‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 4)Chapitre 71 sur 220 · FAN · texte numérisé non relu

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liié de Li<ge. Le iamii de Noël de la même amiée, aoe dizaine de membres se réanirent pour la première fois. Le directeur leur exposa le but de Tassociation» les ayanlagea qu*OQ derait eo espérer, et les moyens de réaliser l'œurre. Dieu liénil sa parole. Le nombre des associés s*aocrut bienidi. Au coauDeocemeoi de Tannée 1849, près de 100 membres firenl leur acte de consécration. En iSSi, l'association comptait 350 membres; aoiDard'bai« ce nombre s'élève à 680.

La ooustance dans la ferreur et dans le Ijerfectionnement de l'œuTret voilà les pria* cipiles Jareurs que Dieu a daigné répandre sur fassociation de la Sainte-Famille en Té* glise de la Madeleine» k Bruxelles.

La première réunion des dames eut lieu le l**août 1852. Dès lors, 150 personnes se prtbeotèreBt. L'empressement è se ihire ins-* crire fut tel qu^en peu de jours toutes les places se trouvaient occupées dans Téglise, Le 98 avril suivant eut lieu la première Qiojécration de 906 membres. Aujourd'hui, ladifision des dames en comprend 700.

Les réunions ordinaires se passent en prières, chants et prédications. Tous les ans, rers le mois de mars, une retraite de quatre iours au moins est prèchée aux membres de la Sainte-Famille. Elle consiste daDs uoe instruction le matin, précédée du ytmCreaior^ et un sermon le soir, suivi du Miifrere, et de la Bénédiction du saint Sa* trement. Là retraite se termine par une commuoioo générale.

Outre cette communion générale pendant la retraite, les membres de la Sainte-Famille en foQt encore plusieurs autres dans Tannée, li ; a pour Turdinaire deux consécrations de oouveaux membres par ao pour chacune des difisions, et chaque consécration est précédée d'une communion générale, qui a lieu, de plus, aux mois de mai et de déceffltire, dfe sorte qu*en tout on peut compter l oa S communions générales par an.

Cette année, Tacte de consécration de nou« vetui associés s*esl fait, pour les hommes, le 27 octobre. On j a compté au delà de 600 QomoaoioAs; 50 nommes ont prononcé leur Nie. Rassemblée des dames a eu lieu le ieodeoiaiB. Au delà de 700 ont communié, et plus de 170 nouvelles associées ont fait leur consécration. Cette solennité semés* trielle a été relevée par des conférences , le chant des cantiques, et surtout par la piété des assistants.

Oaaod un membre meurt, tous ses éonf rères

soQt invités k s*approcher de la sainte table.

Oq bit une invitation spéciale aux membres

de la section à laquelle il appartenait. Une

Messe est offerte pour le repos de Tftme du

défaou A cette Messe assistent les membres

de la division. Tous chantent le Jftserere, le

icnif So/ralorsnufldî, et offrent leurs prières

\ Dieu pour TAme de leur confrère. Pour

l'organisation du chant des cantiques, qui

est an des exercices pieux, on a institué

une section de chant, composée de 90 à 35

jDeobres. Tous les associés chantent; mais

li section 5*occupe plus particulièrement

d'apprendre les nouveaux c^intiques, de dU riger, d'instruire les autres. Telle est rœuvre de la Sainte-Famille, atti jouit de Testime, de la protection, de la naute approbation des évèques, dans les diocèses ou elle se trouve établie, non-seulement en Belgique, mais aussi en France, en Allemagne, en Hollande, en Angleterre, et jusqu'en Amérique. Partout, et particulièrement h Bruxelles, malgré tous les obstacles, cette œuvre providentielle produit les fruits les plus abondants.

FAMILLE ( CoifGRéGàTioif des filles de la

SAINTE-)

La congrégation des Filles de la Sainte- Famille, établie à Séez, département de l'Orne, est destinée è honorer tous les mystères du Verbe incarné et à représenter la vie cachée de la Sainte-Famille Jésus, Marie, Joseph.

Elle a eu pour fondateur le très-pieux abbé Villeroy, de sainte mémoire, ancien membre de la congrégation des Budistes, théologien estimé et vicaire général du diocèse de Séez, pendant fexil de son vénérable pontife, Mgr Duplessis d'Acgentray. il dirigea et soutint par ses conseils, pleins de sagesse, dans ces temps malheureux, le clergé resté fidèle. Il est décédé è Séez, dans sa soixante^uinzième année, le 20 décembre 1823, plein de vertus et de mérites : il emporta avec lui l'estime et les regrets de tous les gens do bien ; la vénération et la plus tendre affection de toute sa communauté, qui possède ses précieuses dépouilles.

