‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 189 sur 365 · DICTION N A I II K · texte numérisé non relu

DICTION N A I II K

porte du chœur; mais le patriarche prêche dans le sanctuaire. La troisième parlie de l'église cl ta quatrième n'ont rien qui les distingue. Si Ifs églises sont pauvres, le pavé osi couvert de nattes, ou «le beaux lapis, si elles sont ricin s, et pour ne rien mit r, on a près de soi un crachoir. Les fidèles ôtent leurs souliers avant d'enlrer d;ins l'église.

o. Les églises des Ah\ss:ns soûl tournées de l'occident à l'orient, afin <| u on pri.ml on soil tourné vers l'orient. L'oulel est isolé dans le sanctuaire, sons une espèce il dôme soutenu p >r quatre colonnes. Les Ethiopiens donnent le nom il arche à cet aulel, et il a, disent-ils, la figure de l'arche des Juifs, qu'ils prétendent posséder encore d.ins le^lise d'Axum. Devant le sanctuaire, il y a deux rideaux avec de* sonnettes au bas; en sorte que personne ne peut entrer ni sortir sans les faire sonner. Comme on se tient debout dans les églises, pendant les ollices, il n'y a point de bancs dans les églises. Seulement on permet de s'appuyer sur des potences, C'est pourquoi il y en a un grand nombre à la porte. On y entre pieds nus ; c'est pourquoi le pavé est couvert de lapis. Ou n'y entend ni parler, ni moucher; et personne n'y tourne la tète. Les hommes sont sépares des femmes qui se tiennent dans l'emetn • la plus éloignée du sanctuaire. Les I ;m; c« brûlent en plein jour dans les églises, et on y allume souvent une grande quantité de cierges. On n'y voit ni si dues. ni. images en bosse; les Abyssins les prendraient p uir autant d'idoles; il u'\ a que de - tableau - et îles peintures. Lu 170U, le sieur Poucet, eons.jl de Franc, offrit à l'empereur Sigued un petit crucifix d'un travail exquis; le prince eu fut enchanté cl le baisa respectueusement, mai« il n'osa le porter sur lui, dans la crainte de soulever le peup'e cl le oerge. — Il n'appartient qu'aux préires et aux diacres d'entrer dans le sanctuaire ; l'empereur lui-même n'y entrerail pas, s'il n'était promu aux ordres. De la vient que ces princes -e font ordonner diacres, et quelquefois pi êtres, quand ils parviennent a la couronne L'ml ée de l'église est interdite à ceux qui sont attaques d'une maladie cutanée, aux femmes qui ont leurs règles, aux époux qui ont usé du mariage la nuit précédente ; les gens à cheval sont obligés de mettre pied à terre à une assez grande distance de l'église. Les l-mmes qui ont accouche d'un garçon sont exclues du temple pendant VU jours, et pendant KO, si elles ont mis au monde une fille. — Les églises, au reste, sont loin d'être remarquables par leur construction el leur architecture; elles sont misérables comme la plupart des constructions de ce pa> s, et leur couverture est de paille ou de roseaux.

ÉGNA TIE, nymphe révérée en qualité de déesse par les habitants de (inatie, ville de l'Apnlie ; on croyait que le feu prenait de lui-même au bois sur lequel on mettait les victimes qu'on immolait en son honneur.

EGOBOLE. Voy. .Emntoi.K.

EGOCÉKOS. Voy. /Egocéros.

ks lltXIGIONS.

ÊCOPIIAGE, ot ÉGOPHORK. surnoms fe Junon. Voy. .Eoopiuck et j£(ïoi<h»bë.

