II- GROUPE. — LANGUES DE LA MICRO- NESIE
Ce groupe, situé au nord de l'océanie, est
ainsi appelé, parce que les lies qui le composent ont toutes fort peu d'étendue.
cccxxxiv. Iles Mariannei
Les Mariannato sont actuellement chrétiens ; mais, avant leur conversion, ils «'avaient, d'après le témoignage dos historiens aucune idée de la Divinité: point de temples, point de culte, point de prêtres. Cepeadaul ils admettaient l'immortalité do l'âme, i l des récompenses et des peines dans l'aulre vie. Ceux qui mouraient de mort violente allaient dans 1 enfer ou xazarragowm, où ils étaient tourmentés par le /rai/5 ou mauvais esprit ; pour jouir du paradis, il fallait mourir de mon naturelle. Les Manannals donnaient encore aux esprjls le nomd'.4i.t'*,mai> ils n'avaient p<»int de mot pour exprimer Dieu. [Le P. leGobien, Bisl. de* Marianne*; — Le P. Murillo V «lardé; — • Dom Lui* de Torre*.)
eccxxxv. Iles Pelew.
Les Pclewiens sont encore très- peu connus : ils professent le plus profond respect pour l'Etre puissant qu'ils appellent Yamus In. B olden, Anarrative of the shipwreck, etc.). Mieux inspirésque les Mariannats, ils croient que le ciel est la récompense des âmes vertueuses, tandis que celles des méchants resteront sur la terre pour souffrir. C'est le témoignage qu'en rendit Libou , û\& du roi Abba-l'hule, lorsqu'il vint en Anglelerre.
ecc xxxvi. Ile Ualan.
Le peu de connaissance que, jusqu'à présent, les voyageurs ont eu de la langue des l'alanais ne leur a pas permis de s'instruire de leur religion. D'après Lùlke, navigateur russe, ils croient à l'immortalité de l'âme, et adorent principalement Sitbt-Nazubxziap , qu'ils paraissent considérer comme l'auteur de leur race el leur divinité.
cccxxxvu. Iles Caroline*.
Les Carolins occidentaux croient aussi à une autre vie, où les bons seront récompensés et les méchants punis; ils vénèrent les esprits et ont une théogonie fort curieuse, qu'il serait intéressant de comparer à certaines traditions antiques. Leur grand esprit porte le nom d'Eus ulep.
cccxxxtiii. Ile Satarval.
Les habitants de cette lie, l'une des Carolines, donnent i Dieu le nom de Ialouss u.
cccxxxtx. Iles Marschalt.
Les naturels de ce groupe adorent un Dion invisible qui réside dans le ciel ; ils lui pré sentent des offrandes de fruit, sans temples, ni préires. Dans leur laogue, Ia.lbaco signifie Dieu.
cccxl. Iles louli
Voici ce que rapporte Choris au sujet d'un insulaire qui s'était volontairement embarqué dans l'expëdiiion de kotzbùe: « Nous avions vainement essayé, pendant plusieurs semaiiies.de demander .1 kadou ses idées sur Dieu ; il faisait tous ses efforts pour nous com-
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prendre, mais inutilement. Enfin, un ionr il y réussit; son visage était enflammé, loul son corps 1 remblai t. « Abl s'écria-Uil, vous voulez savoir le nom de celui que nous ne voyons ni n'entendons (en même temps il se bouchait les yeux et les oreilles); son nom est Taitoip. » Lui ayant demandé où il demeurait, il montra le ciel»(X>. de Rimzt, Océanie, tom. 11).
cccxi.i. Iles Mulgraves.
Les habitants connaissent an grand esprit nommé Kennit ; ils semblent le cr.iindre plus que l'aimer. Ils admettent aussi des esprits
inférieurs
cccxLii. Iles basses de i archipel des Caroline*.
Les iusulaires ont une grande vénération pour les esprits; chaque groupe d'ilots est sous l i dépendance d'un génie nommé H » *?io ou Hannoulappe, qui pourvoit aux besoins des habitauls, el qui est lui-même subordonné à un être qui lui est infiniment supérieur.