VIE
lors cette communauté , appelée jusau'k ce moment Notre-Dame-des- vertus» cnangea son titre en celui de FiUe$ de Sainie^Margueriie qu*elle a conserré jusqu'i la fin et sous lequel elle était connue. Ces pieuses scBurs ne sortirent point de leur Tocation réelle et donnèrent toujours leurs soins aux paurres filles des ouvriers du quartier, qui •liaient recevoir chez elles des leçons pour réducation et pour les travaux convenables è leur |K)sition et h leur sexe. Les jeunes personnes portaient leur manger dans la maison où elles passaient une partie de leur journée. Il y a encore, au moment où nous écrivons ceci* quelaues-anes de leurs élèves dans Paris. Nous n avons point vu que les FitUs de Sainte^Êlar^erite aient donné dans les nouveautés religieuses, fruit d'un iansé« nisroe zélateur, qui fit beaucoup de mal dans ce quartier. Klles étaient vêtues d'un habit noir et ne gardaient pas la clôture. Leur maison touchait Tenceinte du cimetière de Sainle-^Margucrite et était la première k gauche en quittant la grille du presbytère actuel : c'est maintenant une propriété particulière. Dans la chapelle dite aes tfmes, k Sainte-Marguerite, on voit encore la pierre tombale qui couvrait leur enfeu, et qui a |iour inscription : Filles de Sainte-Marguerite. B-D-B.
VIATEDR (CO!l6RtoATI0!f DBS CLBICS DB
SAINT-), diociee de Lyon (JlAéne).
Les clercs de Saint-Viateur ont leur noviciat k Vourles, près de Lyon ; ils ont pour liatron saint Viateur, lecteur de la cathédrale de Lvon, qui ne voulut |)as se séparer do son évAque saint lust, lorsque celui-ci résolut de vivre dans la solitude en Egypte, ▼ers Tan 382.
Les clercs de Saint-Viateur exercent les fonctions de sacristains, concurremment avec celles d*instituteurs dans benucoup de localités; ils comptent déik au Canada un trèsgrand nombre d'établissements. Leur but principal est la tenue des écoles dans les paroisses qui n*ont pas assez de ressources |)Our avoir des Frères des écoles chrétiennes. Les clercs de Sainl-Viateur peuvent aller isolément et cumuler au besoin les fonctions de maître et celles de chantre, ou de sacristain. Il est peu dispendieux d'en faire rétablissement, et ils rendent k toutes les paroisses où on les demande de précieux et utiles services.
Le fondateur des frères de Saint-Viateur est M. Qnierches, qui s*est entièrement consacré k cette bonne œuvre, comme prêtre de science et de mérite.
ViCTIMiâ DU SACRÉ-COEUR DE JÉSUS,
à Toure.
Voy. PuBiFiGATiO!« (Religieuieâ de la).
VIERGE (FRiRES de la saititb) ET DB SAINT JOSEPH, en Belgique.
Outre les Frères des écoles chrétiennes établis en Belgique, ceux de la Charité, ins-
titués par le chanoine Trienet, les frères des lionnes œuvres de Renaix, dont nous avons parlé en leur lieu, il y a encore en Belgique nne autre institut du même genre, tes Frères de Saint-Joseph. Les Frères de Saint- Joseph ont commencé k se former kGrauimont, en 1817, sous la direction de M. le chanoine Van Crombrugghe, alors princiiml du collège d*Alo8t; ils se sont définitivement constitués quelques années après; ils sont sous la protection de la sainte Vierge et de saint Joseph ; et ont surtout en vue Tinstruction primaire. A côté de leurs écoles gratuites pour les pauvres, ils tiennent des classes pour les externes et pour les
(>ensionnaires. L'instruction y est adaptée k a position et k la destination des enfants. On leur apprend les langues vivantes, un peu de littérature, d*histoire, de géographie, de mathématiques, de dessin ; mais la religion, comme cela devait être, est en première ligne. Les Frères ont aujourd'hui dix-huit maisonh.Le noviciat est kGrammont, dans l'ancien couvent des Carmes. Les Frères portent la soutane et la ceinture comme les prêtres; mais au dehors ils ont un long scapulaire noir, et en hiver un manteau noir d'une forme particulière. Cette congrégation reçoit aussi des Frères convers pour les gros ouvrages, afln de laisser plus de temps aux Frères enseignants. On voit avec bonheur le zèle qui se manifeste depuis nombre d'an* nées en Belgique pour rétablir, former des instituts voués aux c&uvres de piété et de charité, et pour leur faire produire des fruits abondants.
