‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 181 sur 365 · ECL · texte numérisé non relu

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bruit des cloches, des tambours , et même celui de l'artillerie; car le roi du Tunquin fait, à cette occasion, mettre toutes ses troupes sur pied , et leur fait prendre les armes.

8. L'empereur Wen-ii, qui régnait à la Chine 170 ans avant Jésus-Christ, publia à l'occasion d'une éclipse de soleil la déclaration suivante :

* J'ai toujours entendu dire que le Ciel donne aux peuples qu'il produit des supérieurs pour les nourrir et les gouverner. Quand ces supérieurs , m titres des autres hommes , sont sans vertus et gouvernent mal, le Ciel, pour les faire rentrer dans leur . devoir, leur envoie des calamités ou les en menace. — Il y a eu, cette onzième lune , une éclipse de soleil ; quel avertissement n'est-ce pas pour moi 1 En haut, les astres perdent leur lumière; en bas, mes peuples sont dans la misère. Je reconnais en tout eela mon peu de vertu. Aussitôt que cette déclaration sera publiée , qu'on examine dans tout l'empire, avec toute l'attend >n possible, quelles sont mes fautes afin de m'.-n avertir; qu'on cherche, et que l'on me présente , pour remplir cette fonction, les personnes qui ont le plus de lumières, de droiture et de fermeté. De mon cô'é, je recommande à tous ceux qui sont en charge , de s'appliquer plus que jamai< à bien remplir leurn devoirs, et surtout à retrancher au profit du peuple toute dépense inutile. Je veux en donner l'exemple; et, ne pouv.int laisser mes frontières entièrement dépourvues de troupes, j'ordonne qu'on n'y en laisse que ce qui est nécessaire. »

Il est singulier que les Chinois, qui sont sans contredit, les plus anciens astronomes du monde , n'aient pas été en celte matière plus raisonnables que les autres. Ils se sont imaginé que, dans le ciel , il y avait un dragon d'une prodigieuse grandeur, ennemi déclaré du soleil et de la lune qu'il veut dévorer. Ainsi, dès qu'on s'aperçoit du commencement de l'éclipsé, ils font lous un bruit épouvantable de tambours et de bassins de cuivre, sur lesquels ils frappent de toules leurs forces, et jusqu'à ce que le monstre , effrayé du bruit, ail lâché prise. D'autres cro.ent que les éclipses sont occasionnées par un mauvais géuie qui, de sa main droite, cache le soleil , et la lune de sa main gauche. C'est un crime capital, pour un astronome, que de ne pas prédire une éclipse; l'ignorant qui se trompe sur cet articl • c»l

{)uni de mort. Lorsqu'il doit y en avoir une, e tribunal des rites a soin de faire mettre, quelques jours auparavant , dans une place publique , uue altiche où sont marqués en gros caraclè es le |our, l'heure, et même la mmuteoù l'eclipsedoil paraître. Il ne manque pas aussi d'en faire donner avis aut mandarius «le lous les ordres, qui, revêtus de l< urs habiu de cérémonie, se rendent dans la cour du tribunal d'astronomie; et tandis que les observateurs sont à la tour occupés à examiner les tables sur lesquelles est tracé le cours des astres , à déterminer le comme a <

LHCTIONSAIIŒ

cernent, la durée et la lin de l'éclipsé , les autres mandarins suit à genoux dans une salh- ou «me cour du palais, toujours attentifs à ce qui se passe d.ii.s le < ici. Dès que le phénomène commence , ils se proslernent tous, et se frapp mi le front contre t rre, soit devant le solcii, comme pour lui pori.T ro ;;passion, ou devant le dragon, pour le prier de laisser le inonde en repos, el le ne pas dévorer un astre qui lui est si nécessaire. Kit même temps , le son des tambours fl des timbales releutil dans huile la ville. O qu'il y a de plus étonnant, c'est que ces cérémonies superstitieuses soient encore eu usag<> de nos jours, bien que tous ces mandarins sachent pnrfai'eineut à quoi s'en tenir sur la cause des éclipses ; mais on sait qu •, de tous les peuples de la terre, les Chinois sont les plus scrupuleusement attachés aux an-

ciens usages

9. Les Nègres Mandingu» s, bien que p ofessaull maliouieliviue, d ninenl une rai -on absurdedesèclipses de lune; il les attribuent à un chat qui met sa patt entre la iune et la terre; el pendant tout le temps que dure le phénomène, il» ne cessent de ch a nier et de danser.

10. Auxéclipsesde lune, la plupart d« s sauvagesqui habitaient la Flor ide, s'imaginaient, comme les Orientaux , que cet astre était eu danger d'être dévore par un dragon, p.mi le sauver de ce péril, ils dansaient toute la nuit, jeunes et vieux, homme» el femmes, en faisant de petits sauts, b*s p e Is joints. Us mettaient une main sur leur léie, l'autre sur leur hanche; il- ne chant aient point, ils ne faisaient que. pouss- r.des cris lugubres et effrayant». Ceux qui avaient une fois commencé à danser, étaient obl.^és de continuer uisqu'au jour, sans pouvoir y renoncer pour que q ie rai-on que ce fût. Cependant une jeune li. le tenait

DES KfcLIUlONS. 4i'>

à la main une calebasse, dans laquelle il \ avait quelqu --s petits cailloux. EU" la remuait vivement cl lâchait d'accorder sa voix avec le bruit qu'elle faisait

11. Les Mex eains jeûnaient pendant le» éclipses. Les binmes se mallr ait aient , et le? Iiile> se liraient du S i ng d s bras. Ils s'im igiuaienl que la lune av. .il éié blessée par le soleil po ir quelque querelle de ménage.

12. Ouand le soleil s'éclipsait , les Péruviens le croyaient fâche outre eux , et regardaient comme une preuve d • sa colère le trouble qui , dis lient-ils, paraiss .il sur so i vi-ag*. Lorsque la Inné était éclipsée, ils s'imaginaient qu'elle était maint-; qu'elle mourrait infailliblement , si l'éclipsé oait complète. Pour éviter ces ui ailleurs , ils la is lient le plus de bruit qu'ils pouvaient avec des cornets , de» tambours el des trompette». Ils attachaient des chiens à des arb.es . el leur donnaient le grands coups de louel, pour le» obliger d'aboyer *i haut, que la lune, évanouie par la lorce de la douleur, fût réveille; par les cris de ces animaux qu'elle aimait à cause des services signalé» qu'ils lui avaient rendus autrefois.

LCOLKS. 1. On appelle ainsi les diver?

enseign ntenls de la philosophie, enseigne* .'an (/*//'•>< nie >■ nations, à tliffïreiits âg. s el pat liijj'ritnis sages. Connu-' plusieurs d'entre eut sont inlunemenl unis à la religion, clquUeo est souvent question dans noire Diclionn -ire. nous croyons devoir donner ici un lableio synoptique de toutes ces écoles, tel qu il s été publie par les professeurs du col ege <it .luillv, dans l'ouvrage intitulé t Précis >U ('histoire <ie In philosophie.

Dans l'étal actuel de la science, les Ecolev philosophiques peuvent se diviser en cinq mandes périodes, savoir :

!'<■'. Classe. — Systèmes orthodoxe* ou cou Iriue

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