Ne poiol dérober
b' « Ne point porter d'habits de soie ou ornés do fleurs.
9* • Ne point chanter ni danser
10> t Ne point recevoir d'or, ni désirer de posséder de l'argent. »
MKALOGVE DE MINH-MÊNH.
On sait que Minh-Ménh est le père et le prédécesseur de Thiu-lhri, roi actuel des An* Dimiies. Ce cruel persécuteur du nom chrétien m voulu composer un Décalogue, pour l'imposer à ses sujets comme règle de conduite. Noos aurions bien désiré posséder la traduction de celte pièce curieuse, mais elle ■*e>t pas encore parvenue en Europe, du moins que nous sachions. Nous sommes obligés de nous contenter d'éuoncer la formule principale de chaque précepte, telle que nous U trouvons dans une lettre de Mgr H.ivard, évéqoede Castorie, insérée dans le IX* volome des Annales de la Propagation de la foi. (Test dans la même lettre que nous puisons les détail» qui suivent.
Le mi Minh-Ménh, par son édil do G janvier 1833, proscrivit la religion catholique •tans toute l'étendue de ses Etats;, le résultat de cette mesure fut une persécution affreuse q ji fit couler à grands flots le sang des mar- Mrs sur le sol annamite. Mais ce prince astucieux, comprenant bien que la religion ne consiste pas entièrement dans les pratiques extérieures, résolut de l'étouffer dans le cœur même de tous ses sujets. Réfléchissant donc tor ions les moyens d'atteindre plus sûrement ce terme affreux de tous ses désirs, il se rappela que le Décalogue des chrétiens était la principale règle de leur conduite, Hue les païens eux-méuies le citaient avec