Elle a eu pour fondatrice la Mère Marie- Thérèse Raguenel, d'une vertu éminente ; elle était sans éducation humaine: mais docile à la voix du Saint<<Esprit qui se rendit luimême son maître, elle possédait, au rapport de plusieurs ecclésiastiques savants, pieux et éclairés, plus de lumières sur certains points de doctrine que bien des théologiens.

Elle naquit en 1777 dans la petite province du Perche, diocèse de Séez, de parents trèsvertueux, mais sans fortune. Elle n'avait que douze ans et demi lorsqu'elle perdit son père ; et sa mère ne pouvant subvenir à la subsistance de tous ses enfants , fut obligée de les éloigner d'elle, et de les confiera plusieurs de ses parents. Gomme c'était

Sendant la terrible révolution de 1789, la [ère Marie-Thérèse fut exposée k de 8 rends dangers par la licence des mœurs 'une partie delà paroisse où elle demeurait, et qui était alors desservie par un prêtre assermenté. Le bon Dieu la conserva, et elle ne tarda pas k revenir près de sa pieuse Mère. Un jour qu'elle travaillait proche de l'église ae sa paroisse, en 179i, des impies vinrent la dévaster, brisèrent le Christ et les statues des saints et profonèrent les vases sacrés ; elle sentit sunitement son âme pénétrée de la plus vive douleur, h la vue de ces horribles sacrilèges: et le bon Dieu Téclairant intérieurement sur la sublimité de notre sainte religion, et sur le grand malheur des peuples qui l'abandonnent et qui la persécutent,

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i)I€TIONNAlRfi

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l'atiira par une grâce for Ce et paissante à se cooaaerer d'ano manière spéciale è son ser« ¥ice, en esprit de réparation et d'amende honorable des outrages faits è ia majesté di- ▼ine.Quoiqu*elle ne connût point les desseins du bon bieu sur elle, et ne pensât nullement alors k ce qui devait arriver dans la suite, e>sl toujours ce premier attrait qui a été le mobile de tous ses actes intérieurs et extérieurs :et elle a toujours aussi regardé cet événement mémorable comme Torigine de la congrégation des Filles de la Sainte-Famille,

Occupée aux travaux de la campagne pendant plusieurs années encore, elle resta fidèle au bon Dieu avec qui elle ne cessa jamais d'être unie ; elle en reçut des faveurs spéciales et sa vocation d'être toute à lui fut mise è de rudes épreuves. Enfin fatiguée du commerce du monde, elle se retira entièrement chez sa vertueuse mère , que la mort lui enleva en 1800; elle vécut avec sa jeune scBur quelleaimait tendrement, mais elle fut contrainte de s'en séparer en 1801 : le bon Dieu continuait de l'éprouver d'une mafnlère bien sensible, et ne cessa point de le faire dans la suite. ^

£lie alla demeurer dans une bourgade peu éloignée, nommée Moulins-la-Marcne, pour 7 vivre, autant que possible, dans la solitude : c'est là qu'elle vit pour la première fois l'abbé Villeroy, alors grana vicaire du diocèse de Séez , qui y avait été appelé pour sflTaires. Le bon Dieu lui fit connattre intérieurement que c'était à lui qu'elle devait s'adresser pour sa direction : et, malgré sa grande timidité, elle résolut d*aller ^e

E' iter k ses pieds pour le supplier de vouloir ien la diriger; quoiqu'elle demeurAt assez loin de Séez. Bientôt elle eut lieu de reconnaître aue c'était une inspiration du ciel qui l'avait fait agir ainsi; car son confesseur, en qui elle avait une grande confiance, quitta la paroisse qu'elle habitait; et, dans ce même temps, le curé mourut, et fut remplacé par un prêtre assermenté, ce qui la détermina à aller demeurer è Séez.

Il lui restait deux diflScultés qui l'embarrassaient : Tune était que sa mère, avant de mourir, l'avait chargée de veiller sur la conduite de ses tiuatre jeunes sœurs; et l'abbé Villeroy, qu elle consulta sur ce sujet, lui répondit ce qu'elle avait à faire : et dans la suite, trois d'entre elles vinrent se ranger sous sa direction, et v ont toutes fait une mort très-édifiante. Lautre difficulté Tembarrassait moins ; c^était l'affection des personnes qui lui étaient attachées, et qui cherchaient k lui susciter des obstacles. Elle triompha de tout, et ne t>alança point fc suivre la volonté du bon Dieu, dès qu'elle la connut. Elle partit donc, etkia suite de la Sainte-Famille, qui lui fut représentée intérieurement fuyant eh Egypte, et donnée pour modèle. Elle eut en effet l'occasion d'imiter sa soumission k la divine Providence, son abandon, sa pauvreté, jusqu'au plus grand déuûment : car elle ne possédait absolument rien.' Elle ne connaissait dans la ville de Séez,

