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éducation. Hâtons-nous d'en dire quelques mots, pendant qu'il nous en reste encore quelque souvenir, car bientôt elles vont disparaître pour jamais; l'Université, en les bannissant des livres d'éducation, leur a porté un coup auquel il est impossible qu'elles survivent. Nous pouvons partager l'existence des fées en trois phases bien distinctes.
1* Les Fées étaient un collège de femmes, remplissant des fonctions analogues à celles qui étaient le partage d'une certaine classe de Druides ; on les appelait alors Fades, mot que les Romains ont latinisé en ceux de fatœ, faluœ, fatldicœ, qui exprimaient assez bien leur fonction principale qui était de prédire l'avenir et de rendre des' oracles. On les trouve encore appelées Fana et Faunœ, et avaient ainsi des analogues dans les divinités que les Latins regardaient comme descendant de Faunus, et qui, elles aussi, rendaient des oracles ; ou plutôt les Faunœ du Laliurn étaient une colonie de Fa'les, qui étaient venues là de la Celtique. Nous -avons dit ce qu'elles étaient à I article Dhuidbssbs. La connaissance profonde qu'elles avaient des secrets de la nature, leur arr inspiré, certaines fonctions sacerdotales qui leur étaient dévolues, les forêts et les lieux écartés dans lesquels elles faisaient leur séjour, tout concourait à les faire regarder par les populations comme des êtres surhumain*. Ou les croyait immortelles; on leur attribuait un pouvoir surnaturel. Aussi leur influence persista longtemps, au mépris des édits des empereurs qui avaient interdit la religion druidique. Sous la seconde race de nos rois, époque où le druidisme était réduit à l'état de traditions antiques, ou plutôt dont le souvenir était totalement perdu, les Fades ou fées exerçaient encore un grand empire sur l'esprit des Gaulois.
2- Cependant on peut placer vers cette époque la seconde phase de leur existence. Les dernières mortelles, qui faisaient métier de donner des conseils, de guérir les maladies cl de prononcer des oracles, ayant enfin disparu, dn moins comme institution religieuse, le peuple ne put se persuader qu'il était privé de leur concours; il leur prêta alors une existence idéale. Il crut voir les Fées dans les ombres des forêts, dans les fantômes de la nuit ; il s'imagina entendre leur voix dans le murmure des arbres, dans le souffle du vent, dans les sons inconnus qui parvenaient à son oreille. On publia uuo foule d'histoires, d'apparitions, de faits prodigieux, de prédictions sur la destinée future des individus ; on mil sur le compte des Fées tous les phénomènes dont on ne pouvait se rendre compte, les événements extraordinaires, la bonne fortune des uns et le malheur des autres. On partagea les Fées en deux catégories: les unes, bonnes par caractère, aimaient à faire du bien, prenaient en affection certaines familles ou cerlaiu.es personnes/et celles-ci étaient sûres de réussir dans tout ce Qu'elles entreprenaient; d'antres étaient violentes, colères, capricieuses, ha;-
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nouées ; cl malheur aux maisons et aux individus qu'elles avaient pris en grippe. Les premières étaient de belles femmes, éternellement jeunes, à l'air grac eux, aux vêlements biancs et diaphanes; les autres étaient •le petites vieilles, à la taille difforme, a l'aspect hideux, toujours grondantes et maudissantes. L'existence des Fees était considérée comme on fait hors de tout doute. Sous le règne deCharlcsVU celle croyance était encore universelle. Dans le j>rocès de Jeanne d'Arc, on demanda plusieurs fois à la jeune héroïne si elle n'avait pas vu les Fees, si elle ne leur avail pas parle, si elle, n'avait pas clé à leur arbre et à leur huit line, pics son village «le Domrcmi, en Lorraine. On donnait pour h .hilalion à ces Fees des grottes < l des roi h<rs. A la proximité de Dorât, daus le département de la Hante- Vienne, se trouve un grand nombre de rochers blancs, que l'on croyait avoir été l'asile des Fees. Au-dessus du blanc, en Perry, à quelque distance de I, lirai et duChûicau d'lssoudun,sur la Creuse, est une groltc qui passait aussi pour leur avoir seivi de relraite. Près de celui dcSarbois, dans la mé^ne province, on voit une caverne, qu'on appelait autrefois la Cave des l'ecs. Fn Périgord, aux environs de Mircmonl, est une caverne nommée du Cluzeau, à laquelle on supposait la même destination. Elle a environ un quart de lieue de longueur'; mais on prétendait qu'elle s'étendait sous terre, à la dislance de 5 ou 6 lieues. Celte grotte est partagée en différentes chambres, ornées de stalactites et de coquillages fossiles, que l'imagination avail translormc* en mosaïque, en peintures et autres ornements merveilleux; le ruisseau qui coule dans la grotte était un large fleuve. Personne n'osait aller explorer celte caverne, dans la crainte de périr victime de la vengeance des Fees. Plusieurs en effet ont pu facilement s'y égarer et y périr. I.a même foi régnait dans le Limousin. l'Angoumois, la Sainlonge, le Poitou, et elle n'est pas encore éteinte en Hrelagne.
