BOIS
FABfENS, prêtres romains qui forroaienlun in collèges des Lo perces ; ceux qui appariaient a l'autre collège portaient le nom kQmtiliens ; on dit que ceux-ci avaient «é institués par Homulus , et ceux-là par tanns. Voy. Lupercbs.
V \BLB. Dans l'origine ce mot ne signifiait pas taire chose que récit , histoire. Fabula tieolen effet du verbe fobulari, parler; puis il fol pris dans le sens à* apologue , et enfin cios celui de récit mensonger qu'il a aujourd'hui. Les poètes en avaient fait une divinité illegorique , fille du Sommeil et de la Nuit. Iti ajoutent qu'elle épousa le Mensonge , rl qu'elle s'occupait continuellement à coutrebire l'histoire. On la représente avec un BH«qoe sur le visage et magnifiquement habillée. La vérité emploie le voile de la fablo poor nous faire goûter ses leçons ; c'est ce qoi est exprimé par les emblèmes où la Vérité est représentée toute nue, et se couvrant d'un voile chargé de figures d'animaux ; mais ers idées et ces données sont comparativement très-modernes.
Le mol Fable est encore pris comme nom collectif renfermant l'histoire théologique, fabuleuse et poétique des Grecs et des Lains. Sous ce rapport, Banier la divise en ables historiques , philosophiques , allégoriques, morales, mixtes, et fables inventées 1 plaisir.
1* Fables historiques ; elles forment le plus trand nombre : ce sont d'anciennes histoires mêlées à plusieurs fictions ; telles sont celles où il s'agit des principaux dieux et des héros, comme de Jupiter, d'Apollon , de Bacrhus, d'Hercule, de Jason, d'Achille, etc. Le l'>n<) de leur histoire est basé sur des faits téridiques.
2* Fables philosophiques; ce sont celles que le» poêles ont inventées comme paraboles propres à développer les mystères de la nature et de la philosophie ; comme quand on
vous ne irooverez pas ici par P.]
dit que l'Océan est le père des Fleuves, qne la Lune épousa l'Air, et devint mère de la Rosée , etc.
3" Fables allégoriques, espèce de paraboles qui cachaient un sens mystique, comme celle qui est dans Platon, de Porus et de Pfnie, ou des richesses et de la pauvreté, d'où naquit l'Amour.
k' Fables morales, inventées pour exposer des préceptes propres â régler les mœurs , comme sont tous les apologues , ou comme celle qui dit que Jupiter envoie pendant le jour les étoiles sur la terre, pour s'informer des actions des hommes.
5* Fables mixtes, c'est-à-dire mêlées d'allégorie et de morale, et qui n'ont rien d'historique , ou qui , avec un fond historique , font cependant des allusions manifestes ou à la morale ou a la physique; telle est celle de Leucothoé changée en l'arbre qui porte l'encenset aussi ci l e de Clytie en tournesol.
6° Fables intentées à plaisir; celles-ci n'ont d'au Ire but que d'amuser; telle est la fable de Psyché, et celles qu'on nommait Milésiennes ou Sybaritides.
Le même écrivain indique treize sources principales de la fable; ce sont : i* l'amour du merveilleux, naturel aux hommes; 2* le défaut ou les variations de l'écriture, soit simple, soit figurée; 3* la fausse éloquence des orateurs , et la vanité des historiens ; k' les relations des voyageurs ignorants ou exagérateurs ; 5° le théâtre, la poésie, la pt-iuture et la sculpture ; 6° la pluralité ou l'unité des noms; 7" l'établissement des colonies et l'invention des arts; 8* les cérémonies de la religion, la complaisance des prêtres, rt Ips mensonges payés des généalogistes ; 9' l'ignorance de l'histoire, de la chronologie, de la physique, de la navigation et des langues, cl surtout de la langue phénicienne, féconde en équivoques; 10* le* mois équivoques de la langue grecqu ■• ; 11* la vanité des Grecs, qui changèrent les noms et les cérémonies des peuples de l'Orient, pour faire croire que les faits s'étaient passés dans leur pays, tandis que l'Egypte et la Pbénicic étaient lo vrai berceau des fables ; 12* le pré* tendu commerce des dieux, imaginé è dessein de sauver l'honneur des dames, et appelé au secours de leur réputation ; 13» les expressions figurées cl métaphysiques prise*
niCTIONNAIUE
insensiblement dans un sens littéral, comme le cruel Lycaon changé en loup, le slupide Midas doué d'oreilles d'une, rte
FABKICA, déesse à laquelle on attribue, suivant Pline, l'invention des boucles d'oreilles, des colliers et autres bijoux qui entrent dans la parure des femmes.