Sie Tabbé Villeroy : elle y lOua une petite ambre d'un prix proportionné k ses ressources, le jour de la fête de la Compassion de la très-sainte Vierge en l'année 18M. Cinq mois après, une jeune fille qu'elle con* naissait être d'une grande et solide piété, et d'une très-honnête famille, vint l'v joindre, et aussi k la suite de la Sainte-Famille fuyant en Egypte : ellen*obtint d'être admise k partager la société de la Mère Harie-Tbèrèse , qiravecpeine.il fallut le conseil de l'abbé Villeroy pour l'y déterminer. Peu de temps après, une seconde , attirée d'une manière remarquable, sollicita aussi son admission, mais là Mère Marie-Thérèse , qui prévorait

3u une telle réunion n'allait pas manquer 'être remarquée, et pourrait lui attirer bien des peines « qui effectivement ne tardèrent point. k se faire sentir, ne la loi accorda qu'avec une extrême répugnance, seulement pour déférer au conseil de son directeur; et après lui avoir fait subir nne rode épreuve. Elles tombèrent malades, et daos un dénument complet des choses même nécessaires k la vie (elles jeûnaient tous les jours au pain et k l'eau, et n'avaient pour se coucher, qu'une seule paillasse |H)ur trois qu'elles étaient alors : quelques copeaui de Dois suppléaient k l'insuffisance de ce pauvre lit). Une pieuse demoiselle nommée Le Doyen, informée de leurs besoins, vint k leur secours : et, édifiée de la conduite et des vertus de cette petite société naissante, embrassa plus tard elle-même, leur rëslement de vie, leur donna ce qu'elle possédait, et se rendit la tille spirituelle, très-humble et très-soumise de la Mère Marie -Thérèse qui, avant cette détermination, se vit encore, en peu de temps, comme contrainte de rece* voir quatre autres jeunes filles : la première Ait sa jeune sœur. Elle pensa alors k prier son confesseur, l'abbé Villeroy, de leur donner un règlement.

Il se rendit k sa prière et leur composa une règle avec des constitutions remplie» de sagesse auxquelles il ajouta tout ce qu'il trouva dans le saint Evangile et dans Ih Pères de la vie spirtuelle , de plus propre à les conduire k la plus haute perfection. Il leur donna pour patrons, Jésus, Marie, Josph, comme il avait été précédemment re-

Çrésenté intérieurement , k la Mère Mariehérèse; et pour Ans, celles mises en tète de ce recueil. Elles ne firent d*abord, pendant plusieurs années, que des voui annuels.

Ce règlementfut présenté au pieux pontife de Séez, qui le loua et l'approuva verbalement, de grand cœur; il ne put néanmoins y apposer sa signature, k cause des temps qni n'étaient pas favorables k la religion; mais il ne cessa point de protéger la communauté. Le monde, le gouvernement, Tenfer, et même quelques gens de bien, traver* aèrent de toutes les manières cette œuvre naissante, qui trouva toujours son soutien dans la divine Providence qui lui susciu des protecteurs et des bienfaiteurs dans le^

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DES ORDUES RELIGIEUX.

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supérieurs eecléftiastiqaes , et autres personnes de piété.

En 1814, la Mère Marie-Thérèse, pénétrée de la plus me douleur en voyant les malheurs de la France, se senUt pressée de se déf ouer, et s'offrit comme tictime à la di« Tîne Majesté avec loute sa communanié pré* sente et future pour obtenir le retour de la paix et le triompfede la religion. Ce dévoue* ment fut*il agréé du ciel?... Le bon Dieu le sait; mais ce qu'il y a de certain, c'est qu'il appela à lui, dans cette même année, cinq des meilleurs sujets et de la plus grande espérance pour cette congrégation.

Après la Restauration, elle trouva un pr<H tectettr zélé, un bienfaiteur signalé, un appui, un père, dans la personne du fénérable eniife Mgr Alexis Saussol, décédé le 7 rrier 18%. Il approuva les constitutions et règles, d'abord verbalemeni, n*en trou« faut pas la rédaction convenable. 11 chargea l'abbé Desauney, chanoine et supérieur du petit séminaire, ainsi que de la communautéy de les mettre en ordre pour les rendre plus claires. Ce qu'il a exécuté aussi pariai* lemeui qu'on pût le désirer; alors le vénérable prélat y apposa sa signature a^ec ioie, et les deux respectables évèquesqni lui ont succédé, l'ont aussi Tait h son exemple, en eihortani les soeurs à les observer fidèlement.

