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«toge, et que quatre fois par année les fidèles se réunissaient en grand nombre pour célébrer ensemble les saints mystères. Le roi avait trop d'esprit pour croire qu'il lui était possible d'anéantir un culte, sans rien substituer à sa place: en prince philosophe, il résolut donc d'opposer, en quelque sorte, culte à culte, fétes a fêles, et décalogue à décalogue. Ainsi il fit feuilleter une foule d'ouvrages de morale, ceux de Confucius entre autres, dont on a noté par ses ordres les plus beaux endroils, ainsi que tous ceux qui pouvaient avoir quelque analogie avec la doctrine des chrétiens; ensuite on a cousu tout cela du mieux possible, cl l'on obtint ainsi un corps de doctrine que l'on divisa en dix articles. L'nc préface emphatique rappelait aux Annamites que, désirant marcher sur les Iraccs de ses augustes prédécesseurs, le roi, dans sa paternelle sollicitude, avait composé ces dix préceptes. Leur exacte observance, y est-il dit, ne peut manquer d'olitenir du ciel une paix heureuse pour lous les habitants du royaume, et les plus abondantes moissons.
Un autre décret régla le cérémonial de la réception de cette pière importante. Partout on dut se préparer à la recevoir avec un religieux recueillement : il fallut aller procèssionnellemcnl à sa rencontre, la porter avec respect sur ses épaules. Il était ordonné de la renfermer dans une sorte de chasse, comme les reliques des saints ; de temps à autre on devait lui faire un certain nombre de salutations et de prostrations. Quatre fois l'année, c'esl-à-dirc au commencement de chaque saison, on devait se réunir pour en entendre la lecture et l'interprétation faite par un lettré : hommes, femmes et enfants, grands et petits , personne enfin n'était exempt de prendre part à celle grande cérémonie.
Le lemps désigné pour la première lecture étant donc arrivé, te roi envoya un paquet d'imprimés de ce Décalogue à tous les gouverneurs de province ; ceux-ci les envoyèrent à leurs inférieurs, cl ainsi jusqu'aux chefs des plus petits villages. En présence des mandarins, tout se passa avec le cérémonial prescrit; mais, en l'absence de ceux-ci, le peuple manqua grandement de respect à ce fameux Décalogue. Dans plusieurs endroits, les chefs des villages s'éianl rendus chez le mandarin pour le recevoir, furent obligés d'attendre quelque temps à la porte; en sorte qu'ils se mirent à boire pour calmer leur ennui, et la plupart rapportèrent dans leurs poches ce qu'ils devaient porter en cérémonie sur leurs épaules. La prédication n'eut pas un meilleur succès ; les païens mêmes n'en furent pas contents; ils ne se génèrent guère pour dire que le roi se moquait d'eux, qu'il voulait les amuser avec des colifichets comme les entants, que chacun savait bien d'avance tout ce que renfermait son bel imprimé, etc. ; tant il est vrai que tous ces catéchismes de préceptes naturels n'ont jamais satisfait le cœur de l'homme, et qu'ils y laissent un vide immense que rien ne sau-
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rait remplir que la vérilable religion. Ce Decalogue de Minli-Méiili ressemble beaucoup au culte «le la Maison de nos patriotes fra lirais : au reste, voici un petit piécis «le celle pièce que le roi regardait connue son chefd'œuvre.
l'r COMMANDEMENT.
• (iarder exactement les rapports sociaux. »
CVst comme qui dirailles d> il <!> l'f.omme. Môis au Toiig-King on les eut mi autrement qu'en l rauee. Ces ivppoi ts > < ciau \ sont . eux du ro aux sujets ; le- droits d t roi -ont tout, ceux »:>s suj ts absolu m« ni rien : viennent ensu tr c ux du père au fi s, du mari à la femme, «les frères entre en\, puis des amis OU des dûtes. Ces cinq espèces de rapports jouent uu grand roc dans tous les livres de mura e chinoise, dont on se ci l uniquement dans le royaume d'Annani.
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« Porter en toute chose une grande pureté d'intention. »
Celle droittir. e>l fort r c.unm an aée comme étant la règle de nos a. lions, qui seront toutes lionnes si mitre c i or e t droit, simple et juste; mauvaise.*, si l'on s'» carte de citedruiture. Ce précepte parait emprunte à l'Cvaiigile.