FAR
diprcax, ni leur barbe, ni leurs ongles, tel- |,"irnl qu'ils semblent des monstres armés de rrimrres formidables et de griffes prodigieuses. On serait tenté de regarder comme auiml rte fables ces pratiques de pénitence, qui semblent si fort au-dessus de In nature humaine, si elles n'étaient attestées par tous cm qoi ont été dans l'Inde, cl si l'on ne savait quels effets peut produire, principalement sur des léles aussi échauffées que celles des Inrious, une imagination exallée, aidée Je certaines drogues ou liqueurs qui assoupissent les sens, et rendent insensibles aux douleurs les plus cuisantes. Ovington rapport qu'il vit plusieurs de ces Eaquirs qui bavaient souvent une infusion de chanvre, oimméc bantj, nne des substances les plus «curantes.
On n'aborde ces pauvres fanatiques qu'amie plus grand respect; on quille sa chausjarearant de s'approcher d'eux; on se prosterne nom blême ni pour leur baiser les pieds. Ordinairement le Faquir donne sa main à baiser comme une faveur spéciale, et fait weoirpres do lui le consultant. Ce sont surtout les femmes qui viennent avec le plus de :redolité demander des conseils a ces impos- .enrs, qui se vantant de posséder mille secrets précieox,e( qui leurenseignent, entre autres, le moyen d'avoir desenfautsqtiand elles sont stériles, et l'art de se faire aimer de leurs saris. Ces Faq uirs ont quelquefois à leur suite plus de deux cents disciples; ils les rassemblent au son d'un tambour ou d'un :-ir, et quand ils s'arrêtent quelque part, lenrs disciples plantent en terre des étendards, des lances cld'autrcs armes autour du Petit camp.
Mais rien n'approche du respect que l'on porte à ceux qui se livrent aux mortifications dont nous venons de parler; leurs disciples ou les âmes dévotes se font un devoir rtunmériiedc nettoyer ceux qui ont fait »<N de ne point faire u<age de leurs membres ; ils leur servent «à manger et leur portent les morceaux à l.i bouche. Bien plus, •'n'est pas rare de. voir des femmes qui, par pnre dévotion, vont baiser les p rlies les f'Iuss.iles de leur corps, s . us que ces saint* obscènes paraissent s'en apercevoir. Aussi '•s regarde-l-on comme des êtres surhumain», qui ont su se mettre au-dessus d«>s Pissions, et qui ont triomphé de tous les. assauts de la chair.
FAKCOUNIS, secte persane qui subsistait •hns le »ir siècle de notre ère; les Farcou- «is étaient une sorte de gnosliques qui admettaient deux principes, le Père cl le Fils, ft prétendaient que la querelle qui s'était «"levée entre eux avait été apaisée par une 'roisième puissance célesle.
f'AHEINISTES, pelite secte de convulsionni>'re-*, qoi lire son nom du village de Far«'ins, département de l'Ain, cl sur laquelle tlrtgoire, dans son Histoire des sectes re/i- 'Jitusts, donne les délaiU suivants :
« Kn l'année ITTS.flonjour aîné, originaire '<* l'oul-d'Ain, fut nommé à la cure de Far« »s; il sortait d'une cure de Forez où un
FAR 0v>>
essai de ses principes avail soulevé contre lui le seigneur de sa paroisse cl la plus grande partie des habitants. Il avail pour vicaire son frère cadet; on prétend qu il avait déjà reçu une semonce de l'archevêque Mnntazet, et qu'il lui avait promis do changer de conduite. Quoi qu'il en soii , les frères Bonjour se rendirent d'abord rccommandables par la régularité de leurs mœurs, par leur piété, par leur charité, et surtout par leurs talents oratoires; ils avaient une grande douceur de carartère, des manières insinuantes propres à s'attirer l'affection générale. Après huit ans d'exercice régulier de ses fonctions ,' l'alné Bonjour vint tout à coup déclarer au prône qu'il ne se croyait plus d:gne d'exercer ses fondions, et surti-ut de participer au sacrement de l'Eucharistie , cl dès ce mome:.t il cessa de dire la messe ; il y assistait cependant en ;iff« clanl une grande piété.
« Son frère lui succéda, en 1783, dans les fonctions de curé, et il eut pour vicaire un nommé Furlay, imbu de leurs prineipes.
Ils continuèrent de vivre ensemble; l'alné se réduisit au modeste rôle do matlrc d'école. Il s'était, disait-on, condamné à une rigoureuse pénitence; on débita môme qu'il passait le carême entier san< manger; mais dans la suite, en faisant l'inventaire do sou mobilier, on le trouva bien garni de chocolat et do toutes sortes de confitures et de liqueurs.
■ Bientôt on entendit parler de miracles. Un petit couteau à manche rouge, qui était devenu célèbre, et qui s:tns doule était d'une construction part culière, avail été enfoncé jusqu'au manche dans la jambe d'une fille, et il n'en élail résulté aucun mal, ou plutôt il l'avait guérie d'une douleur.
