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fiaient la Messe. Cet hôpital* dit toujours Tabbé Simon, est si ancien, au'il n'est pas possible de dire quel en fut Je fandateur. Il y a apparence que ce fut un comte de Vendôme qui en jeta les premiers fondements sur la On du xii* siècle, ou au commencement du xiii*. Dans la suite plusieurs bienfaiteurs augmentèrent ses revenus. Entre autres Guillaume de Poncé lui donna, en 1351, sa terre et sa baronnie de Couriraye, aveo ses appartenances, ses droits et ses privilèges, il fallut des prêtres pour le service de cet hôpital; ils vivaient Qn communauté. Celui qui était le supérieur s'appelait
, le MaUre^ d*après l'expression de plusieurs chartes, surtout celles du 27 mars 1238, et du mois de février 1261. On rappelait aussi Recteur.. Lps autres associés s'apue-
' laient les Frires de la Maison-Dieu. Us recitaient roflfice canonial à des heures réglées, et, comme ils se donnaient etix et leurs biens à la maison, on les appelait encore Friree condonnée ou codonnés. Par une charte datée du jour<le Pflques-Qeurie 13^1, donnée par Bouchard, comte de Vendôme, on voit que ces frères s'appelaient aussi les Chapelains de la Maison'Dieu de Vendôme. Us ne faisaient point de vœui; leur vie, loin d*ôtre austère, paraissait ibrt douce et fort commode : c'est peut-être ponr cela qu'on les appela aussi Frères eochont^ peutêtre aussi furent-ils ainsi appelés du nom de celui qui fut leur premier supérieur. J'ai cru devoir, par fldélité historique, écrire ces quelques lignes, mais en re|iOussant la première supposition de l'abbé Simon, écrivain philosophe et imprégné de l'esprit du dernier siècle. La vie commode et facile des Condonnés aurait-elle été un 4B0tif suffisant pour donner un sobriquet si ipjurieux aux membres de cet institut? «et si le motif eût été fondé, la charité des ifidèles se fûtelle montrée généreuse à l'égard des Con donnés |>endant si longtemps? Cos frères assistaient aux processions générales, notamment à celle dite du Lazare, et k cause de cela Louis de Bourbon leur attribua vingt soua k percevoir sur le criminel qui |)orlait le cierge.
Les pèlerins étaient reçus et hébergés dans la maison pendant trois jours, et même plus longtemps s'ils étaient malades. On les conduisait ensuite proeessionnellement jusqu'k une petite chapelle située k l'entrée du lau bour^ Saint-Lubin et conn^ie sous la nom de Saint-Jacques du Bourbier. En 12M, Reginald ou Regnaud, évoque de Chartres, annexa cette chapelle k la liaison -Dieu, sur ia demande des habitants de Vendône.
Après l'expulsion des ealviniites, qui infeetaiem la ville. César de Vendôme voulant prendre k ses frais et agrandir le collège où se ferait l'enseignement catholique sur une plus grande échelle, si on peut s'exurimer ainsi, traita avec les frères de l'hôpital Saint-Jaeques, dont l'organisation ne répondait plus aux besoins du temps. Des pensions- viagères lUrent accordées au Père firiour et k ses religieux, pensions qui
s'éteignaient k mesure que chacun était nommé k un canonicat de la collégiale de Saint-Georges, car Son Altesse avait prorois de ne nommer aux places vacantes que les religieux de la Maison-Dieu. Sur le refus des Jésuites, les Oratoriens récemment fondés acceptèrent avec empressement la direction du ^nouveau collège, établi dans la maison des frèreS'Condonnés, et où l'enseignement devait être gratuit. L'acte fut passé en 1620; dès la même année les classes commencèrent. De celte année date l'extinction de l'institut des frères Condonnés. Il avait duré plus de quatre siècles. Les'bktimenis de sa maison avaient été terminés en 1203 et rOflice divin V fut célébré pour la première fois dans I église consacrée sous le vocable de saint Jacques, le ^ août de cette année. Comme dans la plupart des hôpitaux de la On du moyen âge, il y avait aussi dans la maison des Condonnés des femmes pieuses, qui soignaient Ihs malades et portaient le nom de Sœurs. Il est t raisemblable qoe dans cet institut on suivait la règle de Saint-Augustin; mais j*ai lieu de croire, vu les concessions et réserves relatives k la propriété 1)articulière accordée k chaque membre de a communauté, que cette vie de communauté avait quelques rapports avec les Béguinages de Belgique.
KenseignemenU dus à robligeance de M.
Vabbé Pothée^ prêtre de Blois.
CONSTANTIN ou de GONSTaNTINIEN
l(OHDaE DB CHBVALSBIB OB).
Nous avons parlé longuement de cet «rdre militaire au tome i" de ce Dictionnaire, col. 1097. Cependant nous croyons utile de retenir sur celte îii»tiUitioa Tune des plus anciennes de ce genre, et dont l'origine se perd dans Pantiquité, pour en compléter l'histoire. Quoique cet ordre lire son nom de l'empereur Constantin, on ne trouve nulle part une preuve décisive k l'appui de l'opinion de ceux qui le font remonter jusqu^à lui. Mais il suffit d'en parcourir les annales pour reconnaître qu'il a ét4 l'un des pla^ répandus dans l'Eglise, sitrtont en Espagne et en Italie. Il est aussi du petit nombre île ceux qui ont survécu au oataclisme révolutionnaire. On en trouve encore des traces dans le duché de Panne et de Plaisance. Le prince régnant dans ce duché est nmsidéré comme le grand mettre de Tordre. C'est lui qui reçoit les postulants et qui leur confère les insignes de chevalier et nomme aux grades. Le roi des Deux-Siciles jouit des mêmes privilèges pour ses Etats ; il en a hérité de la famille Farnèse oui e régné •k Parme en même temps que aiioe partie de ses biens,
. On aime k retrouver de nos joars <|ttelques-uns de ces vestiges de la foi qui anîmalt autrefois la noblesse chréUenue. Ils sont comme des témoins qui nous rappellent
3ue nos pères se faisaient gloire avant tout e se déclarer les soldats de Jésus-Christ et les défenseurs de la religion* contre les barbares qui Tattaquaient par les armes; tant