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Le choix des sujets pour cetle importante fondation ne laisse aucun doute sur les motifs qui arrêtèrent pendant deux années entières Inexécution de ce projet et prouve combien l*on avait à cœur d*en assurer la réussite. Les trois sœurs fondatrices furent installées dans la nouvelle communauté à Quillan« diocèse de Carcassonne, le 3 décembre 1839.
Vers la 6n de 18U) cette petite colonie avait déjà recueilli trois novices , et, à peine quatorze ans se sont passés, qu*elle a fondé â& établissements et compte un personnel de 125 soaurs ou novices.
ANNE ( Lbs filles de Sainte-).
Le 13 septembre 18tô, Tévéque de Montréal autorisa quelques pieuses personnes h se réunir h Vaudreuil, pour y vivre en communauté (6). M. Paul-Ix)up Archambeault, curé et vicaire général, fut leur premier bienfaiteur, et le 8 septembre 1850, cinq d*entre elles firent profession sous le titre de Filles de Sainte- Anne ^ sous la protection de Notre-Dame de Bon secours. Mlle Marie- Esther Sureau*Blondin fut la première supérieure, sous le nom de sœur Marie- Anne. Les fins de cet institut sont l'enseignement des petites filles et le soin des malades et des jiauvres iuQrroes dans la maison niôre, ainsi que la visite des malades à domicile : de plus, renseignement de filles pauvres, propres à entrer dans l'institut. La maison mère a été transférée h Saint -Jacques de PAchigan, en 1853, dans l'établissement occupé auparavant par les Dames du Sacré- Cœur.
Les Filles de Sainte-Anne ont fondé deux missions, i*une à Sainte-Geneviève, Ile de Montréal, établie en 1850, l'autre h Vaudreail, datant de 1853: mais dans ces établissements elles ne reçoivent pas de malades.
Dans ces trois maisons elles comptent 2fc professes et 10 novices ou postulantes. Elles instruisent 232 élèves la plupart gratuitement.
Cette communauté est la dernière dont la naissance soit exclusivement canadienne; elle n'a que sept ans à peine d'existence, et déjà elle a envoyé des essaims autour d*elie avec une fécondité qui n'appartient qu'aux œuvres catholiques. Tous les couvents du Canada sont en voie d'accroissement et de progrès. Ils sont pauvres, il est vrai; ils manqueraient souvent du pain quotidien, si la Providence ne nourrissait les religieuses, toujours imprévoyantes selon le monde, comme elle nourrit les oiseaux du ciel qui ne sèment ni ne moissonnent sur la terre. Mais les craintes de la misère n'empêchent PB$ les bonnes sœurs de se considérer comme en voie de prospérité, tant que les vocations
leur amènent de pieux sujets, et tant que les malades aiment le chemin de leurs hôpitaux, ou les enfants celui de leurs écoles. Pour le soutien de ses communautés, le Canada ne trouve plus, il est vrai dans Tancienne France des bienfaiteurs magnifiques comme la duchesse d'Aiguillon ou Mme de Bûllion; mais les évèques de la province de Québec s'imposent mille privations, afin de multiplier et de iierpétuer le bien réalisé par les servantes au Seigneur. Les curés et les. séminaires secondent leurs premiers pasteurs dans cette voie ; et de pieux laïques ennoblissent et consolident leur fortune en en ccmsacrant une partie k doter des établissements d'éducation ou do charité.
Les noms de H. 0. Berthelet, de la famille P.-J. Lacroix, de Mme D.-B. Viger, de Mme Ch. Baby, de Mme Jules Quesnel, de Mlle Thérèse Berthelet et de Mile Josephte Leborgne viennent se placer ici d'eux-mêmes sous notre plume; et leur exemple dans le
gassé nous garantit que dans l'avenir les atholiques du Canada ne laisseront pas péricliter leurs saintes communautés.
APOSTOLINES
Les religieuses qu'on désigne sous ce nom appartiennent-elles h l'ancien ordre des Apostolins? Nous ne le croyons pas. Voici un précis de l'histoire des Apostolins. Leur origine est incertaine. Hélyot regarde comme plus probable que plusieurs ermites vivant au xv* siècle, dans l'état de Gènes, s'unirent ensemble, et qu'ils furent appelés frères de Saint-Barnabe ou Apostolins, à cause qu'ils avaient pris saint Barnabe pour patron et qu'ils menaient une vie apostolique. Ils ne faisaient point de vœux solennels et étaient de simples laïques. Jean do Scarpa fut dans la suite, par autorité apostolique, vicaire général de cette congrégation oui se multiplia en Italie, et ce fut lui qui obtint du Pape Alexandre II la permission de l'aire des vœux solennels sous ta règle de saint Augustin, afin de retenir les religieux dans celte congrégation gu*i!s
Suittaient quand ils voulaient. Le chel-*lieu e cet ordre était le couvent de Saint-Rocli à Gènes. Cet institut fut uni & celui des religieux de Saint-Ambroise, ad nemust dont il se sépara pour j être réuni de nouveau, en 1589, par Sixte V. Ces deux congrégations furent supprimées en 1650, par Innocent X. Les Apostolins avaient pour habillement une robe et un scapulaire, et par dessus un grand camail de drap gris auquel était attaché un petit capuce. Après leur union avec les religieux de Saint-Ambroise, ils prirent l'habit de ces derniers, qui était de couleur brune. On ne lit point qu'ils aient eu des religieuses de leur institut. 11
(f)iroiei les noms des cinq Filles de Sainte-Anne
ÎBi flrent |»rofe88ioa le 8 septembre 1850 : Marie- ^ber Sareau-Blondin — sœur Marie-Anne, Sapé* rkare; Joiieane Ladouceur — soBur Marie de la
Coaception ; Justine Poirier — sœnr Marie-Michel ; Snianne Pinanlt — sœar Marie de TAssompiion ; et Salomée Vérouneau — sœur Maria de la Nv tiviié.
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> a eu» et peut-dire existe-t-il encore des religieuses fie Tordro de Saint- Aiubroise ad fumuê, €|ui n*onl eu qu*un seul monastère et ouataient point soumises à Tordre dont nous venons de parler* quoiqu'il nous semble <]u*elles aient calqué leur institut sur celui des religieux. Mais elles n'ont point porté le nom ^Apoitolineê^ et leur costume* de couleur brune, consistait en une robe et un scapulaire dessus. Il n'y a point d'ilpof* iolinei à Rome. La Qgure donnée h la Un du volume est dans Tattitudo, la pose, etc., de la figure donnée par Hélyot à Toccasion du chapitre consacré aux religieuses de Saint- Amoroise ad nemui^ que peut-être le P. Bonanni a ap|)eiées Apostolines.