« Quelque temps auparavant, une autre fille ayant fait des insianc- s réitérées au curé pour qn'il la crucifiât, et que par U elle eût plus de ressemblance avec Jésus- Christ , le crucifiement eut lieu à l'église, dat s la chapelle de la sainte Vierge, un vendredi, à trois heures après-midi, en présence des deux frères, du vicaire , du père Caffe, dom nicain, et de dix à douze personnes des deux sexes, qui formaient le petit nombre du h urs adeptes.
« Ces miracles produisirent l'effet qu'ils en attendaient ; ils leur attirèrent un grand nombre de prosélytes, surtout eu filles et femmes. Elles se rassemblaient dans une grange pendant la nuit, sans lumière, et leur prêtre s'y rendait par la fenêtre. On entendait qu'il leur distribuait des coups à tort et à traverse! qu'elles en exprimaient leur satisfaction par des cris de joie; elles l'appelaient toutes du nom de mon petit pnpa, et même isolément elles le poursuivaient en le priant de leur distribuer quelques coups de bA on qui leur faisaient un merveilleux effet. Elles semblaient languir lorsqu'elles eu étaient privées pendant quelque temps, c' manifestaient par des soupirs le désir d'élr fustigées par leur petit pnpa; elles en cherchaient l'occasion, et se trouvaient heureuses lorsqu'elles avaient reçu cette faveur. « On les voyait souvent dans les chemin^
DICTIONNAIRE DES RELIGIONS
CfiO
avec un sac à ouvrage à leurs bras, Iricotanl des bas en se promenant. Les pères cl les maris qui n'étaient pas de la secte souffraient impatiemment ces désordres; il en résultait souvent des querelles de ménage assez vives, et, ce qui les aggravait beaucoup , c'est qu'ils s'apercevaient que les denrées disparaissaient des greniers ; car celle société établissait une communauté de biens comme les premiers chrétiens.
« Cependant un événement répandit l'alarme. Un des principaux habitants , qui s'opposait le plus aux déprédations de sa femme, mourut pesque subitement d'une pi<|ûrc d'aiguille trouvée dans son lit; alors il y eut des cris de toutes parts contre ces novateurs dangereux : des plaintes furent portées à l'archevêque et aux magistrats. Un grand vicaire fui emoyé sur les lieux pour faire une information sur les prétendus mirarles opérés par le curé bonjour, et d'après ce qui fut cons'alé par son interrogatoire, en présence de témoins, l'archevêque obtint trois lettres de cachet, dont deux exilaient Bonjour ainé et Furlay, vic.ire, dans leur pays, et la troisième condamnait Bonjour cadet, curé, à être enfermé dans le couvent de Tanlay. De là il entretenait une correspondance suivie avec ses sectateurs, et, s'en élanl échappé, il leur annonça son évasion comme un autre miracle. Un ange lui était apparu cl lui avait dit : Lève-loi : il marche, aussitôt les mur», de sa prison s'eu- '.rouvreiit respectueusement pour lui laisser un libre passage. Il se réfugie à Paris; la fille crucifiée et une autre prophétesse viennent l'y joindre. Il soumet la crucifiée à de nouvelles épreuves. Elle est envoyée à Port- Koyal, pieds nus, au mois de janvier, avec cinq clous plantés dans chaque talon. Elle av.iit passé tout un carême sans manger autre iho-e qu'une rôtie de fiente humaine chaque matin , et le curé Bonjour avait soin d'instruire ses sectateurs de ces nouveaux miracles. Plusieurs habitants de F a reins vendirent leur propriété pour en verser le produil dans la bourse commune et se rendirent auprès de lui.
« Le fait du crucifiement est bien constaté p;ir le procès-verbal du grand vicaire; ceux de la rôiie c\ du voyago à Port-Hoyal avec les clous dans les talons le sont dans Tinterroga oire, par l'un des juges du tribunal de Trévoux. Le curé Bonjour les a couJrmés, dit-on, par son aveu.
« La révolution de 1789 lui parut un événement opportun pour faciliter sa reulrée flans sa cure. Il part, arrive à Fareins, et, dans un mon eut où le curé et le vicaire étaient absents, il entre avec une centaine de personnes dans le presbytère, prend les riefs de l'églUe, monte en chaire, en enflamme lo zèle de ces fanatiques, qui ensuite se portent au jardin du presbytère, et décident d'y passer la nuit, d'y rester même jusqu'à ce que, de gré ou de force, on leur ail rendu leurcuré. La maréchaussée de Trévoux vient à prop< s pour empêcher un désordre qui allait croirsaul, et qui continua jusqu'au
coucher du soleil. Le lieutenant it «ai*.
chaussée ayant lu le procès-verbal qu'il atait dressé, Bonjour, qui en redoutait les suite», engage sa troupe à se retirer, et le j.irJin reste libre, après avoir été occupé 36 heures par ces séditieux. . .
