CR
BES OEDRES RILiGÎEUX.
CRO
btéti rar Vaspril des prviDtertfs, en eerte qae Je* genre de vie des filles de 1» Croix fut pselea^ à pen près le rnèmew
Sous Mgr Benrii de Barada, éfique de Ifoyon ,. de nouMtox règlements furent ajoutés aux premiers r mais ce ne fut qu*en 1728, scus Mgr de Roebeboone, érèque el comte de Noyeo» pair de France, que )es epnstiiotions forent- déflnitÎTement nxées et mises en ordre*.
A cette époqoe, le société prit une Corme toot à dit rtemière) et les religieuses de la Croix s'oblieerent phis^ pastioulièreroent: el d'une manière plus soDonnetle à ote«rver les trois toux de religion^ei k accepter le clôture dès que Tévèque». leue seperieuri. jugerait à propos de rétablir dans leur communauté. L» récitation dri'bffice diTia dennt oUigaitoise. Cette obKgation n'était eepeodani pas sous peine de péché grave pour toutes tes maisons, ainsi que la nouiKlie règle, et elle fut obserrée X'^qn'k le. grande révolution de IIBS.
La tourmen&e révolu tionnaire n'avait pas épargné- les maisons de la Croix; les reli-
Koses de la société furent chassées de rs demeures* mais en emportèrent leur règle manuscritev el lorsque des jours mellleurs leur permirent de se réunir, elles songèrent k travailler k riostroction des jeunes filles selon le but de leur institut AjanI été approuvées de nouveau par le gouvernement, sons le titre de congrégation de la Croix, le S3. mars 1838, leur premier soin fui de remettre en vigueur cetie règle sous laquelle elles avaient eu le bonheur de vivre autrefois. Mais leurs usages se trouvèrent si peu en harmonie avec les circonstances présentes, les. austérités de la sègle si incompatibles avec les fatigues de I enseignement, que presque toutes les j^ivnes personnes qui étaient venues s*unir à elles désertèrent 1» maison ou moururent k la Qeur de l'Age. Pendant plus de vingt mis la maison de Saint-Quentin^, la; seule oui se lât rétablie scion l'ancien inslilut, végéta,, et tout faisait présager une ruine totale, faute de règles et surtout de constitutions qpi fussent en rapport avec le but de la société. La communauté étail réduite k un for^ petit nombro de sujets. On pensa que la première chose k faire était de Taugmenter» A cet effet, en 1831, Mgr taies-François d» Simony, évèqu» de Soissons^ s'adress» k Mgr de BrtûHard,. évèqoe de Grenoble, et le pria d*envo7er quelques religieuses de son diocèse pour concourir à la restauration d*un établissement qui pourrait travailler k la gloire de Dieu, dans une ville où nulle autre communauté ne s*élail relevée depuis la révolution. Mgr de Bruillard acquiesça k la demande de son vénérable collègue.
Déik consacrées k Dieu par les trois veaux de religion sous une règke qui obligeait k la clAtnre, ces religieuses demandèrent et ot>linrent qu'il leur fAt permis de garder la clôture et leurs vœux, comme elles rsvaient fait jusqu'alors, k moins que les supérieurs M vottlussent y ajouter quelque chose de
plus parlliit. 11 fut donc arrêté entre les deux prélats que les nouvelles religieuses s'affilieraient aux anciennes quant au nom etk la jouissance des avantages que pouvait offrir leur4>osition k Saint-Quentin, et que ces dernières s'engageraient k suivre sous leur direction les règles qu'il plairait k Mgr de Soissons et Laon d'approuver pour Ta restauration.
Un nouvel ordre du jour succéda k l'ancien, de nouveaux règlements furent établis dans les classes, et Dieu bénit si abondamment l'humilité, la charité et la docilité des anciennes religieuses, qu*en moins de deux ans la maison se trouva dans l'éiAt le plus prospère.
