‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 4)Chapitre 95 sur 220 · IRÉ · texte numérisé non relu

IRÉ

Pdfaire, CoBor, Degiierry, Coinde 'et plu* steors autres que la chaire chrétienne compte lermi ses pins grands noms de ce temps, et qoi deTnient en si grand nombre donner des {trélats è l*Eglise. Parmi les associés de cette preoaière époque se trouvèrent égalementMgr La Croix a*Azolettet ancien évfique d*Aucn» H Mgr Loras, aujourd'hui encore étéque de

Sous Fautorité de Tarchevéque» la société est goiiYernée par un supérieur qui e^t nommé pour cinq ans par Monseigneur sur la présentation d'un chapitre composé de Ting-cinq membres. Ce supérieur est indéfiniment rééligîble.

Comme on le voit, la société est purement diocésaine. Cependant avec l'agrément de

Dubaeh, en Amérique. Enfin, dans ces der- ^'archevêque, son premier supérieur, elle

mères années, la société des prêtres de .Saiot-Irénée a donné au siège épiscoçal de Mmes Mgr Plantier, dont tous connaissent )es conférences prècbé«s à Notre-Dame de Paris.

Mais tout en perdant plusieurs de ses membres les plus éminents, la fondation du rirdinal Fesch n'a pas laissé de marcher toujours dans la voie tracée à l'origine, et de grandir pour le but plus spécial qui lui était marqué. De 1816 à 1856, c'est-a-dire pendant un espace de quarante ans où elle M cessa d*étre sur la brèche, elle avait fait, pour ainsi dire, l'épreuve de l'existence, et il Tolonlé du Ciel semblant visiblement se {•roQoncér pour elle, elle dût songer à remplarer ce qu'il pouvait y avoir de trop vague

00 de trop provisoire dan.s les constitutions* iiar une forme définitive, plus nette et plus ibrte. On prince de l'Eglise romaine l'avait mimée de son inspiration à son berceau; un antre prince de ll^iglise romaine, S. E. le cardinal de Bonatd est venu la prendre h son Ige adulte, et Tarmer de tout ce qui peut issarer l'extension et la durée du bien qu elle est appelée à faire.

Noas ne pourrons entrer dans le détail de 100 organisation intérieure, mais voici som- Mirement sur quelles bases repose la société des prêtres de Saint-Irénée. Nous n'a- 10DS qo'k reproduire quelques articles du Iirrede ses statuts et règlements que nous tToos sons les jeux.

Us prêtres de Saint-Irénée se consacrent

1 semr r Eglise de Lyon en esprit rt'obéis- «nce parfaite envers Mgr Tarchevêque. Cette obéissance religieuse et entière est Tesprit propre, et comme le fondement de la société. Elle embrasse les travaux de la prédication, 'enseignement et surtout celui qui se donne dans les séminaires; le ministère h sa charge dîmes, les œuvres de zèlo et généralement toutes les fonctions ecclésiastiques. Elle n excepte rien ; mais là prédication et l'enseiî«eme«i sont les deux grands buts vers lesliuels, aujourd'hui, comme h son premier J^urja société se propose plus particulièreoient de diriger se:» efforts.

Ul)éissance étant le lien de la société, thaque associé s'y dévoue par un enuago- Bept spécial qui a d'abord une durée de wots ans, après quoi il devient perpétuel et we pour toujours dans la société.

Cet engagement d'obéissance et de stabi- «lé est le seul prononcé par les associés. Ils JJ lont pas le vœu de pauvreté comme dans ^ ordres relisieux. L'archevêque de Lyon •^eur Téritable et premier supérieur. De J"«5« qu'il teçoît leur engagement, il peut w disposer.

étend le cercle de ses labeurs apostolique» dans tous les diocèses de France qui appellent ses prédicateurs principalement pour les stations de Carême.

La société a, dans le diocèse, plusieurs séminaires sous sa direction. Elle a de plus, aux Chartreux même, près de la maison mère, Un collège, ou institution en plein exercice.

La société ne reçoit, pour associés, uue des eccléâi^sHques appartenant au diocèse de Lyon par leur naissance ou pardes lettres d'incorporation. Elle se recrute surtout parmi les jeunes élèves des petits séminaires qui, après leur côurS de pnilosophié, sont admis a faire» aux Ctiartreux, leur cours de théologie.