« La délibération contre les frères Bonjour avait eu lieu le 27 septembre 1789, entre 52 des principaux habitants de Fareins, eu tête desquels se trouvaient le seigneur, un chanoine, Merlino, qui depois a été membre du corps législatif, deux chirurgiens et on notaire de Messimi. Aux faits racontés précédemment, ils ajoutent que le curé prêche une doctrine subversive do la religion et de la société. De ses prédications résulte l'insubordination des femmes envers leurs maris; il alL.que même le droit de propriété : Adam n'a pas fait de testament. Ils lui reprochent des léle-à-lôtc avec des dévotes alûdées, des assemblées prolongées jusque dau la nuit, des extravagances scandaleuses <te quelques obsédées, possédées, inspiré», dont une, à la procession de la Fête-Dieu . l'an 1787,sc jeta en hurlant aux pieds do core. Celui-ci prétendit qu'il exerç.iit une sorte d'empire sur 1rs démons ; que Dieu lui avait parlé, et l'avait investi du don des miracles. On toit que d'autres prêtres adhéraient aui entreprises du prétendu thaumaturge, qoi, par ses lotir, s et ses conseils, soutenait e courage ébranlé de ses adeptes. La plupart avait cessé de fréquenter l'église, ' lorsqu'on lui avait substitue un nouveau curé et un nouveau vicaire. Ils se rassemblaient seerctement la nuit.
« Bonjour, retourné à Paris, continua un correspondance suivie avec ses disciples qui formaient à peu près le quart des habitaow de F.ireins, jusqu'à ce que le gouvernement de Bonaparte exila les deux frères à Lausanne, en Suisse. »
Dans un écrit public eu faveur du cure Bonjour, soit par lui-même, soit par ou ses partisans, l'auteur, comme la plupir. des convulsionnaires qui l'avaient précède, prophétise l'apostasie des gentils, la conversion des Juifs, et ne manque pas d'annoncer le retour d'Elie qui rétablira toutes chose*.
FARNUS, dieu des Komaius, qui, dtt-oo, prédisait à la parole.
FAHOGUIS. Co mot persan, qui signifc illuminés, est le nom d'une association indienne qui vil dans les bois et u'adore qu? le soleil. Les Faroghis ne mangent qu'apro avoir reudu leurs hommages à cet a>lrAf' n'oseraient mettre un morceau dan» lti>r bouche, s'ils ne l'avaient vu. Us sont persuadés que l'homme tout cotier finit avec U vie; et c'est peut-être celte persuasion qui les fait vivre comme des bêtes, sans do lioction de sexe, d'âge, ni de parenté.
FAttVAItDIN. Dans la mythologie dos IV sis, Farvardin est en même temps l'ange Je l'air et des eaux, le génie qui commande Ferouers, et la persouification des jours consacrés aux génies ou aux mânes.
FARZ. Les musulmans comprennent ce nom tous les préceptes de droit du in. D*"
fij FAS
ri(j daos le Coran. Oa les divise en six lasses, savoir: 1" les préceptes absolus, qui ont d'une obligation indispensable, d'après apirâonet les dé, isionsunanimesdes imams; ' \a préceptes non absolus, dont l'obsermrc est d'une obligation moins stricte, vu
• 'tfaul d'unanimité et de concert dans l'ohloa «te ce» imams ; 3' les préceptes impoli chaque fiilèle en particulier, tels que la fifre, le jeune, la dlmè. le pèlerinage, etc.; •If» préceptes qui obligent tout le corps des télés en géoéral , comme la guerre, la riére pour les morts, rétablissement d'un ugulrat et d'un imam dans une ville ; 5* les rteeptes rrlatifs à la croyance, aux dogmes, t . G* ceux qui embrassent tout à la fois le •lie, la morale, l'ordre civil et l'ordre potujBe.
ùs préceptes appelés farx sont ainsi distants des articles d'obligation canonique, AS-qaes sous le nom de wadjib, lesquels ne ttrootent pas compris dans le Coran, et de m qui ne sont que de pratique imilalive ; ^derniers, connus sous le nom de sunnet, ■brassent tout ce qui est relatif, non pas «i lois précises de Mahomet, mais à ses nues et à certains actes religieux prali- (ré par lui et par ses premiers disciples. FAS, divinité que qu« Iques philosophes fjjnJ îicol comme la plus ancienne de loua: Prima deûm Fat; il est probable qu'aws il» regardaient ce mot comme synonyme kFalum, Destin, avre lequel il a une étytvtoîie commune, /art', énoncer, décréter. P«ï elé pris ensuite dans le sens de juste, ^niable, permis, digne d'éire énoncé ; ce m* trouve ainsi synonyme de j'us, avee.
Wt iflércncc que le premier se rapporte »iii*o*, et le second aux hommes. Dans «<f« Ornière acception la divinité F as est liante que Thémis ou la Justice FlSCELlNE, ou FASCEL1S, surnom de tor. Yoy. FaCélisb.
FASCINATION, sorte de charme par lequel «(rompe les yeux, en faisant apparaître les *jtli sous une autre forme que telle qu'ils <il réellement. Le mot fascination exprime Kofc l'acte par lequel on ôle toute liberté etoîonté et d'action aux personnes et aux «anu*, au moyen de certaines puissances tyutées magiques, afin de les dominer ou de » faire agir à sa fantaisie. L'art de fasciner ajanl presque aucun rapport avec la relion, nous laissons le développement de cet 1icle au Dictionnaire des sciences occultes. FASCINUS, divinité lulélaire de l'enfance '«les Romains; son nom vient de fasciœ, « langes, ou de fascinart, fasciner ; d'où 1 attribuait aussi à ce dieu le pouvoir de nantir des fascinations et des maléfices. '»i pourquoi Pline l'appelle le gardien des ibuls et des empereurs. Dans les trioinhes.o» suspendait sa statue au-dessus du »«, comme ayant la vertu de préserver le "•mphaieur des effets funestes de la jalou-
* «es vaincus. Son culte était confié aux "'aies. - On dit que c était aussi un sur-
«le l'riape, ou plutôt l'image môme de i«c divinité obscène.