Là Mère Marie<>Thérèse, mûre pour le ciel, après bien des épreures et bien des peines, mourut en odeur de sainteté le 16 mars 1836« Elle laissa dans une extrême désolation toutes ses filles, qui obtinrent, comme une ravenr^pour elles très-précieuse, qu'elle pût être inhumée dans l'enceinte de leur cldture.

Les supérieurs de cette congrégation, autorisés par Mgr Rousselet, oni ajouté» è cette œuvre lou4 intérieure, celle des orphelines : ce qui no peut porter aucun préjudice è l'es* prit primitif de cette communauté ; car elles nedoÎTent avoiraucunecommunication avec les religieuses; quelques sœurs seulement sont eliargées de donner k ces enfants tons Its soins que requiert leur position.

Noos croyons devoir ajouter , pour la

!;loire du bon Dieu, que s'il a ménagé k cet DStitut de grandes épreuves, il a aussi, pat sa providence toute paternelle, pris un soin spécial de sa eonseryatiou. Cette congrégation, dont l'origine a été si oi>scure et Tes cooiaiencefflents si faibles, comme on l'a ru plus tiaut, s'est vue plusieurs fois manqtier du stricte nécessaire. Son abandon à la Provideoce n'a pas été. trompé, car, comme il est arriré à cl'atttres maisons religieuses, des secoors tout à fait inattendus arrivaient au moment du besoin, ou une l)énédictioii particulière sur les aliments qu'elles se partageaient entre elles, et qui, sans elle, eussent été bien insuifisants pour les soutenir.

Le bon Dieu lui a aussi donné successivemeal deux Pères tendres, dévoués et zélés, daiis les deux supérieurs ecclésiastiques qui ont succédé au vénérable fondateur et qui ont à peu près a(;hevé ce qu'il avait beureu-

(I) V«y. k la fin du vol., n« 85.

sèment commencé dans Tordre spirituel. Ils lui ont en outre procuré le bonheur d'avoir les sacrements. I^eur charitable sollicitude leur obtint des vases sacrés, des ornements et tout ce qui était nécessaire pour le cuite divin. Elle fit remplir les diverses fonctions du saint ministère, en attendant qu'elle pût avoir un chapelain, oe qui lui fut accordé en 1836; les sœurs ont d'autant plus apprécié cette faveur qu'elles ont trouvé en lui un Père tout dévoué.

Mais la communauté devenue trop nombreuse pour son habitation fut bientdt obligée de chercher une maison plus vaste; la Providence se montra aussi attentive k leur venir en aide dans cette circonstance en leur ftisant trouver un local plus convenable aOn de leur faciliter le développement qu'elles voulaient donner k l'œuvre qu'elles s'efforçaient d'atteindre; l'objet de leors plus ardents désirs est d'avoir pour chapelle un lieu moins indigne de Celui qui daigne l'habiter; elles ne cessent de demander au divin Maître de leur eu donner les moyens; elles ne désespèrent pas de les obtenir.

En attendant, les soixante membres qui composent la communauté de la Sainte-Famille Jésus, Marie, Josenh, bénissent le^igneur de les avoir retirées d'un monde ootrompu et placées dans leur sainte et chère solitude, oii elles peuvent, dans la pratique de leur sainte pauvreté, lui otn*ir, comme le leur prescrivent leurs saintes constitutions, leurs prières, leurs souffrances, leurs tra* vaux et toutes leurs œuvres, pour la sainte Eglise, pour la France, pour leurs bienfaiteurs, pour le salut des âmes, pour la pro pagation de la foi par tout l'univers. Au jugement des supérieurs ecclésiastiques elles obtiennent la grAoe qu'elles demandent sans cesse d'y finir leurs jours dans les dispositions de prédestinées, ce qui tlouble leur reconnaissance envers Dieu et leur attachement pour leur sainte maison. (1)

FAMILLE (FBicBKS oe la SAINTE- j; matsan mère à Belley (Ain),

L'institut des Frères de la Sainte-Famille mérite une large page dans l'histoire, soit par les faits qui montrent d'une manière frappante qu'il est moins l'ouvrage des hommes que celui de Dieu, soit par son but re* Gommandable et les succès qu'il a déik otn tenus. Dans les premiers temps de sa formation, cette société fut fortement ballottée et éprouva toutes sortes de contradictions, comme il arrive ordinairement aux œuvres de ce genre; mais Dieu s'en est ensuite montré le protecteur d'une manière éclatante. Elle ne fut pendant une dizaine d'années nue comme le g[raio de sénevé, mais, arrosée des bénédictions célestes, elle est parvenue aujourd'hui à former, on peut le dire, un grand arbre qui étend au loin ses rameaux. Effectivement, elle a fait en peu de temps des progrès rapides, car les Frères de la Bainte-Famille sont déjà répandus dans un grand nombre de diocèses, où l'on apprécie leurs services et où l'autorité épis-

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DlCnONMAIRB

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eopale leur accorde toute ta protection. Ou comprend tellement le bien qae font ces frèrett que la maison mère de leur société reçoit cnaque jour de noaTclles demandes

Eour en obtenir; c'est là ttn témoignage ien flatteur et bien enooarageaol pour ces hommes qui consacrent leurs travaux et leur existence a aller porter isolément ou plusieurs ensemble la bonne odeur de Jésus- Cbrist parmi les classes pauvres des villes et des campagnes.

