FAU
Fauna ; elle est aussi appelée Fata, ue fari , parler, révéler.
On donnait aussi ce nom à Cybèle, comme faisant parler les enfants, qu'il cet effet on déposait à terreau moment de leurnaissance.
FATU AIRES, prétendus prophètes des Lalins, qui paraissaient inspirés et prédisaient l'avenir.
F ATUELIS % FATVEUVS, FATUUS, noms ou surnoms d'un dieu des forêts chez les anciens Latins, probablement le même que Faunus. Ces vocables, ainsi que les mots Fata, Fatua, Fatidique, etc., dérivent tous de fari, fatum, parler, énoncer, prophétiser; le mol vates leur est ar.s'si corrélatif. Ils étaient appliqués à Faunus et à sa femme, parce qu'ils passaient pour rendre desoraclcs.
FAULE, une des femmes d'Ucrcule, honorée par les Romains comme une divinité.
FAUNA, — 1* nom de Cybèle, dérhé do favere, favoriser, parce que celle déesse favorisait tous les humains.
2* La même nue Fatua el Marica, fille de Pirus. sœur cl femme do Faunus. Elle fut mise au rang des immortelles, parce qu'elle avait poussé la retenue au point de ne vouloir jama s voir d'autre homme que son mari. EU.' prédisait l'avenir aux femmes, routine Faunus l'annonçait aux hommes. On l'appela aussi la Bonne déesse, et sous co nom les femmes lui offraient des sacrifices dont les hommes étaient exclus. Les branches de myrte n'y étaient point admises, parce que c'était avec cet arbrisseau que Faunus avail châtié le penchant de sa femme pour le vin. et, par une raison analogue, le lait était le seul breuvage qu'oui y servit. Fauna a été souvent confondue avec Junon Sospila, et les Romains étaient dans l'usage d'adopter celle déesse et Faune son mari, pour leurs dieux Lares ou tulélaires.
FAUNALIE9, fêle que les villageois du Latium célébraient deux fois Tannée en l'honneur de Faunus, c'est-à-dire, les 11, 13 et 15 février, pour célébrer le passage de ce dieu, d'Arcadie en Italie, el le 9 novembro ou 5 décembre, pour célébrer son départ, et obtenir lu continuation de sa bienveillance. Les aulels de Faunus avaient de la célébrité, même du temps d'Kvandrc ; on y brûlait do l'encens ; on y faisait des libations de vin, et on y sacrifiait des brebis eldes chevreaux. Horace a composé un hymne en l'honneur de Faunus, à l'occasion do celle féte champêtre : « Faune qui aimez les nymphes timides , traversez mes propriétés et mes champs avec un esprit paisible, et ne vous éloignez pas sans avoir fait prospérer mes faibles nourrissons ; tandis qu'à la fiu do chaque année je vous offre en sacrifice un jeune chevreau, et au compagnon de Vénus, du vin en abondance, et que des parfums multipliés brûlent sur votre autel antique. Qu'en ce jour, nones de décembre, les troupeaux jouent sur la prairie, et que tout le canlon soit en fêle, tandis que les bœufs reposent. Que l'agueau soit en assurance au milieu des loups ; qu'on sème vos pas de feuilles, et que le vigneron danse de joie sur une
fiîl DICTIONNAIRE
(erre qu'il arrose si souvent de ses sueurs. »
FAUNE. — 1 Voy. Fau*us.
2- Dieux rustiques du Latium, correspondant aux Pans des Grecs, les deux noms môme ou probablement une élymologic commune. Les Romains les supposaient fils ou descendants de l'ancien roi Faunus. Comme les Sylvains et les Satyres, les Faunes habitaient les. forêts ; on les eu distinguait cependant par le genre de leurs occupations, qui se rapprochait davantage de l'agriculture. Les poètes leur donnent des cornes de chèvre ou de bouc, et la forme du bouc de la ceinture en bas ; mais les traits du visage moins hideux, une figure plus gaie que celle des Satyres , et moins de brutalité dans leurs amours. Quoiqu'on les regardât comme des demi-dieux , on croyait qu'ils mouraient après une longue vie. Le pin et l'olivier sauvage leur étaient consacrés. Les habilantsdcs campagnes croyaient entendre souvent la voix des faunes dans l'épaisseur des bois.
Parmi les monuments conservés par D.
Bernard de Moutfaucon, on toit un Faune qui a toute la forme humaine, hormis la queue cl les oreilles. Il étend son bras gauche, sur lequel est une peau de. ti-re ou de panthère. De l'uutre main il tient un bâton pastoral. Un tigre qui marche devant lui semble être attentif à ses ordres. D'autres Faunes paraissent sur les monuments avec un thyrse et un masque. Celui du palais Borghèse est représenté jouant de la flûte.