FASTES, calendrier des Romains, uans lequel étaient marqués jour par jour leurs fêtes, leurs jeux, leurs cérémoinics, sous la dénomination de jours fastes et néfastes, permis et défendus, c esl-à-dire les jours destinés au faire, fat, et au non-fairc, ne-fus. Dans les uns on pouvait se livrer à ses travaux journaliers; dans les autres, ils étaient défendus. On attribue cette division a la sage politique de Numa. Les pontifes furent faits les dépositaires uniques et perpétuels du livre des Fastes ; ce qui finit par leur donner une autorité suprême et parfois dangereuse, parce que, sous prétextede jours Castes ou néfastes, ils pouvaient avancer ou reculer le jugement dos affaires les plus importantes, et traverser les desseins les mieux concertés des magistrats cl des particuliers. Celle autorité dura 400 ans. Plus lard on ajouta à ces fastes les événements les plus remarquables, les batailles gagnées ou perdues, les triomphes, les dédicaces des temples, les naissances et les moris des généraux les plus distingués, celles des empereurs, les prodiges, etc. On distinguait les grands fastes ou ceux que la flatterie consacra dans la suite aux empereurs ; les petits testes, ou fastes purement calendaircs; les fastes rustiques, qui marquaient les fêtes de la campagne, les épliémétides, l» s histoires succinctes, où les fai's étaient rangés suivant l'ordre chronologique; et enfin, les registres publics où l'on consignait tout ce qui concernait la police de Home.
Dans la suite des temps, les jours de ce calendrier furent divises en diverses classes: jours destinés au cultedes dieux, fe%ii ; jours consacrés au travail manuel, profesti ; jours partagés entre le culto et les affaires , intercisi; jours destinés aux assemblées du sénat, senatorii; jours consacrés aux assemblées du peuple, com tialcs; jours propres à la guerre, prœliares; jours heureux, fausli ; jours malheureux et marqués par les calamités publiques , atrit infausti. Voy. Calendrier des anciens Romains.
FATA, déité des anciens Romains : elle parait être la môme que Fntua ou Fauna, fillo de Ficus, ancien roi du Lalium. Elle remplissait à peu près les mômes fondions que les fades des Gaulois. Voy. Fades, Fatca, Fées.
FATALES (Déesses). Ce sont les Parques considérées comme les ministres ou les in* terprètes du Destin, Fatum.
FATALISME. La doctrine du fatalisme, dans l'antiquité, voulait que la toute-puissance de la cause première et universelle imposer une nécessité absolue à tout ce qui existe. Le fatalisme moderne consiste plutôt à substituer à l'action divine l'impulsion aveugle et invincible de la matière et de la nature. On distingue plusieurs sortes de fatalisme.
1* Le Fatalisme panthée; on le trouve dans la théologie hindoue, où l'dine n'est pas uu agent libre et indépendant, mais une partie de Brahuia, l'âme universelle; dans le système bouddhiste, où tout va iiéccssairemvqi
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DICTIONNAIRE DF.S RELIGIONS
■e confondre en Rouddhn, et, par celui-ci, «Lins l'anéantissement final ; dans la théologie des stoïciens ei d'une parlic des anciens païens, qui, dans leur fatum, ou plutôt dans leur àvâr'/y»;, établissaient un pouvoir supérieur à la volonté suprême, a Jupiter même, le premier de leurs «lieux.
2" Le Fatalisme de prescience. Parce que Dieu prévoit tout infailliblement, il y en a qui concluent que l'homme ne peut éire libre. .Mais la prescience est la connaissance et non la cause des événements. En Dieu nulle différence de temps, nul passé, nul avenir; tout se passe devant ses jeux dans ce point imperceptible de l'humanité que nous appelons temps.
3° Le Fatalisme d'astrologie , misérable abus de la science, si répandu dans l'ancien monde, et surtout dans l'école d'Alexandrie; plusieurs peuples modernes n'en sont pas exempts; c'est peut-être encore le système tic cenx qui croient a la fatalité sans se rendre compte des mol ifs.
4" Le Fala'isme de prédestination. Il faut ranger sous ce titre les systèmes désolants de Mahomet, de Wiclef, de Luther, de Calvin, de Bains, et enfin de Jansénius. Que l'action divine seule, par la prédestination ou la réprobation antécédente , sauve les uns, damne les autres, en déterminant invinciblement ceux-ci au mal, et ceux-là au bien; tel est l'affreux principe sur lequel repose, en dernière analyse, tout système des prédeslinateurs rigides.
5* Le Fatalisme historique , qui veut que l'humanité suive irrésistiblement nue roule déterminée, et soit i nlrnlnée nécessairement aux conséquences d'idées progressives ou stationnaires établies a priori. Ce système, tout a fait moderne, est contraire à la conscience des po'.ioles et à toutes les notions hisoriques.