VIERGE (Ordre dcs chevauers ob la).
Cet ordre fut fondé en 1618 par Pierre* Jean-Baptiste et Bernard Pétrigna* frères* gentilshommes de Spelle en Italie. Paul V en approuva les statuts, suivant lesquels les chevaliers s'engageaient k défendre la religion chrétienne, k faire la guerre aus Turcs, et k travailler k l'exaltation de là sainte Eglise. La palais de Saint-Jean de La- Iran serrait de demeure k ces chevaliers. Ils portaient pour marque de leur ordre un» croix de satin bleu céleste, toute couverte el recamée d'arg;ent, et sans broderie d'or. Les branches étaient laites de fleurs de lis» parce que cet ordre était institué sous l'invocation et k l'honneur de la sainte Vierce» qui est le lis des vallées. Chaque bout oea branches est chargé d'une étoile hérissée ou entourée de rayons, qui représentent les quatre évangélistes. Au milieu est un rond*
3ui renferme un chiffre composé d'une M. el *une S., entrelacées, couronné d'un cha- Sau et d'étoiles d'or; ce chiffre signifie ma Jfarta, et alentour on lit cette légende : In hoe âigfM vincee. La conformité de toutes ces choses avec ce que dit Elie Ashmole de la milice chrétienne» ou de l'ordre de la Conception de la sainte Vierge, pourrait faire croire qu'on a confondu oea deux ordres dans la description de leurs or* neraents.
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VINGT-CINQ (S0BCR9 du).
Ce Dom étrange est donné à une société de pieuses filles qui» sous la direction des Demoiâellei de rinêlruction, au Puy, président les maisons où se réunissent les filles et femmes des ?illages, pour travailler, prier et faire des lectures de piélé; et le nom de Yingt'Cinq leur est donné, parce que tous les vingt-cinquièmes jours de mois, elles viennent dans la maison de rinstruction faire une petite retraite. Elles vivent en commun, quoique dépendantes de rinstruction, et on voit dans la Vie de Mlle RIvier, d'où nous tirons ces détails, que cette [lieuse fondatrice, visitant une de leurs maisons, leur donna des leçons de l'esprit de pau- Treté, convenable k des filles de leur profession. {Vie de Madame Rivier^ passim.)
VIVIERS (Monastère de].
Vie de Caaiodore $on fondateur et $on abbé.
Dom Nicolas de Nourry, Bénédictin de Saint-Maur, dans la Vie de Cassiodore qu'il a placée en tête des œuvres de ce grand homme, publiées par dom Garet, remarque que peu ae savants avaient exercé leurs talents . sur le même sujet. Baronius, Antoine Yepez et Caspinien» qui avaient donné sa biographie avec plus de soin, n*avaient pourtant présenté que des abrégés. Il est vrai que, depuis lors, dom Deoys de Sainte-Marthe a donné une Vie étendue de Cassiodore. Mais si les travaux et l'histoire de Cassiodore sont aujourd'hui plusconnus,il me semble que son principal mérite, suivant moi»celuide fondateur et de régulateur de l'un des premiers monastères où l'on se soit livré à des études sérieuses et suivies, n'a jamais été sufllsamroent remarqué. Hélyot tui-môme ne consa* cre pas quatre lignes à Cassiodore et à son monastère 1 Nous avons le droit et une sorte d'obligation de réparer cet oubli.
