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maïs toales se conduisirent de la manière la plus conforme à leur vocation, s*appli« quant toujours, autant que les circonstances purent le leur permettre, è l'instruction chrétienne des enfants dont elles ne cessèrent jamais, dans les temps même les plus désastreux, de réunir un certain nombre.
Dès que la tourmente révolutionnaire fut calmée et que la religion, reparaissant en France, put donner aux religieuses dispersées Tespoir de se réunir, les sœurs de la congréi^atioc de Tinstruction charitable du Saint-Enfant Jésus, mirent tout en œuvre pour obtenir leur rétablissement. Il ne restait à Paris qu'une faible réunion de trois sœurs.
La \ïôre Aldebcrt, supérieure çén(*rale, trop âgée et trop intinne pour se reunir à elles, chargea la sœur Saint-Paul, une de ses anciennes assistantes, et q>ii résidait alors h Paris, de la remplacer dans les démarches que nécessitait la réorganisation de l'institut. Celle-ci s'acquitta avec zèle de la commission difficile qui lui avait été confiée. Elle fut puissamment aidée par M. Jauflret, vicaire général de la grande aumônerie, et depuis évéque de Metz. Les premières sollicitations n'ayant pas obtenu le succès qu'on en attendait, M. JaufTiet et ses sœurs implorèrent la protection de Son Ailesse Impériale Had^^me, mère de l'empereur. Elle daigna honorer Tinstitut de beaucoup de bienveillance, et ce fut è sa puissante recommandation que l'on dut le décret impérial du 12 mars 1806, qui autorise provisoirement la congrégation.
Le 27 mars, M. Jauffret ayant réuni la communauté pour lui faire la lecture du décret et en remettre une ampliation, la sœur Saint-Paul profita de cette circonstance pour le supplier, au nom de la communauté, de vouloir bien être leur supérieur. M. Jauffret ne voulut pas s'expliquer en ce moment sur ce sujet; mais le ^ avril suivant, les sœurs étant assemblées à l'hdtel de Son Eminence le cardinal, grand aumdnier, il leur déclara qu il voulait bien accepter la charge de supérieur de leur compagnie, d'après leurs vœux communs que Son Eminence le cardinal, archevêque de Paris, venait de confirmer; mais è la condition que chacune des sœurs présentes ferait, entre ses mains, le renouvellement de ses promesses, dans la résolution sincère d'en accomplir les devoirs «vec une ferveur nouvelle: ce uui eut lieu 4ans l'oratoire de la grande aumônerie.
A l'annonce des bénédictions que le Ciel accordait è la congrégation si longtemps affligée et dis|>ersée,la Mère Aldebert écrivit à toutes les religieuses de l'institut pour leur annoncer qu'elles étaient autorisées k se réunir et à reprendre librement leurs saintes fonctions et leur costume.
Pour répondre k cet appel, les sœurs réunies, k Paris, dans un ap|)artement qu'elles avaient loué, rue de Vaugirard, délibérèrent, leur supérieur présent, sur la nécessité de louer un local pour tenir lieu de maison cbef-lieu, en attendant quo leur ancienne
maison, rue Saint-Maur, fut remise en état de recevoir la communauté. On s'arrêta k l'hôtel Clermont-Tonnerre^ rue du Petit- Vaugirard, et les sœurs Saint-Paul et Décaux avant traité pour la locati&n, ledit hôtel devint le chef-lieu [)rovisoire de l'institut.
Les sœurs de l'Instruclion-Cbaritable du Saint-Enfant Jésus venaient aussi de recevoir la douce certitude de pouvoir rentrer dans leur ancienne maison qui, depuis son acquisition, avait toujours passe successivement sur la l^te de trois des membres de la congrégation, 2>e trouvait au moment de la snppression révolutionnaire, sur celle de la sœur Méncotrier, devenue secrie propriétaire apparente par la mort de ses deux copropriétaires. Le gouvernement s'en empara d'abord, puis les particuliers ayant été api^elés k rentrer dans leurs biens, la sœur Méncstrier fit valoir ses droits sur la maison de la congrégation, et elle en fut remise en |)0ssession. L'état de dégradation où elle se trouvait, et l'impossibilité où étaient ses sœurs de rentrer en fH)ssession libre de leur maison et de subvenir aux frais de réparation et d'établissement, les déterminèrent k faire des démarches, afin d'obtenir que le gouvernement acquit ladite maison pour y rétablir la congrégation ; ou eu cas de dissolution de cette société, pour l'employer k l'éducation des enfants pauvres. L'empereur consentit k la demande qui lui fut adressée k cet égard, et donna un décret d*acceptation en date du k avril 1806. Trente milU francs furent accordés k la con^ré|;ation ; vingt mille pour le prix (facquisition, et dix mille pour réparations et frais d'établissement.
