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sécoliers eu les quitteraient ou feraient des vœai religieux ; ces ermites se mirent sous la règle de Saint-Ausustin ; c'est pourquoi» Tan I59S, ils firent publiquement leurs vœux; ils conservèrent le nom de Coloriti ainsi que leur costume qui consistait, en une tonique et un capuchon large et rond sur lequel ils mettaient un manteau court» d'étoffe grossière de laine, couleur naturelle ei une cordon également de laine, Mgr Privizano, qui éuit alors vicaire gêné-rai de Tordre des ermites de Saint-Augustin» voulut qu*au lieu de la ceinture de laine ils |>ortassent celte de cuir, qui est la propre ceinture des ermites de SainUAugus* tin, el qu'ils la portassent sur la tunique. Cette congrégation, confirmée par Clément VIII, prit tellement d'extension que ^ans le dernier siècle, elle se composait de onze couvents gouvernés par un vicaire générai. La vie du frère Bernard fondateur de ces ermites fut publiée en 1610 par Jean- Léonard Tufarello.
EBMITES DU MONT SENARIO.
L'an 1593, SeliuaSaglioni, Florentin, fféné* rai de Tordre des Serviteurs de Marie, voyant que le mont Senario qui fut le berceau de sou ordre et où étaient enterrés les corps des bienheureux fondateurs, abritait dans un lieu très-étroit trois reli- {;ieux, se décida k faire bâtir une église et un couvent convenable. Pour cela il olAint, en 1601, du Pape Clément VllI par sa bulle J>€€fr, la faculté d'exécuter son projet, ce
aa'il fit en se conformant aux lotentions u Souverain Pontife.
Il plaça dans ce nouveau coiivent sept prèlreselquelques laïques; ils devaientsuîvre la même règle que lors de la première fondation; ils ne devaient jamais mander de Tiande; ils devaient jeûner les lundi, mercredi et vendredi de chaque semaine ; pendant le Carême et pendant TA vent on jeûnait au pain et k Teaa pendant ces trois jours. 11 prescrivit ensuite aue tous mène* raient la vie commune la plus parfaite. Cet ermitage, qui fut uni ao couvent de Florence appelé de la Sainte-Annonciation, fut soumis au général de Tordre. Depuis, le même Clément Vlil, par sa bulle /n Awrsbuêf confirma la bulle précédente et ordonna
3o'un vicaire serait choisi entre trois canidats. Ce vicaire eut la faculté d'autoriser les malades k manger de la viande.
Paul V, par sa bulle SêdU apoêiêlim datée de 461S, ajouta la faculté de recevoir des novices vi les dispensa du jeûne le mercredi au pain et k Teau. Ces ermites sont vêtus de drap noir; ils portent la tunique, la patience, le capuce, un manteau long, et eoni»ervent la barbe comme les Capucins.
Niehet, Florentin et plusieurs auires historiens des Serviteurs ont parlé de ces ermitages et des ermites ainsi que Bonanni dans son catalogue des ordres religieux première partie, nage 13T, où il en ret^résente ie costume. Ces ermites ont cessé d'exister depuis le siècle dernier.
tiRU BRMITBS DU MONT SUCO.
Bonanni dans son Catalogne d€$ ordm tf ligieuxt m* partie, page 9, raconte que sor une montagne peu distante de Spolette, ap-
fielée Snco vivaient quelques ermites qui àisaient remonter leur institution k saint Jean d'Antiocbe, lequel étant arrivé en Italie, fut élu évêque de celte ville par te Souverain Pontife saint Caius et martyrisé Tan 304 sous l'empereur Maximien. Cbacua de ces ermites vivait retiré dans une vallée séparée, comme les ermites Camaldoles. Ils reconnaissaient un supérieur qu'ils élisaient au scrutin secret tous les ans et dépendaient de lui. 11 y en avait qui étaient prêtres, d'au* très laïques; les premiers prenaient le nom de Pères, on donnaitauxautres celui de Frères. Hais ces ermites ont cessé d'exister depuis le siècle dernier k cause des guerres qui avaient désolé l'Italie. La forme de leur habit approchait de celle des Paolotti, la couleur était tannée ou celte de Técorce de cannelle. Après s'en être revêtus ils faisaient un an de noviciat; ils étaient ensuite admis sans faire des vœux: ils étaient donc libres de se retirer, comme on pouvait les congé* dier, si leur conduite n'était pas conforme à leur vocation et ne correspondait pas k Tes* prit de leur é^t. Ils se livraient k des occu- T»ations manuelles après leurs exercices religieux; ils pouvaient posséder des biens et quand ils en recevaient des bienfaiteurs ils les mettaient en commun. Quelques-uns de ces ermites allaient nu-pieds , d'autres étaient chaussés, d'autres |)ortaient seulement des sandales et quand ils étaient hors deTermitageiisportaientlecapttche,uDblioo
et un panier, comme'on le voit dans la figure qu'on trouve dans Bonanni.
On trouve une notice historique de ces ermites dans la Vie de saint François de Paule par Jacobillé, dans Léonilli, et dans l'Histoire de Spolette de Campanelli. Mais en 1836, on a composé avec l>eaucoup de soin une notice pleine d'érudition, qui fut lue publiquement le jour de la solemielie distribution des prix dans le séminaire de Spolette. On lit fc la page 9i de cet opuscule que les forêts souillées et les temples paieas du mont Suco furent le berceau des ordres de Saint*4enott et d'isaac. On iiarle an-c éloge des ermitages qui existent encore et surtout de celui de Notre-Dame-des-Grices, qui est le plus grand, qa'avait fait bitir I évêque de Spolette SandTîtalo et que le cardinal Cibo avait fait embellir. On (ait dans cet ouvrage une élégante description de la demeure qu'avait choisie saint Isaac et ses compagnons, qui souffrirent le martyre sous Domitieo et Maximien. On y décrit le n)0nastère de Saint-Julien dont Téglise est un des plus beaux monuments derchitecture du dernier siècle. Elle avait été bitte par un autre Isaac, abt>é contemporain de saint Benoit avec l'aide de Grégorie, qui éuit une vierge de Spolette, distinguée par ses vertus. On raconte qu'il fut Tinstitoteur de eeiu? nombreuse trouiie d'ermitea qui peuplèrebi
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DES ORDRES REUGIEUX.
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