‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 18 sur 365 · V1IK · texte numérisé non relu

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Cariez la chasteté et la pudeur. »

Min!:-Mènh recommande ecl e vertu a ses peuples, sans doul" pour i mi l r notre Décalogue : il promet des récompenses aux personnes qui se distingueront dans la pratique de ' cil vertu, il punira le vice qui y est contraire, t.e précepte peut paraître singulier dans l i l ouche d'un législateur entoure d'un serai! nomln- ux ; el ses sujets trouveraient sans doute plus com > ode d'imiter sa couduite que de garder -on commandement.

« Observer exactement les lois du royaume. »

Cuire autres recommandations que fait cet ar'i< le, on insiste sur l'exactitude à payer le tribut . ce qui a l'ait murmurer h s auditeurs; car rien n irrite plus les esprits, dans la Cocbinchine el le long-Ring, que d'entendre parler d'impôts, comme rien ne flalte lant que leur remise.

« Pratiquer des bonnes œuvras. »

Ce préc» p'e est sans doule emprunté à la morale c! retienne, car on ne trouve rien d'exprès sur ce suj l dans les livres des philosophes chinois. Il e-t dit, entre autres chosi s. sur ce chapitre:t Soyez persévérants dans la pratique des I onnes œuvre»; » et enc i>rc : « I; ite* aujourd'hui une bonne œuvre, demain une antre : ne vous relài hez jamais, et vou- aurez n e ahon i. nce inépuisable de bonnes o'uvres. » Ces maximes vraiment bel! s semblent une réminiscence de l'Evangile.

01 ■:« \NS. Ces Egyptiens, qui avaient divise leii p vs en ir.nli'-six nomes ou :onveinem m -, iliv.si a en également l'année ta Irenie »i\ portions égales de «!i\ jours chacune ; el ils mirent chacune de c< s portions sous la p-oiei iioii d'une ilninné inférieure, «V ou appelait />• • u".< '.ha que moi» était ainsi son- la protection de trois |)e< ans. Les tr«>is premiers étaient ceux qui composaient le

a DEC

ligne <fti Cancer ; Ut s'appelaient SAthis, SU et Kknoumig. C'est â ces Ironie six Decans qu> le roi Necepso attribuait, d.ms ses livres d'astrologie, comme nous l'apprenons de Juliu» Finuirus, les influences le» plus étendues sur les maladies et la santé, omnia vitia va- Irludineeque.

DÉCENNALES, fêles romaines célébrées par les e mpereurs, chaque dixième année de leur règne: il» y oflraient d.s sacriûces aux tirai, donnaient des jeux au peuple et distribuaient des largesses. Ce fut Auguste qui le premier institua ces solennités, et son exemple lut suivi par ses successeurs. Les t«nx qu • faisait «lors le peuple pour la uaté de l'empereur et la conserva' ion de l'Eut, paraissent avoir succède à ceux que Lisaient les censeurs, au t< mps de la république, pour la prospérité du gouvernement. Le but d'Auguste, eu introduirai ca< Télés, Mail de conserver le souverain pouvoir sans blesser les citoyens, et sans permettre qu'ils y m «seni d'entraves ; car, durant leur célébration, le prince déposait sou autorité entre Im mains du peuple, qui ne manquait pas if lj lui rendre.

DÉCHAUSSÉS, hérétiques qui prétendaient M<\ pour élre sauvé, il fallait marcher nup»*-és Saint Aaguslin en parle dans son livre

DÉCHvGX ou DÉCHAUSSÉS (CARMES).

(Ve>f. CàKMBS.)

DECIMA, divinité romaine, dont la fonction était de préser» cr le fret us de tout a<cidf ni. lorsqu'il atlail jusqu'au dixième mois. — //ferma et lit aussi le nom d'une des Parles ch iUs lloiiiaius.

DFCIM\TRI S, jour de fétc chez les Fa- Jis<foe«, ains nommé, parce qu'il était célébré led:iiètne jour des Ides.

