‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 184 sur 365 · ECO · texte numérisé non relu

ECO

fil* Phase. Réforme philosophique, eM

lf«Partie.

Trois grands^ réformateurs.

<j» Partie. Ecoles nouvelles.

I On donne aussi le nom A* Ecole au lieu public où l'on enseigne les sciences. 11 y a*ail dam les premiers siècles de l'Eglise des «voies où l'on expliquait l'Ecriture sainte. L) plus fameuse était celle d'Alexandrie, ton laquelle Origène enseignait l'Ecriture «ioleT le* mathématiques et la philosophie, to Afrique, c'était l'archidiacre que l'on (tarait du soin d'instruire les élèves. Il y JUil des écoles dans les paroisses, dans les ûvnattères et dans les maisons des évéques ; «n j apprenait le psautier, la noie, le chant, k tomput et V orthographe. Lorsque l'on eut fonde les universités et les collèges, on donna ir (Hua de petites écoles à celles où l'on tttvigoait que les premiers principes des

K j «ait autrefois, dans l'université de tor». deux célèbres écoles de théologie, «/irfle Sorbonne et celle de Navarre. Les protatar* y enseignaient des traités qu'ils dicUleol et qu'ils expliquaient à leurs auditeurs, et sur lesquels ils les interrogeaient m lei faisaient argumenter. Ces traités roulai»! sur l'Ecriture, la morale, la contro- 'rru. et il y avait des chaires affectées pour rc> différents objets.

ÉCOLBS CHRÉTIENNES {Frères d«),coorrégatioo fondée vers la lin du xvii* siècle par Jean-Raptisle de Lasalle, chanoine de Reims. Dans la bulle du pape Benoit XIII, de 1724, <tii institua cette société, il est dit qu'elle a pwr but de « prévenir les désordres et les inconvénients sans nombre que produit 'ignorance, source de tous les maux, surtout parmi ceux qui, accablés par la pauvreté ou obligés de travailler de leurs mains pour vivre, se trouvent, faute d'argent, pri- 'es de toutes connaissances humaines. » Des patentes de Louis XV, du 26 avril "•5, approuvèrent la bulle et autorisèrent " 'société, qui prospéra au delà de toute espérance jusqu'en 1792, époque où l'institut tubit le sort des autres congrégations relip uses. 11 comptait alors 131 établissements. 1 w suppression ne dura pas longtemps : «i l an m, leur nom et leurs services furent rappelés dans les deux conseils, leur rélatlwseimut fut résolu en 1802, et leur rappel DiiTioxa. des Religions. 11.

( Psychologie. — Ma-

lebrancbe.

Idéalisme. — Berkeley.

Panthéisme matérialise. — Spinosa.

Logique de Port- Royal.

Scepticisme critique

de Bayle.

Idéalisme mystique.

— Thomasiua.

Idéalisme rationne].

— Wolf.

Empirisme Her-

der.

Sentimentalisme. —

Jacobi.

Idéalisme absolu. — Fichte.

Ecole écossaise. Retd. — Dugald-Slewarl.

décidé par le décret du 17 mars

'Développements.

)escartes.

corrélatif*.

Leibnitz. — Dérivation et déve-

| Ecole allemande. Kant. — Suite du mouvement philosophique.

définitif

Depuis, le nombre de leurs établissements n'a cessé d'augmenter. En 182fc, il était de 210, de 2V5 en 1830, et, en 1835, le nombre en était monté à 310, divisés en 571 écoles, formant 1432 classes, et donnant le bienfait de l'instruction à 138,840 enfants, non compris les classes d'adultes au nombre de kk, réunissant ensemble 2910 ouvriers ou domestiques. Le nombre des frères n'était guère, à cette dernière époque, que de 1600. Depuis, le nombre des frèrea s'est accru avec celui de leurs établissements. Le siège de l'ordre est à Paris, mais l'institut a des maisons hors de France, en Italie et ailleurs.

