‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 19 sur 365 · DF.U · texte numérisé non relu

DF.U

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rbontttar du saiat auquel celte église va être dédiée. Elaol arrivé au lieu où doit s'élecer l'autel, le célébrant fait une prière liBê laquelle il demande à Dieu la bénédictin et la prospérité de cet édiûce sacré. Après cela, il prend une pierre, trace avec iilr une croix et la pose sur les fondements .» tliwni : Oieu t'ofundée, et elle ne sera ja~ :.i)i> i brunie e. Ensuite (in plante une croix ce Ihùs derrière la >aiulc table, pour en éioigoer les puissances do l'enfer.

lorsque le bâtiment est terminé, on place I'juU I a 1 endroit où il doit être, en rhantaol qorlques antienne» et des versets de psauoe«. Le consecrafeur prononce la bénédiction, <t l'en ense tout autour, pendant que le diacre récite des prières , dans lesquelles va drmande à Diru, entre autres choses, qui* change au corps et au sang de son Fils Ut i climn non sunjlan'.es qui lui seront of- (triet sur cet autel. On procède ensuite à l'ablution «le l'autel; le patriarche ou éveque cuo»ecrali ur, accompagné du chartophylax cl de quelques autres dignitaires, commence par l'encenser, à quoi il ajoute le signe de la creix avec une oraison à voix basse. Alors il dépouille l'autel, avec l'assistance des évéque* présents à celle cérémonie, pcnd.mt que les di icrea chantent des psaumes. On apporte ensuite tout ce qui est nécessaire pour l'ablution. Le cbarlulaire s'avance avec une espèce de petit seau, qu il renverse sur utaiMe table, disant en même temps: Détutti, monseigneur. Le patriarche donne aux préires presen's à la cérémonie les linctsMcrés pour frotter celle sainte table, et k» éponges pour l'essuyer, après avoir versé fouis <te l'eau de rose. Ensuite ou lui met «'autres parements, et Ton fait une prière, qui n\ suivie d'un encensement circulaire de là saille table, et d'une bém diction actompag née d'un signe de croix. La cérémonie au n par la dislributon des éponges qui wH servi à purifier la table de l'autel.

La consécration de VAntimensc, espèce i'aulel porialif, a ses cérémonies particulières. D abord on fait sur cet aulimeiisc une triple aspersion en chantant trois fois l'antienne, 1 ou* me laterez avec de l'hysope, etc., é qooi le patriarche ajoute la bénédiction. Après l'a» o r donnée, il prend un vase qui renferme des parfums, fait avec ce vase trois croiv snr l'an lune use, l'une au milieu, les Jeux autres à droite et à gauche, et « hante eacore une aotienne. Viennent ensuite di- 'ers encensements et des prières. On apporte les reliques; le patriarche y verse du saint chrême et les consigne dans un reliquaire qoi est mis derrière l'antimense. On récite encore quelques prières qui terminent la consécration.

4* Les cérén.onies de la dédicace, chez .es LslUériens et les Anglicans, sont de la plus çrande simplicité ; elles coos'stent dans une procession que l'on fait autour de la nouteUe église en chantant des psaumes et des cantiques, dans une lecture biblique analogue â la circonstance, et dans un discours pfouaucé par un des principaux ministres

du lieu. Le tout se termine ordinairement par un feslin.

5' Les Uomains faisaient aussi la dédicace de leurs temples avec beaucoup de solennité. Celait un d.s principaux magistrats de la république qui pré niait à celle cérémonie du temps de la république ; dans la suite, elle fut réservée aux empereurs. Suivant la loi Papiria, la dédicace devait être autorisée par le sénat et le peuple avec le consentement du collège des augures. D'abord on environnait de guirlandes et de festons le temple qu'on voulait consacrer. Les vestales, tenai t en main des branches d'olivier, répandaient de l'eau lustrale sur les murs extérieurs. Le magistrat tenait d'une main un des jambages de la porte , et le pontife, l'appelaut par son nom, prononçait ces paroles, que le magistrat répétait après lui : * Venez, pendant que je dédii' ce temple, venez prendre ce poteau. » De là on procéda i à la consécration du parvis du temple, en immolant une victime dont les entrailles élaicut déposées sur un autel de gazon. Le temple ainsi dédié acquérait la dénomination é'auyusle, et une inscrip ion publique portail le nom et la qualité de celui qui dédiait, cl l'année de la dédicace. La statue du dieu ou do la déesse à qui le temple était consacré, oin'e d'essences précieuses, était couchée sur un lit de parade. En ces occasions, on donnait au peuple des jeux, des fêles et des spectacles, et on faisait tous les ans la commémoration de cette solennité.

6* L'islamisme ne prescrit aucune cérémonie pour la consécration de ses temple*. La première prière publiqu • que Ton y fait en eorps d'assemblée suffit pour les vouer au culte, et ordinairement ou observe que ce soit le nanvix solennel des ? endredis. Si c'est une mosquée impériale , le monarque s'y rend alors avec toute sa cour, et presque tout le corps des Oulémas. Il est aussi d'uu usage assez général que tout sultan qui ordonne la construction d'une mosquée , y poseile sa main la première pierre; celle cérémonie est toujours accompagnée de sa» criGces, d'aumônes et de libéralités.

