‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 4)Chapitre 54 sur 220 · CROIX (COME^OATIO!! DES D1M£S DB · texte numérisé non relu

CROIX (COME^OATIO!! DES D1M£S DB

SAINTE-

Maison mire à Saint-Qoenlin^ diociêe de de SoiMêom {Aisne}.

En iOSS, un alternat horrible comaiîs par un maître d^école dans te ville de Roy en Picardie, causa «no telle indignation que le doyen du chapitre obligea cet institoieur dépravé k quitter la ville.

Mais les désordres que le sélé doyen Tenait de faire cesser pouvaient se renouveler; il résolut donc d^emptover toute son autorité pour détruire le mal dans sa racine, et chargea messire Claude Buquet, curé de Saint-Pierre de Roy, de travailler k rétablissement d'une école (A les jeunes Ailes pussent apprendre, sans danger pour leur innocence, les choses nécessaires k leur sexe et k leur condition. Le saint prêtre entra dans les vues du doyon et songea sérieusement k la réussite d'un si louat)Ie prqjeU Après avoir bien réfléchi sur lea moyens k prendre, et avoir beaucoup prié, il parla de son dessein k quatre filles qui se trouvaient sous sa direaion, et qui lui semblaieni très-propres k commencer Tœuvre projetée. Dociles a la voix de leur saint directeur, toutes montrèrent une grande bonne volonté pour faire ce que Ton demandait d'elles. Et le k août 1625» fête de saint Domiai* que, Françoise Uoalet, Charlotte de Lancy, Marie Fanoier et Anne de Lancy se réunirent dans une pauvre maison toute ruinée, dit une chronique, où elles ouvrirent des classes sous la protection de la sainto Vierge et de saint Joseph k qui la société fat tcuiours trèS'^évote.

Ces faibles commencements étaient loin de faire présager une congrégation qai s'étendrait rapidement, et se perpétuerait iusqu'k nos jours. Cependant M. le curé de itov en jugea mieux, et voulut que de sages règlements fussent dressés pour donner une forme plus ré|$uliàre k la petite société. Avec la permission de Mgr d'Amiens il chargea de ce travail, M. Pierre Guérin, ecclésiastique aussi distingué paf ses talents que par ses «vertus.

La vie de ces pieuses filles partagée en-

tre la prière , l'éducation des enbnis et le travail des mains, parut admirable k tous, et chacun s'empressa de leur confier de nouvelles élèves.

« Tout allait au mieux quand Tennemi du bien, avec sa malice ordinaire, souleva contre ces innocentes filles et leors sages directeurs, une tempête qui eut tant de retentissement dans le royaume, • dit un auteur oontemporain, « que le roi et les magistrats en furent informés; mais cootme c*étaît machination du diable, leur innocence Ait re*connue, les calomniateurs confondus, et l'csuvre n'en fut que plus estimée. » Ces contradictions et plusieurs de différents genres firent dire k leur saint fondateur que puisque cette société avait été formée et dressée, en TEglise de Dieu, avec des filles en tribulations et persécution, on rappellerait société de la Croix. » Ce nom, si lustement acquis et si chèrement conserve, désigna dès lors la société naissante.

L'odeur des vertus cachées de ces bonnes filles, pareille au parfum de Thumble violette, se répandit au loin k la gloire du Seigneur. Bientôt on envia aux habitants de Roy leurs modestes institutrices : Brie comte Robert , Barbezieux , Paris , Aiguillon , Chauny, Saint-Quentin, etc., voulurent avoir des sœurs do la nouvelle société, et partout on s'applaudit de les avoir appelées.

Ce lut pendant le iiimeux procès qui faillît renverser la société k son débuts ^ue Marie Fannier, fille douée d'une candeur et d^une prudence rares, fut envoyée k P«rîs pour informer la Sorbonne du genre de vie de SQS smurs et du motif qui les «vait réunies. M. Guérin leur supérieur l'avait adressée k If me de Villeneuve dont la piété et la charité lui étaient connues. Celte dame reçut en effet avec beaucoup de bonté la jeune seour qui lui était envoyée. Elle Tentretint plusieurs fois du but de son institut et charmée de ce qu'elle lui entendait dire , elle réaolul de fonder une maison de la société de la Croix. Cet établissement eot lien en effet, lorsque Marie L'Huilier, dite dame de Villeneuve, ayant embrassé l'institut des Elles de la Croix fonda la maison appelée le séminaire, parée qirellela destinait k fonner des institutrioes ijour les campagnes.

Mais telle n^était pas la manière des premières filles de la Croix, euasi tour k tour elles se retirèrent d'auprès de cette dame, et la laissèrent eontinner son couvre que protégèrent, de tout leur pouvoir, saint Vincent de Paul et plusieurs antres grands

SBrsonnages : quant k la société éiabrie à oy, elle se maintint dans son premier institut, et continua k former des maisons indépendantes les «nés des autres, et presque toutes dana les villes plus ou moins considérables.

L«rs troubles excités par Mme de Villeneuve ayant amelié un autre ordre de choses, chaque maison se sépara de la maison mère, dite le séminaire, pour ne dépendre

3ue de l'évèque diocésain. Alors parurent e nouvelles constitutions, mats toujours

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