ÉCOLES PIES [Clercs réguliers des), ordre de religieui, fondé en Italie par saint Joseph Casalani. En 1617, le pape Paul V les réunit on corps de congrégation, et les autorisa à faire des voeux simples d'obéissance , de chasteté et de pauvreté, avec pouvoir de dresser des constitutions. Quatre ans après, Grégoire XV érigea leur congrégation eu corps religieux ; et Clément IX substitua, en 1669, les vœux solennels aux vœux simples qu'ils faisaient auparavant. L'objet de leur institut est d'apprendre aux enfants à lire, à écrire, à calculer, à tenir les iivres chez les marchand* et dans les bureaux ; d'enseigner les humanités, les langues savantes, la philosophie, les mathématiques et la théologie. Ils ont des maisons dans plusieurs villes d'Italie ; ils en ont aussi en Espagne, en Autriche, en Moravie, en Hongrie et en Pologne.

ECONOME, officier ecclésiastique, chargé dans les premiers siècles du temporel des Eglises, particulièrement dans l'Orient. Le concile de Calcédoine veut absolument qu'il y ait un économe dans chaque église pour en régir les biens; le second concile de Nicée donne pouvoir au patriarche de Conslintinople d'en établir, de sa propre autorité , dans les églises métropolitaines de sa dépendance , si les titulaires négligeaient de se conformer à celte mesure. Il veut qu'il en soit de même à l'égard des monastères. Les canons ordonnaient que l'économe fût pris parmi les membres du clergé, à l'exclusiou

5 27 ItHTIONNMIiF.

des laïques. C'étau .Tdiiiaii vin ni un prèue ou un dia< re >'ous vvons par les Acte ^ des Apôtres, que les di.cres furent originairemctl institues pour remplir « clic fonction ; et le diacre saint Luirent a* ail , à Mo ie, l'administration des biens de l'Eglise. Saint I dore « o Séville expose en ce» termes les devoirs et les fonctions des économes:

« C'est à l'économe qu'appartient la répa- ( .lion et la construction des élises : c'est à lui qu'il convient de soutenir les inleréîs de l'église, soit en demandant, soit en défendant dev int les juges. CVst lui qui est le receveur des redevances <l qui > n lient reuilre. Il p end soin d- la culture des champs

< t des vignes, des affaires qui concernent les possessions de l'église, et les servitudes qu'elle a droit d'exi^r. Il est chargé de distribuerais clercs, aux veines e au\ dévoies les choses dont c)l< > ont besoin chaque jour pour vivre. Il a soin de ce qui regarde les habillements et du vivre les domestiques, des serfs et di s artis us, et il doit exécuter tout cela so is es ordres cl sous la dépendance de t'cvëqut . »

Maintenant, en Occident, les fondions des économes sont dévolues à un conseil d'administrateurs ecclésiastiques ou laïques, connus sous le nom de Mm (juill ers.

ÉCOUTANTS, oc \U!>i IEIMS. On appelait de ce non», 1* la première cla>se des catéchumène ■: c'étaient ceux qui, désirant a convertir de i'ii lidclilé à ia loi de iesus- Christ, écoutaient la parole de Dieu dans l'église, sans loulefo s demandée encore le baptême ; 2 la seconde classe des pénitents, c'est-à-dire ceux qui avaient passe le temps prescrit dans le rang des pleurants. Les uns

< l les autres avaient le privilège d'assister dans 'église à la lecture de l'Kcri ure sainte, au chant des psaumes, aux discours et aux ii st. Ut lions qui suivaient presque toujours l i récitation de l'Ewingile : ce privilège, au resie, leur était coinmn' avec les juifs, les païens et même les hééliques. On ne faisait poi t sur eux de prières n. d'impositions «le mains. Le sermon élan fini, tous ces geusla se retiraient; ce qui leur était solennellement dénoncé par le diacre, comme un le voit dans les Constitutions apostoliques. — l e- pénitents publics passaient < rdm iiremenl trois ans dans la classe «tes Eco.tanls ; de là ils entraient dans celle des Prosternés.