Cet institut a sa maison mère et son supérieur général à Belley (Ain).

La pieuse et utile association des Frères de la Sainte*Famille a pour but toutes sortes de bonnes œuvres et particulièrement la sanctification de ceux qui en sont membres. Elle forme des frères qui exercent principalement les fonctions d instituteur primaire» de catéchiste, de chantre et de sacristain. Ils dirigent aussi des maisons de providence ou de refuge pour les enfants pauvres ou orphelins. L'enseignement de ces frères a un caractère tout paterne^ et il est basé sur les doctrines de notre sainte religion, qu'ils professent d'une manière édifiante.

La Providence, qui, toujours admirable dans ses œuvres, se plaît ordinairement k confondre la sagesse humaine en suscitant des hommes peu expérimentés et des moins érudits pour être les instruments de ses plus grands ouvrages, a tiré d'une famille pieuse et honorable des montagnes du Bugey un homme plein de foi, de zèle, de sé-

Îfacitéet de dévouement pour en faire le ondateur de l'association religieuse dont il s'agit. L'espace manquerait si Ton voulait écrire ici I histoire intéressante de cet Institut et de son fondateur, qui le dirige encore avec autant de sagesse que de zèle. Pour ne pas blesser sa modestie, on a cru devoir se l)orner maintenant k une simple notice. Un jour, une main habile racontera fidèlement et à l'édification des Catholiques toute l'histoire de cette pieuse institution.

L'association des Frères de la Sainte-Fa-* mille doit sa formation au R. frère Gabriel Taborin, né le 1*' novembre 1199 à Belle;* dottx,diocèsedeBellejr. L'illustre et renommé évèque de ce lieu, Mgr Dévie, qui honore l'épiscopat français par ses talents et ses vertus, et qui a doté son diocèse de tant de bonnes institutions, a puissamment contri* bué è cette œuvre par ses dons, ses conseils et sa haute protection, et c'est sous le patronage de ce saint évèque qu'elle a pris un grand développement en peu d'années.

Cette société date de Iffîb; elle prit naissance en quelque Ciçon k l'évérhé de Saint- Claude (Jura), où demeurait alors celui qui en est le fondateur. Ce pieux jeune homme avait conçu dès son bas ftge le dessein d'embrasser la vie religieuse, mais comme 'il ne connaissait pas de corporation qui eût le but qu*il se proposait, il souhaitait ardemment qu'il s'en lormât une dans laquelle il pût entrer, quoiqu'il se trouvAt très-heureux auprès au vénérable évèque de Saint- Claude» Mgr Antoine-Jacques de Chamon.

Il venait quelquefois k M. Taborin l'idée de former lui-même une association telle qu'il la désirait, mais il reponsAsit cette pensée, parce que son hamilité lui liitsait croire qu'il n'avait ni les vertus ni les talents nécessaires poor une entreprise de cette importance, et qu'il ignorait que la Sagess'e divine le destinait pour cette ceuvre adoiiratle. Un jour cependant qu'il était tottt préoccupé de cette pensée, il en fit part as digne évèque de Saint-Claude. Le vénérable prélat l'approuva avec une sainte joie, et ordonna k M. Taborin de commencer luimême cette œuvre. Celui-ci, quoiqu'il s'en crût toujours aussi indigne qu'incapable, obéit, et, animé d'un sainl courage qu'augmentait sa confiance en Die», il mit la main k l'œuvre. H dressa d'abord des règlements provisoires, puis il s'adjoisnit cinq jeunes gens qui paraissaient vonioir quitter le monde, mais qui n'en étaient pas sincèrement détachés, comme ils le firent voir bientôt. M. Taborin, avec ces cinq jeunes gens, prit solennellement l'habit reli- Sieux dans l'église des Bouchonx, diocèse e Saint-Claude, le second dimanche d'octobre de l'année 18tt. Ils s'étaient préparés k cette cérémonie par une retraite que leur donna, dans son presbytère, le vénérable M. Cbavin, curé de cette paroisse. Cet homme vraiment apostolique avait demandé à Mgr de Chamon, comme un privilège, que cette solennité se fit dans sa paroisse, pour l'édification de ses i>aroissiens. Le Dmit qu'une telle cérémonie devait avoir lien aux fiouchoux s'étant promptement répanda dans les environs, plusieurs membres dn clergé s'y rendirent, et l'on y accourut en si grande alDuence que Téglise, quoique vaste, ne pût contenir la dixième partie de ce peuple religieux, qui, de concert avec les eedésiastiques, t)énissait Dieu de ce qu'il binait naître une institution qu'on prévoyait devoir rendre un jour de grands services à la religion et k la société.