Ce conra est orditiaiireiiient précédé d'nno année d'études pendant laquelle on les prépare à la collflUon des grades académiques. Dès leur entrée dans la maison mère ils sont placés sous la direction d'un maître des novices, lequel étend également sa sollicitude sur les prêtres qui se présentent avee l'intention d'être reçus dans la société; mais pour ces derniers le noviciat ne dure qu'un an. Ce n'est qu'à l'expiration du noviciat qu'ils peuvent être admis h rengagement triennal ; après cet engagement ils sont dirigés vers une des œuvres de la société, ou appliqués à des études plus fortes qui leur permettent d'arriver à la licence ou au doctorat.

La société des prêtres de saint Irénée fait une profession particulière d'attachement au Saint-Siège et d'obéissance k ses décisions; et elle trouve avec bonheur comme la promesse d'un riche avenir dans le chapitre Y de ses Constitutions^ qui a pouriiite: De Tobéissancê au Souverain Pontife^ ei où nous lisons: «Les prêtres de saint Irénée trouveront dans le nom qu'ils ont l'honneur de porter et dans le diocèse auquel ils appartiennent, un motif pressant et intime de se tenir invarlahloment attachés au Souverain Pontife par les liens les plus étroits d'une profonde vénération, d'une obéissance pariaite. d'un amour tendre et filial. Ils sont les enfants du saint Docteur qui transmit à l'Eglise de Lyon, avec l'amour de Pierre, la pure substance de la foi. Ils sont prêtres de la ville au sein de laçfuelle les évêques de l'Orient et de l'Occident rassemblés en concile cacuménique, proclamèrent, en langue grecque f)t latine, les glorieux pri? iléges du vicaire de Jésus-Christ. Ils s'attacheront donc avec une fermeté inébranlable k la foi de l'Eglise romaine, faisant une profession particulière fie se conformer en tout k ses décisions; tt

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lionsemnt tomme un précieax héritage la niémorable parole de leur père saint Irénée : Ceii autour de cette EglUe^ la première et la plue ancienne f oui apparaît à tous les regarde, et qui a été bâtie et fondée $ur les glo^

DiCTIONNAlAK JAN ^y^

rieux apôtree Pierre et Paul, ficedoii néeeêeairement se grouper^ à came de «on éminenle principauté^ toute Eglise^ c'en-à-dirt toui let /idileê gui sont répandus dans Tm* niverê' »

JACQUES DE VÈPÈE (Oedab de Là cbbya-

LBRIB DB SAINT-).

Cet ordre, autrefois Tud des plas célèbres et des plus riches de la Péninsule, prit naissance en Galicie et est dû k Tinfluence des pèlerins qui se rendirent h Saint-Jacques de Compostelle. La congrégation de saint Eloii dont les chanoines appartenaient à Tordre de Saint-Augustin, fonda plusieurs hôpitaux pour recevoir les pèlerins que les Maures, alors maîtres d^une partie de l'Espagne, maltraitaient et ransonnaient trèssouvent.

La Tille de Léon rit s^élerer le premier de ces édifices; le second fut établi sur les frontières de la Castille; plusieurs autres établissements furent ensuite fondés sur le cbemin de Saint-Jacques que l'on appelait la voie française.

Treize gentilshommes s'associèrent è cette cpurre pieuse, et firent vœu avec les religieux de saint Eloi d*assurer, soos la protection de saint Ja(H]ues, les passagers contre les incursions. des Maures.

Le Pape approuva, en 1175, les constitutions, sous la règle de Saint-Augustin. A partir de cette époque, Tordre ne fit que progresser. H éleva de nouvelles maisons, et sa réputation et ses richesses allèrent en augmentant ; mais en 1493, immédiatement après la mort du grand maître, Alphonse de Cardenne, le Pape Alexandre VI réunit la grande maîtrise a la couronne de Castille, en faveur de Ferdinand le catholique; depuis tors, les rois d*Espagne conservèrent le titre de ^rand maître de Tordre. Sa décoration consiste en une croix rouge en forme d'épée, dont le pommeau est fait en cœur et les bouts de la garde en fleurs de lis; cette croix se porte è un ruban rouge, et les jours de cérémonie, à un collier noir à triple ranç. Le serment est conçu en ces termes : roiimo hayo volo de tener^ defender y guardar en publico y en sepretto^ que la vtrgen Ma'rta, Madré de Dtos y senora nuestra, fu €oncebida sin mancha aepecado original : « Et aussi je fais vœu de tenir, défendre et couserver publiquement et en secret la croyance que Ja vierge Marie Mère de Dieu et Notre- Dame fut conçue sans la tache du péché originel* »

JANVIER(OliMBDBLACBBVALBBtBDBSAINT-)

