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de douleur et de regrets, il ne lui rcsla que les os et la voix. l'un, suivant d'autres, devint amoureux d'K< ho, et en eut une fille appelée Syringe, ou Iringe.
2. Les anciens Ecossais croyaient que l'Echo était un esprit qui se plaisait à répéter les sous. .
3. Certains peuples de I Amérique , entre autres ceux de Paria , s'imaginaient que l'Echo n'était autre chose que la voix des âmes qui se prouunaieul dans la campagne.
ÉCLA1US. 1. Les Grecs rendaient une espère de culte aux éclairs, en faisant, avec les lèvres, un bruit appelé poppyema. Les Romains honoraient sous ce nom une divinité champêtre, pour qu'elle préservât les biens de la terre.
2. On sait que les anciens tiraient des pronostics des éclairs, suivant leur intensité, leur spontanéité, le lieu où ils paraissaient, leur nombre, etc. Celte superstition existe encore en plusieurs contrées de l'Europe.
3. Les Mandans, de l'Amérique septentrionale, croient que l'éclair »*sl produit par l'écl il des yeux d'un oiseau gigantesque, dont le bruit des ailes occasionne te bruit du tonnerre.
ECLIPSE. L'ignorance et la superstition d'un grand nombre dépeuples semblent avoir consacré, dans les fastes de leur religton, ce phénomène causé par l'interposition de U lune entre le soleil et la terre, ou de la terre entre le soleil et la lune. Nous rapporterons ici quelques-unes de leurs opinions a ce sujet.
1. Les anciens païens les regardaient comme des présages funestes. La cause des éclipses de lune était attribuée aux visites que Diane ou la Lune rendait à Endyinion , dans les montagnes de Carie. D'autres prétendaient que les magiciennes, surtout celles de Thessalie , où les herbs vénéneuses étaient plus communes, avaient le pouvoir, par leurs enchantements , d'attirer la lune sur la terre, et qu'il fallait faire un grand bruit de chaudrons et autres instruments sonores pour l'empêcher d'entendre leors évocations et leurs chants magiques. Cet usage a pu être emprunté des Egyptiens, qui honoraient Isis, une des personnifications de la Lune, avec un bruit pare. I de chaudrons, de tambours et de timbales. Une é. lipse totale était pour le peuple ignorant un événement terrible, un bouleversement terrible , une guerre à mort contre le S' Ieil ou contre la lune, et répandait la consternation dans tons les esprits. L'annonce des éclipses et leur insertion dans les calendriers ne suffisait pas pour rassurer le vulgaire, rl il s'est passe bien du temps avant que la multitude pût considérer ces phénomènes avec un œil d'indifférence et de simple curiosité.
2. Encore aujourd'hui, il y a, en Europe, un peuple imbu de cette superstition. Lrs Lapons sont persuadés que les éclipses de lune sont occasionnées par les démons qui dévorent cet astre. C'est pourquoi ils font vers le ciel des décharges d'armes à feu, afin
DICTIONNAIRV: DES KELIGIONS.
J'épouvantcr les mauvais génies et de secourir la lune.
3. Le rituel musulman offre «les prières pour le temps des éclipses, mm que Mahomet, qui le* institua, partageât à leur sujei l'erreur des anri«»ns Arabe*, mais afin de rassurer le peuple contre l'effroi qu'elles pourraient lui causer. M homet ayant |>erdti son fi s Ibrahim, dont la mort co n< ida avec une éclipse de soleil , 'e peuple par l fiaopé de ret événement. « Certes, dit M ilmruct, le soleil et la lune sont deux signes de D.eu très-haut; mais ils ne s'éclipsent ni pour la mort , ni pour la naissance de personne. A l'apparition de ces signes, abandonnez tout pour recourir h la prière. »
Pend ut l'éclipsé de soleil, la prière doit être l'aile en commun et présidée par un imam; à défaut de c<- m nis're il tant la faire chacun à son particulier, tëile consiste a faire unw/wrt; ite d u\ n/.utsct à récit» ries se ond et troisième chapitres du Coran, qui sont les plus Imigs du livre. L'imem doit h s prononcer A voix basse et leniement, jusqu'à ce que l'astre ail recouvré sa lumière. — La prière pour les éclipses de lune ne doit jamais être faite en commun; ch.icun la fait chez soi ou ailburs par un nnmnz de quatre rikats.