ECltEGORES, nom que le livre d'Enoch donne aux anges; il signifie /f^ r-W. InittK ou vitjilaiit*. Lorsque les houe^s <* lu eut multiplies, il leur naquit des (il h belles et agréables à la vue. L s égri-;»rfj les ayant vues, en furent épris et se uir.Mil les uns aux autres : « Venez ; choi<.is><my. nous des épouse^ parmi les filles des hoinmi, el entendrons des lils. » Alors S.imv.is.i, q«j et il hur prince, leur dit : «Je crains que V"tis renonciez à accomplir votre projo',et que j-' i c me trouve seul oblige de subir U ; eine de ce pe hé . » Ils lui répondirent, «Jurons tous, et lions-nous car un mutuel an.Hhème, que nous accomplirons notre résolution. » Ils élai ni au nombre di' .leux cents ; tons s'engagèrent nar serment sur le mont Ihrmnn, ainsi appelé de r.uiallièiixSeo hébreu zrn herrm) qu'ils prononcèrent cooltt celui qui ne poursuivrait pas celle criminelle entreprise. Ils prirent donc dos ciooies (rentre les filles des hommes; et s'eait approchés d'elles, ils leur apprirent hriiajte et d'autres sciences secrètes, la manière d« préparer les simples el de tailler les arbre*. Os femmes donnèrent le jour à des zi «I* dont la taille cl. iii de .'iDO coudées. Les ;.\nis eé'. or renl tout I fruit du travaildes homme*, d • telle sorte qo • eux -ci ne trouverait \\m de nourrit ni e. Les fié. mis se Inurnèrrtt contre les hommes ; ils les dévorèrent, iifci que lesoi<é.iiix, les hé' es an\ a es, les refti es et les p->i -smiis;, »»t finirent p rsednorer entre eux el !>nire leur sang. Le T - t-Pun* snnt condamna Samyasa et les égrégorestfi compagnons à être attachés, pendml "0 générations, sous les collines de la tw, jusqu'au jour de leur jugement ; puis à ce i° époque ils furent conduits aux lieux l-spio» profonds du feu, pour y être renferme* et tourmentés pendant les "siècles des siècles.

EGUES, génies de la mythologie finnois, ce son; les protecteurs de l'agriculture. veillent sur les pois, les fèves, les raves l« lin et les autres pl :nles.

EGYPTIENS (IttLictoN des axcifvs'.Vdq lant éviter de formuler aucune espère de $ys* lème, sur. oui par rapport à une religion sur laquelle on n'a pas encore dit le demi* moi , nous ne croyons pouvoir mieux fair* (|ue de rapporter ici l'exposé qu'en fut. dans son Egyple pittoresque, M. Champullion- Figcac.

« Scion quelques écrivains grecs ou romains, l'adoration des animaux et de certaines productions de la terre était un des | recopies de la religion égyptienne. Les premiers voyageurs grecs, témoins des rérenio* nies du culte, n'en comprirent pas l'eipr^sion emblématique, et n'en \ irenl que u parlie matérielle. D'après le rapport de quel* ques-unes de ces mêmes céiémonies les phénomènes célestes, ils jugèrent I09 cette religion était tout astronomique,*1 cherchèrent à interpréter, par ce moyen, tous les mythes sacres, même les plus op

p»és dans leurs sources et dans leur motif rrtlidfs soppositions astronomiques, il n'y luit qu'an pas aux rêveries astrologiques, ri m ne se ût faute d'en doter la sagesse «rptienoe. Les monuments publics de l'Kçf'pte démentaient hautement toutes ces «àppotitioos , mais les voyageurs étrangers to ignoraient le langage et 1 interprétation ; h suppositions les moins fondées, les moin9 raisonnables, s'accréditèrent ainsi, répétées fur quelques écrivains de l'antiquité , et mit des temps modernes ont encore ajouté i tooir» ces erreurs par des suppositions tourelles non moins hasardées que celles éootilsse faisaient les bénévoles plagiaires.

• C'est sur de si incertains témoignages qr les anciens philosophes égyptiens, instituteurs d'une des plus illustres nations qui «ni jamais existé , ont été déclarés ignououde la divinité, enfoncés dans les ténèbres dQ polythéisme , n'adorant que des agents BiîèneU ; en un mot , aveugles , impies et dibffs pour tout dire.

. Ouelques philosophes cependant, plus uijjMAé» à bien voir, animés de quelque impartialité, et plus capables de sérieuses éluda, approchèrent peu à peu de la vérité, et furent ainsi récompensés de la fatigue de tarj Teilles. Porphyre osa affirmer que les Uj^iens ne connaissaient autrefois qu'un val Dieu; Hérodote avait dit aussi que les Thtbaioi avaient l'idée d'un Dieu unique, qui u'iuit pas eu de commencement, et qui était itwiortd ; Jamblique , très-curieux scrutais de la philosophie des anciens siècles, tfuil, d après les Egyptiens eux-mêmes,

qu'ils adoraient un Dieu maître et créateur àt l'oaiiers, supérieur à tous les éléments, plBHne'ttie immatériel, incorporel, incréé, adjujiMe, invisible, et tout par lui-même ti ca JoHuéme , et qui, comprenant tout en lui, communiquait à tout ; et la doctrine sjojDoliqoe, ajoute le philosophe que nous citons, dous enseigne que par le grand nombre de divinités, elle ne montra qju'uu seul 0eu, et, parla variété des pouvoirs émanés de loi, l'unité de son pouvoir. C'est ainsi que parlaient les philosophes égyptiens euxutaes, et qu'ils s'exprimaient dans leurs lirrc* sacrés.

