‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 4)Chapitre 94 sur 220 · IRÉ · texte numérisé non relu

IRÉ

DICTIONMÂlRE

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et l*dn de ce3 deux le litre d*écoDome. En inourant, H. de Lamennais désignera les membres qu*it yeut établir à la tète de son institut t et qai le gouTerneront pendant trois ans. Aprto ces trois ans, il y aura une élection générale, faite par les frères profès présents, et qui donnera aux élus, tot^jours rééligibles, ta suprême autorité pour trois ans, et ces élections se feront sous la présidence de Taumônier de Télablissemeut, qui donnera ausslThabit aux postulants, et recevra les notices à la profession, mais en venu du suiïrage des frères, auquel il n'aura l^oint de part.

La sacrée congrégation desËvèques et des Uéguliers donna, en date du 7 janvier 1851, un décret laudatif des règles, et, dès le l*'da nièinc mois, notre Saint-Père le Pape, Pie IX, avait adressé une lettre flalleuse à M. de Lamennais, qui, la même année, fit im?

primer te tout avec une nouvelle édition de ses règles, adressées à ces chers frères.

Cet institut a maintenant s{i maison mère à Ploermel, au diocèse de Vannes; c'est dans cette maison que réside M. de Lamennais., (lui a vu, sans grandes contradictions, grandir ut se multiplier le nombre des frères. Néanmoins cette congrégation nouvelle a eu« comme toutes les œuvres qui commencent, sesmécomptesetsesiuexpériences.Parexemple, le frère I^ace, le plus ancien de la communauté, directeur de la maison œère, a quitté Tinstitut après de longues années I il y a peu, on a cru nécessaire de congédier des membres et on en a renvoyé une cen* tatne dans une année 1 Ces^ mesures, en épurant le troupeau, sont ordinairement le salut du bercail. Le costume des frères consiste dans une lévite noire et longue, entièrement boutonnée jusqu'au bas. Ils portent, suspendu au cou, un crucifix en enivre, qui parait à l'extérieur; une culotte courte, un chapeau dit romain et une calotte. Ils perlent aussi, mais non habituellement, un petit manteau d'un mètre de long. Dans les eolonies, les frères peuvent porter des pantalons, ainsi que ceux de France, qui, dans certains emplois, ne portent pas l'nabit religieux. Ils ne peuvent porter de cravate avec leur babit religieux. (Fey.(l)

Rens^imemmtt recueillit passim. — Jl«eueil à Vuioae dee frêre$ dt FJmlruetion ehrMenne. ratmes, imprimerie de Guiiave de la Marulle. Ce recueil a plus les formes d'un directoire religieux et moral que d'un code de règles monastiques.

IllÉNÉE, (Sociiri des paAraBS db Saint-},

à Lyon.

La société des prêtres de Saint-Irénée doit son existence au cardinal Fesch, qui a laissé de si précieux monuments de son zèle et de son amour pour l'Eglise. Au sortir de nos grands orages révoluiionnaires, ce fut la t'«éoecupation universelle de l'épiscopat français de former dans chaque diocèse ciNnme un corps de prêtres ausiliaires destinés à remplacer les congrégations reU-

(t) Vtftf. à U fin du vol., u* li5.

gieuses presque anéanties sur le sol de notre pays, son pour le ministère de la prédica* tion au sein des peuples, soit pour la régénération de renseignement dans les séminaires, soit enfin pour toutes les' œuvres en dehors des fonctions^pastorales ordinaires.

A la tête de l'un des plus grands diocèses de France et des plus religieux, disposé à profiter de toutes les ressources dont poQ^ rait user un oncle de l'empereur Napoléon i", le pieux cardinal songea de boune heure à doter son Eglise d'une institution que réclamaient instamment les besoins de l'époque et dont il prévoyait de si heureux fruits pour l'avenir. Toutefois, telles étaient les difficultés des temps, et telle lut bieolOt la rapidité des événements que ce ne fut qu'en 1816 et du sein de Rome où Ynnii poussé un souffle de la Providence, que Véminent exilé put voir la réalisation de ses plans longuement mûris. Fidèle interpréta de sa pensée et dépositaire de toutes sei sollicitudes à ce sujet, M. Bochard, un de ses vicaires généraux, fut chargé de diriger en son absence et de développer losurre naissante. Un certain nombre d'ecclésiastiques distingués furent réunis è Lyon, dans rancienne maison des Chartreux, résidence admirablement choisie et que la société doit à la générosité de son fondateur. U. l'abbé Mioland, aujourd'hui archevêque àToulouse, leur fut donné pour supérieur, et jusqu'en 1837, année ou il fut promu à Tévéché d'Amiens, il présida, aux destinées progressives de l'institution naissante.

Les associés n'eurent d'abord d'autres règles que celles qui avaient été données

Bir Saint*Charles aux PP. Obl^ts de Milin. ais ces règles, écrites pour un autre siècle et pour d'autres contrées, devaient nécessairement contenir certaines prescriptions d'une application difficile ou impossiUe. Aussi fallut-il procéder par extraits et par cboiit et bientôt s'appuyer surtout sur des usages traditionnels qui naissaient des circonstances et qui venaient oon#aorer une expérience peu à peu ^tcquise. La société grandissait ainsi Dénie de Dieu» el toujours fidèle à elle-même, elle ae foroMll en quelque sorte sur son tempérament et sa pbysiooo* mie propre, occupant nue place intenné* diaire entre le clergé séculier et le^ ordres religieux. Chaque année voyait ses liens intérieurs se resserrer, ses travaux se mul* ti plier, ses membres devenir plus nomtwettX. Il est peu de villes, peu de campagnes dans le diocèse de Lyon où ii*aî| pas retenti la voix de ses missionnaire^, ei il aorait di/t ci le de nommer les Eglisoa qu'ils ont évan« gélisées dans toute la France» surtout pea* dani les stations du Caréoie*

Les engagements contractés daus la s^* ciété n'eurent d'abord rien de per|iétuel et d'irrévocable. Des prédir^teurs devenus célèbres, purent, après s'être foroiés h oeue école, porter ailleurs une parole dont ^ accents apostoliques cooinbuèrenl, poor une si large part, h la consolation et à la gloire de la religion. Tels fureoillM. Doaaei»

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DES ORDRES RELIGIEUX

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