«P Enfin, les romans du moyen â„'C s'emparèrent des Fées ; ce qui leur offrait une grande ressource pour leurs 'ivres de chevalerie; trop souvent même l'histoire fut traitée comme le roman ; car il n'est pas rare de voir, dans des livres écrits séi ieusemeul, des Fées présidera la naissance et à la destinée des preux chevaliers, des nobles damoiselles et des illustres personnages. Ce fut l'époque de transition qui amena enlin les Fees à l'étal où nous les voyons maintenant, c'est-àdire uniquement destinées à amuser les enfants, les seuls aujourd'hui qui s'intéressent encore à elles. Ou plulol, comme nous l'avons déjà observé, leur règne est complètement passé ; celui qui écrit ces lignes, et ceux qui les lisent, sont probablement les derniers qui se seront occupés des Fées ; car, dans la génération nouvelle, on prétend bien faire de l'enfant sortant des bras de sa nourrice, un savant,* un philosophe et un esprit fort.
Le> Persans ont leurs Fees qui portent le nom de /'<•'» t.
DLS W.LIGiONS.
FFHFSCIITOFSCH, un des dix gàhs ..Q izeds surnuméraires, dans la mvlhologie itn Parsis; « 'était un génie femelle "qui pressai au cinquième des jours épagouiènes.
FF1KK-GANI, petites crabes que les japonais pèchent dans la mer de Hmo-uo-srlii, <t sur lesquelles ils croient voir une figure humaine en colère ; on les vend quelques sous, avec un imprimé dont voici le contenu:
« Sous le daïri Taka-Koura-no-in, dans la première année du nengo Zi-zi<) (1117', la désunion entre les familles de Fcïke cl dt Ghen-si fut la cause d'une guerre sanglant.; qui dura jusqu'à la première année duo dm Poun-zi (1ÎSV. Enlin, la famille de lihcn-«i extermina, par une force supérieure, le* Fcïke. Plusieurs chefsde ceux-ci, qui avaient échappé à la dernière bataille, lâchèrent de se sauver par la fuite; mais étant poursuivis de près par les Ghen-si, ils n'en virent pai la possibilité. Pousses par le désespoir, el voulant se soustraire à la houle d'élre pris el mis à mort publiquement, ils se nojirrtf dans le passage de Kokoura à Simo-nwHi. Le dairi Anlok-ten-o fuyait également «dm la garde de sa nourrice; celle-ci, désespéras! à la lin de lui trouver un asile, et ne venant point d'apparence d'échapper à ses perseroleurs, le prit dans ses bras, et sauta à la mer, où tous deux furent noyés. Onditqw depuis cet événement l'on trouve dans cet endroit des crabes montrant sur leur do» une figure humaine qui exprime la rage. • On ajoute que, depuis ce temps, le passage fut tellement infesté par les esprits, qoe pei sonne ne pouvait le fréquenter, jusqu'à" ce qu'on eût bâti à Simo-no-séki oo templt dédié au dieu Amida, afin d'apaiser les esprili de la famille royale. Ce temple porte le noa d'Amidii-ilera. Depuis lors, les obsession ont cesbé, el n'inquiètent plus les vojagean dans ces parages. Ce sont ces esprits que loi trouve sous la forme des Feikc-Gani.