Ce fut alors qjue, par ordre de M. de Garsignies^ vicaire général de Soissons, supérieur et restaurateur de la société de la Croix, les mères de la maison de Saint- Quentin travaillèrent sérieusement k la rédaction des règles et constitutions qui devaient devenir obligatoires pour la communauté^ elles furent en partie puisées dans les anciennes et dans celles de saint Ignace. Le travail ayant été revu et corrigé par un provincial de la compagnie de Jésus, fut
Srésenté par M. de Garsigoies k Mgr de imon^, évAqiie de Soissons et Laon, et celui-ci, après y avoir afiposé l'approbation épisc^ale, donna ces règles et constitutions k la communauté, le 15 avril t8b7.
CniprrBB paeviBB. — De h fin pour laoutUe lês T€ligieuie$ 4é Im Croix ont été établiti (lêsS).
f . La fin que- se propose la société des religieuses de la Croix est d*in8trnîre les jeunes personnes des vérités du salut, et de les former k la pratique des vertus chrétiennes; elle a aussi pour but de porter les personnes plus avancées en âge k la piété, et de les exciter k la perl'ectioo de leur état.
2. Les moyens géjiéraux pour arriver k ce but sont : 1* l'éducation et l'instruction des élèves pensionnaires) 3* rinslruction des jeunes personnes de la classe moyenne externe, lorsque les localités le permettront; 3* rinstructioB des enfants pauvres; k* les exercices des retraites peur les personnes séculières.
3. Cette petite société fait une profession ouverted'imiterNotre-Seigneur Jésus-Christ dans sa vie cachée, laborieuse et souffrante, C*est ce qpe lui rapf>ellera continuellement son beau nom de société de la Croix.
è. Que celles donc qm ne seraient |Mis résolues k déclarer ta guerre k l'amourpropre, k la propre volonté, k tout ce qui peut flatter les sens ou satisfaire les dé^rs trop naturels et trop humsins,.oe s'engagent pas dans la société de la Croix et ne s'associenl pas k ceHes qui ne veulent connaître d'autre bonheur que de vivre unies è Notre- Seigneur Jésus-Cnrist humilié, souffrant et crucifié, dans le pénible exercice de l'Instruction, dans les trsvaux de la vie reli*
CRO
CRO
Zi»
glease, et aans un continael mépris du monde.
5. Qu*ell6s se souviennent que leur nom les oblige à se revêtir des glorieuses livrées de la Croix. Que jamais donc on ne les. voie rougir de porter les marques de leur état, d*6tre traitées avec mépris. Qu*elles regar<» dent et estiment tout ce qqi se rattache à la croix du Sauveur des hommes comme les
f)lus précieux joyaux qu*elles ont reçus de ui au jour de leurs noces spirituelles, c'est-à-dire qu'elles s'estiment heureuses lorsaue, par les humiliations et la péniten* ce, elles trouveront l'occasion de ressembler à leur Epoux céleste, et de lui renouveler^ par leur soumission, le serment de fidélité qu'elles lui ont juré au moment de leur profession.
6. Et tant qu'elles seront persuadées qu'elles ne sont séparées du monde par une grâce spéciale que pour souffrir et enseil^ner, obéir et travailler è leur perfection et à la sanctification des autres» elles se porte*' ront avec un zèle toujours nouveau à rem^ plir les devoirs de leur sainte vocation. Chapitre 11. — « De la perfection et de Im
grande union à Jésus crucifié auxquelles aoivent aspirer les religieuses de la Croix
Cour répondre à leur sainte vocation, . La fin de l'institut des religieuses de la Croix fait assez voir la nécessité où elles sont de travailler tous les jours h s'avancer dans la perfection, et k acquérir une intime et très-familière union avec Dieu.
8. C'est dans cette union avec Dieu qu'elles doivent puiser le zèle de la gloire du Seigneur, du salut des flmes, et aussi les lumières nécessaires pour se rendre utiles aux personnes dont le soin leur est confié, ou qui recourent k leurs conseils.