Les choses étant ainsi provisoirement réglées, les sœurs de la maison mère annoncèrent j.ar une lettre circulaire k toutes les sœurs dispersées dans les provinces^ les décisions suivantes de leur supérieur général. ^ 1"* La retraite pour se disposer k reprendre l'habit de la congrégation commencera k Paris le 10 Juillet, et se terminera le 18, veille de la fête de saint Vincent de Paul; les sœurs réunies dans la maison mère tv prendront leur habit immédiatement avant le salut, k 7 heures du soir.
2* Toutes les autres sœurs des maisons hors de Paris, reprendront leur habit religieui la veille de TAssoniption, faisant précéder la cérémonie d'une retraite de trois jours au moins.
Le premier soin fut ensuite de (K)urvoir k la nomination d'une su|)érieure générale* selon le vœu et d'après la démission de la Mère Aldebert, qui mourut k Chérdc en 180».
L'élection se fit le 6 août en présence du supérieur : la uresque unanimité des suffrages appela k la p>ace de supérieure générale la llère Fumel, supérieure du |ieuMi unat de Toulouse. La sœur Uoulard, su.ërieure do la maison de Louans, fut nommée première assistante et matiresse des novices. Le Ciel béni^sant l'institut v avait déjk (<»r>duitdes postulantesi et le li tiécerobre I8i^
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DES OWm»^ HtUGIEUX.
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Mgr de Ifetx présîdi ki première c^émonie de Têtiire depuis le récablissemenl; sept farent admises à la réception de l*babil ae la coDgrégation. Dès celte époque, les sœurs re{irireiil leurs fonctions et se livrèrent au soin dee enfants de toutes les classes de la société; les pauvres en grand nombre oc* eapant toi^ours le premier rang[.
Le 3 féTrier 1806, un décret impérial ao^ corda è l'institut un secours annuel de cinq raille francs pour aider k la 'réception des sujets, et le 19 janvier ISli. un nouveau dé* cret confirma rexistence légale de la maison mère de Paris et de tous les établissements alors existants.
Depuis cette époque, six maisons déjà établies ont pris de I accroissement; de nou* veaux établissements ont été formés, et cette congrégation compte aujourd'hui quarante maisoos, dont quatre en Malaisie, et quatre cents religieuses. La maison mère se com«pose de Tin^t*cinq sœnrs professes, d*un noviciat ordinairement de quarante sujets; de quatre classes gratuites, comprenant près de trois eents élèves, et d*un externat de cinquante élèves environ.
Dans l'ancien hôtel Jumilhac, contigu k la maison de Saint^Maur, est un pensionnat qui, renouvelé en 1838, après mo\t été suspendu pendant quelques années, prend tous les ans de nouveaux accroissements et se compose actuellement (i858)de quatre-vingts élèves.
Une seconde maison k Paris, rue des Postes, S9, se compose de six sœurs, uniquement chargées du soin des enfants pauvres, soit dans l'école de la rue des Postes, soit dans celle de la rue Mouffetard.
Constamment fidèles à l'esprit de leur bienheureux fondateur, qui ne voulut jamais aucun fonds assuré pour les maisons de sa congrégation, les sœurs de l'institut, tant k Paris Sue dans les provinces, n'ont aucun revenu xe. Partout la seule ressource est le travail des sœurs. Toujours aussi, selon la première institution, les sujets sont admis sans doi, en sorte que la situation matérielle de la communauté n'a jamais cessé d'être, selon les règlesyde la plus exacte pauvreté, nos maisons n'ayant, selon resftrît de notre sainte règle/ que la Providence pour dot et pour fondation.
Par la bonté divine, la situation morale de la congrégation tout entière est bien consolante. La règle est observée, les liens d'obéissance envers les supérieurs, et de charité entre toutes les sœurs, sont fidèlement conservés. Le zèle pour Tinstruction des enfants, le salut des Ames et la gloire de Dieu (j ii est le caractère spécial de l'institut, s'y u ainfient dans toute sa ferveur, ainsi que la y ratique des vertus religieuses.