« do tel témoignage a une tout autre au- «rué qne les plaisanteries des satiriques anciens et modernes ; et l'étude récente des nnrages mêmes des Egyptiens, les tableaux tligu'ux qoi couvrent leurs monuments, et « (estes écrits qui en donnent l'interprétawn . ont ratifié enlin l'opinion des personin de bonne foi, que n'offense pas l'anli- |B)téde la raison humaine, et qui ne réser-

(1) Certes, nous souscrivons de bon cœur a celte rç«sede l'antique Egypte ; cependant nous ne pou- «h pous résoudre i eu faire honneur à la raison onaioe; nous croyons que tout ce qu'il y a de juste,

* ton, «le vrai, dans les religions anciennes, est le tnlut de la révélation , et un précieux reste des ndiiioiw primitives ; nous avouons ne pas admettre

* révélations de l'esprit moderne, dont nous voyons ' ii?h>« tant de gens se targuer.

ii) Nous voudrions pouvoir admettre sans reslric-

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veut pas orgueilleusement pour leur siècle et pour leurs amis , les révélations de l'esprit et les plus nobles inspirations de l'Ame (1).

« Quelques mots peuvent suffire pour donner une idée vraie et complète de la religion égyptienne : c'était un monothéisme pur, se manifestant extérieurement par un po/ythéisme symbolique f c'est-à-dire nn seul dieu dont toutes les qualités et les attributions étaient personnifiées en autant d'agents actifs ou divinités obéissantes (2).

,', c Dans cette religion antique, comme dans toutes celles de l'ancien monde, on remarque trois points principaux : le dogme ou la morale ; la hiérarchie , indiquant le rang et l'autorité des agents ; enfin, le culte , ou la forme de ces agents , et les cérémonies sacrées pratiquées en publjc ou dans le secret du sanctuaire.

«Le premier point, à l'égard des Egyptiens, est clairement établi par les faits et l'opinion des hommes les plus distingués , et il est très-vrai que les Egyptiens s'étaient élevés... à l'idée de l'unité de Dieu, de l'immortalité de l'âme et d'une autre vie qui serait celle des peines ou des récompenses. »

La hiérarchie consiste en une série de triades successives , découvertes par Champollion le jeune, dont le point de départ est Ammon-Ra, et qui se termine en Malouli. Nous en donnons un aperçu à l'article Dieux, n. 2.

« Ouant au culte proprement dit, continue M. Champollion-Figeac, aux cérémonies religieuses qui se pratiquaient à l'intérieur et à l'extérieur des temples, on peut croire, d'après l'étendue et la magnificence des édifices religieux , le grand nombre et la richesse de proportion et de matière des représentations figurées du grand dieu et des autres êtres divins , que cette magnificence et cette richesse ont été rarement égalées.... Cette multiplicité de représentations des êtres divins provenait d'abord de la multiplicité de ces êtres mêmes , et surtout de ce que le même personnage se reproduisait par un triple type.... La même divinité était représentée sous trois formes différentes : 1" la forme humaine pure, avec les attributs spéciaux au dieu ; 2° le corps humain, avec la tête de l'animal spécialement consacré à ce dieu ; 3* cet animal même avec les attributs spéciaux au dieu qu'il représentait , et parce que les qualités qui constituaient le caractère de cet animal avaient, selon les Egyptiens, quelque rapport avec les fonctions de ce dieu.... Les signes caracléristi-

tion cette assertion de M. Charapollion. Noos croyons bien que le fond de la religion égyptienne était le monothéisme; niais ce n'était pas un monothéisme

Fmr ; et la majorité de la nation ne comprenait pas e symbolisme des personnifications. L'ouvrage de M. Cbampollion en fournit plu& d'une preuve. De plus. Moïse, qui savait bien quelque chose de la philosophie égyptienne, et les autres écrivains hébreux, ne cessent de prémunir le peuple juif contre l'idolâtrie égyptienne.

que* de chaque divinité se voient sur sa tclc et forment sa coiffure. »

Voir, pour les détails , aux articles spéciaux de ce Dictionnaire.

