‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 4)Chapitre 204 sur 220 · LIT · texte numérisé non relu

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Dès lanoée 18^33, Mrce du Eourg, qui éla.l [Lô'liresse ce:» nov.ces audii couveni d'hvaui, comiLenoa à forQjer à la vie religjeuse, en Uième temps que les novices du cloître, les preraic-rs sujets destinés à corn- Uiencer cette bran- he, qui devait porter le U'jiii de seconJ or^re du Verbe-In>:arné, et qui porte aujouru'fiui »elui du Sauveur et (Je la sa.nte Vierge, par» e que le P. Denis n'a{)[jrouva pas ce nom de se<.on i ordre.

La vénérable Mère du Bour;:, après avoir donné, dè^ l'an 183*, à plu^ifurs de sl-s Filles rhabit bleu, aont elle av.-iit tait chu-x, le prit elle -même, l'an 1836, toujours dans le monastère d'Evaux, qu'elle ne iirda pas à quitter, au grand regret des habitantes du cloître, qui perdaient en elle une véritable mère, à *\u\ elles devaient, a, rès Dieu, la prospérité de leur mona^tère tant au spirituel qu'au temporel; mais il fallait sans doute cette séparation et cet:e distin(iion, maintenant bien marquée, jiour la vérilliation de certains pas^a^es des écrits de ia Mère de Matel, voire même une |»en^ée émise au chapitre 1" des Constitutions, où il est dit que l'ordre du Verl>e-lncarné doit être a comme le séminaire des autres religions. JO

Cependant, dix ans après le dé[>arl de la révérende Mère du Bourg, le couvent d'iivaux et le Père restaurateur dr. Tordre sentirent la nécessité de reprendre en quelque sorte la pensée de celte éminente Mère, en créant une seconde branche de sœurs non cloîtrées

:-5 -r* l^so'ms des localités : i^ : :ts monastères, et où irs :t, i quelque élablisseraeni A'.,L yoA lour visiter et soi- -5 ê ::zi:c::e, soii pour tout

ir'»:-r p. Denis, après avoir : '.^ e: c.nsulié le Seigneur, »- irr s-.T^r,:e 18*7 , avec l'auto- .-. >ÎJT .cT^:}ue de Limoges, un :r. œr.e opavre , qni ne doit i\ '-., :'-: .rs >^:'"s c lîtrées, qu'âne seule -.'. -^'.---z i.sr. L es: i-ju-quoi le Père res- *-*-r:".T-' ^r : >r:rr 'es oé-igna, non soos .^ T . ^ ^ .:r s^ >:i: orjre, comme avait T^ . ::- rr >ji:r :a Bour:, mais sous celui : /Z-i;*--^ '-^* i^ i 'rîf-/rîfan«f. Cependant, i s .ts en 'rcis cù ^ï xi< ne sont employées 7-r :•:-: rs i-rso ns exclusifs du raonas- :*r:c, :n .^s cc^ zre pjus communéBQetil s.'::s -r l'.'Zt l'suxiiiaires.

Lr^r ci-.uzie e^t noir, avec un cordon r:-::je. E .es cortrci sur la poitrine, comme rs sxU's c oi'.rres, la couronne de Notre- ^^: .: .^u-, l.T'.ee de soie bleue.

L- ïCr^rs L:s: i.alières du Verbe-Incarné y uvr: :, a:rrs un cer:ain temps d'exercice b\ JcL-'.-rs, ê:re remues à la profession solenr.ce ^ j '. vlir:, si* ei'es le désirent, et si on Icur trouve ics qua.iiés requises.

remières religieuses de celte

u-ux i re

brar; Le, sœur Marit*-Emmanuel Gidel, et sœur S^.in:-K j:h Lefaure, prononcèrent leurs vœux, le l» se| lembre 18^7, entre les mains de M. i'ab.'é Gravier, aumônier du couvent d'Evaux, lequel avait eu une large part dans cette iîistiiution, comme ayant, jusque-là, élu ::e, plus que tout autre, les écrits de la Mtrre de MaieL Elles furent conduites, par i.^ne prêtre, dès le lendemain, jour de

i'Oiave ae la Nativité de la très -saints V.er^o, à Azerables, où elles étaient attendu'.'> [>"ur y rc|' rendre l'œuvre de la visita ces mala des à domicile, établie, dès rorigiiie de la communauté, par le P. Denis, mais qui avjit été interrompue depuis TaDnée 1830.