Après leur prise d'habit, les nouveaux frères allèrem s'installer dans une maison qoe leur avait louée et fait préparer k Saini- Claude M. l'abbé Girod, alors secrétaire de i'évêché de cette ville, et aujourd'hui vicaire général du diocèse, et ils ouvrirent une école qui réunit en moins de quinte joors presque tous les enfants de la ville, et ils furent chargés en même temps du service de la cathédrale, comme chantres et sacristains. Tout allait bien dès le délMit, mais le moment des épreuves pour le pieux fonda* teur et pour sa sainte entreprise ne devait pas tarder d'arriver, puisque c'est le caractère des œuvres de Dieu d'être éprouvées dans leur principe ; les associés du frère Gabriel voyant que leur nouvelle profession n'avait rien d'attrayant sous le rapport do bien-être et de l'intérêt personnel, renoncèrent k leur vocation; ils rentrèrent daasle monde et laissèrent le frère Gabriel seul, chargé de nombreux élèves et de tout le service de la cathédrale. L'humble fondateur, quoique frappé d'une pareille catastroi»br,

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DES ORDRES RELIGIEUX

FAM

i laqaeUe il élail loin de s'attendre, ne se ditooragea point : il se disait que si cette cnvre était la sienne, ce serait une oauvre lée morte, et que si c*était celle de Dieu, sa pravidence saurait bien en prendre soin, et lui eorojer en temps convenable des disciples plus constants et plus dévoués, qui traniileraient pour la gloire de Dieu et Ih salai do prochain sans espérer d autre rérompeose âne le riel.

La frère Gabriel TOjrant qu'il ne pouvait sofflre sea' pour le service de la cathéarale et Il lenne de l'école, pria M^r de Saint-Claude de le placer dans une petite paroisse, où il pût remplir seul les fonctions de l'institut qu'il cherchait h former. Mgr de Chamon, qtti partageait grandement l'ennui quéproufiit le foodateor, et qui était toujours plein lie bieoreiilance pour lui, accéda à ses désirs, eo le plaçant d'abord à Jeure, puis à Coorlefontaine, paroisses de son diocèse, oà le léié frère travailla avec une grande irdear, soit à catéchiser et à instruire la jeooesse, soit à former l'œuvre à laquelle Iheo rappelait.

Malgré l'estime ffénéralo dont il jouissaità lettre et i Courtefontaine, il quitta le diocèse de Saint -Claude, parce] que Dieu sembla loi faire connaître qu'il ne l'y avait 1» appelé pour s'y Gxer d'une manière periraoeiite, mais qu il le voulait dans son diocèse natal, pour y placer le berceau de sa société. C'est là, en effet, que, comme nous ravoos déià dit, sous le patronage et avec les conseils de Mgr Dévie, il vint à bout de former son institut, et de le mettre sur le boo pied où il est anjourd'bui. En entrant dans le diocèse de Bellejr, il eut d'abord le projet d'établir un noviciat à Cbampdor oaàUattteville, dans les montagnes du Bug?r; mais, après y avoir fiiit le bien pendant eoriroa trois années, avec un zèle toujours croissant, il alla, en 1829, à Belmont, canton de Virieu-le-Grand, où il établit aussitôt QQ pensionnat ; il y forma ensuite la prcnière maison de noviciat de son institut. Dieo bénit tellement cette œuvre, qu'on la vit pros|)érer d'une manière étonnante, malgré les orages que la jalousie, la calomnie Mluréligion firent parfois gronder sur elle. là maison que le Rév. frère Gabriel avait achetée à Belmoiit, devenait de plus en plus msuOisaQte )K)ur contenir les nombreux l'ustalaoïs qui se présentaient, et ce lieu ^K trop isolé pour les communications avec le dehors; c'est pour ces motifs qu'il quitta Belmont, après y avoir (ait le bien pendant onze ans, et en y laissant les plus profonds souvenirs de son zèle, de sa chanté et de sa sincère piété : de concert avec ^sr Dévie, il transporta le noviciat et la liaison mère de sa société à Belley, le 7 Mptembre 18U.