KIKKNSkl A LDI , un îles génies que les Scandinaves appelaient Ihceryars , et qui étaient la personnification «les fort es de la nature. Kikmskialdi était le protecteur des arbres et habit «il au milieu d'eux.

EIKTON, or ICTON, un des noms de Knef, divinité égyptienne. Voyez i'hm k.

EILAPINASTE , dieu des festins , surnom de Jupiter, que les habitants de file e Chypre honoraient par de grands !e>lins (du grec F.r/stTivc, festin)

EIMAIIMI.NÉ, nom que les T.iecs donnaient à la Destinée. Il> en a- aient fait une dées-e fille dTrauus. Chronos, sou frère, la mil au rang de s ^ concubines. Voyez, au mot Dfcs ri\ , |o sentiment des philosophes grecs sur Eimarmené.

EINHEKIARS, nom «les âmes des héros qui habitent le Valhalla , paradi- d'Odin, suivant la mythologie Scandinave. Dans ce séjour , leurs «iiverli^S 'inenls journaliers consistent en des combats qui se prolongent jusqu'à l'heure du repa* 'lu soir. Us rentrent alors dans le palais, sur leurs chevaux, et se mettent à laide avec < din. Leur nourriture est la chair du sanglier Snehrimner, qui renaît tous les soirs pour être mangé de nouve u le lendemain. Leur boisson est appelée nul d'où viennent le mot dinos et suédois œl, el Pang'ais ah) : elle est fournie par une chèvre céleste , el ce sont les Valkvries qui remplissent les fonctions d'écbausons.

E1RA, divinité se mdin ave qui remplissait la fonction de médecin des dieux. C'était la déesse de la santé et la patronne des médecins.

EKYAM. On sail que les Hindous abhorrent l'effusion du sang noti-seulemenl des hommes, mais aussi des ann aux; toutefois, dans les temps les plus recules, il y av.iit un sacrifice so'ennel, i! ns lequel on pouvait offrir quatre sortes de vin m s; il pieu il un non» différent et avait d s rites particuliers suivant i'esp«'ce d<- vic;imc q«'i était immolée. Dans ''A>icnm<; llt>i ou sa< rilia l un cheval ; d us le (imimèrfhn, une vache ; datis le Iltitl jasoumeriha , un éléphant ; el dafls le Nurauiritlxt, un homme. L'asvv.imeilli i est le se: | qui ait été exécute, au : o ns publiquement, ju>qu - dans les détours te: ps de la monarch e hindoue : encore ne l'était il que de loin en loin et à des siècles de dislance, parce qu'il exigeait des dépenses considérables et des conditions qu'il était fort difficile de réunir.

Maintenant ces quatre sortes de sacrifices sont remplacés par VEhynm ou Eynynm, dans lequel on immole un Relier ; mais, pour ne point demi ntir l'horreur que les Indiens témoignent pour l'effusion du sang , on étouffe et ou assomme l'animal au lieu Je l'égorger. Cependant les brahmanes ne sont I as tous d'accord sur la légitimité de ce sa-

ES RELIGIONS. 4

crifice. Les Vaichnavas le regardent coma* une | ratique abominable à laquelle iUn[j. sent obstinément de participer; iU soutiennent que l 'est une inuov.tliun bien pujterieure a leurs .unique^ statuts, et qui tQ blesse le précepte le plus sacré et le plu» inviola hle , celui qui pros- rit le meurtri;, ms quelque forme el j our quelque raison qu'il soit commis. Ces principes des Vaicliuavn sont un des principaux points dedb-idtntt qui les font taxer d'hérésie par les auirej brahmanes.

Voici la description que donne Je ce ucrifice le savant abbé Dubois :

< Le sacrifice de l'Ekvam es l , dans l'opinion des Hindous, le plus méritoire 'le tous: il est infiniment agréable aux dieux; la persom.e qui l'offre, ou qui le lait offrir, peut compter si r l'alfluence des biens terni orrls et sur l'absolution totale des péchés quV le a commis durant cent générations. Il ne (allait rien moins que des avantages d'une Idie conséquence pour délcriumer les brahmanes à surmonter l'horreur que leur inspire la destruction d'une créature animée. A mii seuls , aussi , appartient le privilège eulevil de faire ce sacrifice; hs autres c Me» ne peuvent pas même y assister. Celb-fi néanmoins, par une grâce spéciale, sool autorisées à fournir aux dépenses qu'il eigc: ces dépenses sont Irès-consideraMes; c4 il se, rend à cette solennité une foule de brabmaues , à chacun desquels celui qui offr. l'Ekyam est tenu de faire un présenL M reste ce sacrifice a lieu laremeni, attend que peu de personnes peuvent ou vroltit supporter les frais énorme* qu'il entraine.

