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DES ORDRES RELIGIEUX

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réal. La visite el le soin des pauvres è domicile, commencés en 18il6. La direction de Tasile Saint-Patrice, ouvert en 1847 pour les femmes infirmes et les orphelins irlandais des deux seies. Enfin, la direction de Thos* pice Saint-Joseph, au faubourg Saint- Antoine, dans une maison en pierre , bâtie et donnée en 1853 par ]U. 0. Berlhelet , et où sont recueillies les orphelines, ainsi que les femmes Agées et infirmes.

Mme dTouville, si manifestement assistée d'en haut, s^endormit dans les bras du Seigoeur, en 1771, et depuis lors, les Sœurs de Charité de Ville-Marie n*onl pas cessé de marcher sur les traces de leur noble fondatrice. Entre cent exemples, elles ont donné des effets admirables de leur zélé en 18^7, lorsque près de 100,000 émigrés irlandais, abordant è l*lle do Montréal , se virent en proie aux ravages de la maladie pestilentielle la plus effrayante. Les Filles de Mme dToavillo Tolèrent à leur secours , et sept d*eDtre elles eurent le bonheur de mourir martyres de leur charité pour le prochain, sans que leur perte pût ralentir la sainte ardeur de leurs compagnes.

Une autre sainte mort est venue, en 1853, couronner une vie trop courte pour la terre. Catherine Kollmyer, née de parents protestants, avant appris dans la Bible que Dieu promet la bénéaiction éternelle è celui qui sodtage le prochain, s'échappa de la maison paternelle, i Tftge de seize ans, pour venir demander aux Sœurs grises de l'admettre dans leur communauté. Ramenée chez elle l>ar sa famille, elle n*en persista pas moins dans son généreux dessein, et triomphant de tous les obstacles, elle entra h l'hôpHal général, s'y fit Catholique, et ensuite novice; puis ellencourut bientôt après, avec Tes* poir d*ètre placée à ta droite de Jésus-Christ dans le ciel, selon la promesse de la Bible.

Dans leurs trois établissements de Montréal, les Soeurs grises ou Sœurs de Charité compt^nent, en 1853 , cinquante-cinq professes et seize novices ou postulantes. Elles y donnaient leurs soins à cent-soixante-neuf vieillards, trois cent-soixante-quatorze orphelins, et soixante enfiints trouvés.

La communauté de Mme d*Youville a de plus donné naissance à quatre établisse-» ments , h Saint-Hyacinthe, è Saint-Bonilace de la Rivière-Rouge, h Bytown et è Québec,

A la demande de H. Ed. Crevier, curé de Saint-Hyacinthe , quatre professes se transportèrent dans cette ville, le 7 mai 18M, pour y prendre la direction d'un HôteUDieu, où elles admettent, outre les malades, des infirmes et des orphelins des deui sexes. Elles visitent les malades à domicile, et prennent en pension les femmes de toute condition. A la fin de 1853, il y avait dans cette maison dix-sept professes et trois postulantes. On y avait admis dans Tannée trois cent cinquante-cinq malades.

Quatre professes demandées par Mgr Provencher, dont le nom est bien connu des lecteurs des Annales de (a Propagation de la /bt, arrivèrent à Saint-Boniface , sur la

Rivière-Rouge, le 21 juin iShk. Ce village, devenu ville épiscopale depuis 18i7, est situé dans le territoire désolé de la baie d'Hudson. Les Sœurs de Charité habitèrent peu* dent un temps dans l'une des cabanes qui ^ composent Tevèché; ensuite elles occupé- *> rent une maison de bois, bitie pour elles par le prélat missionnaire. Les Sœurs grises y /ont, au milieu des sauvages, les œuvres de la maison de Montréal, et elles ont en outre ouvert des écoles pour les enfants. Elles sont indépendantes de la maison de Montréal, mais elles tirent leurs sujets de la maison mère, le pays n'ofl'rant aucune ressource pour le recrutement d'une communauté religieuse. En 18^9, elles ont fondé une mission à Saint- François-Xavier du Cheval- Blanc; en 18S3, elles étaient, dans le diocèse de Saint-Boniface, au nombre de onze {professes, et elles montraient Tanglais et le rançais è soixante-dix enfants.

• Mgr Phelan a fondé, en 18UI, Thôpital jjénéral des Sœurs grises de Bytown. Cinq professes y arrivèrent le 20 février de cette année, et elles furent d'abord logées gratuitement dans une des maisons des PP. Oblats. Puis, le 10 juin 1850, elles entrèrent dans le couvent, qu'elles ont bAti k leurs propres frais. Leurs œuvres sont le soin des pauvres et des malades de Thôpital, la visite des pauvres et des malades à domicile, le soin des émigrés h leur arrivée, et l'éducation de la jeunesse. A la fin de 1853, on comptait h Bytown vingt et une professes et neuf novices ou postulantes; elles élevaient douze orphelins, et elles avaient élevé dans l'hâpital cent trente-trois malades dans le cours de Tannée, et donné l'instruction k trois cent vingt et un enfants.

M. Turgeon, archevêque actuel deQuébec, a fondé uaus cette ville, en 18^9, rbospico des Sœurs crises, immense et somptueux édifice en pierre, bAti aux frais du prélat et au moyen de souscriptions. Les sœurs y sont au nombre de onze professes et douze novices ou postulantes. Leur maison élève quarante-trois orphelines, et elles instruisent, dans un externat, trois cent quarante petites filles. La visite des malades a domicile se pratique k Québec comme dans les autres maisons de l'institut, et l'œuvre do Mme d*Youville profite maintenant A cinq diocèses.

Pour nos chapitres sur les Sœurs grises, nous avons consulté avec le plus grand fruit les Vies de la sœur Bourgeoys et de Mme d'Youville, si pleines d'édification, et écrites avec tant de talent par M. l'abbé Paillon.

SYLVESTRE (Ordre des chevaliers de SAINT), Eialê romains.

Le Souverain Pontife Grégoire XVI est le fondateur de cet Ordre , dans lequel a été fondu celui de l'éperon d'or que plusieurs familles princières de Rome et des dignitaires de TEtat, tels que nonces et prélats, s'étaient arrogé le droit de conférer, et qui avait perdu de sa considération par la facilité avec laquelle on l'obtenait.

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