FLM, confrérie japonaise, apparlenacia culte de Sinto ou des génies. Elle a cela de particulier qu'elle est tout entière compost* d'aveugles, soit de naissance, soit par «codent. Elle succéda à une autre confrérie daveugles nommés Bussets ( \ oy. ce mol . La f ki sont regardés comme un ordre sécuïrr; c'est pourquoi leur costume diffère peuda vêtements ordinaires des Japonais; les grades se distinguent néanmoins chez eux par des modifications dans l'habillement. Il> * font raser la léte comme les Dussets. M av eugles réguliers ; ils ne virent point d'aumoues, mais ils exercent quelque industrie, chacun selon son talent, el ce qu'ils gagneal et rapporté à la communauté. Un des t-als qui s'accordent le mieux avec leur infirmé est celui de musicien; aussi sont-ils fréquem* ment appelés aux fêles tant publiques qa« de famille. Gt lui qui est une lois reçu membre de la sociélé, y doit demeurer toute sa vie. Ils sont disperses dans tout l'empirt» mais leur général réside à Méaco. La soch't est administrée à peu près comme nos t»r* dres religieux; il y a des conseillers ou « sistanls, des p; ovine aux el différents ju:m
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méi de hiérarchie. L'établissement de cet rJre a élé oo bienfait pour le Japon, car il
procuré des moyens d'existence à une !aue de malheureux qoi sont le moins en taide pourvoir à leur subsistance.
FÉLÊ», idole des anciens Arab-'S de la -ibodes Beni-Kbazerdjh. Elle Tut détruite ffcoo grand nombre d'autres par les gééraox de MahomH.
FÉLICITÉ, ou EUDÉMONIE, divinité ailewiqoe à laquelle les Romains avaient élevé i temple.
FELLEMl'S.divinilé particulièremenladoyJioi la ville d'Aquiléc. FEMMES.— 1. Sous le rapport des fonctions «erdolales, il est des religions qui en out nalemeot exclu les femmes; d'autres, au «traire, leur en ont couOé une part plus i noios grande.
l'Cbez les Juifs, les fonclioi» sacrées im\ totalement interdites aux femmes ; vpittant, plusieurs d'entre elles furent aspirées de l'esprit prophétique, et honorées omoe prophélesses, entre autres Débora.
î Dans l'Eglise chrétienne des premiers iedes, on créa exprès pour elles un ordre trlwiaslique, celui de diaconnesses , qui leur «naitune certaine autorité sur les simples iiûts, surloul sur les personnes de leur ne. C'étaient elles qui aidaient l'évéque et !» prêtres, lorsqu'on administrait le baptae aux femmes ; il parait même, suivant m constitutions apostoliques, que c'étaient Ht* qoi oignaient de l'huile sainte le corps in femmes ou filles que l'on baptisait, après le diacre avait fait sur celles-ci l'onction mit front. Elles accompagnaient les clercs, totale; fois que ceux-ci avaient quelque foehn à remplir auprès des femmes ; elles itufulfoaient l'ordre dans le temple, dans la (wtJt réservée aux personnes de leur sexe, < 'parlaient aux diacres les offrandes de tia-à avant l'oblalion du suint sacrifice, ^«prenaient soin dos veuves, des orpheoe*, de celles qui étaient pauvres ou inala- «*. et instruisaient celles qui se disposaient a baptême. A cet effet, elles recevaient une tyèce d'ordiuation, et prenaient rang imméiatemenl après les diacres, avant tous les otres clercs d'un ordre inférieur. Cet ordre >bsista dans l'Eglise jusque vers le vur We. Maintenant, il est totalement aboli,
les communautés religieuses actuelles 'appartiennent en aucune manière à l'ordre ?cié$iastique. Voy. Diaconesse*.