Cassiodore naquit k Squillace, ville de Calabre. Sa famille, son nom, l'époque de sa naissance ont été le sujet de quelques problèmes pour les érudits. Il paraît certain que le nom de Cassiodore, porté par plusieurs autres, était le nom propre de la famille de celui dont nous avons à parler ici. Dans l'article Que M. de la Salle a donné sur Cassiodore k iHÈibliothèqueuniversellef on lit ; Cassiodore (Âureiius Cassiodurus, senator). Le Diction^ naire des âcienceâ ecclésitutiques de Richard dit : Cassiodore (Magnus Âureiius senator). Le Bénédictin Nourry s'exprime ainsi :ifo^nJ AuretiiCABsioDOfiieenatorii VUa. On voit que la Biographie universelle supprime le prénom ou la qualification Magnus qu'on lit partout ailleurs. La lettre M, qui aura précédé par abréviation le mot Cassiodore, dans quelques manuscrits, a pu être cause que Gesner, dans sa i?t6{ioMeca, etquelques moder* nés ont écrit Mareus Cassiodorus, comme on a aussi écrit Mareus devant le nom de Cicéron. Dom Nourry est convaincu que le mot Magnus est celui qu'il faut lire ; mais seule-
ment comme un éloge mérité iw les briU lantes qualités en tous genres qu on voyait en Cassiodore. Autre difficulté sur le motsenatar. Richard, parexemple,cité ici, semble en faire un nom, puisqu'il le met avant Coiriodore. Les autres, y compris dom Nourry, le mettent après le nom, et semblent indiquer une dignité. Mais quelle dignité? Point d au* tre que celle de l'âge ou de la position qui le distinguait, en effet, des hommes qui s'ap-
Klaient aussi Cassiodore. Enfin, est-il né en 9 ou <i80, demande dom Nourry? Le savant Bénédictin montre fort bien que les hommes instruits, qui ont adopté cette idée, en calculant d'après l'époque de la mort de Cassiodore et de l'âge c[u'il avait alors, (jue cette opinion est inadmissible, avec ce qu on sait du temps où il remplissait des fonctions que n'aurait pu remplir un jeune homme de quatorze ans, car il aurait eu quatorze ans en 493, s'il était né en 479; et pourtant alors.il était secrétaire du roi Théodoric » qui se louait des services qu'il en avait reçus dans des'afl'aires diplomatiques ou politiques.Cest donc à Tannée 469 ou è Tannée suivante
Ïu'il faut placer l'époque de la naissance de assiodore, ce que font, en effet, dom Nourry et les deux autres auteurs que j'ai cités au commencement de cet article.
La famille de Cassiodore était distinguée par son rang et sa position élevée; Proba, Galla, Symmaque, Héliodore, lui étaient at« tachés par les liens du sang ou de l'aiBnité. Son éducation répondit à sa naissance et à la noblesse de sa famille. On le forma è la discipline militaire, mais on eut soin de lui faire aussi étudier les belles-lettres, dans lesquelles il fit des progrès et obtint des succès qu'on n*aurait peut-être pas eu le droit d'espérer dans l'état de perturbation et même de barbarie où l'Italie se trouvait alors. H recueillit bientôt les premiers fruits de son application, car à peine avait-il atteint l'âge de dix-huit ans, queOdoacre, roidesHérules, lui confia le soin de ses domaines, de ses finances, des sépultures, etc. Il est certain que le roi, qui alors avait puissance sur toute l'Italie, confiant ces importantes fonclions au jeune Cassiodore, le faisait aussi en considération de la famille du jeune homme et des services qu'elle avait rendus. En effét, Cassiodore son père, distingué porson rang et ses richesses, avait été secrétaire de Valentinien 11! et ambassadeur de ce prince auprès d'Attila. Son aïeul avait sauvé la Sicile de l'invasion des Vandales. La sage administration du jeune Cassiodore lui valut de l'avancement ; mais ce n'était pas seulement par ses talents et son savoir qu il &• rendait recommandable; il Tétait davantage encore par ses vertus. On le voyait avec ad* miration, on le regardait comme un esprit universel, on s'étonnait de voir un jeune homme de dix-huit ans doué d'un profond savoir et d'une prudence consommée. Cb^ circonstance importante de la Vie de Cassie* dore se rapporte à la victoire que remporta Théodoric en 493. Ce prince, entré en Italie trois ans auparavant, réduisit Odoacre i ^(^
DES ORDRES RELIGIEUX