ses soMrs fit entreprendre une neuvaine k saint François de Sales : cha(|ue jour de la neuvaine eut ses pénitences particulières, elle but dans la tasse de ce grand saint, relique
G Meuse qui sa conserve ici depuis Téiassement de la maison. Ces vœux furent eniendus du ciel, et le Seigneur guérit miracaleusement sa fidèle épouse. Le sein qui oétait plus qu'une plaie liideuse à voir, et où les vers s'étaient engendrés, fut complètement guéri dans le cours de cette neunine;et il ne resta d'une plaie aussi horrible, qu'une cbairaussi fraîche que celle d*un enianL Ce prodige fut vu et reconnu de plusieurs médecins qui crièrent au miracle 1 1 Cette vénérée mère fut conservée une année eneure k Taffection de la communauté, pour Tidification de chacun de ses membres; Aais c'était un fruit mftr pour le ciel : ses aolres maux t'enlevèrent a la vénération générale. Sa vie comme chrétienne et comme religieuse avaittoujours été le type de toutes les Tertus, ses sœurs Taimaient comme une liodre mère, et restimaient comme une vénUble sainte.
Le pensionnat s'agrandissent, on abattit deux superbes allées de maronniers pour consiruire deux ailes de bAtiment; on fit Aussi une nouvelle chapelle, telle qu'elle
existe aujourd'hui, et la bénédiction s'en Ut la veille de l'Assomption 1825.
Bn janvier ISiS, mère Sainte-Chantal fut élue supérieure générale, et mère Saint-Au« gustin, supérieure assistante ; les élections se firent pour la première fois selon les formes déterminées par les constitutions.
Au mois ^d*août de la même année, M. Fravssinous,évèqued'Hermopolis, ministre des affaires ecclésiastiques et derinstruction publique, s'acquit un droit éternel k la reconnaissance de la congrégation, par le bienveillant intérêt qu'il lui témoigna; el par les démarches qu il fil auprès de Sa Majesté Charles X pour la faire approuver. Il obtint rap|)robal«on des statuts et l'autorisation de vivre en communauté religieuse. Ces pièces précieuses furent délivrées le 7 juin 1826, et sont conservées dans les archives de la congrégation.
Le 1" mai 1827, on ouvrit des classes gratuites pour les enfants pauvres de la ville.
Au mois d'octobre, la communauté s'enrichit d'un grand nombre de reliques, dont la translation se fit très-solennellement te 9 octobre 1827.
Vers la fin de l'année 1829, Dieu manifesta d'une manière sensible que Texistenco de la communauté lui était agréable, et qu'il voulait qu'elle se propageai en faisant naître une circonstance favorable kune nouvelle fondation.
La communauté se composait alors de C5 religieuses. Le supérieur général aj^ant eu occasion de faire un voyage en Lorraine^ s'arrêta dans la ville dePont-k-Mousson,jr vit M. l'abbé Fénal,premier vicaire de la paroisse Saint- Laurent, qui lui manifesta le désir d'avoir dans la ville une communauté religieuse dont on était privé depuis la révoluiiondo 93. Cette demande fut accueillie, mais rien ne fut arrêté. M. rabl>é Fénal revint souvent k la charge, sans que le supérieur se déterminêt k aucune démarche. Des lettres très-pressantes arrivèrent ici, et cette persévérance k vouloir cette fondation fil exa* miner la chose d'une manière tout k fait sérieuse, on crut y voir l'expression de la volonté divine. Le supérieur général Ut un second voyage en Lorraine, en 1830, sNntendit avec Tes autoriiés ecclésiastiques et civiles, vit la maison que M. rabl>é Fénal avait en vue : c'était un ancien monastère, fondé par sainte Chantai, qui l'avait habité pendant quelque temps, et dont la cellule, ainsi que plusieurs sutres, existait encore. Celte maison plut au supérieur, il conviiii du prix, et le 21 juin 1830, une petite colonie partit pour la fondation.
Le 27 du même mois, éclata la révolution de 1830, et avec elle la j)erséculion. L'enthousiasme que les habitants avaient fait éclater se changea en fureur; on ne voulait
f>lus de communauté religieuse; on Oteiiever la croix placée sur le portail, et sous prétexte que l'on cachait Tévêque de Nancy, . on mit les scellés sur les vases sacrés, sur la chapelle. A dater de ce jour, elles furent
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