« 1 elui qui doit présiO* à l'Ekjam Ui annoncer, dans toute la province, h* jour assigné pour le sacrifice, el invite tous les brabmes à y assister. Il faut qu'il s'y iroqte Jii brahmanes des quatre \ édas ; s'il no >Vi ; 'esrn ail •ni' un de l'une de ces clasi"^,11* serait oblige de remettre la solennité.

soudras, quelle que soit leur dignité, ri brahmane- infirmes ou qui ont quelques corpotel, tels qu' iv eu.'ies , boueui, . eu 11 les hrahmams veufs, ne peuvent y e:re reçus.

<* On fait choix d'un bélier qui a été p"'lab ement soumis à l'inspeition la plu» 1» nutieuse: il faut qu'il soit pnrfaitet ni blanc, <te l'âge de troU ans environ, gravât bien conforme sous tous les rapport. Le pnurohil.ï proclame le moment fav«>raM« pour commencer la cérémonie : le* 1»"^ ma nés . quelquefois réunis au noronr-' « plus de deux mille, s'empressent 'le serfif .in au lieu indiqi.é. On creuse d'abord une bi-se: après le Huma el aulres actes préparatoires dosage, un graud feu est allume fl on l'entretient en y jetant des m«rc*auv « bois t n s des arbres sacrés appelé* ***A' th.i, alai, ilcha, porsou, el une grande quantité de l'herbe darbha ; on arn»se le <w avec du beurre liquide, qui fait oiotiter U flamme à une grande élévation. Dao> c« entrefaites le pourohila récite à hautt *ul* des maulras, dont quelques-uns sonl rti1*'

lés confusément et à grands cris par les assistant*.

i le bélier est amené au milieu de l'assemblée, un le frolte d'huile, un le met dans le bain, puis on le colore avec des akchattas; on pare de guirlandes de fleur» sou corps et tes cornes , on le ceint ou plutôt on le lie fortement avec des cordes faites d'herbe Jjrt'tia ; en même temps le pourohita récite plusieurs roautras, duu| l'effet est de tuer la thlime : on supplée à riusuffiiiance de ce moyen en bouchant les narines , les oreilles e> la bouche de l'animal, ur lequel les, brahmane* foql pleuvoir les coups de poing, taudis que l'un d'eux , fui appuyant fortement le genou sur le cou, achevé de le faire mourir- en le suffoquant; le pourohita et les assistants récitent en tumulte des mantras qui sont censés posséder la vertu d'accélérer la mort de la victime et de la lui j rocurer sans douleur. Ce serait un très-mauvais présage si le bélier poussait le moindre cri pendant qu'on lui fait endurer ces tortures.

« Dès que cet animal est mort , le brahmane qui préside à la cérémonie lui ouvre le ventre et en arrache le péritoine avec la graisse, qu'il tient suspendue sur le feu, afin que cette graisse y dégoutte à mesure qu elle se fond ; on y verse en même temps du beurre liquide ; c'est une libation offerte à «i élément.

• La victime est ensuite écorehée et hachée eo morceaux qu'on fait frire dans du beurre, el dont une partie est jetée au feu en forme d'oblaiion; le reste est partagé entre le brahmane qui a présidé au sacrifice et la personne qui en supporte la dépense; ceux-ci distribuent leur portion aux brahmanes présents qui, se disputant à qui pourra en avoir, l'arrachent des mains les parcelles qu'ils en attrapent et les dévorent comme quelque esose de sacré qui doit porter bonheur. Celle particularité est d'autant plus remarquablo |«ec'e*tlese*jlcas où les brahmanes puissent, sans i une, manger de ce qui a eu vie ou un principe de vie. On otTre ensuite au feu du ria bouilli et du riz cru , mondé et bien lavé.

t Toutes ces cérémonies et un grand nombre d'autres étant terminées , on donne aux brahmanes du bétel qui avait éié auparavant place tout autour du feu. E nfin, la personne, aux dépens de qui s'est fait le sacrifiée, distribue ries présents, en argent et en toiles, an\ assistants, selon le rang et la dignité de < fiacuti ; munificent )* qui, si l'on envi âge la multitude de ceux qui y ont part , ne laisse pas d être fort ruineuse.

