CRU
il »i mi qo^ao Chréiien animé de Tesprit de foi et pratiquant les yertus commandées Mr l'Sfan^le est propre à devenir un vaiW Ut ouiliuîre. Il y a en effet one Irès^^grande similitude entre Tétat du soldat et celui du Chrétien; Tun et Tantre doivent pratiquer iresqoe les mêmes vertus pour être fidèles è le«r$ Jer oirs respectifs. En sorte que le Cbrétiea apueté par son prince à prendre les armes ooiiire les ennemis de la patrie» se trouvera, {•otir iiasj dire, lout façonné è la discipline fliiliuire par les sentituents que lui inspire $a foi; et an militaire rompu ,par la dis-; cipHoe n*a, pour ainsi dire, qu d s inspirer iolérieorement des pensées de la foi pour être OD parlait Chrétien. C*est sans doute ce rapprochement entre ces deux professions qai, en ap(iarence , semblent si opposées, aussi bien que les habitudes guerrières du moTenlge, qui ont lant multiplié, jusqu'au ini* siècle, les ordres de chevalerie ayant no but religieux. Us n*ont disparu des (DOtrées catholiques que lorsque les héréfies d*une part« et la philosophie de Tautre, Ani affaibli dans tes cœurs Tesprit de foi qui aniiuait nos pères.
CROISADE (Chbvaubbs de la)w
11 y eut des guerres entreprises par les Chrétiens, soit pour le recouvrement des Ueux saints, soit pour l'extirpation de l'hérésie et du paganisme. Ces guerres ont été appelées croisAJes, parce que ceux qui sV tOf^ageaient, porlaient Une croix d'étoffe »ur réuaule droite, ou du chaperon, et sur ioars'éieodards. On compte huit croisades \<mr la conquête de la Terre-Sainte, et l'extinutiOÉ des infidèks^ La première fut conclue «a eonoila de Clermout^ tenu l'an 1(M>5| êoqael le Pape Urt^in il présida. La seconde ie fit UU; la troisième en 1188, la quairièmaen IIM, la cinquième en 1108; la siiième en 1213 ; la septième en 12^5; la haitièoieet la dernière fut résolue par tt h\it Clément IV, par saint Louis, qui mouroi dans le cours de cette expédition, le 25 da mois d août de Tan ISTTO. I^es croisades ne sont pas è proprement parler, de vérita* Mes ordres de chevalerie. Néanmoins comme cette milice conspirait è la même fin, qui éliit de combattre les ennemis de l'Eglise» <^i qo*elle portait la même marque qui les «iîMiDguait des autres, elle a été considéi^ée «-orome une es|)èce de chevalerie; et le Pape l'rbain 11, qui publia la première croisade, A é« regardé comme Tinstituteur des reli-
KM miliiaires, qui se sont rendues eélè* s dans les siècles suivants.
Çrwi d€$ traiiéi. C'était le pape Urbain H lu-i&taie qui avait ordonné que tous les peicrios qui s'enrôleraient sous la bannière ^«pierre sainte porteraient sur eux une ^;[|ni- A Texemple de Notre^-Seigneur Jésus- Q^, qui porta la sienne sur ses épaulesjussuaubeudeson supplice, on plaça généraletieatla cffMx sur Tépaule droite, ou sur la Hrtie supérieure du dos du vêtement. On la ('>rU aussi «ir le bras et sur le front du cas- '^JJ^J^^ï'lant longtemps, et jusque sous Ri- ™w r, rui d'Angleterre, celle croix fut
communément rouge. Elle était en drap ou en soie. En recevant la croix des mains de l'archevêque de Tyr, è l'assemblée de Gisors, en 1 188. Philippe^Au^uste, Richard Cœur-de- Uon et le comte de Flandre, décidèrent que les croix d'étoffe portées par les croisés seraient rouges pour les Français, blanches pour les Anglais, et vertes pour les Fiamauds. A leur retour en £uro{>e, les pèlerins portaient
Sénéralement la croix sur le dos, en signe 'accomplissement de leur vœu, ei conformé ment à ce qu'avait prescrit le pape Urbain II. Les peintures des vitraux de regiise de Saint- Denis, gravées dans les Monuments dt la monarchie française de Hontfaucon, représentent les guerriers de la première croisade avec des croix peintes sur les banderolles de leurs lances, ou sur le devant de leurs casques. Quelques pèlerins s'imprimaient des croix sur la peau, au moyen d^incisions, ou avec un fer chaud. La bénédic- ,tion de la croix et l'imposition aux pèlerins de ce signe distinclif des croisés étaient faites par les évèques des diocèses, ou par les prêtres des paroisses. Le Pontifical romain a conserve les formules des prières qui étaient usitées dans cette cérémonie. L*évèque ou le prêtre disait, en attacbaLt la croix au pèlerin : « Recevez ce signe de la croix, au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, en mémoire de la croix, de la passion et de la mort du Christ, pour la défense de votre corps et de votre Ame, afin qu'après avoV accompli votre voyage, par la grAce de la bonté divine, vous puissiez revenir auprès des vdtres sauf et meilleur. Par Jésus-Christ, Notre->Seignettr, etc. • L'ifttlotre de Sablé de Ménage nous montre les gentilshommes du Maine recevant, en 1152, la croix des mains de Guillaume, évéque du Mans, qui fait le signe de la croix sur le front de chacun d'eux, en disant : ilemtUantur tibi omnia peceata tua^ si faeis quod pro' mitiis: Que iouê vos péchés tous soient remis^ si vous faites ce que vcfus promettez.
Privilèges des croisés. L'état social et politic[ue de l'Europe, à l'époque de^ croisades, exigeait, pour qu^elles oevinssent possibles, Gue certains privilèges spirituels et temporels lussent attachés k la qualité de croisé. Le premier, le plus important des privilèges spirituels, fUt celui de IMndulgence pléniere qu'Urbain II accorda, par un canon du concile de Clermont, k tous les fidèles qui feraient le vovajse de Jérusalem, et qfii concourraient à la délivrance de la ville sainte, uniquement
f)ar dévotion, et non oar des motifs d'ambiion ou de cupidité : Quîcunque pro sola devotions ^ non pro honoris vd pecuniœ adoptione^ ad liberandam Dei Jérusalem fecerit iter illud, pro omni pwnitentia reputetur. La personne, la famille et les biens ne quiconque s'engageait dans la croisade furent en même temps placés sous la protection de l'Eglise, et le maintien des décrets qui garantissaient ces nriviléges fut confié et recommandé à la vigilance du clergé. Ces mêmes privilèges furent renouvelés et confirmés par plusieurs oapos.