(>• Le Fatalisme phr Œnologique, né aussi de nos jours, qui fait dépendre toutes les actions de l'homme de son organisme, contre h quel il lui est impossible de lutter.
1* Enfin, le Fatalisme pratique : c'est la mauvaise disposition de certains hommes qui, sans foi, sans règle divine, décident leur conduite d'après les événements , souvent d'après je ne sais quelles pratiques ou occurrences superstitieuses.
FATALITÉ. Nous ne croyons pas que ce mol soit synonymede destin ; nous trouvons entre l'uu et l'au re une énorme différence. Le destin, tel que l'entendaient les anciens, était l expression de la volonté absolue de la cause première, universelle et intelligente , voilà pourquoi ils lui donnaient le nom Je (ittnm, ce qui a été dit. Mais la fatalité est un mot tout nouveau, dont il -crait assez difii- « ile de donner une définition. C'est une sorte oc puissance o< culte n'emananl d'aucune io!i<nlé, n'en ayant point elle-même, qui n'est ni esprit, ut matière, et qui cependant détermine invinciblement l'étal et les actions t « chaque inuhitlu. Chose étrange! ceux qui te larguent de ne peint croire en Dieu et
d'être exempts de sup rstilion, croient à U Fatalité, et ils ne s'aperçoivent pas qu'aine ils sont tes plus superstitieux de tons les hommes, t oyez Destix.
FATALITÉS DE TROIE (1). C'était une opinion répandue parmi les Grecs et Ici Troyens, que la ruine de Troie était attachée à certaines fatalités qui devaient être accomplies. — La première était que la ville ne pouvait être prise sans les descendants d'Ea* que. On était fondé sur re qu'Apollon et Neptune, employés à bâtir les murs de Truie, avaient prié ce prince de les aider, afin que l'onvrage d'un nomme mortel venant à être mêlé avec celui des dieux, la ville, qui sa tu cela aurait été imprenable, pût un jour être prise, si c'était la volonté du Destin. C'est ci* qui fit que les Grecs firent tous leurs effort» ponr arracher Achille, petit-fils d'Eaqoe, d'entre les bras de Déidamic, où sa mère l'avait caché, et qu'après sa mort on envoya cher her son fils Pyrrhus, quoiqu'il fût fort jeune. Il fallait, en second lieu, avoir le» flèches d'Hercule, qui étaient entre les main de Philoctèle , que les Grecs avaient abasdonné dans 111e de Lemnos : le besoin qu'on crut avoir de ces flèches obligeâtes Grecs à députer Ulysse pour aller chercher Philoctèle, et ce rusé capitaine réussit dam son entreprise. — La troisième et la plos importante fatalité était d'enlever le Palladium, que les Troyens gardaient soigneusement dans le temple de Minerve. Diotnêdeet Ulysse trouvèrent le moyen d*entrer de nuit dans la citadelle, cl d'enlever ce précieut gage de la sûreté desTroyens. — 11 fa lait, en quatrième lieu , empêcher que les chevaux de Rhésus, roi dcThrace.no bussent de l'eau du Xanlht , et ne mangeassent de l'berbe îles champs de Troie ; mais Ulysse et Diomèie vinrent surprendre ce prince dans son camp, près de la ville, le tuèrent et emmenèrent ses chevaux. — Il était nécessaire, en cinquième lieu, avant de prendre la vitlo, de faire mourir Troïle, fils de Priam, et de détruire le tombeau de Laomédon. qui était sur la porte de Scée. Achille lua co jeune prince, et les Troyens eux-mêmes abattirent le tombeau de Laomédon, lorsque, pour faire entrer le cheval de bois dans la ville, ils firent une brèche aux murailles. — Eufin, Truis ne pouvait être prise sans que les Grecs eusses, dans leur armée, Télèphe, fils d'Hercule et d'Augée; mais ce Télèphe était allie des Troyens et avait épou-é Astynché. fille de Priam. Cependant, après un combat dans lequel il avait été blcs-é, il quitta les Trojcii» et se jeta dans le parti des Grecs.
FATIDÎOUE. Ce mol indique celui ou celle qui annonce les arrêts du destin ; c'était a» surnom d'Apollon qui avait un grand nom-; bre d'oracles. Falua ou Fanna était auso appelée Fatidique. On donnait encore ce mou» aux devins et aux devineresses.
FATH1A. Ce mot arabe, qui signifie intrM* ouverture, ai le litre du premier chapitre du Coran ; c'est celui que les musulmans recèlent le plus fréquemment , car il fa l pi""
<i) Article cn'iTirtc sans modification au Di< lionnairede Nccl.
de* prières quotidiennes. Il est comme l'oraison dominicale des mahométans , el composé de sept versets , comme celle des chrétien» ; le voici :
■ An nom de Dieu clément el miséricordieux I — Louange à Dieu , seigneur de l'uuiiers, — très-clément, très-miséricordieux, — souverain roi du jour du jugement 1 — C'est toi que nous adorons ; c'est loi que nous implorons. — Dirige-nous dans le sentier droit, — dans le sentier de ceux que lu a» comblés de tes bienfaits, — de ceux qui s'ont pas encouru ta colère , ni de ceux qui se sont égarés. »
Par extension on a donné le nom de Falika à certaines prières liturgiques qui se font sur les morts , el particulièrement sur le tombeau ou en commémoration des saints personnages de l'islamisme. Nous allons en tower quelques-uns qui se trouvent dans lEocologe musulman de M. Garcin deîassy. Fttika de l'illustre Mahomet , asile de la prophétie (que Dieu lui soit propice et lui accorde le salut /).