i Le brahmane qui a présidé à l'Ekyam est désormais considéré comme un personnage important ; il a acquis le droit d'entretenir chez lui un f u perpétuel , et si ce feu, par quelque accident, venait à s'éteindre, il faudrait le rallumer, non avec des étincelles tirées d'un caillou , mais avec celles qu'on produit en frottant deux morceaux de bois set- l'un contre l'autre. Lorsque ce brahmane meurt, c'est avec ce feu que doit être

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embrasé le bûcher fqnèbre destiné à consumer son, corps, et on le laisse après cela s'éteindre de lui-même.... Le feu de rEkynm porte le nom d'Aynistcara , ce qui signifie le ditu-feu.

c Ce sacrifice n'est qu'un diminutif du grand Ekyam , que les frais immenses qu'il occasionnait ont fait tomber en désuétude. Cependant des personnes digues de foi m'ont assuré qu'au commencement du siècle dernier , le roi d Araber (Djayapoura) , dans l'Hindouotan, l'avait fait faire dans loute $4 pompe. Le présent seul qu'il fit à son gourou montait, dit on, à un lakh ou cent mille roupies (230,000 francs); les brahmanes qui v assistèrent , au nombre de plusieurs milliers , reçurent tous des dons proi porlionnés à leur rang.

« L'histoire fabuleuse des Indiens paris, beaucoup de ce somptueux sacrifice et des avantages qu'il procurait a ceux qui le faisaient faire. Le- dieux surtout, et tes géants, dans les guerres qu'ils se livraient entre eux , ne manquaient guère d'accomplir cet acte religieux , dont uu des moindres effets était de procurer une victoire infaillible sur les ennemis; les brahmanes y accouraient de toutes parts. Les solennités de l'Ekjam étant terminées, le prince, au nom de qui on les avait célébrées, se tenait l'espace de deux gharis (WJ minutes), assis sur un troue élevé, el les brahmanes , durant ce temps-là , pouvaient lui adresser telle demande qu'il leur plaisait ; le p> ince, de son côté, était tenu de satisfaire à leurs prétentions, quelque exagérées qu'elles fussent , lui eût-on demandé son royaume, sa femme el tuut ce qu'il avait de plus cher. S'U eût éconduit par un refus un seul de ces nombreux postulants, le sacrifice n'aurait produit aucun eiïel.

« Un ancien roi , dit une chronique indienne, a>ant fait faire le grand sacrifice de l'Ekyam, avant d'entreprendre une guerre qu'il méditait contre un prince voisin , i donna uu boisseau de perles à chacun des brahmanes présents , dont le nombre s'élevait à trente mille. ^

EL. Ce mot désigne dieu chez les Hébreux , les Syriens el les Phéniciens; il signilie proprement le fort . le héros; il diffère , quant à Petymologie , de-» vocables Etoakea hébreu, et Allah en arabe, qui signifient l'adorable. Le mol "** el se trouve fort souvent dans le texte original de l'Ancien Testament, mais jamais seul, du moins dans la prose , quand il s'agit d'exprimer le vrai Dieu , sans doute afin qu'un ne le confonde pas avec l'adjectif el, fort, robustç, que l'on peut appliquer aux hommes. Ainsi

on trouve la plupart du temps \WV Sx El élyon , Dieu très-haut ; nw Si W uha<idai% Dieu tout-puissant; lep Sk El cnnax Dieu jaloux ; *n Su El khai , Dieu vivant t D'.tSn S* El élohim , Dieu des dieux. On peut croire encore que les Hébreux ajoutaient à ce no u un attribut distinclif, pour bien exprimer

r,:, WOÏONNAlKL 1

qu'il ne s'agissait pas d'une divinité étrangère, car les païens donnaient aussi ce nom à leurs fausses divinités. Ainsi Mclchisedeeh, qui habitait dans une contrée idolâtre, était prêtre <\'El élyon, et c'est en son nom qu'il bénit Abraham : Béni soit Abram par Ei. èlyon (le Dieu suprême) , créateur du ciel et de la terre. En poésie où l'écrivain a toujours plus de liberté, Dieu est souvent désigné par Tunique vocable El.

Les Grecs ont connu ce molplténicien cl le transcrivirent par ou F/o,- ; mais ils le prenaient pour un des noms de Saturne.