A riieure que nous écrivons ces lignes, il y a six couvents de Tordre qui possèdent de ces sœurs.

Nous avons déjà dit que Tordre du Verbe-' In'.-arné n'avait jamais pu se rétablira Lyon, ma gré les tentatives de tout genre que l'on en avait faites, et quoique, à une certaine é; oque, on y comptât plusieurs des anciennes religieuses tenant dans leurs mains les richesses spirituelles de Tordre, el n'aspirant qu'à recocstruire ce magnifique édifice; on avait été môme sur lo point de réaliser ce projet, et l'on entrevoyait Téioile du divin Enfant; mais, comme les mages à Jérusalem, il fallut sortir de la grande cité lour se diriger vers la Bethléem d'Azera- Lles : c'était là, et là uniquement, qu'on devait retrouver le Verbe -Incarné dans son ordre. Oh! comme il fut bien inspiré, le |)ieux abbé Galtier, d'envo^^er, vers cette terre de bénédiction celle d entre ses ûHes spirituelles que le ciel semblait lui dési-

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DES ORDRES REUGIEUX.

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goer pour cette noble démarche; car, après quelques mois de séjour à ce berceau de la restauration de Tordre» où elle échangea son habit de laïque pour le beau costume du Verbe-Incarne, elle rentra à Lyon, Tan 183S, accompagnée d*une religieuse de la rommunaulé d^zerables, que le P. Denis fournit pour supérieure, et d'une postulante.

Laissons, pour un moment, M. Tabbé Galtier poursuivre son œuvre de zèle et de dévouement admirables, en élevant h ses frais, non au Gourguillon, où était l'ancien couvent, mais sous l'aile protectrice de Notre* Dame de Fourvières, le vaste édifice qui doit renfermer Tbeureuse pépénière de vier-

Î(es appelées à vivre sous sa précieuse houette, et reportons nos regards vers le champ si fertile de la communauté d'Azerables, qui va fonder encore, toujours par l'instrument du digne P. Denis, deux autres couvents de son ordre : l'un, dans la ville de Saint-Junien (Haute-Vienne], où on envoya, l'an 183(, six religieuses; l'autre, à Saint- Yrieix, aussi (Haute-Vienne). Ce dernier fut fondé l'an I806. Dieu seul sait toutes les sollicitudes que le vénérable P. Denis, qui était alors chanoine titulaire de Limoges, a eues pourformeret soutenir ces deux monastères, qu'on peut, sous ce rapport, placer au même rang que la communauté d'Azerables; mais \h ses persévérants efforts ont été couronnés d'un entier succès.

Quant au couvent de Lvon, non-seulement il put d'abord se suffire, mais il put, £eu de temps après, fonder une maison, ^ès l'année I8hi , il dola le Bourg de Belnaont (Loire), d'un magnifique monastère, qu'il fit construire, quoique à grands frais, et qui est aujourd'hui très-florissant.

Enfin, au mois de mars 1852, ce même couvent du Verbe-Incarné, de Lyon, fit embarquer pour le Texas une colonie de ses religieuses, fixées k Brunsville, et dont le rapide progrès semble dépasser les espérances, tant le ciel j a versé de bénédictions I

Le monastère d'Evaux a eu de son cAté une grande mission è remplir, en cette même année 1852; sa tâche était d'autant plus difficile qu'il s'agissait de reconquérir, pour l'honneur de rordre et la gloire du Verbe- Incarné, le couvent deSaint-Benolt-du-Sault, dont Satan avait tramé et consommé la ruine depuis seize ans.

On ne ressaisit que très-difficilement la proie que ce vautour tient entre ses serres, mais la prière vient è bout de tout, et le digne restaurateur de l'ordre en adressait à Dieu de bien ferventes, depuis l'époque de sa dissolution, en 1837, et M. Lam.v, son vénérable pasteur, ne désirait pas moins ardemment son rétablissement.