Les communautés de l'institut ont toun jours été placées isous la direction spéciale de Pordinaire, et y ont toujours trouvé une
(1) Foy. k la an do vol., a* 75*
(S) M. rabbé Détres élaic ancodéskistiqoe trèsaisliiiffiié qvi reliisa les |ilss hautes dignités. Il tvaii aie eniooiié préire au oommenceaieni de la -évvlution ; Il irémigra pas. Il exerça conliniielle-
DiCTIOHSI. DES OhDRES RELfO. IV.
aource de bénédictions. Les rapports de U maison mère avec leur premier pasteur et leur supérieur, son représentant, ont été de leur
Ert pleins du plus paternel intérêt etd'un parit dévouement. Le$ sœurs seront constam* ment heureuses d'y répondre par la plus entière confianceet la plusfilialesoumission.(l)
ENFANT-JÉSDS (CoifORioATioif des filles DE l'}, à Lilhf diocèse de Cambrmi.
La con{;régation des filles de l'Enfiint-Jésys établie à Lille est entièrement distincte d'une autre congrégation du même nom établie à Rome, et voici son origine :
Une pieuse domestique, nommée Natalie- Josepb Doignies, née à Moncheaux le 2 août 1T78, peu lettrée et pauvre des biens de la terre, avait un grand amour de Dieu et du prochain; elle disposait de tout son temps libre pour instruire les petites filles
Î)auvres, visiter les malades, les petits déaissés, et ramener à Dieu les Ames égarées. Elle se reprochait de ae pas faire assez; elle aurait voulu consacrer tout son temps et toutes ses forces k la pratique des œuvres de charité et s'adjoindre quelques pauvres compagnes pour opérer plus de bien et perpétuer son œuvre. Elle s'en ouvrit h son confesseur, M. l'abbé Détrez (2) et lui fit connaître le vif désir d'établir une communauté de pieuses filles qui se consacreraient è la pratiaué des œuvres de charité. L'homme de Dieu éprouva, pendant plusieurs années, Mlle Doignies, mais lorsqu'il se fut assuré qu'elle était l'instrument dont 1q Providence voulait se servir pour l'établissement d'un nouvel ordre religieux, non-seulement il lui permit de se mettre k l'œuvre, mais il Taida de tout son pouvoir, et devint le cofondateur de la communauté des filles de rEnfant-Jésus
La communauté naissante commença onmme TEnfant-Jésus, dans l'étable de Bethléem, parla p|ius grande pauvreté et les plus grandes humiliations. Ses membres ne vivaient que de privations et allaient demander pour avoir de quoi donner au:^ pauvres. Mais la Mère Natalie ne se laissa rebuter
Cr aucune de ces difficultés toujours nomeuses pour les communautés naissantes.
En ISii', elle loue une maison dans la rue des Fossés-Neufs, et va s'y établir avec quatre filles de loéme condition qu'elle. Elles y recueillirent quelques orphelines, et la Prx)vidence envoya du pain aux mères et aux enfants. Bientôt après, la maison ne fut plus as* sez grande, ni pour le nombre des sœurs, ni pour celui des orphelines, et en 1827, on en acauii une plus grande dans la rue du Metz. Cette même année, le gouvernement autorisa la communauté et en approuva les constitutions, et en 1828, Mgr Belmas, évoque de Cambrai, lui donna une règle provisoire et permit k la Mère Natalie de
ment le mlnisièro nendnnt foute la tourmente révolu lionna ire. Lorsque 1c Pape était prisonnier à Fontainebleau , il parvînt à s'itUrodnire auprès de lui, et enlendîi sa confession»
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faire des Yomx. La première profession eut lieu le S9 août 1828.
La révolution française a? ait fait disparat* tre tontes les maisons religieuses, et çeu d*entre elles avaient été rétablies. L'éducation donnée au commencement du siècle avait tari Tesprit de dévouement dans les femmes; aussiv les écoles religieuses pour les filles ei surtout pour les filles pauvres étaient rares; c'étaient des mercenaires gui, dans les bôpitaux, donnaient des soins aux malades, mais les administrations charitables n'igno* raient pas ce que les malades et les intérêts des hôpitaux avaient è gagner par Tintrodue^ tion de personnes qui agiraient nar cons* cience et dévouement. Aussi, la Mère Natalie de Jésus tronva-t-elle de suite plusieurs établissements où ses filles pouvaient exercer leur zèle. Déjh, en 1826, elle en avait en- Toyé è rbospicede Roubaix, et en 1829 elles furent appelées à desservir les hospices de Bourboure et de Bailleul; en 1830, on leur •confia Tasile public des aliénées de Lille.