EL.EOSPONDA (du grec r>«^, huile, et axé, '.'••>, verser), sacrifices des anciens Grecs, dans lesquels on ne faisait que des libations d'huile.

ÉLAGABALE, divinité adorée à Emese, ville de la Haute-Syrie; on croit que c'était le soleil ; c'est pourquoi les Grec* orthographiaient son nom // éliogalmle, soleil.

Mais Elagabalc est un mot syro- phénicien, que les uns dérivent de ux el et Sz: yabal, dieu de la montagne , et d'autres de el el S*2: gabily dieu créateur. Ce dieu était représenté sous la figure d'une grande pierre de forme conique, L'empereur Autouin , surnommé lieliogabale, qoi avait été, dans sa jeunesse, préire de celle div inilé. résolut d'établir son culte dans tout l'empire, ;.u préjudice des autres dieux. Il lit apporter sa sl.iluc d'Emèse à Home, lui bâtit un temple magnifique, y lit transporter tout ce que la religion des Romains avait de plus s-icré , comme le feu de Vesta, la statue de Cybèle , les aneiles ou boucliers do Mars , etc. Enfin, il défendit de reconnaître d'autre divinité que son dieu, qu'il maria avec Céleste. Le règne de ce dieu ne dura p is plus longtemps que celui de sou prolecteur. Son successeur renvoya Elagab.tle à Emèse el supprima son culte à Home.

ELAHIOUN , c'est-à-dire les tht'i*h* ; les musulmans appellent ainsi les philosophes qui ont admis un premier moteur de toutes choses, et une substance spirituelle, distincte de toute matière quelconque; el ils les préfèrent à l'autre école philosophique qui n'admet aucun principe hors de la n.iturc el du monde matériel. Les Arabes appellent les partisans de ce dernier système Tébaioun, naturalistes ou matérialistes.

ÉLAPHÉBOLŒ, ou ELAPIIIÉE, surnoms de Diane chez les Grecs. Ce. mot signifie tueuse de cerfs. Le second lui était donné par les Eleeus.

ÉLA PHÉNOL! R§, fêtes que les habitants de la Phocide célébraient, dans le mois e!aphéholion , en l'honneur de Diane, chasseresse. Voici l'origine de celte solennité :

Les Phocéens avaient à soutenir une guerre des plus désastreuses conii e les Thessaliens qui voulaient les soumettre à leur empire. Daïphante leur proposa , comme dernière ressource , d'élever des bûchers pour leurs femmes , leurs enfants et toutes leurs richesses , et d'y mettre le feu , s'ils étaient vaincus , afin que leurs ennemis ne

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trouvassent que des cendres. On fil ven aussitôt les Phocéennes pour leur souiuetl cet avis; toutes l'approuvèrent d'une 10 unanime, et donnèrent une couronne a Da pliante , en reconnaissance de ce qu'il av; bien présumé d'elles. Les enfants, appelés leur tour dans l'assemblée, s'y comporter? avec la même génerosilc. Les Phocéens du chèrenl abu s contre les ennemis, el le» ait quèrent avec tant d'impétuosité cl de tare qu'ils les taillèrent en pièces. En mémoire cel événement, ils établirent la fêle des EL phébolies, la plus solc nelle de leurconin ()<• là ce proverbe : C'est le désespoir < Phocéens , pour ext rimer un succès obte contre loute espérance.

Les Athéniens avaient aussi une féle même nom. Celaient des espèces d';igâ| pendant lesquelles on mangeait des gàlei pétris de graisse , de miel el de sesaroe.< avaient lu forme de cerfs et qui en portai) le nom [elaphi). D'autres prétendent qu'« sacrifiait des cerfs à Diane.

ELCESA1TES, secte de juifs demkh lices, connus aussi sous le uomd'OWwi ou Ostcens qui semble élre la même q celle des Essenicns. Ils habitaient dans I' rabie , au voisinage de la Palestine , près la mer Morte. Sous le règne d> Trajw.

eurent pour chel un noniu.é JiiJai.jaiH'' rigine , mais qui n'observait pas la loi. avait composé un livre par inspiration,* sait-il , el imposait à ses sectateurs 1 formule de serment par le sel, I eau, la l« le pain, le ciel, l'air el lèvent. D'auirsb il It-ur ordonnait de prendre sepl autres inoins de la vérité: le ciel, l*eau,les espr les anges de la prière , l'huile , le sele terre. Ces serments étaient, pour eux, culte religieux.