ÉCHUT ML SA INTL. On donn<> ce nom à la collection des livre» canoniques de l Ancien et du nouveau Testament, qui îornienl. avec la tradition, la règle de foi e desiiKem s des chrétiens. !.es livres de l'Ecriture sainte ont ete composés par des hommes, mais ces hommes étaient inspires de Dieu. Ils n'écrivaient que ce que leur dictait I L prit saint ; ce n'est donc pas eux qui parlent dans leurs ouvrages, mais Dieu même. Les caractères de la divinité brillent partout d'une manière si sensible dans les sainte- Ecritures, que tou< homme d'un jugement sain, quand même il ne serait pas éclairé des lumières de la foi, reconnaîtrait aisément qu elles ne sont pas

r:s uELir.roNS. tu

l'œuvre de l'esprii humain. Il ne faudrait cependant pas cro;r<\ comme los missionnaires protestants, qu'il suffit de répandre la Mible parmi les nations infidèles pour \n convertir. Si la lecture des Livres saints peut les étonner, elle ne saurait les éclairer complètement , à moins que leur iutelli^enre n'ait été préalablement préparée à les c<mprendre. Voyez Bim.E.ct Cvnon de* 'uni saints.

No s ajouterons ici que la division de l'Ecriture sainte, ou plutôt de l'Ancien Testament, en chapitres el en versets, lut liii-. par Etienne Langhlon , créé cardinal r:i 1-21-2. Elic Dupin attribue celle divi ion aa cardinal Hugues : mais ces deux auleurt cotnieon.nl sur le même siècle. Ce 'ut le célèlirc Moberl Etienne qui, en 1551, distribua le Nouveau Testament en v ersi ls, el donna à ces divisions l'ordre fixe qui régne m.iMilcnant. Au commencement du iv« siècle, les Evangiles et les 1 .pitres avaient bien déjà leurs divisions et subdivisions, qu'husèb-d* Cesarée attribue à On^ène ; mais h s chapitres el les versets n'avaient pas partout, i beaucoup près, une forme égale; el jusqu'au temps des divisions modernes, il o'j eut rien de fixe.

ECTHÈSE, exposition de foi que l'empereur Héradius lit publier, en 039, en forme d Cdit, à l'occasion 'tes troubles queuta l hérésie des monolheliles , qui soutenaient qu'il n'y avait en Jésus-Christ qu'une seak volonté. Sergius, patriarche de Constanlinople, un des principaux chefs du monolhelisme, fil tant par ses brigues «i la cour, qu'il arracha à l'empereur cet édil favorable à m erreur, dans lequel il était déclaré qu'il • y avait en Jésus-Christ qu'une seule volonté et une seule opération. L'ccthèsc fut condamnée dai s le concile de Constantinonle, sixième générai. Héraclius, avant de mourir, écrivit au pape une lettre dans laquelle il désavouait c tte exposition de foi, el dèclariil que le avait été composée parle patriarch S rgius, a:iquel il avait simplement accordé la permission de la faire publier u nom de l'empereur.

LCLMLNIOI E. en grec t*\a-dire univrsel; litre que l'on donne aui eonci es généraux, c'est-a-dirc à ceu\ où * trouvent des éveques de toutes los parties du monde chrétien. Voyez Concile.

EDDA, ce mot, qui signifie ï Aïeule. e»l livre qui conlcnt les traditions mylhol"g>que- des anciens Scandinaves. Ou connaît deux recueils de ce nom.

L'ancienne Edda fut composée, ou plu1'*' compilée, sur des poèmes d'une date lrè»-re» culee par Smintmd Siglusson surnommé l'iode, ou l< Savant, né en Islande ver» 105". SoMiiuud fut un des premiers qui oièrent metire par écrit les anciennes poésies religieuses des Scaldes. que beaucoup de personnes savaient encore par cœur dan» <* lemp>-! i. Il parait qu'il se borna à re»nirel! un seul corps celles d'entre ces pièces qui I"1 semblèrent les plus propres à fournir une