JkL J*abbé Détrez, qui n'avait cessé de difigerles filles de 1* Enfant-Jésus, avait profité de l'expérience de plusieurs années, il avait
Su juger de ce qu'il était possiblede faire, et quoi la nouvelle communauté devait s'attacher. Il travaillait k la rédaction d'une règle définitive lorsque Dieu l'appela h lui le 3 août 1832. La mort de ce saint prêtre fut ane perte très-grande pour tout le pays, car il exerçait son zèle dans tout l'arrondissement de Lille, où il était l'âme d'un çrand nombre de bonnes œuvres, le conseil du clergé et le directeur d'une infinité de personnes de tout Age et de toute condition , mais elle fut plus grande encore pour la fondatrice et la communauté naissante qui^e croyait abandonnée au moment où elle avait nn plus grand besoin de conseils. Le saint homme hii enterré dans l'église du Havre où il remplissait les fonctions d'aumônier, à la tmaison centrale de détention.
M est important que les vertus des fondateurs d'ordres religieux puissent servir de modèle k tous les membres de la congrégation ; ils doivent être le trésor spirituel de la famille religieuse, il faut qu'à l'exemple de Notre-Seigneur Jésus-Christ ils commencent
Ear pratiquer nour exiger avec plus de droit. a Mère Nalaiie de Jésus avait montré la vivacité de son esprit de foi et de sa confiance en Dieu, en entreprenant sur l'inspiration de la grâce, et sans aucun secours humain, Tœu^re de la fondation d'une communauté, on aHait lui iburuir une occasion de faire preuve d'une obéissance béroioue et d'une profonde humilité : Mgr Belmas, évèque de Cambrai, jugea, en i83b, qu'elle n'était plus propre h diriger l'œuvre que Dieu l'avait appelée k fonder, et lui ordonna de quitter la maison mère et de se rendre dans l'établissement de Mons, qui avait été fondé peu de temps auparavant; la Mère Natalie sV rendit immédiatement, convaincue que bien veillerait sur ses enfants et elle y resta seize ans sans retourner une seule fois k sa chère maison do la rue du
Metz. Depuis lors elle a conlinné k restar Pâme de la maison mère, où elle revaoait chaque année k l'époque de la retraite.
La sœur sainte Ursule lui succéda. La communauté prit chaque année de nouveaux développements. En 1835, les filles de rsofant-Jésus furent appelées k desservir Thèpital général k Lille. En 18^2, legonveraement leur confia la surveillance du quartier des femmes détenues è la maison centrale de Laon, et plus tard l'asile public des aliénées k Saint-Venant (Pas-de-Calais).
En 1837, MgrBeimas, leur donna unerègle définitive :
En 18M, la sœur Sainte-Madeleine de Pazzi fut élue supérieure générale. Dans le monde elle avait édifié par ses vertus et en religioa elle s'était donnée è Dieu comme se di^noeot les saintes, il était impossible d'avoir ooe vertu plus aimable et plus simple, aussi était-elle aimée de tous. Elle seule ignorait son mérite. Elle était d'une humilité si graode
3ue les emplois les plus bas faisaient ses élices et chaque fois elle se soumettait k la dernière sœur de la communauté. Elle oe resta en exercice que deux ans. Dieu Tap* pela k lui en 1843. Elle foi remplacée par la sœur Sainte-Ursule, qui fut réélue plusieurs fois et qui exerça la supériorité jusqu'en 1852. Sous son atlministFation la communauté s'étendit de plus en plus et l'esprit religieux continua k s'affermir; les filles de l'Enfant-Jésus participèrent de plus en plus k l'esprit de leur fondatrice et partout on aime leur simplicité, leur dévouement, leur esprit de foi et d'obéissance.
En 1852, fut élue supérieure générale la sœur Sainte-Marie-Ernestine précédemmeni conseillère; elle fut réélue en 1855; k cette époque , 27 août 1852, la communauté des filles de l'Enfant-Jésus fut reconnue comme congrégation k supérieure générale.