3* Les musulmans, les parois, les brahaniites, les bouddhistes, et en général tous s peuples de l'Orient, chez lesquels les «mes sont dans un état de complète inféoritè, n'admettent jamais celles-ci aux «étions sacrées. Les Hindous ont, il es1 rai, leurs déradassis; mais leurs fonctions ! bornent à chanter, à danser dans les tem l«, et à faire le métier de courtisanes
&y. B4TADÈHKS, DÉVADASSIS.
Le paganisme des Grecs et des Romains il, sans contredit, le système religieux qui fait aux femmes une plus large part dans a fonctions sacerdotales. Nous ne les voyons
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pas, il esl vrai, remplir les fonctions de sacrificateurs, qui, en effet, ne convenaient pas à leur sexe; mais nous les voyons prendre partet présiderà une mulliiude de cérémonies religieuses; un grand nombre de temples n'étaient desservis que par elles; c'étaient elles qui rendaient les oracles dans les priucipaux sanctuaires. Voy. Prêtresses, Vestales.
5* Il en était a peu près de même du druidisme; chez les Gaulois les prêtresses étaient vénérées à l'égal des préircs; plusieurs même d'entre elles passaient pour avoir un pouvoir bien supérieur à celui des pontifes même de la religion, et étaient l'objet d ure vénération beaucoup plus profonde. C'est pourquoi elles subsistèrent plus longtemps que les Druides. Voy. Druidesses, Fées.
tia Les Scamiiuaves avaient leurs prêtresses consacrées au culte de la déesse Frigga. Voy. Gvnioii.
7° Les peuplades de l'Afrique et de l'Ame» rique, et de l'Océanie, no paraissent pas avoir associé généralement les femmes aux cérémonies du culte; il faut en excepter toutefois les Péruviens, chez lesquels les vierges du soleil remplissaient des fonctions analogues à celles des vestales chez les Romains.
11. Le poëte philosophe Simonide nous a laissé une description assez singulière de la création de la femme, dans laquelle il cherche à rendre raison de la différence de caractère qui existe dans les personnes appartenant à ce sexe : « Au commencemrn1, ditil, Dieu créa les âmes des femmes dan. un étal séparé de leurs corps, et les tira de différentes matières.
« 11 forma les unes de ces ingrédients qui entrent dans la composition d'un poun eau. Une femme de cet ordre est sale dans sa mai* son, et goulue à sa table : elle est malpropre dans ses habits et dans sa personne, et la maison ou'elle occupe a tout l'air d'une écurie.
a II tira une deuxième sorte d'âmes féminines des matériaux qui servent é former le renard. La femme qui en est pourvuo a de l'esprit et du discernement ; elle connaît le bien cl le mal, et rien n'échappe à sa pénétration. Dans cette classe quelques-unes oui de la vertu et d'autres sont vicieuses.
a La troisième sorte fut prise des particules canines, et les femmes qui la reçoivent sont celles que nous appelons communément grondeuses, c'est-à-dire qu'elles imitent les animaux dont elles sont tirées, qui aboient sans cesse, grondent contre tous ceux qui les approchent, et vivent dans une criaillerio conliuuelle.
« La quatrième fut prise de la terre ; celleci anime les paresseuses qui vivent dans l'ignorance et l'inaction, qui n'abandonnent pas leur foyer de tout l'hiver, et ne se portent avec ardeur qu'à la table.
« La cinquième fut tirée de la mer; celleci produit ces humeurs inégales, qni passent quelquefois do l'orage le plus terrible au calme le plus profond, et du temps I • plus
MCTDNNAlUL DHS MLICIONS.
v-mbrc ; u | i s J,( iu soleil du monde. L'u iaconou qui \ o rr-'i 1 1 une de r<$ femmes d.ms sa I" •!! i- hii'iM-ur, la pr» n liait pour une mcrv ( ■ j II • • • J • - l;i nature; mais qu il attende un iiiOin rit. s<-« r< j.ir ls <■{ v s paroles thiintxt'nt lo <i d'un nmp, < Il • ne r«-- ;>i ic que la rage et la lorcur; r'e«l un v eritablc ouragan.