^niante nioi<son d'expressions et de fl^arv» poétiques. La plus grande partie de celle ^mpilaiiofl est perdue; ee qui en reste com- ,*,d quatre parties : 1* la KoIuijm, 00 oracle la sibylle Vola, fllle de Heimdall, le pirfier des dieux ; H semble que c'est le teite i«i i Bdda est le commentaire j 2* le Fo/-> rnJiM-piel, discours do géant Vafuudai»} t le HttWBwei, discours sublime d'Odtn, où * trouvent 1rs leçons de morale que l'on rrojail'loauee* par ce die»; kr enfin, le Jtunalajaleffi OU chapitre ru nique, court abrégé de laotienne magie , particulièrement cJqs «chastem^nts opérés au moyen des caractères nitriques. Le tout est divisé en 37( hauts, Libles ou Saga». Treize traitent de la tqéogoaie et de la cosmogonie Scandinaves; vingt ftundei exploits attribués aux héros myrtv.lwiqnes; les trois autres de dogmatique t\ d.- morale.

Mau, comme le livre de Sœmund Sigfus- }m était volumineux, obscur et peu propre i faciliter l'élude de la littérature nationale, fcwro Slerleson le rédntsil, 120 ans après, en oo traité de mythologie poétique, plus ■aMiquc et plus intelligible , qqe l'on tuante, û nouvelle Edda. Snorro était d'une 1* plts illustres familles de l'Islande. Deux foi* il remplit la première magistrature dans »n pays, où il Tut juge suprême pendant les mate) 1215 et 1222. Il mourut en 1241, à ! j|r de t>0 ans. Son Edda est en deux pariai la première et la plus intéressante est un eolret|«,o qu'un roi de Suède est supposé n>)ir à la cour des dieux. Les principaux l»nw de la théologie Scandinave y sont HjwjÉKpaprès'les Scaldes ou poètes national. La seconde, qui est aussi un dialogue, mau entre d'autres personnages, ne consiste foni récits de différents événements loi je font passés entre les dieux* Matlet, aolenrde V Histoire de Danemarck, démoniaque cet ouvrage de Snorro n'est point le frsu de l'imagination de l'écrivain, mais qu'il rréseole la véritable religion de la Scandi- Wfie. pendant tout le temps qui a précédé le < hriMianisme. U se fonde sur les anciens 3ij moires que l'on a sur ce pays; sur les rTnain» grecs et latins postérieurs au vi" ' Me de notre ère; sur les monuments rut^aes, la tradition, les pratiques populaire, les noms des jours, plusieurs façons de ïirffr encore aujourd'hui en usage, des froments de poésie des anciens Scaldes du •ri.— L'Edda est écrite dans l'ancienne lanî«e de ta Scandinavie, dont le suédois motfroe se rapproche beaucoup.

D'aérés c > que nous venons de dire, il se- 'id difficile de mettre t'Edda de Snorro sur i même ligoe que les livres sacrés des aures peuple» ; celle de Sosiiiund elle-même est receute, pour qu'elle puisse soutenir, oos le rapport de l'authenticité et de l'aniesBeté, U concurrence avec les Véd.is ou t Zend-Avèsla ; toutefois l'une et l'autre ■en sont pas moins des documents fort pré* »*ox, et d'un haut intérêt pou» les dififéren- < » branches d,» la religiou et de la littérature. fcUKME. citoyen de Cyloos, dans les lies

EDH 4?to

Cyclades, que ses compatriotes adorèrent comme oa dieu après sa mort, au rapport de saint Clément d'Alexandrie.

ÉDKN, Boni de l'endroit où étaii situé le paradis terrestre, et par suite le paradis luimême fut appelé dp même nom, qui, en hébreu, signifie volupté, délie**. * Jébeva, dit la Genèse, planta un jardin dan» Bdeu, du côté de l'orient, et y plaça l'homme qu'il avait créé. Le seigneur Dieu ftt sortir de terre toutes sortes d'arbres agréables à la vue et bons à manger, l'arbre de vie «u milieu du jardin, ainsi que l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Un fleuve sortait d'Eden pour arroser le jardin, et de là il se séparait pour former quatre courants principaux. Le nom de l'un est le Phisan, c'est celui (jui fait le tour de tout le pays d'Havila où l'on trouve de l'or; l'or de ce pays est bon; c'est là aussi que se trouvent le bdellium et l'onyx. Le nom du deuxième fleuve est le Gihop, c'est celui qui entoure le pays de Chus. Le nom dq troisième fleuve est Iliildeket (le Tigre), c'est celui qui se dirige vers l'Assyrie; et le quatrième fleuve, c'est l'Eophrate. »