FABULEUX (Temps), deuxième période du monde, selon Varron; elle a duré depuis le déluge jusqu'au siège de Troie. Celte période s'appelle tantôt fabuleuse, tantôt héroïque, a raison des héros ou demi-dieux que l'on suppose avoir existé alors
FABULINUS, divinité des Romains, a laquelle on offrait des sacrifices, lorsque les enfants commençaient à halbulier, pour obtenir à ceux-ci la faculté de s'énoncer clairement.
FAÇÉL1NE, FACÉLIS, FASCÉLINE, ou FASCELIS, surnom de la Diane d'Aricie, ainsi nommée, dit-on, du faisceau de bois dans lequel Oreste cl Iphigénie avaient caché sa statue, lorsqu'ils rapporièrenl de la Chersonèse Tauriquc. Elle avait sous ce nom un temple en Sicile, uou loin du phare de Messine
FADES. Les Latins donnaient le nom de fadœ, /û/œ, fatidicœ, aux magiciennes et aux devineresses gauloises et germaines. C'est de là que sont venues nos fée*. Vuy. Féks.
FADJH, ou FEDJH, nom de I prière du matin chez le. musulmans. Voy. Namaz.
FAHÉ-GUÉHÉ, nom des prêtres des idoles dans les Iles de l'archipel Tonga ; ce mol signifle séparé, distinct. Les Fahé-tiuélié passent pour avoir une âme différente de celle du commun des hommes, et que les dieux se plaisent à inspirer. Ces inspirations se renouvellent fréquemment ; alors le piètre a droit au même respect que le dieu lui-même et si le roi e t présent, il doit se retirer à une certaine distance, aussi hi»n que le reste des spectateurs. Les Fahé-Gitéhé app rliennent le plus souvent é la classe des malahoulés ou chefs subalternes; ils n'ont rien qui les distinguent di-s autres hommes du môme rang social, si ce n'est qu'ils sont peut-être plus réfléchis et plus taciturnes. Ils ne forment pas, comme aux Iles Havaï ou Sandwich, un corps respecté, distinct, vivant séparément et tenant de fréquentes conférences ensemble. Leur manière de vivre ei leurs habitudes sont celles des auires habuauls.et leur qualité de préires ne l< ur donne droit au respect qu'auun.l qu'ils soûl lt:Splrc<<.
FAllFAH, nom de l'un des fl.mcs que les musulmans placent dans leur paradis
FA1D deuxième, clause des Druides; les raids étaient de I ordre.Jes préires, et jouaient un ro c importait dans le. actes pobli,» de I » religion ; ils fiaient chargés de composer « n l honneur de.s dieux, de, hymnes qu'ils chantaient d.ms les grandes solennités, au dc* "•••« l" * *•« des autres instruments. ||< cluitu<,eu uu mol, les musiciens sac.es, le»
DES RELIGIONS
pué: es religieux, cl les prétendus prophètes de toutes les nations celtiques qui les regardaient comme inspirés cl favorisés des revelations du ciel, relativement à la connaissance de la nature des choses, de l'avenir et de la volonté des dieux. Les femmes qui jouissaient d'un pouvoir analogue portaient le nom de Fade*, Fates ou Fées.
FAIM, divinité allégorique, qu'Hésiode dit fille de la Nuit. Virgile la place aux portei des enfers, d'autres sur les bords du Conte, où les arbres dépouillés de fleurs, de feniUrs elde fruits, n'offrent qu'un ombrage désole. Assise au milieu d'un champ aride, elle arrache avec ses ongles quelques plantes infertiles. Les Lacédémoniens avaient, à Chalciœcon, dans le temple de Minerve, un tableau de la Faim, dont la vue seule élail effrayante. Elle y était représentée sous la figure d une femme hâve, pâle, abattue, d'une maigreur effroyable, les tempes creusei.la peau du front sèche et retirée, les yeux étemls, enfonces dans la tête, les joues plot* bées, les lèvres livides, les bras décharné», ainsi que les maiiis qu'elle avait liées derrière le dos. Ovide, dans ses Métamorphosa, a fait de la F» ira un portrait oui n'est pas moins énergique.
FAKA-ÉGUI, mol à mot, faire noMe; cérémonie usitée dans l'archipel Tonga, poor rendre tabou ou prohibé, un lieu ou deso!>. jets quelconques. Il y a des mets, tels que la chair de lorloe et celle d'une espèce de poisson, qui sont toujours tabou et dont on ue peut manger qu'après en avoir offert un pclil morceau à la Divinité; mais toute espèce de provision peut le devenir au uiovm de la prohibition appelée Fnka-égui. Ce tabou jeté sur les fruits est quelquefois un acte de prudence, et a pour but d 'empêcher certaines production, utiles de devenir rares, lorsque le peuple en a fait une grande consommation. Celle prohibition ne cessequ'jn moyen d'une autre cérémonie qui prend le nom de Faka-tahi, et qui reud à l'usage commun l'obp-l interdit.