7° Dans l'Inde brahmanique, une idole ne peut devenir un objet de culte, avant d'avoir été consacrée par une foule de cérémonies t il faut que la divinité soit évoquée, qu'elle vienne s'y tixer, s'y incorporer pour ainsi dire ; rl c'est l'affaire d'un brahmane pourohila. Les nouveaux temples sont aussi soumis à une inauguration solennelle, et l'on consacre scrupuleusement tous les objets destines à leur service.

8° Tou'e lo;ie maçonnique , dit M. B. Clavcl, doil tenir ses assemblées dans un lot al approprié à cel usage el solennellement consacré.

En Ecosse et aux Etats-Unis particulièrement, les maçons qui font construire un temple en posent processionnelleuienl la première pierre. A cet effet, les frères se réunissent dans la demeure de l'un d'eux. Là. tous se décorent de leurs insignes. Lei

t>", DICTIONNAIRE

abords de la pièce où se lienl l'assemblée son! yardés par 1rs luileurs. La séance s'ou- »re, ri le frère qui doit présider a la < érémonii' en exp<»se l'objel p u" un discours. Itien- [ù le cortège se forme et se dirige, à Iravers les rues, vers l'emplacement où doit s'élever l'édifice projeté. En tète marchent deux lu iletirs, l'épée nue à la main, suivis do Il colonne d'harmonie, ou de frères jouant de divers instruments. Viennent alors un troi- S'éuie luileur et plusieurs stewards ou exports, qu'on reconnut à leurs bav-netl- s blaiicbcs. Derrière les stewards, s'ivancont successivement le secrétaire avec son sac, le trésorier avec son registre, le vénérable ayant devant lui le porte-étendard, et à ses cotes les deux surveillants ; pins tin cb<eur de chanteurs, l'architecte de 1 1 loire et le porte-glaive. A ce> frères succèdent un vénérable, portant, sur un coussin, la llible, l'equerrc et le compas ; le chapelain, les officiers de la Grande Loge qui ont pu se transporter sur les lieux , le principal magistral île l i ville, les vénérables et les surveillants des loues du voisinage, avec leurs bannières déployées ; ensuite, le vénérable de la plus ancienne de ces loges, qui porte, appu>é contre sa poitrine, le livre des Constititt ions , c'esl-à dire les statuts généraux de la franc-maçonnerie ; enfin le président delà féle qui est ordinairement le grand maître, ou son délégué. Deux experts ferment la marche.

En arrivant sur les lieux où doit s'accomplir la cérémonie, le cortège passe sous un arc de triomphe et va se distribuer sur des gradins qui ont été dresses pour cotte occasion. Le président et ses assistants ont des sièges à part. Quand tout le monde est placé et que le silence s'est établi, le clueur entonne un hymne à la louange de la maçonnerie. Le chant terminé, le président se lève et avec lui tous les frères ; le chapelain récite une courte prière, et, sur l'ordre du président le trésorier dépose sous la pierre, qu'on a hissée à l'aide d'une machine, des monnaies et des médailles de l'époque. Les chants recommencent ensuite ; puis la pierre est descendue et convenablement scellée à la place qu'elle doit occuper. Alors le président quitte son siège, et , suivi des principaux officiers de la loge, va frapper trois coups de son maillet sur celle pierre, où se trouvent cravés la date de la fondation, lo nom du souverain régnant ou du magistrat suprême en exercice, celui du grand maître des francs-maçons, etc. Après avoir rempli celte formalité mystérieuse , le président remet à l'architecte les divers instruments dont se servent les maçons, et l investit de la conduite spéciale des travaux de construction du nouveau temple. De retour à sa place, il prononce un discours approprié à la circonstance ; on fait une collecte au profil des ouvriers qui vont coopérer à l'édification du temple, et ta cérémonie » si terminée par uu dernier chant en l'honneur dé la maçonnerie. Le cortège se reforme et retourne au local d'où détail parti. Là, les travaux sont

ES RELIGIONS. w

fermés , et tous les assistants sont réuuis dans un banquet.

Lorsque le temple est construit, on l'inaugure a \ec solennité. L'assemblée se forme dans une pièce voisine de la loge, où, sans ouvrir les travaux . chacun se décore de ses insinues et se p 'ace suivant l'ordre hiérarchique do ses fonctions ou de son grade, l.ç vénérable fait ensuite connaître l'objet de la réunion, et il invite les frères à se transporter professionnellement dans le nouveau temple. I n expert ouvre la marche en tële des frères de l'harmonie ; puis viennent les membres de la loge, à l'ordre, et l'épée à la main. Derrière eux s'avancent les maîtres d.-s cérémonies , le secrétaire avec son Une d'or . l'orateur avec les règlements de l'atelier, le trésorier avec son registre , I hosjiitalier avec le troue de bienfaisance , le garde des sceaux avec le sceau et le timbre de la loge , les autres officiers avec les marqua de leur dignité. Les visiteurs vont à la suite. Après eux vient le. vénérable, précédé du porle-ètendard ' t du portc-épée ; il porte sur un coussin les trois maillets de l'atelier, M llible. lequcrre cl le compas. A ses côtés sont les deux surveillants, qui marchent le* mains vides. La procession se termine par les membres de la Grande Loge, s'il y en a, et par deux experts armés de glaives, qui ferment la marche.