■ 0 mou Dieu 1 daigne , en faveur du premier des humains, de In plus excellente de tes créatures, de cel apôtre, don do ta miséricorde envers les hommes , du plus parfait des enfants d'Adam t du complément des révolutions des siècles , d'Ahmed , Ion élu , do Mahomet, ton prédestiné ( puisse- t-il être comblé de bénédictions , ainsi que sa race , ses compagnons et sa futnillc I) ; daigne, disje. m'accorder la grâce que je sollicite de Ij bonté. »
Le fidèle lira ensuite le chapitre Fatiha, et le chapitre exil du Coran.
Fatiha de: quatre premiers khalifes (I).
• 0 mon Dieu! en considéra lion de l'inlercesseordes pécheurs au jour du jugement, Aboubekr, le véridique, le pieux, ainsi que de ses cheteux blancs; en considéralion d Omar, le réparateur, le pieux, ainsi que dosa justice; en considération d'Osman, le possesseur des deux lumières (*2), le pur, ainsi que de sa libéralité; en considération d'Ali , l'agréé, le parfait, ain>i que de son courage el de sa générosité, accoi de-moi mes demandes. »
Autre Fatiha des quatre premiers khalifes , et de ttosan et II osé in, enfants d'Ali.
«0 mon Dieul par la véracité d'Aboubfkrctson khalifat , parla fermeté d'Omar cl sa qualité de beau-frère du prophète, par l'illustration d'Osman et sa libéralité , par la parenté d'Ali cl sa bravoure, par la noblesso de F.Uimc (3) cl son honorable extraction, par le martyre de Hasan et sa belle vie, par
gloire do H ose in et de son martyre , je le
(I) Ce Faiiha et le suivant ne sont récités que. j>ar sunnites on orthodoxes, mais non par les sctiiites 1" regardent les trois premiers khalitcs comme des «•wpMcnrs.
t-)Ou le nomme ainsi, parce qu'il avait épousé «'"•cesmemeiit deux tilles de Mahomel : llokaia el v'mKIliolsoum.
(3) Fiae de Mahomet.
•») \*% sunnites heul* re'cilent ce Fatiha ; car les Khutcj ont eu horreur Ay^scûa, qui fut une cnm uu\î
supplie de m'accorder toutes mes demandes.»
Fatiha de sainte At/éscha , femme du prophète (V)
a O mon Dieu! je te supplie par la pénitence d'iîve et par son repentir, par la fuite d'Agar et par ses offrandes , par la foi d'Alia (5) el par son martyre, par la pureté de Marie (G) el par celui à qui elle donna le jour, par l'intercession de Khadidja (7) et par sa libéralité , par la véracité d'Ayéscha el par son attachement au prophète , de m'accorder ce que je demande. »
Fatiha du vénérable Ali ( que Dieu l'agrée l ) (8).
« Que Dieu daigne en faveur de celte âme pure, le frontispice du livre de la nature , la couture de la page de la création, le premier des humains après les prophètes , l'astre des mortels, auquel fait allusion ce vers* t du Coran : L'homme a- t-il existé un instant sur la terre sans que nous nous soyons soutenus de lui ? le joyau le plus précieux de l'écrin de a vertu, le seigneur des grands eldes petits, celui qui occupera une place distinguée sur le pont de l'éternité, le tnihrab de la bonne foi ; In mortel qui esl assis sur le trône du palais de la loi, lo vaisseau de l'océan de la religion, le soleil du firmament de la gloire , la force du bras de la prophétie , celui qui a mérité d'avoir accès dans le tabernacle do l'unité de Dieu, el de s'asseoir sur le tapis de l'indivisibilité, le plus profond des gens religieux, le médecin de la blessure faite pnr le maître de la vraie science; J'aurore resplendissante des merveilles de Dieu, et l'objet de se* prodiges ; le père de la victoire el du triomphe ; l'imam de la porte du ciel ; l'échanson de l'eau du Kauser (9); celui qui mérita d'être loué par le plus excellent des hommes; le saint martyr, émir des croyants et imam des fidèles , Ali fils d'Aboo-Taleb , lion victorieux du Très-Haul, que Dieu , dis-je, daigne, en faveqr de ce saint khalifo , exaucer les vœux que je lui offre. »
Le fidèle récitera ensuite le chapitre Fatiha et le exir du Coran
Fatiha de la bienheureuse Fatime , (il'e du prophète ( que Dieu l'agrée ! ).
« Que lo Très-H'.ut daigne m'accorder cette grâce , recevoir mon vœu , ma prière , en fateur des mérites do l'auguste el admirable Fatime Zohra, reine du ciel. »
Le fidèle récitera ensuite le chapitre Fatiha.
Fatifia des saintes femmes (10).