FAUNUS. Faune, ou Faunus, était, diton, le troisième roi d'Italie, fils de Picus et petit-fils de Saturne. Il s'appliqua à faire le bonheur de ses sujets, et lit particulièrement fleurir l'agriculture. 11 leur apprit luimême la manière de rendre la terre fertile , et joignit l'exemple aux leçons. Ce fut lui aussi qui introduisit dans l'Italie le culte des dieux. Il mit Picus, son père, au rang des divinités, et conféra le don de prophétie à. Fauna, «a femme. Le soin avec lequel il se tenait n nleiM é et se dérobait a la vue, ajouta au respect qu'il inspirait ; et la reconnaissance publique lui déoerna, après sa mort, les honneurs divins. S'il faut en croire quelques auteurs, Faunus serait venu d'Ar- « idie dans le Latium, et y aurait importé l'agriculture ; il serait alors un personnage grec, le même san* doute que Pan, dont le nom aurait été latinisé. Horace suppose qu'il est le protecteur des gens de lettres; et Virgile parle d'un oracle de Faune que tous les peuples d'Elrurie allaient consulter dans une vaste forêt, auprès de la fontaine d'Albunée. Le prêtre, aprè* avoir immolé des brebis au D eu Faune,' pendant la nuit, étendait les peaux par terre et se couchait dessin. Pendant «on sommeil, le «lieu lui apparaissait en sou*e ot lui dictait la réponse qu'il devait faire le Icmlciuain. 1
FAVSJ JTAS, dhinilé romaine, citée par Horace dans ses o es. C'était la dèe>se de la fel.ciiè, qui prêtait à la fécondité des troupe;i ux.
frAHKNS, collège de jeunes garçons lui. selon r.n>lit,:tio„ de Kcinus et de Honiu-
DES RELIGIONS
lus, courbent (ont nus en célébrant h r«> du dieu Faunus, n'ayant qu'une ceinture de peau.
FA VISSES, grands vases pleins d'eau, nui étaient à l'entrée des temples des Humain; pour se laver et se purifier avant d'y ténk. trer. Suivant Varron, c'étaient des dépôts où I on conservait les deniers publics et les objets consacrés aux dieux. Les Favisses du Capitole étaient des souterrains murés et voûtes, où l'on déposait les vieilles statues qui tombaient de vétusté, et les autres meubl» cl ustensiles, qui étaient devenus hors d'usage dans ce temple.
FAVONIUS, un des principaux ventsc était le zépbire des Grecs; il venait du couchant.
FA YOUMIS, secte des Juifs, qui, suivant I historien arabe Makrixi, interprétaient la loi, comme si les lettres qui la composent étaient des abréviations. On voit que c'étaient dei cabalisles. Ils tiraient leur nom d'Ebn Saii do la ville deFayoum.
FEBRIÏA, FEBRUAUS, FhBRUATi, (leesse des purifications chez les Romain* On la confondait souvent avec Junon, et on l'honorait d un culte particulier au mois de février. On lui attribuait aussi le soin de délivrer de l'arrièrc-faix les femmes nouvellement accouchées.
FEDRUALES, FEBRUES. On a d'abordappelé de ce nom tout ce qui servait à purifier dans les sacrifices, les expiations parlesquelles on déchargeait sa conscience et on effaçait ses péchés, et les cérémonies par lesquelles onse rendait les. Mânes favorable*. C est pourquoi les Romains nommaient Fibrues ou Februales les sacrifices qu'ils faisaient dans le mois de février, en l'honneur de Junon et de Plulon, pour apaiser les mânesdes morts et se rendre propices les dieux infernaux. Ces rites expiatoires avaient lieu dans le mois de février, parce qu'à cette époque il était le dernier mois de l'année; et c est de la qu il a tiré son nom de Februanus.
%FjnRUAUS,FEBRUUStsuriiom$t\onnvi a Dis ou Pluton, du verbe Fcbruare, expier, purifier. Quelques mythologues font de Februus un dieu particulier, père de Pluton et dieu des purifications.
FÉCIAL, ou FÉCIAUX. — 1. Prêtres ou officiers publics qui, che* les Romains, annonçaient les traités, la paix, les trêve» et la guerre; ils étaient les juges des torts que le» étrangers imputaient aux Romains, et des sujets de plante de ceux-ci contre les étrangers ou leurs alliés. Leur collège, insinue par Nutna, était composé de vingt membres tires de la noblesse, qui recevaient leur mission du sénat. D'après les anciennes loi», quand il fallait déclarer la guerre, un d'entre eux, qu'ils élisaient à la pluralité des vois, s en allait, en habit sacerdotal et couronnede verveine, à la ville ou vers le peuple qni avait violé les traités; et là, en présence^ peuple, il exposait ses plaintes, en prenant A témoin Jupiter et les autres dieu s, cornws il demandait réparation de l'injure fait.- au