Arrivé dans cette vihe, il é()rouva une Bten grande contrariété : il avait cru pou- ^ir habiter l'ancien couvent des Sœurs de Sainte -Marie, qu'il avait acheté par acte *^-«eing privé; mais cet acte se trouvait ^lUHilé par suite d'intrigues de la part d'un

homme haut placé dans radministratioa civile, et opposé au nouvel établissement religieux qui se préparait dans la ville. Le Révérend ffère Gabriel se trouva alors dans un grand embarras, pour loger les frères et les novices qu'il avait amenés 'de Belmont ; il ne trouvait è Belley aucune maison convenable à acheter, ni même à louer dans le moment ; cependant le besoin était extrêmement pressant. Dans cette pénible conjoncture, Mgr Dévie, plein, d'une bonté vraiment paternelle PQur les frères de la Sainte-Famille, leur offrit l'hospitalité dans une maison située dans le clos de son évêcbé. Ils y passèrent deux mois dans une

frande gêne, causée par l'insuiEsance des Aliments; mais la Providence qui voulait mettre ainsi leur vertu à l'épreuve, veillait sur leurs besoins, et elle permit que leur fondateur trouvât enfin une maison à acheter. Plus tard, ils yen joignirent une autre que leur donna Blçr Dévie, pn voit par ce nouveau bienfait de la part du vénérable prélat, que ce n'est pas sans raison qu'ils le regardent, lui aussi, comme leur fondateur, leur père et leur bien-aimé protecteur.

Bientôt après, le Rév. frère Gabriel acheta une troisième maison avec le magnifique clos qui joint la cathédrale et l'évêché de Belley. Ces trois maisons étaient contigués, et appartenaient autrefois au chapitre de Belley. Le fondateur les a dit reconstruire presque entièrement, et les a rendues pror près a leur nouvelle destination.

Mgr Dévie, accompagné de son chapitre»

bénit solennellement ce magnifique établissement, en sept. 18^6, en présence de tous les frères et novices de l'association, qui s'étaient réunis pour assister à cette céré« monie, et aux exerciceb* de la retraité annuelle. Le vénérable prélat était attendri en parcourant les appartements de cette vaste maison, se rappelant l'état de gêne primitive de ces pieux frères, et il louait Dieu de s'être montré propice à leurs prières, et de leur avoir accordé des ressources inattendues pour former un si beau et si spacieux établissement. Le digne fondateur et les bons frères n'étaient pas moins émus que leur saint évêque, en voyant qu*ils pos^édaient enfin une demeure convenable, qui serait pour eux un asile de paix, où de nouveaux frères viendraient avec eux pratiquer la vertu à l'abri des dangers du monde, soua la sauve garde des conseils évangéliques, et se former aux connaissances nécessaires pour exercer les saintes fonctions de leur institut, et où ils auront tous le droit de venir finir leur sainte carrière, après s'être rendus utiles au prochain par toutes sortes de bonnes œuvres.

Dans la dernière maison que le Rév. frère Gabriel venait d'acquérir, se trouvait une belle et antique chapelle, qu*il s'empressa de faire agrandir et restaurer. Elle fut bénite avec une grande solennité, le S septembre idkkf par Mgr Dévie, accompagné de Mgr Vibert, évêque de Saint-Jean de Maurienne (Savoie), et de Mgr Depéry, évêiiue de Gap,

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M. Fabbë Desctiamps, missionnaire alors, et chanoine honoraire de Beiley« aujourd'hui religieui Dominicain» improvisa un magnifique discours, tout à fait approprié à la circonstance. M. I*abbé Gourmand, prêtre justetement chéri et rénéré rpar les frères de la Sainte-Famille, dont il fut TauroAnier pendant de longues années, montra dans cette même circonstance un zèle et un talent remarquables pour la direction des cérémonies. Les frères de cette société ne perdront jamais le souveair de ce jour mémorable, auquel ils purent gagner 1 indulgence plénière que N. 8.-P. le Pape Grégoire XVI leur accorda h l'occasion de cette solennités (Sa Sainteté leur a accordé la même indulgence pour toutes les années, au jour anni- Tersaire de cette bénédiction.)