Elxaï était ennemi tic la virginité et i continence, et soutenait qu'on elaildan»

bligalion de se marier. Il disait que l'on p vail , sans pécher, céder à la persècut» adorer les Moles et professer au debuf que l'on voulait, pourvu que le cœorDj point de part. Pour autoriser celle hypo sie, il apportait l'exemple d'un 1 certain] nées, sacrificateur, des* endu d'Aaroo * premier Pliinées , qui, pendant la capli de ltubv lotie, avait, disait-il, adoré Dm ^use , sous le règne de Darius , afin dei la mort.

Il disait que le Christ était le graod: mais , par son livre, il ne paraissait p* parlait de Jésus-Christ ou d'un autre Ma Il défendait de se tourner vers l'orient | prier, et voulait que l'on regardât ver* J1 salem. Il condamnait les sacrifices judalj el rejelait l'autel cl le feu. « Enfants, du il dans son liv re , marchez , non "0 forme du feu, de peur de vous égarer, « n'est qu'erreur; vous le voyez fort proebt il est forl loin; ne marchez donc pas »pr forme; marchez plutôt vers la voix de ld

Il décrivait le Cbrist comme nue « matérielle dont il donnait les dimensions: avail, suivant lui, vingt-quatre schène> longueur, c'est-à-dire 96,000 pas: six k

fl fcLE

0 00 24,000 pa9, en largeur, etnne épais- «or proportionnée. Il faisait le Saint-Esprit

1 seie féminin, sans doute parce qu'en

Miu fe mot rm rouakh, esprit, est de ce

rare. Il prétendait que cet Esprit était semble an Christ, et posé devant lui «droit m®t une statue, sur un nuage, entre deux ooiagaes , mais d'une manière invisible. Il «Mit à l'on et à l'autre la même dimen- 08, et disait l'avoir connue par la hauteur h montagnes, parce que leurs têtes y partaient, il enseignait une prière barbare, >ot il défendait de chercher l'explication, et k saint Epiphane traduit ainsi : « La bas- «se , la condamnation , l'oppression et la soe de mes pères est passée par la mission irfaite qoi est Tenue.»

Lf$ disciples d'EIxaY se joiguirent à ceux fliion. Us gardaient la circoncision et le abhat, et subsistèrent plusieurs siècles.

ÉLECTION. Dans les premiers siècles de îfliie on ne conférait, en général, la condition épiscopale qu'à ceux qui avaient lé élu» par les suffrages réunis du clergé et myopie chrétien. Saint Cyprien parle de ti usage comme étant de tradition aposto- « Il faut observer avec exactitude, dit- I, ce que nous avons appris de la tradition iiTiDc et apostolique , et ce qui s'observe cher nous et dans presque toutes les pn-usces, savoir, que pour célébrer les or- 4uMi*tt d'une manière convenable , tous le» eifques de la province se rendent au lies ou il faut ordonner un pasteur, et que W toit élu en présence du peuple qui ftftuil parfaitement la vie de chacun , l"ajf sut tu longtemps et ayant été témoin de m modoitf.» Ce fut conformément à celte •*w'e foe saint Corneille fut élu évéque de K»mt, comme le témoigne le même saint Cywifn , uar le suffrage du clergé et du peu- •!e , cltricorum plebisque suffragio (Ep. *sl \ M , ou , comme il le dit dans sa lettre G7, ar'e suffrage du clergé , en présence du «pif , tligente clero , prœsente populo. Ce nrr d'élection avait lieu fréquemment pour Mlioation des prêtres et même des diacres. U lieu encore en plusieurs contrées pour jfromolion des évéques et pour la nomip>n aes abbés. Mais, dans un grand nomi d'Etats de la chrétienté, la nomination U dignité pontificale a été laissée, soit au u>' seul, soit au clergé ou au chapitre, soit lœ au prince temporel , sauf toutefois f^obalion du saint-siège.

La promotion du souverain pontife a lieu tore par élection; mais on sait que, depuis te des siècles déjà, celte élection est dévouai cardinaux , sans que le peuple ro- ■o y ait aucune part. S'il y a en changetel , on ne peut s'empêcher de convenir lec changement ait été un progrès; car, rique les empereurs furent devenus chré- I», ils ne lardèrent pas à vouloir disposer I • lection, et l'on ne put créer de souverain itife qu'avec leur agrément. De là des lutliaceuanies entre ceux qui se regardaient

Diction.n. des Relmions. Il

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