« l.a si\ieu.<- fvl r >m;>o<-ée do ces i i« f»r<-— ci : n ' s q li sérient a lonn<r l'âne ou une l i- <• d - s. rame. Ce> f uîmes sonl na! urellemeiil o'uui' p.ir sh; exiraordinaire ; mais m leurs maris \ienneu) à déployer leur auboite, elle- se contentent de v i v n» fort maigrcmeni, et melb ni tout eu usatre pour leur plaire.
• l e chat fournit I» s ma e: u;i v pour la septième espèce: elles sonl d'un naturel mélancolique, bi/irre, ihiurin. et toujours prèles a eu'ruli^uer leurs maris. D'ailleurs eellc espèce de femme., e>l sujette à commettre de petits larcins et des friponneries.
" La jument a\ee >a crinière (luttante, qui n'avait jamais subi le joug, ser\it a la composition de la huitième soi te; celles-ci, qui n'ont que peu d'égards pour leurs maris, pussent tout leur loin ps à s'ajuster, à friser leurs (hc\eux et à les orner de Heurs. Une lemni" de cet ordre est un objet fort agréable pour un étranger, mais fort ruineux pour le possesseur, à moins que ce ne soit un roi ou quelque priucc qui s'culële d'une pareille poupée
« La ncuuèmc a eu son cvtraction du singe ; celles ci sont laides el malicieuses. Comme elles n'ont nen de beau, elles lâchent de noircir et do tourner en ridicule tout ce qui parait tel dans les autres.
« Knlin, la dixième el dernière espèce a été prise de l'ab 'ille, et bienheureux est l'homme qui en Irome une de celle origine: elle n'est entachée d'aucun vice, s i famille prospère el fleurit par son économie ; elle aime sou mari el eu est aimée; elle élève une race de beaux el * ertucux enfants ; elle se distingue de toutes les aulres d>- sou sexe : clic est environnée de grâces; elle ne se trouve jamais avec les femmes d'une vie déréglé.', et ne perd point S 'il temps en vain babil: elle esl orm e de vertus el de prudence. C'est, en un mol, la meilleure femme que Jupiter puisse donner à l'homme. »
r.sl-ee une boutadede Sio onide? esl-re un apologue? est-ce une donnée philosophique ? Nous ne décidons pas; mais il esl clair que le poète eût pu exposer la cre.ition de 17' me de l'homme presque dans les mêmes l rme».
On s. lit que les femmes n ont jamais eu une part plus belle dans la société qu'en <>ccideui, surluil depuis l'introduction du christianisme. I. 'Orient, comme nous l'avons déjà dil, regarde les femmes comme iuliiuuirut inlerieures aux hommes ; el dans ies îles d • l'Oceani -, elles gémissent littéralement sous l'absurde interdiction du tti}>ou. Mais aucun peuple, peut être, n'a profose pour les femmes un plus profond inépris que les Juif». Nous ne parlons pas des Israélites anciens; car, dans la Itible, les lemmes ont une position as ez belle ; mais les Juifs du moieu âge.
imbus des ré\eriê5 du Taltnud, *e sont ^loj ii rabais-er ce se\e au-delà de toute exprevsi<;n. non pas qu'ils les eussent inallraikei; nous \ osons au contraire qu iis avaient d'elles un grand soin, qu'ils les aiioav d! même tendrem -nt ; ma s il sembla qu'il» aient pris a làVhe de b ur faire coinprru.ri qu'elles étaient d'une autre espèce que l« hommes, que l'homme était leur Gn derrière: en un mol, qu'elle»- étaient pour lui connue un ma b'c, m« ub!f piccb-ux, i! esl vrai, man enfin un pur meuble. Ainsi, tandis que lê» rabbins comptent pour les hommes -M préceptes impératifs, ils n'en reconnaissent qae trois pour les femmes, qui sonl : l' de prévenir leurs maris quand elles ont leurs, règle», el <le m- point s'en approcher ensuite qu j« près s'être baignées; i de faire, co achetai de pétrir le p tin, un gâteau qui, aulrefoit, était offert au sacrificateur, et qu'on broie aujourd'hui ; ;i d'allumer la lampe leïesdredi soir pour la nuit du sabbat. Il secnUe ainsi qu'êt es soient dispensées de loiWo autres préceptes religieux.