Dans le royaume des Deux-Siciles,

Cet ordre célèbre fut institué par le roi Charles III de Bourbon, par son mariage avec Marie-Amélie, fille d Auguste UI, roi

de Poloene, par un décret du 3 juin de Tao^ née 1736. Clément XII l'approuva par uns bulle, et Benoît XII par sa constitution Romance Ecclesiœ^ du 30 juin 1745, confirma Tordre et lui accorda divers privilèges que mentionne Ironeas dans la vie de Benoit XiV, en donnant quelques détails sur cet ordre. Le Roi en est toujours le grand mattre; il

f' a quatre officiers, c'est-k-dire un chanceler, un maître de cérémonies, un trésorier et un secrétaire. Il y a dans cet ordre des chevaliers de droit et des chevaliers defa- Tours; les premiers doivent faire preuve de

auatre quartiers de noblesse ; les autres o*ODi 'autre titre k cet honneur que le choix du roi.

La décoration Journalière est uu large ru« ban rouge de soie moirée qui part de Yé* paule droite et se réunit au flanc gauche par les deux t>outs à laquelle était attachée une croix d*or sur émail blanc, portaot Timage de saint Janvier, évèque, principal patron du royaume, avec quatre fleurs de lis qui sortent des quatre angles intérieurs. On porte une autre croix bien plus grande brodée en or et argent sur la Giamber^a oo sur Thabit, du c6té gauche de la poitrine avec cette devise : In sanguine fœdus.

L^habit de cérémonie de Tordre consista en un manteau de pourpre semée de lis d*or, avec une doublure de taffetas couleur de perle avec des mouches d*hermine, deux cordons tressés d*or et de soiepour Tattacber k la ceinture des culottes, qui sont de drap d*argent sur un fond blanc ayec des boutons d*or, une ceinture de chevalier du méoie drap que le manteau, où l*épée est suspendue, un chapeau noir avec des plumes, des bas blancs avec des fleurs d*or, des souliers noirs. Les chevaliers préfets ajoutent une garniture d'or k la couture de la Giam" berga et au bord de la veste, des culottes et du chapeau; ils ont les bas couleur ponetou. Outre cela, tous les chevaliers sont ornés d'un collier d*or, dont les anneaux représentent alternativement la mitre et la crosse épiscopale, emblème de saint Janvier; et U lettre G, qui est Tinitiale du nom auguste de Charles lU. fondateur de cet ordre.

On porte aussi ce collier sans Tbabit de Tordre dans les grandes cérémonies.

Les quatre ofliciers dont nous avons parU prêtent serment le jour de leur DOminatioe- Pour leur donner un nouveau signe de distinction, en 1827, le roi François !*• ordonna qu*outre la croix et le ruban rouge moirée suspendu au cou, ils devaient p(»rter* comme les grands oBriers de loitiie

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DES ORDRES REUGIEUI.

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rojal (le Ferdinand et dn Mérite, le croix brodée d'argent fixée da cAté gauche de la fioitrijie« afec le portrait de saint Janvier iQssi en arigent» comme faisant partie de la croix.

Les articles principaux des statuts de Tordre soni, l*de défendre h quelque prix que ce soit, la religion catholique; 2* de jurer liiJéliié au roi qui en est le ministre.

On désigne dans TAlmanach royal du rojaume des Deux-Siciles le nombre des cberaliers entre lesauels figurent surtout, outre les princes de ià famille royale et auirei princes royaux, plusieurs souverains régnants, comme Tempereur d'Autriche, de fia?ière, du Danemark, de Prusse, l'empereor de toutes les Russies, le roi de Sardaim^ le grand duc de Toscane et le duc de Lacques.

JUN-BAPTISTB ET SAINT-THOMAS (Ormi DE CBxvALBBiB DU SAINT-J, à Aoume ttnonà Àncône.

Qoelqaes preux et zélés gentilshommes doQoèrent lieu k rétablissement de cet ordre decbe?alerie nour donner des soins et procurer des soulagements aux malades et aux pèlerins animés d*une ardente charité; ils lesréanirent dans différents hôpitaux qu*ils iraient érigés avec toutes les commodités désirables, en les appropriant h tous les besoins I ils furent réduits en commandes k cause des legs considérables qu*ils avaient reçQS et parce qu*i)s avaient été comblés de priTiléges par les Souverains Pontifes qui, avant eleré les gentilshommes au rang de cheraliers sous les hospices de saint Jean- Baptiste et do saint Thomas , les obligèrent à uire la guerre contre les brigands pour bcilUer et rendre plus sûrs les voyages des pèlerins en Terre-Sainte. Selon quelques aateurs qui ont traité des ordres militaires et de chevalerie , Tordre fut aussi appelé dePtoIroaide et d*Acre comme aussi d'Auena eld*Asaurron.