DfcCMIES, dixième partie des revenus ecfléji »lîque», levée, dans cer'ains pays, pour lf$bf»oi s de l'Eglise et de l'Etat. Philipp - Auguste, roi de France, ayant entrepris une rnw<ade contre Sal.idin, soudan d'Kgyptc, ordonna une levée sur les biens du clergé, qui la première qu'on ail qualifiée du nom te décime. Tous ceux qui possédaient des Unéfires ou des biens ecclésiastique* étaient sujets aui décimes : il n") avait que fort peu d'exceptions. Les décimes se levaient dans loulp» les provinces de la France. Les seuls pays quj en fussent exempts éiaient les trois évéfbé*, Metz, Toul et Verdun; l'Artois, la Flandre française, la Franche- Comté, l'Alsace el te Roùssitlon.

D.ms r.incicnnc loi, il était ordonné aux Utiles de donner au grand prêtre la dixième (anie des < lmes qu'ils recevaient du peuple. Autrefois les rois de Frame. quand ils avaient !*-<>in d'argenl. obtenaient du pape tu perniissirui de lever des décimes sur le clergé. Ce n'étaU a'ors qu'un subside passager ; mais depuis l'assemblée de Melun, tenue eu 1530,

{I' rappelle celle nuit, la Nuit du décret, pour me f» bni»eraux am-ieniie* traductions; car les ir.idnc- Kvrs u>.j«lcrnes rendent plus eiaciemenl le mol 1:1-

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les décimes devinrent un Iribut constant, appelé don gratuit, que le roi levait sur tous les bénéfices du royaume, et dont il renouvelait le contrat tous les dix ans.

DECRET. On donne le nom de décret à plusieurs collections d'anciens canons, particulièrement à celles qui ont été faites par Bout h trd de Worins, par Yves de Chartres, et par (iratien. Le décret de Bouchard de Worms et celui d'Yves de Chartres, qui n'en est souvent qu'une copie, sonl remplis de fautes el ne méritent aucune confiance. Le décret de Gratien, moine bénédictin, est beaucoup plus exact. Il a pour titre : Coneonlantùt discordantium canonum (Concordance des canons qui ne s'accordent pas). En effet, Gratien, daos cet ouv ase composé en 1151, s'est particulièrement attaché A concilier les différents canons qui paraissent se contredire. Ou distingue trois parties dans le décret de Gratien. Dans la I remière, il sVigil des principes, du droit et des personnes ; dans la seconde, il est parlé des jugements ; et la troisième roule sur les choses sacrées. On a prétendu, mais sans fondement, que le pape Eugène 111 avait approuvé el continué cette collection qui fut faite sous son pontifical. (Juoiju'elle soit préférable à louiez les autres, il s'en faut encore beaucoup qu'elle ait la perfection que demande un ouvrage de cell>? espère ; les fautes qu'on y trouve en assez grand nombre ont engagé quelque, savants h .mimes à y faire des corrections. Le décret de Gratien forme la piemièrc partie du corps de droit canvni<fi'.c.

On donne aussi le uom de décret aux décisions des conciles, parce qu'elles commencent par ces paroles: Drcrevit sanctn synodus (le saint synode a décrété). Cependant les décisions qui regardent la discipline sonl plus particulièrement appelées décret* ; et celles qui concernenl la foi sont nommées canons.

DÉCRET (Nuit du) , une des sept nuits saintes des Musulmans. C'est celle pendant laquelle ils supposent qu<> le Coran esl descendu du ciel pour être révélé a Mahomet. Ils l'envisagent comme étant spéci .lement consacrée à des mystères ineffables, ce qui la met forl au-dessus de toutes les autres. CVst une opinion commune, que mille prodiges secrets et invisibles s opèrent dans cette nuit, que tous les êtres inanimés y adorent Dieu, que (ouïes les eaux de la mer perds'ni leur salure el deviennent douces dans ce momeut mystérieux, qu'enfin telle est sa sainteté, que les prières fuites dans cette nuit seule équivalent en mérite à toutes celles que l'un ferait pendant mil e lunes consécutives; c qui est fondé sur le chapitre xevu du Coran, qui porte le lilic de .Vutf du décret, ou mieux deVheureuic destinée (en ai aba el-cadr) (1).

Il contient cinq versets; le voici dans son

eadr par heureuse déminée. Sav.irv, d.ms si induelion du Coran, a éludé la dnli ni è l.i r-jj>petaul Is luiif célèbre.

