‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 4)Chapitre 69 sur 220 · GC · texte numérisé non relu

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les déserts da mont Suco et les ermitages qa*oo j adaûre encore.

Les cénobites de Saint-Jolien adoptèrent ^ai(e ia rède de Saint-Benott et furent daos un état florissaiit pendant de lonsues laoées. Des abbés d*Qne haute sainteté, et des iDoines,araienl été ensevelis dans cette église, tandis que les cendres d*lsaac avaient été déposées dans celle de Saint- Andano. Saint isaac avait composé des règles pour les céfiobHes du mont Suco. Des ermites de vertu éprouvée, entre lesqtiels on doit disitDgoer Je frère Egide de Grégoire de Spo« leue, le bienheureux Grégoire de Saint- Brizio» qo*on vénère auiourahui à un autel qui lui est dédié dans reglise métropolitaine

iL Spolette t araient habité les ermitages

Ja'oa avait construits avec des ornements *aB stjle anstère et qui avaient été restauras easoite par rillustre Vigile, évèque de Spolelie.

ESCLAVES DB LA VERTU (Ordre

DIS CBSYAUàRES).

Ce fut rimpératrice Eléonore de Gonzafttc, veuve de Ferdinand ffl» qui institua cet ordre k Vienne en Autriche, Tan 1662. Od peut voir au tome deuxième de ce Dicuoonaire, page 441, ce qui a été dit de cette fuDdition. On sait que plusieurs dames mérilerenl, par des actions d*éclat, d'être enrôlées daos des ordres de chevalerie érigés pour les bomiDes. Mais c'étaient là des exceptions rares. Dus des temps où la gravité des mœurs ten- M ï se relicber, on sentit le besoin de créer uo ordre de chevalières qui devaient faire Rspecter la vertu, en s'en rendant en tout et rartout les esclaves. Cest dans ce but aue rimpératrice Eléonore fonda Tordre des Ksriivesde la tertu. Cette mstitution ne contriimapas peu k maintenir en Autriche le respect pour la gravité des mœurs.

ESPERANCE (Congrégation dbs scburs DSL*), à Rennes (llle-et-YUiMine).

Cm institution religieuse qui s*est établie diDs la ville de Rennes (Ille-et-Vilaine), et qui porte le nom de sœurs de l'Espérance, a

Kr mission de veiller au chevet des mas et des mourants. Les bieuftiits de ces Miotes tilles restent inaperçus dans la foule» nuis ceux qui réclament leurs services peu- Huteo apprécier tout le mérite.

Ces généreuses filles accordent leurs soins aux pauvres, comme aux riches. Quoiqu'elles n'aient pour vivre que les faibles rétributions qu elles reçoivent de cenx-ci»elles n'en ont pas moins de dévouement pour les malades sans ressources : chez les uns et chea les autres, tout en se préoccupant du corps, tout en lui donnant les soins les plus vigilants, les plus délicats, avec cette simplicité angélique qui commande le respect et la reitonnaissance, elles savent» avec une prudente sollicitude» consoler les douleurs humaines et verser dans les âmes le baume de Ja piété et de la résignation chrétienne. Aussi» on peut dire que la Providence a béni cette œuvre. Depuis que les sœurs de TEspérance ont été s'installer dans oelte ville c'est-à-dire depuis six ans, tous les malades sans croyance religieuse, qui ont été soignés par elles ne sont jamais revenus à la santé sans avoir été ramenés à la foi,ou bien sont morts en paix avec Dieu» et toujours la

i^résenc^e de ces veilleuses a été une source éconde de bénédiction et de salut pour les familles.

Des perwnnes charitables pressées par l'autorité ecclésiastique , comprenant combien cette institution est éminemment propre è rendre les plus préiùeux services à toutes les classes delà société», n'ont pas hésité à faire de généreux sacrifices, pour leur acheter une maison et les attacher pour toujours dans cette cité.

EUSÈBB (MoNASTàRB de SAINT-}.

L'exemple de saint PauK premier ermite, avait été suivi par &un grand nombre de Chrétiens gui voulurent mener le même genre de vie. Les persécutions en détermi*^ nèrent un plus grand nombre encore k s'enfoncer dans le désert de TEgypte. Ils se réunirent bientôt en commun. Telle fut l'origine de la vie monastique qu'embrassèrent ienlôt des milliers de fidèles; les monastères se multiplièrent bientôt aussi en Palestine. Il y en avait un entre fiérée et Antioche où se distinguait pair ses vertus religieuses Eusèbe. La sainteté de sa vie lui mérita d'être choisi par la communauté pour conduire ses frères dans la voie ûb la perfection. Il se rendit célèbre par ses austérités» par la sagesse de son administraiion, par l'ardeur de son zèle» par les grands services qu'il rendit à sa communauté quMl 'dirigea longtemps dans les voies de Dieu ; il mourut chargé de mérites et d'années» le 23 janvier de l'an 400; c'est là ce jour qu'on célèbre sa fête

'AHILLB (AssocuTiO!f ne la SAINTE-), hnide par Jf. Vabbé Pierre- Bienvenu '^oûiiUi, miiiionnaire apostolique ^ chanoine iî Èiirieaux et de Montpellier.

C*est a lioroeaux» dans une maison des plus pauvres» et au milieu d'incroyables difficultés» que prit naissance» en ISSO, l'association de la Sainte-Famille. L'abbé Noailles,

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son fondateur, en aTait rassemblé et préparé les premiers éléments en établissant une confrérie, connuesous le nom de catéchisme de persévérance et dont les membres se vouaient aux pratiques de la piété et à Texercice de toulessortes de bonnesœuvres. En peu de temps cette confrérie devint nombreuse et acquit des proportions qui, en augmentant chaque jour sa douce et beureuse influence, la faisaient remarquer et t)énir de toutes les âmes honnêtes et ciirétiennes.