Le temple n'est éclairé que par (rois lampes placées au pied de l'autel, dans lesquelles brûle de l'es rit de vin, et par la gloire du Jéhova. qu'on a recouverte d'un voile noir. Le corteg" se rompt au moment où il entre dans la loge, et chacun se place, à l'exception du vénérable, des surveillants et du maître des cérémonies, qui restent à l'occident, entre les deux colonnes.

« Mes frères, dit le vénérable, le premier vo'u que nous devons former, en entrant dans ce temple, est qu'il soit agréé par le grand Architecte de l'univers, à qui nous l'avons dédié : le second vo'u, que tous les maçons qui viendront y travailler après nous soient animés , comme nous le sonirnes.de sentiments de fraternité , d'union, de paix et d'amour de l'humanité. »

En achevant ces mots , le vénérable, suivi des surveillants , fait un premier vovage autour du temple . en commençant par le midi. Arrivé au pied de l'autel, il allume le* trois élo les de son chandelier, et le candélabre de l'orient. Au même instant, le maître des cérémonies découvre la gloire du Jéhova.

« Que ces flambeaux mystérieux, reprend le vénérab e, illuminent de leurs clartés les profanes qui auront accès dans ce lemple, et leur permettent d'apprécier la grandeur et la sainteté de nos travaux t »

Le vénérable et les surveillants font uo second voyage, en passant par le nord. Parvenus à l'autel du premier surveillant, cet ollkier allume son étoile et le candélabre de l'occident, et il dit :

« Que ce feu sacré purifie nos âmes ; que la lumière céleste nous éclaire, et que nos

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travaux soient agréables au grand Architecte 4e l'univers ! »

do troisième voyage a lieu ensuite. Le second surveillant, arrivé à la place qu'il doit occuper, allume son étoile et le candé- Ubre du midi.

• Que ces lumières, dit-il, nous dirigent àaat la conduite de notre œuvre 1 qu'elles oous enflamment de l'amour du travail, dont le grand Architecte de l'univers nous a fait ooe loi et doul il nous donne de si adorables exemples ! >

Après cette triple station, le vénérable et le* surveillant» retournent à l'autel de l'orient. Le maître des cérémonies verse de l'encens dans des cassolettes ; les autres officiers allument les bougies placées sur leurs autels ; les frères servants complètent l'éclairage de la loge. Pendant ce temps, les frères sont restés debout et le glaive à la

t Reçois, ô grand Architecte de l'univers, dit le vénérable, l'hommage que le font de ce aooveau temple les ouvriers réunis dans son enceinte. Ne permets pas qu'il soil jamais prohoé par l'inimitié ou par la discorde, rais, au contraire, que la tendresse fraternelle, le dévouement, la charité, la paix et le bonheur y régnent constamment ; et qu'unis pour le bien , nos travaux aient ce résultai 1 Amen ! »

Tous les frères répoodent Amen I «Frères premier et second surveillants, dit ensuite le vénérable, reprenez les maillet* dont vous avez fait jusqu'ici un si habile et si prudent usage. Continuez de maintenir, dtecieor aide , l'ordre et l'accord sur vos colonnes, et veillez à ce que le seul bruit de \t\xn hartnvaieusi s percussions parvienne a one? orvîlles pendant le cours de nos trarm. L» prospérité de cet atelier et le bon- Artfr des frères sont à ce prix. »

Le vénérable adresse pareillement quelqoe> instructions aux divers officiers, et le oaitre des cérémonies les reconduit successivement à leurs places.

Ce cérémonial achevé , l'harmonie se fait eoleadre, et quand elle a cessé, les travaux tant ouverts au grade d'apprenti , en la forme accoutumée. Il est d'usage que l'orateur prononce ensuite un discours préparé pour cette occasion, et qu'un banquet termine la solennité.

DEDJaL. Ce mot, qui en arabe signifie meneur, imposteur, est le nom que les Musulmans donnent a l'Antéchrist. Ils croient qu'il tiendra sur la terre avant le jugement dernier, monté sur uu âne, comme autrefois Jésus-Christ. Il s'efforcera de pervertir les hommes, de les séduire cl de les jeter dans la voie de perdition. Il rencontrera Jésus-Christ à Damas ; mais il ne pourra soutenir sa présence ; il tombera mort devant lui et se fon ra comme le sel.

DÉESSES. Le principal motif qui a porté les anciens à admettre desdiviniiés femelles tété incontestablement l'idée qu'ils se faisaient de l'origine des choses. L'univers était considéré partout comme un ensemble, con-

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