L'Evangile de la vérité; le même que *loi de Valentin
30. Les faux Kvangile< de Leurius, de Sé fucus, de Lucianus et d'Hésychius.
Il J m a encore plusieurs autres, mais :eui«ei sont les plus anciens et se trouvent nés par les auteurs ecclésiastiques. Cepen- JjiiIuo pourrait les réduire à un moindre n» libre, rar plusieurs ont plus d'un litre.
EVANTES, nom des Bacchantes, tiré de *lui d'Evao que l'on donne à Bacchus, ou
EVE CfO
plutôt de l'exclamation Evan qu'elles poussaient fréquemment. Voy. Evah
EVANTHÉ, nom de la mère des Grâces, que d'autres nommaient Eurynomt.
EVATES. Slrabon donne ce nom à une division des Druides. Les uns regardent les Evales comme naturalistes, eld'autre» croient que c'étaient ceux qui prenaient soin des sacrifices et des autres cérémonies religieuses. Les Evales seraient ainsi ceux qui portent ailleurs le nom d'Eubages. Voy. ce mol.
ÊVE, ou mieux Hêve, nom de la première femme, épouse d'Adam et mère de tout le genre humain. Le nom d'Eve, en hébreu r.Tî Aava, peut se traduire par la vivante ou la vivifiée. Le texte sacré rapporte que Dieu la forma d'uue des côtes d'Adam, qu'il lui avait tirée pendant son sommeil: il l'amena ensuite à celui-ci qui s'écria en la voyant : « Voilà maintenant l'os de mes os, et la chair de ma ch.iir; c'est pourquoi dorénavant l'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme ; et ils seront deux dans un»» seule chair. » Telle fut l'institution du mariage. 11 y a des interprèles qui pensent que ces pare* les : L'homme quittera ton père et $a mère, etc., ont été prononcées par Dieu et non par Adam, qui ne devait pas encore avoir une idée de la paternité et de la maternité. On sait qu'Eve fut la première qui se laissa séduire par le serpent ou le démon, et qui porta son mari à désobéir a Dieu en mangeant du fruit défendu; de là tous les maux spirituels et temporels qui ont fondu sur le genre humain.
La Genèse dit encore qu'Adam donna à sa femme le nom d'heha (m&M femme) qui vient du mol ers* foc*, homme; comme en latin le nom de tir go vient de eir, comme le mot /irmina peut venir de homo. homiuis.
Les Hindous donnent à la première femme le nom de Pracrit t, nom presque latin, qui si-
Snifie en sanscrit procréée, et la font femme e Alanou, le premier homme, appelé aussi Adima.
Les Persans donnent aux deux* premiers humains les noms de Meschi et de Mrtch aneht qui rappellent ceux d'Isch et hchah dont ils semblent une corruption; tous deux se laissent séduire par le perfide Abriman, et mangent d> s fruits qui leur sont offerts : « De cent béatitudes il ne leur en resta qu'une; la femme, la première, succomba au poids du péché, et sacrifia aux esprits inferjaux. »
L'Eve des Mexicains porte les noms de Cihua-Cohuiitt, la femme au serpent, et de Quilaztli ou Tonacacihua* la femme de notre chair; elle est la compagne de Tontcaicuctli. Les Mexicains la regardaient c omme la mère Ju genre humain; elle occupait le premier rang après le dieu du paradis céleste, parmi les divinités d'Anahuac. On la voit toujours représentée en rapport avec un grand serpent. Voy. ClHU ACOHU&TL.
Les nègres Wolofs, d'après une tradition qni parait antérieure à l'inlroduction du mahomélisme dans leur centrée, donnent à Eve
6tt DICTIONNAIRE
le non d'^iro, comme en hébreu ; le premier bonitnc s'appelle Adamo, et c'est de ce» premiers humains qu'ils prét"ndenl descendre. Le nom d'Awa es( encore porté par beaucoup de ncgres«es.
Les nèg; es <le Uauss ■ donnent à la mère de la race humaine le nom d'Aminatou; elle esl réponse d'/lm/wi
Les Tailtens disent que le dieu Taaroa, après avoir (orme l'homme avec de la terre rouge, lu pl <n^e:i daus un profond sommeil, el lira un os, tu, dont il ûl la femme. Ces deux êtres furent les chefs de la race humaine. Tout eu citai t ce récit, le missionnaire Elbs exprime des soupçons sur sou authenticité ; il ajoute que l'analogie mosaïque pourrait bien ne résulter qued'une équivoque sur le mol Ivi, qui signifie à la fois os, veuve cl victime tuée à h gutrr<\
Le même fait et la même analogie se reproduisent chez les Néo-Zelaudais.
ÊVÊCHÉ. Ce mot n une triple signification; il désigne : 1" L'étendue du pays soumis à la juridiction spirituelle et quelquefois temporelle d'un évéque ; 2° la ville où K> siège épiscopal est établi ; 3° le palais habité par l'evéque.
ÉVÉ1H S, EUHYAS, EVODS, soruoms de
Racchus. Votf. Evoné.