9. Qu'elles aient donc soin de fermer leurs sens à tous les objets capables de leur faire perdre la présence de Dieu, de se détacher de toute affection naturelle et humaine, et de pratiquer autant que possibte une mortification continuelle en toutes choses, afin d'entretenir toujours un saint et perpétuel commerce avec Dieu, et d'apnrendre à Técole du Saint-Esprit tout ce au elles doivent enseigner aux autres, aprèssenétre remplies elles-mêmes.
10 L'union avec Dieu leur sera aussi d'un grand secours pour tenir leur volonté toujours soumise à celle de Dieu, pour conserver cette égalité d'âme, cette paix intérieure qu elles seraient exposées à perdre dans leurs rapports InévitaMes avec les personnes du monde, cet entpire absolu sur les passions et les monvements de leur cœur, et cette palience inaltérable, si nécessaire aux personnes dévouées à l'enseignement de la jeunesse.
SOMMAIRB DES CONSTITUTIONS.
1. JFiti de la société, .~ La fin de la société des religieuses de la Croix est de vaquer soigneusiement, avec la grâce de Dieu, nonieulemont k leur propre salut et k leur perloition, \m' Timitation des vertus de
Motre-Seigneur, mais encore de proenrer avec, cette même grâce le salut el la perfection des personnes de leur sexe, autant que leur état pourra le leur (lermettre.
2. Genre de vie, -^ Leur eenre de vie est simple et uniforme ; elles n ont aucune austérité ni ()éniience prescrites par la règle, o4 d'autres jeûnes que ceux de l'Eglise, excepté ta veille de L'Exaltation de la sainte Croix; mais chacune i>ourra en particulier, avec la permission des supérieures, nrattauer les oeuvres de mortification et de pénitence qu'elle croira être propres k son aTaocement spirituel.
3. Clàiure. — Elles garderont la clôture telle qu'elle est marauée dans les constitutions, c'est-k-dire qu elles ne peuvent sortir de leurs maisons que pour des cas majeurs et avec la permission des supérieurs ecclésiastiques.
k. Exercices spirituels. — Les principaux exercices spirituels des religieuses de la Croix, sans parler de ce qui se pratique au temps du noviciat, sont : l'oraison d'une heure le matin et d*une demi-heure le soir, la sainte Messe, la lecture spirituelle, l'examen avant le dîner et le soir avant le coucher, le petit Oflice de la sainte Vierge, psalmodié alternativement. C'est un tribut de louanges et de reconnaissance qu^elles doivent offrir avec affection k la reine des Vierges. Les sœurs coadjutrices le remplaceront par le chapelet; elles n'ont qu'une demi-heure de méditation le matin; du reste, elles suivront en tout la même règle que les religieuses de chœur.
BiOLEMElIT GÉniaiLDE LA JOURlfÉB.
1. A cinq heures précises, le signal du lover. Toutes, au premier son de la cloche, si* lèveront promptement et modestement, s*ei\tretenantde quelques saintes pensées; s'il reste du temps liure avant VAngelus. elles l'emploieront k faire une visite au saint Sacrement ou k préparer leur urai>on.
2. A cinçi heures et demie, VAngelus^ que chacune dira k genoux ou debout, suivant l'usage adopté par l'Eglise, et, autant que possible, k la cnapelle.
3. Immédiatement après YAngelus vient l'oraison, que chacune fera dans sa chambre, k moins qu elle n'ait une permissi* n générale ou particulière d*cn agir autrement.
4. A six heures et demie, la fin de Voraison. Toutes devront alors s'occuper de Tarrangement de leur chambre, ou vaquer aux emplois qui leur seront assignés.
5. A six heures trois-quarts, celles qui doivent réciter TOffice se rendronl k régli>e |K)ur y dire Prime, Tierce, Sexle.
6. A sept heures, le reste de la communauté se rendra k la cha|ielle pour y euietidro la sainte Messe, k la fin de laguellc on dira, les vendredis, le Texilla regis^ et« les samedis, le Stabat.
Celles qui auront communié feront un quart d^heure d action de grâces.