DICTIONNAIRE DES RELIGIONS. W

dore de Sicile, dans une Ile près de Memphis, où on lui avait élevé un temple.

Malheureusement, aa vie et ses travaux ont été enveloppés, par les écrivains des anciens âges, d'un voile qu'il est parfois fort difficile de soulever. Ainsi ils rapportent que Dédale construisait des statues animées, qui voyaient et qui marchaient, ce qui indique un progrès de l'art ; le premier sans doute il sut donner de l'expression aux regards ; le premier peut-être il sculpta et détacha les jambes des statues, leur donna des altitudes nardies, tandis qu'auparavant les statues avaient les jambes informes, au repos, ou bien n'étaient qu'une gaine à la partie inférieure : à moins qu'on ne veuille admettre qu'il avait fabriqué des statues de bois qui se mouvaient au moyen d'un mécanisme intérieur; c'est ce qu'on pourrait inférer d'un

entier: « Certes, nous l'avons fait descendre (le Coran) d;ins la nuit de l'heureuse destiuée. Et voici ce que l'apprend la nuit de l'heureuse destinée. La nuit de l'heureuse destinée est plus excellente que mille mois. Dans cette nuit, les anges et l'Esprit descendirent avec la permission de Dieu, portant ses ordres sur toutes choses: et la paix régn i jusqu'au lover de l'aurore. » Toutefois, disent les docteurs musulmans, il n'a pas plu à Dieu de la révéler aux fidèles; nul prophète, nul saint n'a pu la découvrir ; de sorte qu'on ignore encore l'incidence de celte nuit si favorisée du ciel. On la suppose cependant dans une des nuits impaires du mois de Hamadhan ; c'est pourquoi on la^ célèbre tous les ans, le 27 de cette lune de jeûne et de pénitence. On illumine les minarets et l'on

va prier dans les temples : c'est aussi un de- . voir pour les Mahométans de garder la con- passage d'Anstole. Mais Pausanias favorisa tinenec ce jour-là. ,e premier sentiment, car il en avait quel-

DÉCRÉTALES.On donne ce nom aux rescriis ei lettres écrits par le souverain pontife, en réponse aux questions de doctrine et de discipline qui lui ont été adressées. 11 y a cinq collections de décrétâtes qui, avec le décret de (iratien, constituent ce que l'on appelle le Corps de droit canonique ; ce sont, 1* les Décrétâtes de Grégoire IX; 2" le SexU de Hon i face VIII; 3° les Clémentines; 4* les Extravagantes de Jean XXII; 5* les Extravagantes communes ; ce dernier recueil est fermé à l'an 1483 ; depuis celle époque il n'a plus été rédigé de recueil de décrétâtes, universellement admis.

On appelle Fausset Décrétâtes un recueil d'anciens canons dont on a beaucoup parlé.

ques-unes ; or il avoue qu'elles étaient choquantes par l'irrégularité des proportions, mais il leur accorde une sorte d'expression et de vie.

Jaloux de son neveu qui menaçait de le surpasser dans son art, il s'en débarrassa par la mort. Obligé de fuir après celle basse, vengeance, il se réfugia en Crète, à la cour de Minos, et y construisit le labyrinthe si célèbre dans l'antiquité. Dédale fut la première victime de son invention, car ayanl favorisé les amours adultères de Pasiphaé, épouse de Minos, il fut enfermé dans le labyrinthe avec son fils Icare, pour être exposé i la voracité du Minolaure. C'est là, disent les poètes,

2 u'il fabriqua pour loi-môme et pour son Is

des ailes artificielles dont les plomes étaient réuuies avec de la cire, et lui ayant enseigné la manière de s'en servir, ils pri-

Les prolestants, avec Fleury et tous les écri vains gallicans, ont beaucoup exagéré la fu

nesle influence que, suivant eux, ces canons rrnrensembk Téur vol par-dessus les mura

ont eue sur la discipline ecclésiastique. Des de la forteresse. Dédale avail recommandé à

recherches plus exactes et plus impartiales son (]|s de ne pas s'approcher trop pré» du

ont prouvé que ces décrétâtes, fausses quant à la source où l'auteur prétend avoir puisé ces pièces, ne sont pas fausses quant aux points de discipline ou de doctrine qu'il voulait établir. Ce qui fil que personne ne réclama contre lui, c'est qu'il conseillait de faire ce qui était pratiqué ou avait été pratiqué avant lui, ou ce qui était fondé sur une logique exacte. On le prouve surtout en ce qui concerne la puissance do pape et des métropolitains. Au reste ces questions sont plutôt du ressort du droit canonique; c'est pourquoi nous renvoyons au Dictionnaire de droit canonique qui fait partie de cette Encyclopédie.