Maintenant que h s plus instru is des musulmans se rendent parfaitement compte des éclipses , aussi bien que les Européens , ils virent d'un ail tranquille e s phén omènes célestes, sans recourir aux prières prescrites parla loi, qu'ils abandonnent au vulgaire ignorant.
4. Les Persans ne sont pas moins instruits que les Arabes, mais le simple peuple, au rappo'l «le Chardin, explique les éclipses de soleil de la manière la plus cxiravag.mte. Dieu, disent ils, lient le soleil enferme dans un tuvau qui s'ouvre et se ferme à son extrémité par un volet. Ce he mil du inonde éclaire l'univers el l'échauffé par ce trou ; et quand Dieu veut punir les hommes par la privation delà lumière, il envoie l'auge Gabriel fermer le volet : aussi, dans la prière cou* posée pour les éclipses , prient-ils Dieu d'apaiser sa colère, et rouvrir la porte à eu grand astre. — Quant aux éclipses de lune, ils s'imaginent que la lune est alors aux prises avec un énorme dragon; c'est poutquoi ils font gr.jiid bruit, pour épouvanter le monstre et le mettre en fuite.
5. Les livres sacrés <i« s Indiens racontent que les dieux et les démous ayant, par leurs efforts réunis, obtenu Vamritn ou breuvage d'immortalité (Yoy. Bakatteviext de lv me n), ils combattirent les uns contre les autres pour la possession de la précieuse liqueur. Vichimu ayant réussi a. s'en emparer, il le lit boire aux dévas; mais Hâhoti , l'un des mauvais gènes, prit II forme d'un déva, se glissa parmi les dieux et vini en boire à son tour. Le soleil et la lune, qui avaient découvert la supercherie, en prévinrent Vichnou , et ce dieu , d'un coup de son disque tranchant, fil tomber la tête du monstre avant :jue la liqueur fût parvenue à son gosier; son corps mourut, mais sa tête qui avait
participé à Vamrita fut douée d'immortalité. Plein de courroux contre les deux astres qui l'avaient dénonce, K.ihou est sans cesse occupé à les poursuivre dans les espaces rélestes, el toutes )> s fois nu'il les ren outre, il cherche à les dévorer. Telle esi In cause o>i éclipsas. C'e*l pour obtenir la déliv rance fa Ces astres qu- les llin 'ous m; lii renia 11 prière, a des agiotions et à des pratiques df piété pemlanl la durée des écïpses. A • . s s i l'eponue de l'api»arilion de ces plienoruén^s esl-ell • soigneusement indiquée dans 1rs almanachs publiés annuellement par les brahinaues astrologues.
« Le 2 juillet IMiG, dit le voyageur Tavernier, a une heure après midi , il y eut une éclipse de soleil. Il y eul alors une multitude prodigieuse de vens qui ucconrai< ni de l>u| côtes pom venir se laver d ns le «lange. Ce hivernent doit commencer I rois jours avant qu'on voie l'éclip e. Pemlanl ces trois jours, les Hindous appiéieul toute sorte de riz, de laitage et de confitures pour le» poissons el les crocodiles qui sont dans le fleuve. Tout cela s'y jette anssitol que les brahmines l'ordonnent, et qu ils connaissent que c'est la bonne heure. Quelque éclipse que ce soii,oo de soleil ou de lune, dès qu'elle commence, les id Litres ont accou umé de casser toute la vaisselle de terre qui leur sert pnor le menace, et de n'en pas laisser une pièce en son entier. Les brahmines cherchi'iil dam leurs livies l'heure lavorahle à celle cérèmon-e. Quand elle es! venue, ils r rient an peuple de jeter ses offr nides dans le Gange, A Un s il se l'ait un bruit horri'dc de dot hetlis, de tambours el de cliques de métal, qu'ils frappenl l'une contre l'autre. Dès que tel offrandes sont dans le fleuve, le peuple ; «litre, s'y froîte, s'y lave le c >rps jusqu'à ce que l'é. Iipse sml finie.... Les brihuiines qui sont à terre, au bord du rivage, essui ni le corps de ceux qui sortent de l'eau , e1 Ifor donnent du linge sec dont ils se couvrent le ventre : ensuite i's le- l'uni asseoir dan* un endroit où les plus riches de ces gentils ont fait apporter du nz el plusieurs autres provisions. Ces mêmes brahmines consacrent avec