Quelque grands et quelque précieux qu'ils fussent, ces premiers succès étaient loin de répondre aux vues et aux désirs de l'abbé Noailles,etsonzèle infatigable le fiiisait soupirer après une moisson riche et plus abondante. Dans le bien qu'il lui avait été donné d'opérer, il trouva les espérances et le gage d*on avenir que sa foi et sa charité lui fiiisalent entrevoir d'avance, et il crut que le moment de jeter les premiers fondements de l'œuvre de la Sainte-Famille était enfin arrivé. Le double amour qu'il portait à son pays et k l'Eglise de Dieu, en se confondant dans son cœur de prêtre et de citoyen, le rendit saintement audacieux. Il lui fallait des Ames d*élite pour former comme les premières colonnes de l'édifice; il tourna naturellement ses regards vers la confrérie qu'il dirigeait avec tant de consolation et de bonheur, et qui lui offrait déjk, avec la docilité de la parfaite obéissance, tant d*émutaiion|K>urla vertu, tant d'élan et de générosité pour la pratique des bonnes œuvres. Mais hélas I même parmi les personnes les plus

Eieuses, il en est peu qui soient capables de ien comprendre le prix et les charmes d'une vie toute de dévouement et de sacrificel Encore ees dernières ne sont-elles pas toujours Libres d'entrer dans la voie où tes appellent leur foi et leur amour. ^

Quand Tabbé Noaillesfit appel à sa pieuse et si nombreuse confrérie, if comprit bien vite que, pour le moment du moins, il ne

Kfuvait compter que sur trois de ses mêmes. Ce petit nombre toutefois ne le découragea point; sa piété même l'accepta comme un heureux présage, parce qu'il lui rappelait la Trinité du ciol, et cette sainte famille qu'abrita pendant trente années l'humble maison de Naxareth, trinité terrestre, objet de toutes les complaisances du Dieu créateur, qu'il avait tant k cœur de faire glorifier. Mais au moment décisif, l'une des trois congrégnnistes qui lui avaient donné leur parole, celle qui, par sa foi, ses talents et le rang élevé qu'elle occupait dans le monde, pouvait offrir un concours plus efficace et plus utile, se trouva dans l'impossibilité de tenir ses engagements : sa famille se montrait inexorable et opposait i sa vocation d'insurmontables obstacles. Une circonstance si imprévue jeta l'abbé Noailles dans un extrême embarras; d'un c6té, il attachait une grande im|)ortance à ce que la fondation do son œuvre eût lieu au jour marqué et ne fût pas plus longtemps différée, et, do l'autre, il tenait à ce que les fon-

datrices fussent au moins au nombre de trois. Dieu lui vint en aide : une sœur digne de le comprendre, digne d'être associée à ses tribulations comme k ses œuvres, et à laquelle il n'avait pourtant confié ni ses peines, ni ses chagrins, vint un jour loi aire après une Messe pieusement entendue: Mon frire^ jt ioii ce que tout voulez faire eijetuiià voue; et Tassociation de la Sainte- Famille fut fondée leSS mai, fête de laSainte- Trinité, 1820.

L'œuvre naissante tenait d'abord si peu de place, était si pauvre et si délaissée, po^r ne rien dire de plus, qu'elle seoiblait dV vance condamnée à périr. Le monde s>n moquait ouvertement, une multitude de

Sens de bien, accoutumés k ne jager es choses gue par les apparences, regrettaient la folie d'une telle entreprise, la Pâmaient hautement, ou affichaient pour elle une compassion plus décourageante que ne l'étaient les railleries et les sarcasmes de ses ennemis. Toutes les routes semblèrent se fermer k la fois devant elle, et tel fut le désespoir de sa situation, que l'héroïque courage des fondatrices en fut un instant ébranlé : elles s'imaginèrent que le Ciel luimême se déclarait contre leur sainte entreprise, et, quelque pénible que pût leur paraître cette détermination, elles s'arrêtèrent k l'idée de rentrer chacune au sein de sa famille» et de déserter un poste qui ne leor semblait plus tenable. Mais une' voix qui u toujours au cœur, parce qu^elle envient, eût bientôt relevé ces Ames abattueS| en leor montrant que les œuvres de Dieu sont toujours marquées au coin de la persécution, et Jue, loin de se laisser décourager par les preuves auxquelles elles sont en buUr, elles doivent les regarder comme un pré» sage sûr des succès que leur réserve l'avenir.

Ne comptant plus que sur Dieu, mais ayant en lui une confinnce sans bornes, ces saintes filles furent dès lors inébranlables. Quand elles manquaient de tout même de pain, elles savaient comment s'y prendre pour faire violence au Ciel et le forcer à leur venir en aide : elles grossissaient le nombre des enfants pauvres et abandonnées qu'elles recueillaient sous leur humble toit, qu'elles nourrissaient et soignaient avec la sollicitude des mères les plus tendres. C'est en espérant ainsi contre toute espérance, et en Misant des calculs qne la prudence humaine traiterait de folie, mais qui pourtant leur réussissaient si bien, qu elles parent traverser des jours difficiles, et échapper k un naofrase que tout semblait rendre inéritable.

Après avoir, sans jamais se laisser déconcerter, soutenu rassociation de la Sainte- Famille pendant ces premières et si rodes épreuves, son fondateur, au milieu des occupations les plus absorbantes de son ministère, continuait k en foire son csuvre capi* taie; il comptait pour rien et les btigoesda présent et celles qu'il entrevoyait dans lavenir.

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DES ORDRES REUGIEUX.

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