DÉDALE, un des plus habiles ingénieurs de l'antiquité; on le dil descendant des anciens rois d'Athènes, el instruit par Mercure. Il devint célèbre en architecture et en sculpture, et on lui attribue l'invention de l.i cognée, du niveau, du vilebrequin, etc. Il fut le premier qui substilua les \oiles à la rame pour naviguer. A l'époque reculée où il vi

soleil. Mais Icare, oubliant les recommandations paternelles, vit fondre la cire de ses ailes, tomba dans la mer Egée el s'y noya. 11 serait peut-être ridicule de voir dans ce fait le premier essai d'une tentative renouvelée infructueusement à différentes époques; nous préférons y reconnaître le premier usage des voiles adaptées à une barque, que le jeune Icare, dans son imnéritiu, ne sut pas diriger. Les voiles en effet peuvent élre considérées comme les ailes d'un navire. Le malheureux père aborda seul eu Sicile, d'autres disent en Egyple, auprès du roi Cocalus, qui d'abord lui donna un asile, mais qui finit par le faire étouffer dans une étuve, pour preveuir l'effet des menaces de Minos.

> DÉDALIES, fêtes que les Plaléens célébraient tous les ans, depuis leur retour dans leurpatrie, dont ilsavaienlétè exilés soixante ans auparavant par les Thebains. Les Athéniens, chez lesquels ils s'étaient réfugiés, leur ayanl permis de retourner dans leur

vaii, il n'en fallait pas tant pour faire rendre pays et de rebâtir leur ville, ils instituèrent A un mortel les honneurs divins ; aussi était* les Dédalies en mémoire do ce rétablisseil honoré comme un dieu, au rapport de Dio- n». ut, el co : me leur c» il avail duré soixante

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ans, chaque soixantième année, ils célébraient celle féte avec une plus grande magnificence.

Le» Plaléens célébraient une féte du même mm à Alalcomène, où élaitlebois le plus considérable de la Déolie. Le peuple s'y rassemblait et exposait en plein air les pièces de rfcair des victimes, observant avec soin de qoel côté dirigeaient leur vol les corbeaux qoï vroaieot a cette espèce de curée. Tous le» arbres sur lesquels ils s'étaient abattus fiaient coupés et taillés en statues que les Grecs appelaient Dœdala, du nom de Dédale.

Les Grecs célébraient encore une autre tète nommée aussi Dédalie, en mémoire de la réconciliation de Jupiter avec Junon.

DÉDICACE , consécration d'un temple , s'so autel, d'une statue, etc.

Ie I.es cérémonies de la dédicace étaient irès-solennelles chez les Juifs ; le premier r temple que nous en voyons dans l'Iicrilure isinte est la dédicace du tabernacle, élevé •lias le désert par l'ordre du Tout-Puissant, «ni avait pour ainsi dire présidé à sa confection; car il en avait donné toutes les distensions, spécifié tous les ornements, et indique tout le mobilier. Lors donc que tout rot terminé, ainsi que l'avait ordonné le Seigneur, on procéda à la dédicace, ou plutôt bifu loi-méme se chargea de le consacrer, sprè* qu'on y eut offert pour la première fus drs parfums, des sacrifices et des holocaustes, la nué« apparut sur le tabernacle et l'enveloppa tout entier; il fut rempli d'une lumière miraculeuse, à tel point que les prêtres et Moïse lui-même ne pouvaient pénétrer dans l'intérieur, parce que, suivant Yciprmioa du texte sacré, il était rempli de la majesté du Seigneur.