De ces qualre fleuves, les deux derniers sont bien connus, c'est donc sur les vives du Tigre et de l'Eophrate qu'il faut chercher la situation du paradis terrestre et la contrée d'Eden ; mats ou n'est pa* d'accord sur les deux autres fleuves. Beaucoup de savants se sont évertués à préciser la localité du paradis terrestre, mais sans beaucoup de succès. La chose est dans le fond assez indifférente; il doit être môme à peu près impossible d'arriver à quelque chose de positif, car les lieux ont dû être considérablement modiûés par le déluge universel d - Noé.

Les Arabes oui plusieurs traditions sur le jardin d'Eden; on en peut voir plusieurs à l'article Djbnnat Abu. Nous ajouterons ici que Dieu, après l'avoir créé, lui commanda de parler, et qu'il prononça ces paroles : a 11 n'y a d'autre Dieu que Dieu.» Ayant reçu ordre de parler une seconde (ois, il s'écria : « Que les fldèies seront heureux 1 » Enfin ayant reçu un sembla hle commandement pour la troisième fois, on entendit ces mots : «Jamais les avares et les hypocrites n'aurool entrée chez moi. » Ce jardin, disent encore les musulmans, a huit portes, et les portiers qui en ont la garde ne doivent y laisser pénétrer personne avant les savants qui fout profession de mépriser les cho>ts d»* la terre et de désirer celles du ciel. Ces huit portes du paratlis correspondent aux aepl portes de l'enfer, d'où les niabométaos concluent qu'il est plus facile do se sauver que de se perdre, parce que la miséricorde de Dieu est plus grande que sa justice.

EDESlE.du latin edere, maug<*r : déesse qui présidait à la nourriture ches les &oma>ns. Les boissons avaient leur divinité particulière, appelée Bibéêie.

i.DHÉMIS, religieux musulmans, fondés par Ibrahim Rdhem, mortà Damas, l'un 161 de l hégire (777 de J.-C. . Cet Ibrahim passait les jours et les ■ uils dans les mosquées, oc-

DICTIONNAlltE

cupé à lire le Coran, cl prononçait souvent ces paroles : «O Dieu! tu m'as donné tant de sagesse que je connais évidemment que tu prends soin de ma conduite ; c'est pourquoi, à Dieul méprisant toute puissance et toute domination , je me consacre à la méditation de la philosophie, et veux par là l'être agréable. »

Les Edhémitcs se nourrissent de pain d'orge et se livrent à de longs jeûnes. Ils portent un habit de gros drap cl un bonnet de laine garni d'un turban. Ils ont à leur cou un morceau de drap blanc et ronge. Ils se croient illuminés et passent pour tels. Ces religieux sont répandus principalement en Perse, dans la province de Khorassan.

EDITH, nom que les rabbins donnent à la femme de Loth, qui fut changée eu statue Je sel. Ce nom signifie, en hébreu, témoignw/e, parce que ce miracle permanent fut un témoignage de son incrédulité.

ÉDON, en latin Edonus et Edonius, surnom de Bacchus; c'est sans doute le mol hébreu pfN adon, qui signifie seigneur ou

(/ieu, d'où est venu le nom d'Adonis. Les Bacchantes étaient aussi surnommées Edonidu.