de la bouse de vache un petit cspa<eeo carre du terrain où ils sont assis, et surtout observent avec grand soin qu'il nes'> Iruure aucun insecte. Ils tracent dans ce petit e«paf« de terre plusieurs sortes de figures. $nr chacune desquelles ils mettent un peu debout de vache avec deux ou lr-»is petites branches de bois que l'on frotte bien, de peurqu iloe s'y rencontre quelque insecte ; sur re< petite* branches ils mettent du riz , des légume» et autres choses de celle nature, à quoi ils ajoutent du beurre , et y mettent le fcu ; ensuite ils observent la flamme, et forment, sur srt différentes agi aimns , des prédictions louchant la récolte de ces grains. »
Dernier nous fournil d'à 1res détails sur les pratiques supers itieuses auxquelles se livrèrent ies Hindous, pendant cet e laïueose éclipse de lliuT». Il en lui lui-même leiumn oculaire, car il habitait alor s dans une maison siluée sur le bord de la rivière Dje» uni
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irtUDierit Yamouoa). Do nautdesa terrj»e il vil des deux côtés de la rivière les Jndifos plongés dans l'eau jusqu'à la ceioture, \t> tfui Aies fer* le ciel, afin de se cacher Aliment sons l'eau , dès que l'éclipsé worncerail. Les enfants des deux sexes ruitnl entièrement nu», les hommes avaient Inroisses rouvertes d'une espèce d'écharpe, ri 1rs femmes d'un simple drap. De l'autre (M de la rivière il vil les radjas , les ban- <oimel les marchands, qui étaient sous des Iules avec leurs familles. Us avaient planté dans la rivière des espèces de paravents i)a t!s Doumenl fannies, afin que personne •e les vit se laver. Dès que l'éclipsé com- »tnça, tous les Indiens se plongèrent dans Vau plusieurs fois de sune, poussant de snids cris : puis , levant les yeux et les Ejintvers l'aslreérlipsé. ils le saluèrent par sl8>icurs inclinations profondes, marmotiant m la »es prières, et faisant plusieurs contorimi ridii ules. Ils prirent aussi de l'eau dans \t rreus de I ur main , et la jet ' rent vers le »»!nl. Lorsque cet astre eut repris sa clarté, 'L» sortirent «le l'eau. Miis, avant de se retira. iU jetèrent par dévotion plusieurs pièces Orgeat dans la rivière , et se revêtirent 4'lmit* nouveaux qui avaient été apportés exprès sur le rivage. Les plus dévots firent prient aux brahmanes de leurs anciens ha- Irtls.
Li superstition des Indiens ne surprendra p« trot qui savent qu'une éclipse répandit autrefois l'alarme et la consternation tant toute I Europe. En 1651, les Européens v montrèrent guère plus sages que les Vhàooi, pendant l'éclipsé de soleil qui »mti Ntle année. Une terreur panique awt boileversé toutes les létes. Les uns iflititini d'une certaine drogue qu'ils refirrijiMt romme un préservatif contre le aurais effet de l'éclipsé; tes autres se terenfermés dans leurs chambres , les K'es et les fenêtres bien closes. Quelçoe»-ons, plus timides, allaient se cacher hn les raves. La plupart couraient en foule l'cglise, persuadés que le monde allait tirr eo»eveli dans une nuit éternelle.
Les femmes enceintes, dans les Indes , se litooenl également soigneusement renierais dans leur* maisons, sans oser en sortir *adani la durée de l'éclipsé* dans la crainte \w Rahou , le génie malfaisant qui cause *l'pse, oe dévore le fruit de leur sein. — lu reste, il parait que les cérémonies qu'on ■ml de décrire ont lieu princip lemenl pour ;> eilipses de soleil; car les Hindous ont '•r de s'inquiéter peu de celtes de lune. 6. Les Siamois s'imaginent , romme les «dtetH et les Chinois, que les éclipses de «M et de lune sont ociasionnées par un f"gon aérien qui veut dévorer l'astre ; et ""r délivrer celui-ci ils font un grand bruit 'fdes poêles et des chaudrons, croyant "ee moyen faire lâcher prise à l'animal. 7- 11 en est de même des Tunkinois, qui, a moment de l'éclipsé, non conleuts de wiwerde grands cris elde faire raisonner les 'Hrooeali culinaires , y ajoutent eucore le