Lj dédicace du temple, bâti dam la suite par Salomon à Jérusalem, ne le céda point a celle du tabernacle en pompe et en effets miraealeox. Salomon avait tout disposé pour rendre celte solennité la plus auguste qu'il fût possible ; tout le peuple d'Israël avait été convoqué et était accouru de toutes parts à celle cérémonie nouvelle pour lui. Les prêtres allèrent chercher l'arche d'alliance, qui «ail dans le tabernacle, avec tous les instruments du ministère lévitique, et les portèrent au temple avec un appareil imposant. Ils étaient précédés du roi et de toute la foule, qui manifestait sa joie par des cantiques accompagnés de toutes sortes d'instruments de musique. On s'arrêtait fréquemment dans le chemin pour immoler des brebis et des bœufs. Lorsque les prêtres eurent vlacédaos le sanctuaire ce précieux dépôt, aussitôt un épais nuage remplit le temple, et y répandit une obscurité profonde, tellement que les prêtres ne pouvaient y exercer les foo riions de leur ministère. La gloire de b*t*. dit encore l'Eeriiure, avait rempli le Impie. Cependant les lévites, vélus de robes

(I) Nos humanitaires modernes taxeront sans do-,ie de prodgaliié a!>sur<le cette prodigieuse multitude de tic limes ; mais il ne Tant pas oublier <|iie la ebair «les animant sacrijiés était mangée presque en euuer , tant par les sacrificateurs que par

de lin, soutenus de cent-vingt chantres, célébraient les miséricordes du Seigneur, au son de divers genres d'instruments. Alors Salomon prononça un discours au peuple, dans lequel il lui rappela à quelle occasion il avait tâli le temple; puis tombant à genoux, et élevant ses mains vers le ciel,' il s'adressa au Tout-Puissant, et lui fit une prière touchante, le conjurant de répandre sa bénédiction sur cette maison qu'il lui avait fait la grâce d'ériger à sa gloire. Seigneur, mon Dieu, ajoula-t-il , exaucez les prières que votre serviteur répand en votre présence. Ecoutez tes prières de ceux qui viendront prier en ce lieu, et exaucez-les. Si votre peuple d'Israël, vaincu par ses ennemis, à cause des péchés qu'il aurait commis contre vous, vient dans ce temple avec un cteur sincèrement contrit , exnucez-le du haut des deux, pardonnez tes péchés de votre peuple. Si le ciel, devenu d'airain, refuse à la terre sa rosée, et que votre peuple vienne dans le temple s'humilier devant vous et implorer votre clémence , Seigneur, ouvrez les deux en leur faveur, et rafraîchissez les campa' gnes desséchées. Si la peste ou la famine fflige votre peuple, et qu'il vienne en ce lieu lever les mains ver* vous, exaucez-le du haut de votre trône céleste, et accordez-lui l'objet de ses désirs. Daignez écouter même les vwux de l'étranger, qui viendra d'une terre lointaine, pour s'approcher de votre sanctuaire avec respect et avec confiance, et que tbus les peuples de la terre reconnaissent que ce temple est vraiment la maison du Seigneur.

Quand les Israélites, occupes à combattre leurs ennemis, ou retenus captifs dans une contrée étrangère, tourneront leurs regards et dirigeront leurs prières vers Jérusalem et vers votre temple auguste, vous entendrez leur voix du haut du ciel, et vous leur accorderez votre secours. Après que le roi eut terminé sa prière, le feu descendit du ciel et dévora les holocaustes et les victimes. Les victimes qui furent immolées ce jour-là, tant par Salomon que par le peuple, se montèrent au nombre de vingt-deux mille bœufs, et de cent vingt mille brebis (1).

Lorsqu'au retour de la captivité de Babylone, les Israélites eurent relevé de ses ruines le temple de Jérusalem, Esdras en fit aussi la dédicace avec la solennité que comportait le malheur des temps. On immola à cette occasion cent veaux , deux eenls béliers, quatre cents agneaux, et douze- chevreaux, suivant le nombre des tribus d'Js- » raël. Les jeunes gens étaient dans la joie en contemplant ce qu'ils appelaient les magnificences du second temple, mais les vieillards, qui avaient vu le premier, pleuraient en comparant sa splendeur au denumeul de celui qu'ils avaient sous les yeux.