Dès le début, les amis de celte œuvre s'empressèrent de l'encourager et de promettre leur concours; mais bientôt on rencontra mille entraves et presque des persé-

(1) Noos avons déjà dil que la Hère de Malrl a composé une Régie pour la. biaiicbc des koiuui.s.

cuteurs. C'est l'épée d'une main et la truelle de l'autre que ce temple fut rebâti au Verbe- Incarné, spirituellement parlant, à Saint- Benott«du-Sault> Cependant, non-seulement on put racheter itréfMirer l'ancien bftiiroent, dont l'architecture est magnifique et dont le site est si pittoresque, maison pot encore acquérir aussi les anciens bâtiments attenants, que la communauté du Verbe-Incarné ne possédait pas, et qui composaient l'ancien

[prieuré des Bénédictins de cette ville avant a révolution française.

Ce fut le 28 août 1852, jour do la fête de saint Augustin, dont cet ordre suit la règle, que l'institut du Verbe-Incarné fut implanté

gour la seconde fois à Saint-Benolt-duault, à la grande satisfaction du vénérable curé M. Lamy, des familles les plus notables de la ville et de tous les habitants. La nouvelle communauté, selon le vœu qu*avàit formé pour elle Mgr le cardinal du Pont, archevêque de Bourges, qui avait dit dans sa lettre d'autorisation pour cet établissement : « Je prie le Verbe-Incarné de regarder cette maison dans son amour.)» La nouvelle communauté, disons-nous, lit des progrès rapides dans la régularité et dans l'éducation des jeunes filles confiées à ses soins. Elle est devenue un sujet d'édification pour le public; les classes et le pensionnat portent chaque jour les plus heureux fruits.

Au mois de janvier 1853 , le couvent d'Evaux dirigea surChâtelus, petite ville du département de la Creuse, cinq religieuses que l'on est en voie d'y fixer définitivement par l'acquisition d'un bâtiment assez spacieux pour que la petite colonie puisse s'jr accroître et continuer sa pieuse mission, qui ne se borne pas à l'instruction des jeunes filles, mais qui, par le moyen de la brancho des hospitalières du Verbe-Incarné, exerce encore au dehors les œuvres de charité à l'égard du prochain.

En terminant cet abrégé historique, nous ferons remarquer que , par analogie encore avec le mystère de llncarnation,que cet ordre est appelé à honorer d'une manière toute spéciale, et dont il est en quelque sorte une extension, la branche des femmes a été établie avant celle des hommes, de même que la très-sainte Vierge précéda nécessairement sur la terre l'Incarnation du Verbe; et comme ce furent les ardentes prières de cette Vierge incomparable qui hâtèrent en quelque sorte la venue du Messie, les religieuses du Verbe-Incarné ont aussi à hâter par leur vie fervente et sainte les moments qui doivent donner à TEglise militante les Pères ou religeux du Verbe-Incarné, comme une recrue pour la travaux dei dtmien iemp$*

Nous savons qu'en eifet les pieuses filles lèvent sans cesse leurs regards vers la sainte Montagne disant : « Mon Dieu envoyez bientôt les ouvriers que vous avez promis pour travailler k votre vigne, donnez-nous nos Pères I nos Pères t pour la gloire tfe votre nom. Amen, ainsi soit-il (1). »C2j (2) Voy à la fin du voL» n<* S!8.

'- Ji .1.— «. .•• id L. :i5 consigner ' ■ > - . W' : ir^ "-îi'^-î.jnemenls • .1 la n»'ir-r sar cello ■ . . - — *i:. :e.r..^sv»: éîé Jesœurs -' '- -. . -t-i. ri * i^i*.'v .€r$;nûus ' • "^ : * .1 n .• -• ri îcâoaieur, ni .r - -^ \^ :v.. 1 1 oiaie UD grand ■ ^' ' ^. -- *- -^.a- -nt r»îrés à Au- -'^ -'■ .tr -.l'rf'îr-' «n le La sainte -"-- :'" r.-? .e j .ir!i:?r*». quoique ' ' ' ' - . -"- • «^ri rtin: ,^« ries et saint "* ' ' -r- .1 — --inj -.n jM-;e ^ar la

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