Alexandre IVapprouva cet ordre. Jean XXII le oonGrma sous la règle de Saint-Augustin. Atphonsele Sage, roi de Casti Ile, avant appelé dans ms Etats un srand nombre de ces cava* liers pour faire la guerre aux Maures, les combla de bienfaits et leur laissa beau- ^op de richesses par son testnment; mais rordre ayant éprouvé de grandes pertes en Sjrîe, ne put plus se soutenir par ses propres forces ; c'est pourquoi il fut réuni k celui deSaint-Jean de Jérusalem, qui se proposait la inèoie fin et dont Tespiit était k peu pvè^ le néme. D*après Bonanni, leur décoration ^ait une croix rouge pleine avec des pointes ce fonoe de marteau, au milieu de laauelle talent les images de saint Jean-Baptiste et dt saint Thomas.

JEAN DE DIEU (GovMOtiAUTi m SAINT).

Cette communauté fut fondée k Gand par l« chanoine Triest En 18S3, il établit un Bc ses frères de la Charité pour commencer la eemmonauté des frères de Saint<»Jei:n-de

Dieu, en suivant la règle ae ce saint. Jls avaient k garder des condamnés pour dette.o, enfermés alors aux Alexiens. Depuis 1825 feulement cette communauté commençar k* être connue, parce que dès lors elle soi«

Ka les inBrmes dans les maisons particu* irea delà ville. Gomme en 1828 le couvent des Alexiens devint rfaospice des aliénés, les frères de Saint-Jean-^de-Dieu, allèrent de meurer-au commencement de 1829, dans une partie de l'ancien couvent des Thérè* siennes, où ils restèrent. En 1836, k l'époque de la mort du fondateur, les frères étaient au nombre de treize. Leurs fonctions consistent k servir de gardes-malades chez les particuliers de la ville et des environs, cinq personnes infirmes avaient leur chambre dans la maison des frères et étaient soignées par eux, moyennant une modique pensiun.

JEAN DE DIEU (Orobb des fb&rbs ob Là

CHuaTit DE Saint-/.

Pendant que le protestantisme, k la voix de Luther et de Calvin, passait sa faux dé* dévastatrice sur toutes les institutions religieuses de TAIIemagne et de la Suisse, Dieu permettait par une sorte de compensation , que la foi catholique brillAt, dans d*autres contrées, de la plus vive splendeur, et quelle y engendr&t des, prodiges de science, et de charité. Dieu leur opposa d'illustres cardinaux, des prêtres dévoués, de savants religieux, de pieuses, d'héroïques femmes, et un grand nombre de saints personnages

3ui firent ta gloire de TEglise et l'admiration 6 ce siècle. Sur la chaire de saint Pierre, Léon X, Paul III, Jules IIJ, Paul III, saint Pie y, Grégoire XI, Sixte Y, Clément VIII, dans le sacre collège, dans l'ordre des prêtres, k l'ombre des cloîtres se distinguait un nom- Dre innombrable de savants et de saints,

La catholique Espagne, le Portugal, terres privilégiées, que Thérésie ne souilla jamais de son contact impur,avaient pu voir l'antitrinitaire Michel Servet, Aragonais, étouffé par les fiammes juridiques de Calvin; mais sur le sol de la péninsule ibérique la foi se conserva vive, toujours pure, car elle avait pour gardiens : les cardinaux Ximénès,Carvajol, Lago, Zaputa, Tolet Quiménez; pour pasteurs saint Thomas de Villeneuve, archevêque de Valence, don Barthélimjr des Martyrs, archevêque de Bragues; Carunza, arche* véque de Tolède; le bienheureux Jean Ri« beira, archevêque de Valence, Antoine de Guerava, évoque de Mentonedo; car elle inspirait cette ardente charité qui dévorait saint Ignace de Loyola, saint François Xavier, saint François de Borsia , sainte Thérèse , saint Jean de la Croix , saint Pascal Boyjen , saint François Calano , saint Louis Bertrand et saint Jean-de-Dieu.