Le local de la rue du Metz était devtna insuffisant pour le nombre des sœurs et dei élèves pensionnairesonchercbaitdepuisloDgtemps un bitiment et un terrain plus vastes, mais inutilement. Le ffouvernement cependant en considération de services nombreux que les filles de l'Enfant-Jésus, rendaient aux pauvres de la ville de Lille où elles instruisaient deux millecinq cents enfants et dans oo très-grand nombre d'autres villeset villagesdu département du Nord, consentit & leur vendre l'ancien couvent des Carmes, occupé |iar 1 artillerie. Cette cession autorisée par une loi eut lieu eu 1855. On n*a pu conserver que l'ancienne église des Carmes; il a fallu reconstruire tous les autres bAtiments.
Mais au milieu de ce sujet de joie uoe nouvelle épreuve était ménagée aux filles de l'Enfant-Jésus; leur Mère Sainte-Uarie-Ernestine avait supporté des fatigues au deli de ses forces corporelles; elle travaillait et le jour et la nuit pour visiter les différents établissements, entretenir la correspondanvt' avec ses chères filles, les différentes adint* nistrations et s'occuper de la constructii»n de la nouvelle maison : tes forces la trab(>saient et après une longue el douloureosa
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DES ORDRES RLUGIRUX.
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maladie elle mourut à Lille. Elle futrempladie par b sœur Sainte-Nutalie, précédemment ûallresse des novices.
La Mère Sainte-Harie-Ernestîne avait en
Crtaffe la simplicité, la droiture et, si le plus I éloge qu*on puisse faire d*une personne est de pouvoir lui appliquer avec vérité les
Îoalites des saints, nous né |:>ouvons mieux tire que dédire qu'elle était d*une {grande simplicité, d'une grande ferveur, craignant Dieu et évitant les imperfections. Elle a sacrifié ses forces, son intelligence , sa vie pour la gloire de Dieu. Le Seigneur Ta sanctifiée dans sa foi et dans sa douceur. Elle a souffert les peines de la maladie avec une entière résignation et une ferme conQance ; elle a quitté la vie en laissant k tous les plus beaux exemples de force et de vertu. En mourant, afin de oe pas laisser ses enfants orphelines elle leur dit de prendre la très-sainte Vierge pour Mère de la congrégation.
La congrégation de TEnfant Jésus compte aeloellemenl 400 membres et dessert 70 éla- Uissemeoti. A Lille l'bApital-général, la maisoD des aliénées, le quartier des femmes à la maison d'arrêi, quatre maisons d'instruction et une pension sont aussi dirigées par les Filles de l'Enfant Jésus.
La règle des filles de l*Eofant-Jésus ne prescrit aucune austérité particulière. Après le lever gui a lieu à cinq neures, elle» font une deœi-iieiire d*oraison; toutes les sœurs récitent le petit OIBcedela très-sainte Vierge et le chapelet.
Il 7 a dans chaque élaolissement au moins trois sœurs; celle qui est à la tète porte le nom de dtreetme. KUea émisassent toutes les œuvres de charité, et ne voet daaa le monde que pour les exercer. Elles sont entièrement vêtues de noir et portent le voile baissé lorsqu'elles vont dans les rues ; le jour delear profession et les jours de cérémonie ila maison oière elles portent à la chapelle une croix sur Tépaule et ont une couronne d'épines sur la tète. (1)
La supérieure générale est nommée pour trois ans et est aidée de plusieurscooseilleres: les unes et les autres ne peuvent être réélueff qu'une seule fols. Ce n'est qu'après être sorties de eharge pendant trois ans qu'elles peuvent être nommées de nouveau. La supérieure générale en sortant d'exercice est placée au rang des simples sœurs et nepeut avoir aucune charge dans la maison. Les élections se font par les votes de toutes les professes.
Le postulat est de trois années; le noviciat d*un an et un jour; les sœurs font les trois vœux ordinaires de pauvreté, d'obéi^isance, de chasteté.
Les soBurs sont employées, comme la supérieure générale le ju|^ à propos, à la tenue des classes, des salles d'asiles, a la direetion des ouTToirs, aux soins des aliénées, des malades, des détenues, ou à la visite des malades pauvres \ domicile. La congrégation a accepté, par extepHan^ dans deux^ilTes où elle a des éiablissemenCs, de donner des soins h domicile aux personnes malades de la classe aisée.
it) Va^, à la fln du vol., n»' 76, 77.
Elles abandonnent à la maison mère les revenus de leurs biens. Elle payent une dot en entrant.