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té, il n'y a pas dans la congrégation de pratiques sarérogatoires de privations ni de pé* nitences.
Le lerer est à 5 benres en hiver et à <^ n. 1/3 en été« le coucher è 9 heures.
Leurs exercices de piélé comprennent la prière du matin et du soir, demi-heure de méditation et la sainte Messe, l'examen particulier, la lecture spirituelle un quart u heure le matin et autant dans la soirée, le chapelet et plusieurs pieuses aspirations récitées autant que possible en commun aux différentes heures de la journée.
A la maison mère la communauté récite en chœur le petit Office de la sainte Vierge, le dimanche et les jours de fdte.
La 1*' dimanche de chaque mois toutes les sœurs font la retraite dite de la bonne mort; {tendant ce temps elles observent le silence comme dans les retraites annuelles.
Elles se confessent tous les quinze jours. Trois fois au moins dans Tannée elles ont un confesseur extraordinaire. Il y a deux communions de règle par semaine, le dimanche et le Jeudi et k certaines fêtes dans le courant de Vannée.
SauLdes raisons graves toutes les sœurs rentrent elMpia année dans la maison mère pour y passer un mois de vacances et profiter des exercices d'une retraite générale qui dure quatre jours pleins.
Pendant les vacances on consacre quel-
3ues heures dans la journée à la répétition e tous les exercices classiques, afin d\issurer le maintien de l'uniformité. Les améliorations ou nouveaux procédés dans la méthode d'enseignement sont soumis à un sérieux examen, et, s'il y a lieu, ils sont adoptés et notifiés comme rè^le du directoire.
Quoique les sœurs ne soient pas tenues è la clôture, elles ne font ni ne reçoivent de visites que celles ({ue nécessite laccomplissement de leurs saintes fonctions.
Le dimanche et les jours de fête, à l'heure la plus convenable par rapport aux Offices de (paroisse, elles réunissent les mères de (amille et se mettent en rapport avec elles par des entretiens ou des lectures ciui doivent assurer un concours mutuel d'efforts et de soins intelligents pour la bonne éducation des eulants. Les mêmes jours elles se font une douche obligation de revoir leurs anciennes élèves et d autres jeunes personnes dont le contact ne peut inspirer aucune crainte, afin de les entretenir dans les sentiments et la pratique d'une véritable piété.
Le costume religieux des sœurs de l'Ange-«iardien comprend : le Christ, le chape- (lelet, la cape, le scapulaire, la robe et les manchettes en laine noire, tissu dit anacoste; la coiffe, la cornette et le col ou petite guimpe.
Le Christ en cuivre sur une croix d*ébène de 20 centimètres k peu près de hauteur est filé sur le devant du scaputaire.
Le chapelet en noyaux d*olive, monté sur fil de fer, a une longueur développée de 1 mètre à 1 mètre 25 ; n est assujetti par deux twuts au lien de la ceinture.
(I) Vay. a la fin du vol., n** 8.
La cape, qui recouvre la coiffe, descend Jusquau bas de la robe; elle est a.ssujettie par*devant avec un lien k la hauteur des épaules. Les sœurs ne portent pas la cape dans l'intérieur de leur* maison, ni quand elles sont en pleine campagne.
Le scapulaire dépasse la largeur des épaules et se serre k coulisse «autour do cou; il descend, en diminuant à peu près de la moitié de sa largeur, jusqu'à 15 ou 20 centimètres au-dessous de la ceinture; il est fixé sur le devant par un lien qui passe dans une boucle sous le dos du scapulaire pour le maintenir convenablement.
La robe faite k dos plat descentl jusqu*k <^ centimètres de terre; les manches, d'une largeur moyenne de 25 centimètres, recouvrent, déployées, l'extrémité des doigt::».
Les mancnettes , presque collantes au poignet, remontent jusqu'au coude.
La coiffe en batiste clairese compose d'un fond très -peu froncé et d'un devant d'une seule pièce, coupée h droit fil. Largeur moyenne de devant en arrière 35 centimètres sur 70 de largeur, en sorte qu elle re» tombe jusqu'aux épaules. Cette pièce se replie de devant en arrière et ne forme ainsi qu'une largeur de 20 centimètres environ. I^ coiffe est serrée et fixée par un lien et des épingles.
La cornette en calicot s'applique sur le haut du front, recouvre les tem|)es en descendant presque carrément jusqu'à la guimpe.
La guimpe ou col également en calicot se replie sur le scapulaire et le recouvro tout autour de 5 à 8 centimètres de largeur.
Les bas sont de laine noire pour l'hiver et de Qoton bleu-foncé pour l'été.
La chaussure, de la forme la plus simple en cuir, est sans lien aucun (1).
La congrégation des sœurs de l'Ange- Gardien est une colonie de la congrégation des sœurs de l'Instruction-Chrétienne, dont la maison cbef-tieu est h Saint-Gildas-des- Bois, diocèse de Nantes.
L'une et l'autre reconnaissent pour leur fondateur le vénérable abt)é Deshayes que son zèle infatigable et sa charité font retrouver bien des fois dans Thistoire de plusieurs congrégations religieuses dont il a été le fondateur, le restaurateur ou le dévoué protecteur.
Le P. Deshajes, qui avait déjà fondé un noviciat de frères de Plnstruction dans le diocèse de Digne, répondit avec empressement à la demande d*un noviciat de sœurs dans le Midi. Le conseil de la congrégation s'effrayait des charges et surtout de la res« }K)nsabilité d'une fondation aussi éloignée de la maison mère; le digne supérieur, M. l'abbé \ngebault, depuis évèque d'Angers, partageait ces traintcs et signalait aussi de Kraves difficultés. U ne se rendit enfin aux désirs du P. Desbayes qu'à la condition ex-
Cresse que la colonie du Midi serait tout fait indépendante do la .communauté * mère.
A'NPI
DKS ORDRES RELIGIEUX