Le saint zèle dont le Ré?, frère Gabriel a toujours été animé pour tout ce qui a pu contribuer nu bien spirituel et temporel de son Institut et des écoles qui lui sont confiées, le porta à faire des statuts et des règlements pleins de sagesse pour .^on association, et un recueil de prières è Tusage des frères ; il réunit le tout en un ouvrage, format in-12, intitulé : fiuide de$ frirei de la Sainte^Familh. Cet ouvrage fut imprimé à Bourg en 1839, aux frais de Mgr Dévie, qui le revêtit de son approbation, après Tavolr eiamîné et fiiit examiner. La première édition du Guide de$ Frèree se trouve épuisée, •t l'on sait que le digne fondateur s*est occupé d'en faire une seconde, suivant les observations faites sur les règles par la Sacrée Congrégation des évèques et réguliers. Il a publié son Guide avec une touchante solennité à la maison mère, è Belley, le 8 septembre 1858. Le nouveau Guide est précédé d'une instruction dans laquelle le pieux fondateur témoigne h ses frères te désir que ces saintes règles soient observées, en tout temps et en tout lieu, par ceux qui les embrasseront.Elles les conduiront sûrement à la sainteté et à la perfection de leurvocation, parce que touty est conforme aux maximes évangéliques et au véritable esprit des saints canons et du catholicisme. Tel est du moins le but que se propose cet homme plein de foi, et en qui on remarque un esprit créateur et une grande ardeur è faire le bien sans se décourager dans les traverses. Il en a souvent donné des preuves bien frappantes, et propres à convaincre qu'il mourra dans le bon [combat, les armes è la main, ainsi qu*il le dit souvent, et selon le doux espoir des heureux frères que Dieu a confiés à sa sollicitude paternelle.

Le Rév. frère Gabriel se rendit è Rome, en 1841, pour solliciter du Saint- Siège l'approbation de sa société et de ses f tatutt. Le Souverain Pontife Grégoire XVI se réjouit grandement dans le Seigneur de trouver un nouvel appui dans des ouvriers qui, sans être promus aux ordres sacrés, mais seulement liés par des vœux, ont choisi la plus humble |»art dan.s l'Eglise; et, d'après la demande du Uév, frère Gabriel, sa Sainteté approuva ledit institut, uar un décret du 18 août 1841, et par un bref du 28

du même mois do la même année. Oh!

combien fut grande la joie de ce Kev. frèr», quand il apprit que sa chère Société était reconnue a perpétuité par le Saint-Siégel Il en fut attendri jusqu'aux larmes.*^ A son retour de Rome, sa communauté partagea sa joie et chanta solennellement le cantique d'actions de grAces , et Kon donna la béoénédiction du très-8aint-8aereroent pour remercier Dieu d'une si grande Civeer. Le Père commun des fidèles a aussi enrichi cette société de grandes indulgences , et a comblé de prîTiiéges personnels son digne fondateur. Plus tard, le même Souverain Pontife écrivit aa Réf. frère Gabriel une lettre des plus touchantes, dans laquelle il lui témoignait la joie qu'il éprouvait de voir son institut prospérer si admirablement. Il l'encourageait à continuer ses travaux pour la gloire de Dieu, et lui envoyait de la ville sainte sa bénédiction apostolique, ainsi qu'à tous les frères et novices de la Sainta-ramille.

Après ses succès auprès du Saint-Siège, le zélé fondateur alla A Turin pour solliciteur aussi de Sa Majesté le roi Charles-Albert l'existence légale de son institut dans les Etats sardes. Ce souverain accueillit le Bé?. frère Gabriel avec la même bonté que Grégoire XVi, et, louant le zèle et le défouementdom les frères de la Sainte-Famille font preuve dans les lieux où ils eiercem leurs saintes fonctions , Sa Majesté autorisa leur société par lettres patentes en date da 81 mai 1842, et lui accorda la faculté d'acquériret de posséder, avec le droit d'établir une maison de noviciat dans le duché de Saroie et d'enseigner dans ses Etats.

En 1842, le fondateur retourna è Tario, pour solliciter du gouvernement sarde nne nouvelle faveur, c'était Texemption du setvice militaire pour les jeunes gens des Etats sardes faisant partie dudit institut. Plusieurs évêques et plusieurs ministres conselllèrcDi au Rév. frère Gabriel de ne point faire une telle demande, narce qu'ils ataient la certitude, disaient-ils, qu'elle ne serait pas accueillie ; mais il passa outre, et le résultat montra bien que c*éuit Tesprit de Dieu gui le dirigeait, car le ministre, qu'on croirait le plus opposé è sa demande, a^^rès avoir entendu l'humble supérieur de la Sainte-Famille, lui dit : c Vos frères sont trop utiles et fbnt trop de bien pour qu'on leur refuse la faveur que vous demamlei. Soyez tranquille, je serai votre avocat auprès du roi et du conseil d'Etat, et votre demande vous sera accordée. » Effectivement, les ft-ères de la Sainte-Famille obtinrent ceue faveur tant désirée, au grand étonoeinent des hommes, du reste bieu ii}tentionnés,qui avaient cherché à détourner le lélé fouoaleur de faire cette demande. .

En 1850, le Rév. frère Gabriel alla de nouveau è Rome, accompagné de son secrétaire, le frère Nicolas, pour solliciter du Saint-Sié^e Tapprobation des statuts de ^ société. Le Souverain Pontife Pie IX, qui occupe aujourd'hui si digneoient la châtre de saint Pierre, accueiltit Thumbio sui>é-

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