, FAk-A-LAHI, cérémonie pratiquée dam les îles Ionisa. Voy. Fak4-i:gu.
FAKA-VÉill KÉKÉ, le g.-.je principal, adore dans I île Fuluna. Son nom n'est j-a» llatteur ; il signifie cttui qui fait la tnre mauvaise; il commande à la fouie des gciue>iubajler nés, appelés Atoun-Mouri. F «y. ce mot.
1' AKOU-U.4S1, temple du clivai bhne. Sous le règne de Sci-nin, onzième daïri du Japon, un Indien nommé Boupo, autrement dit Kobotus, apporta sur un cheval blanc lclw, litre qui renfermait sa religion et sa doctrine. Ce cheval est sans dou e le même que d'autres historien* j.ponais disent être si agile a la course, qu'il taisait l.OOOnulles par jour.
F AL, moi arabe qui veut dire sort. L«i chrétiens d<' saint Jean donnent ce no;u n uu li.re de divination dont ils Tout beaucoup •)<• cas, et qu'ils consultent dans presque toute» les actions importantes de la t ic.
rALACEK, d eu que les Humains reçurent des Ombriens; ou u est pas d'ace uJ >ursci
fouclloos : Us uns en fonl le iticu des arl»r«s Iruilirrs; d autres veulent qu'il ait préside jui colonnes du cirque nommées fut>r, dont pjfle Juvénal dans sa sixième satire. Falatravail un prêtre particulier qui portait le u:nio nom.
FALF.STINIS. uni» que l'historien arabe JUrisi donne à une secte de Juifs habitant Ij l'alcaline, qui avancent qu'Ksdras est le bu de Pieu. I n autre écrivain musulman dit <iac quelques docteurs juifs étant venus trouer Mahomet, lut dirent: • Comment pourrions-nous vous suivre? Vous avez abandonné noire quibla (Jérusalem, vers laquelle ÎMutuclel ses disciples se tournaient dans les premiers temps «le I islamisme, à l'imitabn des Juifs, pour faire la prière), cl vous u reconnaissez point Ksdras pour lils de Dito. » Il ajoute que c'est a celle occasion qiicU.ihomci itsmpnsa ce verset du Coran : • Lu Juifs disent : Ksdras est le fils de Dieu. brlirciU'iis disent : Le Mosie est le fils de to'O Telles sont les paroles de leurs bouches, r'Ir» ressemblent a celles des inliilcles d'autit'm, etc.» Mais celte imputation est sans li uieune calomnie, car il ne parait pas que
Juifs aienl jamais regardé Ksdras comme CLt de Dieu, l.cs niahomctans justifient « elle «caution de leur prophète par l'extrême nicralion que les Juifs. professaient pour le restaurateur de leur loi et de leur nation, et wiiiennent qu'elle a dû être fondée, puisque foJuils n'ont pas osé la contredire.
f \MILIKHS, en latin Familiares /c'étaient h lares des maisons de chaque particulier. -LesKomains donnaient aussi le nom de l 'ml \m$ nari, à la partie de la victime *«u»ee à tirer les augures pour les choses «fermes et particulier, s.
FlUlUSTES, ou FAMILLE D'A MOU H , H^qoi a commencé en Hollande, dans knr siècle, et qui a laissé en Amérique des l'ïfr» encore subsistâmes. Elle doit son oripae j David Joris ou George, né à Delfl, qui k srpara des anabaptistes pour se faire iM d'une société nouvelle, appelée Famille «fmour.à laquelle il persuada qu'il était un loutcQu messie, fils bien-aimé du Père. Un >a-rc anabaptiste d'Amsterdam, Henri NitM), homme illettré, et qui haïssait dans les •ores l'instruction, commença à dogmatiser» l'an 15S0, cl se fil un système inceste par la confusion des sens charnel el Rituel; il se prétendit plus grand que Jénu-Chrisl, qui n'avait été que son image, to lieu que lui était un homme déifié. Saint Pau! déclare que ce que nous avons mainte wiit de science el de prophétie est Irès-imparfait; mais que, lorsque nous serons daus l'état parfait, toute imperfection sera abolie.
disaii-il, la doctrine de Jésus-Christ c'ait imparfaite, et la perfection ne se trouait que dans la Famille d'amour, ainsi ap- Pr'ée, parce qu'ils n'admettaient dans la tekioo qu'une seule vertu, la charité, soutc- "arl <P« la foi cl l'espérance, bien loin « Hrcdri vertus, n'étaient que des imperfection. Tous les membres de cette seele se f garJaicul comme des frères; bien dIus
DlCTIOXN. DES Rr.Mr.IOX3. 11.