Ce second temple ayant été daus la suite profané par Aotiochus, on en fil une nou-

ceux qui avaient fourni les victimes et parleurs parenis ei amis. Ces milli rs de victimes sont donc une preuve de la foule immense qui était accourue à Jérusalem. Il est à croire que la nation presque tout eu lier e était présente à culte solenuité.

ypIIc dédicace, 10'» ans avant ri'fr chrétienne. 1rs Juifs tn renouvellent oiciro. chaque .-■nnrf la mémoire, et il* nomment coll." dédicace llnnowa, c'est à dire ioiohvetltnenl.

± La consécration d'une église neuve, dans l'Eglise latine, se f.iil par nu évéïiun, avec les cérémonies p est -rite, par le lîiluel.

Ces cér. mo« tes sont en si urand i r f,

qu'-l serait dif « ile d'en <h nner une d^eripli-):» « xactc. Nous nous lorncior.s à parler des principales.

La dcdi.a«c se fail nrdinair ment un diinaiulie nu un jour «le fête. On s'\ prépare par un. jeûne d • trois jour-. D. s la \elle, nn renferme dans un v.ise les rc.i ues i|ui doivent être mises sous l'autel de la nouvelle égl se : on y j • « t it 1 tiots grains d'encens avec un morceau de parcliem n sur lequel on a marque l'année, le tmiis et le jour de la dédicace. le : oui de l'eiihse, et ( « lui de lYvéqne qui fait la i éreuonie. Le vase, a- res avoir élé scelle, e»t th-pnse dans qu-'lijne Lu «léreul, h us de l'e lis , et on célèbre l'«»tlic«- de la nuit « u L ur prés a ce. Le matin l'évéque vient à l'e«;lise e! fui I lu tuer duu/c cierges qui sot»; placés deianl autant du croix peintes sur les murs ou les colonnes dans le pou loi r d l'e.li^e; on t * i t >o tir tout le inonde a l'exception il'ou di.ic e révéla d'une aube cl d'une e(o|e. Il se rend au lieii où I s reliques ont élé déposées, et y rc- «•;!«• I- s .sept psaumes de la pe:i ■Inicc; il revient alois a la porte de I église ni l'on chaule les lilanLs d«»s saints. Ensuite, le cl rge fai' rois f, is pr«ic< s ionnellcment le tour de l'église en dehors, pendant que l'eveque bénit les u urs en les aspergeant la première lois vers le sommet, la seconde fois vers les fou Valions, et la tro sième fois au m lien. Chaque fois qu'il | asse devant la porte principale de l'église, on y chante u» répo s, et après quelcvéque a récite une oraisen, il frappe a la porte av c sa crosse, en d.sant : Ou>rez les pn> t* s fimicii ah s ; élevez-ions, parles étrtm-Hi s, rt le mi de i/loir' etitnia. I.e diacre dem ude d - l'intérieur: Quel est ce roi de t/luire? l/evè )ue répond : Ci i le Seiijnrur t • ui-fiu<s.-mi . c'en! U- Jhnt m s armer». A la demie e foi,, l'eveque trace sur le seuil avec sa crosse le siyu • de la croix, eu récitant ce vers latin :

hccecrucis ùtjnum, (it.jutnt plumtaytmta auteta.

La porte s'ouvre, l'eveque est reçu dans l'église par I- diacre, ave.- le clergé seulement. On chante le \ ni <re<! r, p-ndanl lequel un «1ère répand de la i e. lr<- en tonne. d'X dans toute la long' eur du pave de l'église; ensuite un a< hc e lc> lit.incs. l différentes autres prie es suivie» ni e nt que Benedirtus ; et eu même temps !Yvc u trace avec sa cross>' l'alphabet gr.ee I ;.I;diain»; latin eu j; rau ci l< (1res sue le bandes de c- udres, pour montrer l u: on d s EJi> s orientale et occidentale. Puis I beau de l'ea i qu'il mêle de sel, de < en ire et de vi t, eu pronunç.iiil il s e\or. ism s su e. i r:i • de cea aubsla.ccs ; ih a ensuite a la \ :