« Que I Klernel arrose de la pluie de sa faveur la lerre qui cou?re le corps de l'orne-
ac bnrnéc d'A!i : cette pnerc sera mieux appelée Fatifia des saintes femmes,
(5) Femme do Pharaon.
(6) Mère de Jésus.
(7) Première femme de Mahomel el mère de Fatime ; c'est elle qui a perpétué la race du prophète.
(8) Ce Faiiha cl les suivants sont a l'usage d< s sch ites ou schématiques de la Perse et de l'L.d?.
(0) Un des fleuves du paradis.
hO) On le récite dans une fête musulmane eu l'Iiru*
6C7 DICTIONNAIRI
mcnl et de la couronne 'des femmes chastes et pudiques , la bienheureuse Falime ; des saintes Rocaïa (1), Hanifa (2), Khadidja , Hafza, Kainab, Ayéscha (3), et de toutes les saintes femmes, et qu'il daigne les admettre dans son saint paradis. »
Le fidèle récitera ensuite le chapitre Fatiha et le exu* du Coran.
Fatiha des deux imams Hasan et Hoséin(que Dieu soit salis fait d'eux /).
Que l'Eternel daigne accepter les vœux que je forme pour le repos de l'âme glorieuse des deux braves imams, des deux martyrs bien-aimés de Dieu, des innocentes victimes de la méchanceté, les bienheureux Abou-Mohammcd el-Hasan et Abou-Abdallah cUHoséin; et pour tous les douze imams, les quatorze purs (4), cl lessoixantodouze martyrs de la plaine de Kerbéla. »
Fatiha de Khizr ou Elie. .
m Pour obtenir la santé spirituelle et corporelle , je m'appuie sur les bénédictions de celui qui satisfait les vœux des mortels , qui repousse loin d'eux les malheurs; à savoir, le Khadja Khizr, l'illustre Elie. »
Fatiha pour les trépassés
« O mon Dieu I daigne , en faveur des esprits purs qui environnent ton trône, en faveur de ton prophète élu , Mahomet , et eu faveur aussi des mérites qu'a pu acquérir Filme du défunt N., daigne, dis-je, faire luire sur son tombeau le jour de ta miséricorde et de ta faveur ; daigne arroser la terre qui couvre son corps de la pluie de ta grâce , et lui accorder le paradis pour demeure. Accorde la même faveur à tous les trépassés qui ont rendu le deruier soupir dans le sein de l'islamisme. »
Autre pour tes mêmes, à la fête des Lampes dans l'Inde.
O notre Dieu I par Jes mérites de la lumière de l'apostolat , notre seigneur Mahomet , fais que les lampes que nous tenons allumées en cette sainte nuit soient pour les trépassés un gage de la lumière éternelle que nous te prions de faire luire sur eux. O Dieu! d.iigue les admettre dans le séjour de l'inaltérable félicité, p
Le fidèle récitera à celte intention le chapitre Fat hn et le cxu«du Coran.
FATIMITES. Ce mot exprime à la fois une secte et une dynastie raahométanc, regardée par les autres musulmans comme schismalique et illégitime.
On sait que Mahomet mourut sans avoir clairement désigné un successeur à sa double autorité temporelle et spirituelle ; Ali, son gendre et son cousin, qui semblait avoir plus de droit que tout autre , tant par sa parenté que par certaines promesses échappées au prétendu prophète , ne parvint cepeudaut au khalifal qu'après trois autres
nrur de Fatime, a laquelle les femmes les plus vertueuses peuvent seules preudre part. On ne permet à aucun nomme de *oir les oflrandes qu'elles font à celte occasion à l.i tille du prophète. (I) Fille de Mahomet.
) DES RELIGIONS
compétiteurs; et lorsqu'il fut parvenu au souverain pouvoir, il eut des guerres latu glantes à soutenir contre Moawia , quittait parvenu à se faire proclamer khalife dam la Syrie et dans la Perse. Celui-ci le Gt lâchement assasiiner, et parvint à se faire recon naître pour seul et unique chef des musulmans, au détriment des enfants d'Ali, qui lurent aussi mis à morl, et leurs descendait réduits à l'état de simples particuliers , conservant toutefois le litre purcmeut honorifique d'imams ou souverains pontifes de la religion. Cependant les partisans de la famille et des droits d'Ali, regardant les khalifes successeurs de Moawia comme des osur pâleurs , ne demeurèrent presque jamais tranquilles, cl de temps en temps ils cherchèrent a faire prévaloir leurs droits ; mais les imams, qu'ils voulaient toujours mettre eo avant, étaient , la plupart, des hommes faibles, qui presque tous payèrent de leur tète la turbulence de leurs adhérents. Il y eof même plusieurs imposteurs qui , se donnai faussement pour descendants d'Ali, causèrent plus ou moins de désordres dans les Etais des khalifes. On ne sait pas positivement si la dynastie des Fatimites doit éXtt rangée dans le nombre de ces derniers; ses ennemis le soutiennent , mais les Fatimites ont dressé des arbres généalogiques qn< l'éloigncmentdes temps ne nous permet pas d'apprécier.