Tel était le magnifique ensemble que présentait le catholicisme au xvi' siècle, kcette époque de luttes ardentes, où d'un côté, les aîiôtres de la Réforme, divisés entre eux, proclamaient une doctrine nouvelle; que dis-

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MCTIOlQfAIRE

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je, cent doctrines, daille symboliques différentes, tandis que de l'autre côte tous ces pontifes, tous ces prêtres, tous ces religieux se levaient pour défendre un dogme îmmna^ ble, un symbole unique, enseignés dans TB*-

{;lise depuis l,SeO ans; ils protestèrent par eurs écrits, par leurs paroles, par leurs osu- ▼res contre Thérésie naissante. Entre tant, de Papes vénérables par leur sainteté , tant de princes de l'Eglise, d*éTéques illustres par leur immense savoir, tant de saints sublimes i»ar leurs vertus, Jlean-de«Dieu, qui fut tour a tour, berger, soldat, bûcheron, fut l'hum* ble instrument dont Dieu voulut se servir pour manifester la plénitude de ses miséri* cordes , pour réfuter victorieusement Ter* reur protestante par des couvres empreintes de la plus vive charité. La pensée qui anima Jean-oe-Dieu exerça une influence irrésistible sur son époque; les trois cents maisons, dont trente-trois en ("rance, qui formaient l'ordre de la Charité à la fin du dernier sià* de, le concours qu'ils rencontrèrent dans toutes les classes de la société, les fruits de bénédictions qu'ils produisirent chez tant de peuples divers, radmiration qu'ils ne cessèrent d exciter, sont une nouvelle preuve que Dieu se sert de ce qu'il y a de plus faible, de plus méprisable aux veux des hommes, pour opérer des merveilles. Qu'elle est puissante la religion qui inspire des œuvres si héroïques, qu'elle est sublime, qu'elle est divine cette charité qui bit entreprendre de si grandes choses pour l'union et pour le soulagement du prochain t

C'est une vérité constante annoncée par la bouche du Seigneur, qu'il y aura toujours des pauvres sur la terre et qu'ils seront répandus dans toutes les parties du monde, afin d'être l'objet de la charité des fidèles. On peut dire qu'il était en quelque manière nécessaire que Tordre, qui porte le nom de cette vertu et qui la pratique avec autant de zèle, s*étendft do tous cfttés et au*il eût par-

rSOflNCBS.

tout des maisons afin d'être Tas! fe et le refuge de tous les misérables. Aussi, voyonsnous quela Providence l'a faiûreceyoir presque dansions les royaumes chrétiens, il prit naissance en Espagne, la piété de Philippe II, qui y régnait alors, le porta à loi donner plusieurs maisons en différentes rilles poor y exercer rhospitatité, et son exemple ex* cita une saitfte émulation dans l'esprit des principaux seigneurs de la cour et des plus riches habitants, en sorte qu*en|)eu de tem(>$, des hôpitaux considérables furent établis. Le Portugal signala aussi sa piété par plusieurs beaux hôpitaux, qui furent fondés par les rois et par des particuliers i)0ur j établir des religieux de Saint-Jean de Dieu et pour y recevoir les imuvres. l-es aulrcs Etats furent bientôt informés de Tutilité de cet institut. Le Pape Grégoire Xlli fit venir è Rome plusieurs de ces religieux, leur flt bAtir un hôpital, et, dans un temps de peste« les envo/a au secours des Flamands. On vou* lut pareillementjen avoir en Sicile, à Naples, i Hilan,à Florence, en Savoie, en Sardaisne et dans les différentes principautés d'Italie. Peu de tempsKaprès, on en appela aussi en Allemagneeten Pologne, oi^ ils ont toujours exercé depuis leurs fonctions d*bospitaIiié avec tant d'applaudisssements. Ils ne furent introduits en France qu'i lafinduxvu'siècle. Hais ce qui prouve mieux encore quelle a été l'importance del'institut des frères delà Charité, avant que les décrets révolutionnaires du a novembre 1789 et du 13 février 1790 lui eussent enlevé les établissements qu*il possédait euFrance ; avantqu'une révolution récente les dépossédât de toutes les msifoos dans.la Péninsule, c'est le tableau ci-après, qui indique par généralat et par province ecclésiastique le nombre d'hôpitaux qu'il avait créés, le nombre de religieux qui les desservaient et le nombre de lits que cet hôpitaux contenaient.

Espagae. .

Possessions espag.

diiNoav.*lioade.

Portogal.

Cénératat iTEspagne.

Province d'Andalousie.

^^ de Caslille.

de rAmériqne du Snd.

du Pérou et du Chili, de la Nottveile-Gapagne* lies Philippines*

de Portogal,

Possessions portugaises de Tlnde.

Etats rottstns.

Généralat d Italie.

ProvtAce do Saint-Pierre de Kome, — de Loinbardic.

— - de Sardaigno.

Province de Naples.

Etata hapolllains. — de Bari.

-« de Sicile.

Province d'Allemagne.

— - de Pologne.

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Q*,». français., t^&pit.

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