iF.S P.». LU. IONS. oo

l c r!ise et y trace le si^ne de la croix en |i .m et en ;>as. De !a ii se rend au '".mml auti I pour h- henir : et p. ama l le < \. « ■ f 'u p-.ni me ./ n ii <: m'. !>■". e:,>ri l'otiji, ,l,n,li ni es -I Immii; e le pooec u 'lis 1 e.ni q>i il vi n: .ieleiii', et e:i !aii i; u siu' ■•«• de er<», f sur le !;.iii u de I laide de I .i j e: et 01 autre au\ Hii ilie ni iiv, eu p onotn aiil des pnr les tle i DiiM'i r .lion : puis il tait sept fois le loin de I autel eu f s i i u- aul d • la même eau hernie, pr'iidant n.u*' l'on c!i:nle le psaume .Hific, inleiro;: pu sepl fuis par l'anti' une A v; ( r.ye»- n<c. Ii l ut • usniie trois foi, le lourde l'i; i>f ; iVuC'iieur pour hènir les nous et le pave en y jet , ut de l'eau le:. i.e, de la même m :n ère qu'il a fait à l'eMé. ictir. Après t ailes ces as .-rsioi;* acconipa : . es île psaume, cl de piaèic . l'eveque l.enit e ci... eut de-tiue a sceller l'auicl, et il se rend | i o> ' ssionnclli ment avec le cli juc au heu où sont les ce n(iies: le, prêtres les appor eut u un t:ram-aid ^Oljlt>na st:r Icnfs êp.i".It s ; il- i-n n ii: d,.n> l'i^lise suivis «ii» lu t le peuple. CY . é i tic di'pnse >eS n liipi s d.:: s l'intérieur de l'aule , el, lie 11pai:( ù,ins le saint cliré;;. le pour « (le la mai;' droit . il i l s m < uoi.s ur la pierre qui doit hs couvii , les encens", jinis il ajuste celte pierie, i'- nduil de ciuieni henil, cl les m i ..lis ocïièvciil «le la cousiilnicT ; il la consacre de u iiveau avec I. saint chreme, l'cueense cncoi <» ainsi que i'au'e qu'il consacre . us i en l'o;i:t.;.nl du chiemecl de I" ii 11 h» des catechumè es au mi i u et aui quatre coins, pu s il répand ;e l'un et de l'antre sur l'aiilel et l'en frotte (oui entier avec la main d.oile ; nous passons sous si- 1cm <» h s psaumes et les nombreuses prières qui sont ch n tés «;U ré«itcs pendant celle cérémonie. De la lYvé |ti" c«)nsccraleur va faire l'oncti >n «les douze croiv i|ui ont élé peint s sur la mui aille les encense alternativemenC retourne a l'iuiel «l benil des firai ns d encens, que l'on met btùleravec des croix de cire sur toutes les onctions qui ont été laile> à l'autel, et sur les douze croix de l'église ; lorsque ces substances sont consumées, on en n e; cille avec soin les cendres el o i les jette dan 'a tst i e. L'eveque termine la ceci' • on e en traçant encore une croix .;v c h» chrême sur le «levant de l'autel, et au\ endroits où la MnV se joint aux supports; apiè «puoi il beuil tout ce qui sert à parer 1',. ute .

Oua d une eu' ise a éié a.usi dé liée, on en célelue tous les ans la mémoire a pareil jour, prune ici - que l'-n app« lie l'."l/«nivi r ân e d In ih d rare. Ou prête ml que le pane s i il Svl est.-e esi .<» premier qui ait intr «lu i d 'Us l'I^lis.- h>> ( « r an » i< s de la dé :ieace. 'ors.; u ii «" t . ai i a i'e;;i ,s ' b.iti«» par i;«nia.aiiin i!,nh s n p .lai ne La; an, sous l in « ( cation d < .i i l'.e re «•! lie ami Paul.

•Y IJuan ils Grec v nient h<i u une eut ise, le pal.i r« h.» ou lYveq- e, revêtu Jt us ortie inni- pou tlicanx. se rend ,» I udroil où l'o d je cr I > hmdalion . Il encense toute l u i «• , « l peu anl l'etîcense eut , la ch Mile des hjiui.es et des prières en

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