Ce qui est certain, c'est qu'Obéid-Allah , surnommé le Medhi , fondateur de la dynastie des Fatimites, qui régna en Egypte, aict le titre de khalife et d'émir des fidèles, prétendait descendre do Mahomet par sa fille Fatime, seuleenfant qu'il eût euede ses nombreuses épouses. Il n'eut pas de peioe a mettre dans son parti les schiites , étemels p irlisans de la légitimité d'Ali et de sa rare, et se fil proclamer khalife en Egypte, l'a» de l'hégire 297 (009 de J.-C). Peu à peu celle dynastie nouvelle enleva aux khalifes abbasides non-seulement l'Egypte, mais les autres contrées de l'Afrique , la Syrie , le Diarbekr , la Sicile , les deux villes saintes, Medine et la Merquo , avec le Yémen en Arabie. La dynastie des Fatimites dura sans interruption pendant 270 ans. Nous ne parlons pas ici de la doctrine religieuse qu'ils professaient, et qui était celle des schitla oa plutôt des ismaéliens (Voyez ces deux mol»! De plus, un de ces khalifes Fatimites, nomme Hakem Biamr*Allah » cul la prétention de hfaire passer pour Dieu, cl il en vint à boula l'aide de son visir Ilamza ; ce qui donni naissance à l'absurde religion des Druzes.qui subsiste encore. Voyez Dhuzls.
FATSMAN. Ce mot, qui veut dire les huit étendard», est le nom d'une divinité du sisl.iïsme, dans le Japon ; elle préside à la guerre, comme le Mars des Humains et l'Arc» des Grecs. Ce Falsinan était le seizième dmi
fi) Seconde femme d'Ali.
(3) Ces quatre femmes sont autant d'époose» Je Mahomet.
(I) Us quatorze purs sont Mabouict, Fa line ci les douze imam?.
; fi monta sur le tronc rao 270 de Jéf us-Christ, et régna M ans. Après sa mort, on t'honora comme un dieu, parce que sa mère, étant enceinte de lui, liait vaincu les peuples de San-kan; on lui salit, dans la province de Bouzen, un temple nommé Ousnt-no-miyn : à la construction de rtt édifice, huit pat liions blancs descendirent du ciel ; c'est pourquoi on donna à cette tifinilé le nom de Fatîtnan daiBosats, ou le paod Bodhisallwa aux huit drapeaux ; peniint sa vie, il avait porté le nom d'Osin-len-o. -Sou» leréçne de Sei-wa-len-o, 56* daïri, qui répnail sur la fin du ix* siècle, le prêtre Kok'.o allant vers ce temple, l'esprit do Falsman loi apparut et lui révéla un grand nombre de secrets. Ce prêtre retourna à la capitale et les communiqua au daïri, qui fil contraire en l'honneur de ce dieu un nouveau Vmple qui subsiste encore, près do Fousimi. Oa célèbre sa féte le 15* jour du huitième «Mis. Ce jour-là, 1rs princes de la cour du So-rouo vont en per«>onne lui offrir un satriûcede deux petits flacons de porcelaine remplis d'une liqueur appelée xnlcki.
Knunpfer dit que Falsman était frère de ÎN>Mo-daï-sin, le grand Esprit des Japonais; tuais c'est sans doute une erreur, car cet «pr.l femelle régnait dans les temps mjtho- Irçtq e«, antérieurs d'au moins sept siècles avant l'ère vulgaire. D'un autre coté, Klayrolb remarque avec raison que la dénomination de Bosats ou Bodhisallwa doit être d uneépoquc-posléricure à celle d'Osin-len-o; w elle appartient à la religion bouddhique f"a été importée au Japon vers le milieu siècle de notre ère. On l'appelle encore himan-no-dai-êin, le grand génie aux huit fffwrds, et Osaï-no-Futsman, le Falsman «b district d'Ousaï, dans lequel l'empereur im-meï-ten-o lui érigea un temple vers I» 571. b
Tai-ko-saraa, appelé aussi Fide Yosi, un des plus grande vite-rois du Japon, mort en 1598, «ait fait élever à Méaco un temple magnifiée, pour y être adoré lui-même sous le nom •le Chin-Fatsman, ou nouveau Falsman. Les ferrements de ce temple étaient des lames de libre, n'étant pas convenable, disait ce prince, qu'aucune autre sorte de fer fut emp'ojéedaos la fabrique d'un sanctuaire destiné à on dieu guerrier. Son apothéose fut célébrée avec le plus grand appareil en 1599.
r ATS-SIO, ou tes huit observances ; ce sont nuit forme» de la religion bouddhique, établies •fco$ le Japon ; en voici les noms : 1* Santots-siod, 3- Kowiia, «*• Zio-zits, 5' *>' Kt gon, 7* Ten-dai , 8* Sin-gon.
•ojei à chacun de ces articles en quoi fo«4isle chacun de ces rites ou systèmes W'gieos. Autrefois il u'j avait que ces buit observances, mais le nombre en est augmenté ■* puis quelque temps.
'AriA, fille de Picus et femme le Fau- "UV Animée tans cesse d'une inspiration 0ll»ue, elle prédisait l'avenir, et donna son ,M,n> m femmes qui, dans la suite, se prédirent inspirées du môme esprit prophéul«e. C'est vraisemblablement la même que