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leur amour s ctenlait à tous les hommes, car ils n'attachaient aucune importance à la diversité d'opinions sur la nature divine, pourvu que les cœurs fussent enflammés par l'amour cl la piété. L i charité tenait lieu de tout; elle élevait les hommes à un (ci degré de perfection, qu'il n'était plus possible qu'ils tombassent dans le péché; ils étaient en quelque sorte déifiés ou transformé» en essence dans la Divinité.
On a attribué aux Familisles une doctrine pire encore que leurs opinions; on prétendit que Nichols autorisait le mensonge cl le parjure devant le magistrat ou toute autre personne étrangère à leur société. On les accusa de grands désordres ; ils se disculpaient de leurs vices, cl les imputaient à Dieu, sous prétexte qu'ils ravalent iu»oqué, el qu'il leuravait refusé sa grâce. Ils étaient devenus si pervers, dit l'historien Fuller, que la charité même rougirait de les exc^cr.
Cette secte passa en Angleterre, où nous vovons les Familisles nombreux dès 1581 ; un de leurs adhérents, Samuel d or ton, la porta en Amérique, ni 1G.JG ; cl on assure qu'il y en avait encore des restes en 180'J. l'vy. Iîoutomi ss.
F A. M IN K. Les poêles l'ont personnifiée comme la Faim. Ils dépeignent llcllonc ravageant les campagnes et traînant après elle la Famine, au visage paie el hâve, aux yeux enfoncés, au corps maigre el décharné. Ils l'appellent la conseillère des crimes, la fille de la Discorde et la mère de la Mort.
FA-XJI-TAY, nom que les habitants de Laos donnent à une divinité qui doit succéder à Chaka, lorsque le règne de ce Houddha, qui doit être de 5000 ans, sera expiré. Fami -lay sera, pour ainsi dire, l'autcchrisl de Chaka; il détruira entièrement la religion établie par son prédécesseur, renversera les temples, brisera les slalucs cl les images, brûlera les livres, persécutera toutes les religions, et en interdira l'exercice. Il donnera de nouvelles lois, contraires aux précédentes, publiera d'autres livres sacrés, choisira d'autres ministres, changera el réformera tout
FAMULUS. Ce mol avait dans la religion romaine plusieurs significations; il désignait, V un ministre des dieux; 2' une déité subalterne; 3" un génie local, qui apparaissait ordinairement sous la forme d'un serpent.
FANATIQUE. Ce mol vicntdu latin Fanum, lcmp!e. — 1. Les Itomains appelaient de ce nom des gens qui se tenaient dans les temples, el qui, entrant dans une sorte d'enthousiasme, comme animés et inspirés par la divinité qu'ils servaient, faisaient des gestes extraordinaires, branlaient la tète comme des Hacchanles, se tailladaient les bras et prononçaient des oracles. Ceux qui se tenaient dans le temple de Itcllone se nommaient Bellonaircs. Il y avait en outre des fanatiques d'Isis, de Sérapis, de Sylvain, etc. Cette appellation n'était pas d'abord déshonorante, mais elle ne tarda pas à le devenir. Du moins se trouvc-l-clle prise en mauvaise part, el avec le même sens qu'il désigne au jourd'hui.
«M OlOTIONNAIllK I
1. Dans ces derniers siècles, on a appelé 1 (uxitiqitrs certains sectaires qui parurcnlen Allemagne, et qui se donnaient pour des liooun- s inspirés du ciel. Ils voulaient faire passer les écarts de leurs cerveaux dérangés pour dis illumination* célestes, et se cm) -aient obliges d'exécuter, comme des ordres de Dieu, tous les forfaits que leur suggérait une imagination déréglée. A la tête de ces fanatiques étaient Wigélius et Jacques lîohm. Ce dernier, de cordonnier devenu docteur et prophète, se parait du titre de philosophe leutunique, et montrait d'autant plus d'orgueil et d'ignorance qu'il était plus vil et plus ignorant. Il vantail beaucoup ses songes et ses vision», et consigna ses rêveries dans un ouvrage allemand qu'il intitula le Grand mystère. Yoy. I'iktistks.