ÉDR1S, prophète vénéré des musulmans, le même qu'Enoch, sur lequel ils ont conservé diverses traditions. Ils disent ou'il fut le premier qui fit la guerre aux infidèles de la rare de Cabil ou Caïn.et qu'il introduisit la coutume de faire esclaves ceux qui avaient été pris dans ces sortes de guerre. Il avait reçu du ciel, avec le don de science et desa-

Î;esse, trente volumes contenant les secrets es plus cachés ; c'est ce qui a donné en Orient tant de vogue aux livres qui paraissaient sous le nom d'Enoch. C'est à lui qu'ils attribuent l'invention delà plume.del'aiguillc, de l'astronomie, de l'arithmétique cl de la géomancie. Ils lui donnent 3G5 années de vie, conformément à la Genèse, cl croient, comme nous, qu'il a été enlevé au ciel ; mais ils disent de plus qu'il fut envoyé de Dieu aux caïnites, qui étaient fort débordés, pour les ramener dans le sentier de la vertu ; mais que ceux-ci ayant refusé de l'écouter, il leur fil la guerre, et réduisit en servitude leurs femmes et leurs enfants.

Edris, suivant les musulmans, aurait élé la cause involontaire de l'idolâtrie ; car, après son enlèvement, un de ses amis, désolé de sa perte, forma, à l'instigation du démon , une statue qui le représentait tellement au naturel, qu'il s'entretenait des jour* entiers auprès d'elle, cl lui rendait des honneurs particuliers, qui peu a peu dégénérèrent eu superstition et en idolâtrie. Yoy. Enoch.

EDUCA, Edulic, Edulique, Edmt, différents noms d'une divinité romaine qui présidait à l'éducation et à l'alimentation des enfants; c'était sans doute la mcmcqu'Edcsie. On mettait les petits enfants sous sa protection; on lui faisait dos olfraudes lorsqu'on les sevrait, et lorsqu'on commençait à leur faire prendre une nourriture solide.

Er EQUiiNES, temples des tiuanches, an-

DES ilELIGIONS

cions habitants des Iles Canaries. Ces temples élnienl circulaires, deux murs concentriques formaient une double enceinte, dont l'entrée principale était assez étroite. Celait dans ces temples , situés la plupart sur le sommet des montagnes, qu'ils déoosaieoides offrandes de beurre, et taisaient des libations avec du lait de chèvre, en l'honneur de leurs divinités.

EFESIIOUTHKEM, un des cinq génies, qui, suivant les anciens mages de la l'erse, présidaient aux cinq parties du jour : les qua ire autres étaient Havan, llapitan, Osiren el Oschen. Ces génies étaient mâles; les esprits femelles correspondants présidaient ans. cinq jours épagomènes

EFFARI et E FF AT A, termes d'aopures, qui appelaient e/fan ! ou terminare tcmfilum , l'action de tracer les limites d'un leiuplequ'ou voulait bâtir.

EF FEU RI , a utre ex pression anguralc pour désigner la consécration d'un arbre, (aile par la chute de la foudre sur son feuillage.

EFFRONTÉS, une des nombreuses srck* nées du délire de l'anabaptisme. Koy.An-

BAPT1STES.

ÉCÉE, neuvième roi des anciens Athéniens, père du rélèbrc Thésée. Il passe poor avoir introduit à Athènes le culte de Vénus- Uranic, pour en obtenir la faveur de devenir père. Lorsqu'il envoya son fils combattre le Minotaure, avec uu vaisseau portant le pavillon noir, il lui recommanda d'arborer a son retour la voile blanche, -en signe de la vicloirequ'ilaurait remportée. Quelque temps après ayant aperçu du haut d'un rocher où son impatience le conduisait tous les jours, le vaisseau qui revenait avec la voile noire,

Karce que la joie de la victoire avait fait ualicr la recommandation du roi, il crut vn fils mort, et n'écoutant que son désespoir, il se précipita dans la mer. Les Athéniens, pour consoler leur libérateur, élevèrent son père au rang des dieux de la mer, le dé< la rèicnt fils de Neptune, et donnèrent son tion à la mer voisine, aujourd'hui l'Archipel.

ÉGEON, géant, fils de Titan et de la Terre, le même que Briaréeaux cent bras. Neptune, après l'avoir vaincu, le précipita dans h mer ; mais s'élanl dans la suite réconcilie avec lui, il l'éleva au rang des divinités marines. C'est du sein de la mer qu'il a»«n< secouru les Titans contre Jupiter, lors delà la guerre des dieux.