ÉVEILLÉ. Pa rrni les protestants 'le la Suéde il s'est formé, vers le commencement de ce siècle, d« s sociétés de lecteur- . qui s'occupent spécialement de la lecture et de l'interprétation de ta I5i le ; «Iles sont distinguées eu plusieurs Masses, d'après les lieux o:ï elles sont établies M les nuances d'opinion qui les différencient. La société des lecteurs, dans la Suède occidentale, a eu pour fondateur, vers 1808, Jacques-Otto Ho >f( ministre à Sveuljunga, d'où ses auditeurs et ses partisans ont reçu le nom de H oftens; mais ils sont plus connus sous celui Û' treilles, parce qu'ils se vantent d'avoir secoué la funeste léthargie dans laquelle leur conscience était plongée. 1s s'occupent beaucoup de la lecture de ta B ble, à laquelle ils ajoutent les sermons de Luther, de Nohrhorg, de Muhrheck, de Pont Oppidam, et l'ouvrage intitulé : Le Chanteur de Sion. Leur société s'est répandue dans plus de cent paraisses des ptovi ces de Westgoth'and, de Halland et sur les frontières 1 Smaland. i n éi -, ils re réunissent daus les foêts pour chauler les ouanges de Dieu, et lui rend e des actions d grâce. Hoof. I ur chef, a clé plusieur-» fois accusé, mai^ il s'est toujours défendu avec succès, et il a été acquitte par jugement du co sîsloire. Les ennemis de i e te association s'accordent à rendre hommage à la jm r; té de mœuis el à la pieté de ceux qui la composent.
ÊVÉMÉRION.oc EVHEUEIUON, c'est âdire celui qui procure d'heureux jours ; héros ou demi-dieu à qui les Sicyunietis rendaient tous les jours, après le coucher du soleil, !«s honneurs divins. C'était un des dieux de la médecine, honoré conjointement avec Esculape, Hygie et Tèlesphore. Pausanias
ES RELIGIONS. Cn
conjecture qu'il était le même que les habitants de Pergame nommaient Téle»pburi't et les Epidauriens Acésins.
ÉVÊQUE. Ce mol, qui vient du grec « itst.'.r.'K, signifie inspecteur, surreilluvt. Cette élymologie pourrait servir île preuve» nmtre certains hérétiques, qui ont voulu soutenir que la supériorité des Evéques sur M entres était de pure institution ccclc>ia*liq e, si l'on n'en avait point contre eux de plus positives encore Ils ne n eut point >;ue,de i»ut temps, il n'y ail eu des Evéques, quoiqu'il; les disent bien inférieurs en autorité à ce qu'ils sont devenus parla suite. Au moins s'ensuit— il de cet aveu que, de tout temps, il y a eu des inspecteurs dans l'Eglise; or, comme des inspecteurs sonl toujours réellement supérieurs à ceux qu'ils inspectent, il faut donc avouer nécessairement que les Evéques ont toujours eu la supériorité d«os les différents diocèses sur lesquels ils avaient inspection, el conséquemmenl sur les prétrei qui étaient dans ces diocèses. Au reste, l'hutoirc ecclésiastique fait foi que, dans tous 1rs siècles, l'épiscopat a été considéré comme la plus iiaule dignité ecclésiastique , que les Evéques ont toujours été regardés coin m s les seuls véritables successeurs des apôtres, les pères el les pasteurs des Gdèles, les su;<erieurs de l'Eglise do Jésus-Christ.
La juridiction des Evéques s'étend sur tout leur diocèse, et leurs lois obligent (oui les fidèles qui -e trouvent renfermes dan» coite circonscription. Ils ont seuls le droit d'y a« s mblcr des >yuodes ; de proposer et de (afi les règlements qu'ils jugent convenable» a bieu de leur Eg ise et de leur cierge ; dt> punir tes désobéissants, en les excluant de 11 part cipation aux saints my.-lè es; d'ordonner des prêtres ; d'établir des fêles; d'indiquer des jeûnes, elc. Partout où ils tebvuveut dans leur diocèse, on leur é.'ére la p f* mière place au chœur, aux chapitres, aux proc ss ons, etc. Revêtus de l'autorité divine, ils décident toutes les questions qui »Mè»ent
sur la foi ; il» conservent sans altérai) *
piécicux dépôt; ils maintiennent la discipline par du saintes lois . ils prononcent <H jugements contre les hérél ques et le» lâcheurs scandaleux ; par les peuies spiiiiu ile« qu'ils h ur imposent, ils les obligent à $« snuiiiellret ou ils les retranchent du trou < <u qu'ils pourraient corrompre ; et. p«r exemples, ils tnspiretil à tous les lidéies crainte salutaire, propre à l*-s prose ner l> la coulagmn de l'er eur M du vu e. E .x»e . > ont voix déliberative dans les conçue» U"1 généraux que particuliers.
Les tares qui I- ur sonl donnés, oulrecclui û'Ecéqne dont nous venons de parler. >*n:t ceux de Paslettr; de JMpo*'tengrecn?>;c.-%<( en latin Prœpositus, Prœ>u! . Anli'tts; Prélat, en latin Prœtutus, qui a la mémengnification ; de Pontife; de S<icri/ie<it<ur, en
Srec 1*^1 je, en latin Sacerdos , n i» *lul ans les demie, s temp< a été confondu a»<* celui de Pr sbytet; el attribué au \ »i«»r * prêtres. — Les d.gniles d'Arclio ë'J -<\ J< Primat, de Patriarche, etc., n'impliq^"'