ECEHIE. 1. Une des divinités qui présidaient aux accouchements chez les Itonianiv Les femmes lui croyaient la vertu de line venir l'cnf.ini sans peine et sans efiorts; c'est pourquoi elles l'invoquaient dans leurs grossesses, pour obtenir une heureuse délivrance. Son uom vient du lalin cger$rt, fo"* sortir.

± Nymphe de la forêt d'Aricie, fort rf vérée des Homains, depuis le rôle que lui bt jouer le roi Numa l'ompilius. Ce prince,* volant policcr ce peuple encore sauvage el lui faire respecter les constitutions qu'il élablis*

4F. ECI

sait, lui persuada qn'il avait un commerce

intime arec la nymphe Kgérie. A col effet il

«'enfonçait soavcnt dans un bois voisin de Rome, sous prétexte de la consulter, afin de donner à ses lois l'autorité de la religion. f)0'*lqaes écrivains ont cru Egérie l'épouse dcNuma. Ovide a suivi celte opinion et assure que la nymphe contribua, par ses conseil , à la félicité de Kome et à la gloire de son mari. La mort de Nurna lui causa une dmleur si vive et si durable, qu'elle quitta Rome, et, pour mieux le pleurer, se retira dans la forêt d'Aricie , où ses plaintes et ses finglols interrompirent plus d'une fois les sacrifices de Diane. La déesse , touchée de relie affliction sincère , que rien n'avait pu affaiblir, la métamorphosa en une fontaine dont les eaux ne tarissent pas, et que l'on montre encore aujourd'hui sous le nom de fontaine ligérie.

EGHO, dieu des Nègres qui habitent les bords da vieux Kallabar ou Calbary, rivière de Gainée. Snelgrave, voyageur anglais, dit avoir été témoin d'un sacrifice humain, fait par le chef du canton à celte divinité pour la prospérité de ses Etats.

EGIDE, bouclier couvert d'une peau de chêne, d'où lui vient son nom ('/., «^j, chè- »re). Les poètes appellent ainsi lous les boucliers des dieux. Jupiter en avait une revêtue de la peau de la chèvre Amallhée.

Homère en donne une d'or à Apollon. Mais depuis la victoire de Minerve sur le monstre fyiès, le nom en fut affecté au bouclier de ente déesse. Cependant, si on étudie attentivement les anciens, on se convaincra que l'Egide était plutôt la cuirasse que le bouclier de cette déesse; ce qui a pu contribuer à propager celte erreur, c*esl que la tête de Méduse était incrustée sur l'une et sur l'autre. Dans l'Iliade, Minerve couvre ses épaula de l'Egide immortelle, où est représentée I.i tête de la Gorgone Méduse, environnée de serpents, et de laquelle pendent cent rangs de franges d'un travail exquis. Autour de l'Eg«de étaient la Terreur, la Dissension, la F'»rce, la Guerre, etc.

L'Egide autour du bras, comme sur la pierre gravée qui représente Jupiter Axur, désigne l'agitation d-s combats ;sur les gen 'tu, comme sur ceux de Tibère dans l'Apothéose d'Auguste, c'est un signe de repos; sur la poitrine du prince, elle indique la protection de Minerve, c'est-à-dire la sagesse. Jupiter, dans le camée de la bibliothèque du roi, l'a sur l'épaule ; l'amour portant l'Egide exprime la victoire de ce dieu sur Jupiter.

KGIÈS, monstre horrible et indomptable , ne de la Terre, et qui vomissait des tourbillons do flamme mêlés d'une épaisse fumée. Il fil de grands ravages dans la Phrygie, la Phé ticie, l'Egypte et la Libye, mettant en feu les forêts et les campagnes, et obligeant les h'bitants à quitter I . pays. Minerve, par l'orbe île son père, combattit ce monstre, et, après l'avoir vaincu, en porta la peau sur sa cuira se. La Terre, mère du monstre, irritée de •aroort.cnfanta les Géants, qui Ûreot la guerre aux dieux.

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