On lit aussi cet apologue peu galant diu les livres rabbiniques : a Dieu ne voulut point d'abord créer la femme, parce qoï prévit que l 'homme aurait bientôt à sepluo» dre d'elle. Il attendit qu'Adam la lui detnao» dût, cl celui-ci n'y manqua pas, dès qu'il est remarqué que tous tes animaux paraissait devant lui deux à deux. Dieu prit, mais» vain, toutes le» précautions possibles potf la rendre bonne. Il ne voulut point la tirer de la tête de l'homme, de peur qu'elle n'eat l'esprit cl l'âme orgueilleux el évaporri; mais ce malheur n'en arriva pas moins, elli prophète l»aïe se plaignait, il y a déjà birt longtemps, que les lilles d'Israël allaient II tête letee et la gorge nue. Dieu ne tooM pas li tirer des yeux, de peur qu'elles* jouât de la prunelle; cependant Isaïe m plaint encore que les lilles de son temps i^t* çaie,:l des millades séductrices. Ilne«sW point la tirer de la bouche, de peur qu'est parlât trop: cependant il n'est jusqu'ici* « une puissance qui ail su mettre un frein i sa langue, ou une digue au flux de sa bo* che. U ne la prit point de l'oreille, de pe« qu'elle ne lût érouleusc; cependant il est» de Sara qu'elle écoutait à la porte de la tenu de sou mari, alin de surprendre le secret tel anges. Dieu ne la forma point du cœur,* peur qu'elle ne fûl jalouse ; cependant co» bien de jalousie el d'envie déchire le ce* des femm s el des lilles 1 11 ne voulut pom la foi mer des pieds ni de la main, de peu qu'elle ne fût coureuse, el que l'envie de « rober ne lui v lut ; cependant Dina coaruU se perdit, et, avant elle. Itachel atail derob les dieux de son père. Bref, il eut beau cl* sir une partie honnête el solide de 1 horanrt d où il semble qu'il ne pouvait sortir auco défaut, la femme ne laisse pas de les au* tous. " . ...
FKNDIXhS, 01 IKNDUUhS-CHAp* MKliS; s .cielé secrèie, établie dans LU» au commencement de ce siècle; ele pau avoir été formée à l'instar des Buns cou ;s
GSI FER
du Jora, oa plutôt elle en taisait partie, car les Charbonniers de celle province étaient divisés en coupeurs, scieurs cl fendeurs. Voy. Boxs-cousuis, Cabbonabi.
FENRIS, loop monstrueux, le cerbère des Scandinaves; il était filsdeLoke, le mauvais principe, et de la géante Aogerbodc; il avait une force si prodigieuse, qu'il rompait les chaînes de fer et les liens les plus étroits. Cependant, dans la lutte des géants contre les dieux, un nain fabrique un cordon souple et uni, dans lequel Fenris se laissa prendre, espérant le rompre avec la même facilité. Mais les efforts qu'il fit pour se délivrer ne Grent que resserrer le nœud fatal, dont les dieux fireut passer l'extrémité par le milieu d'un grand rocher plat qu'il s enfoncèrent dans les entrailles de la terre. Depuis ce temps il pousse d'horribles hurlements, et taume sort sans cesse de sa gueule avec un d'abondance, qu'elle forme un fleuve appelé Yam ou les Vices. Mais au crépuscule des dieux, c'est-à-dire à la fin des temps, te monstre, alors déchaîné, ouvrira son énorme gueule, dont les deux mâchoires alkiodront en même temps la terre et le ciel, le feu surtira de ses veux et do ses nasaux, ci il dévorera le soleil. Il se réunira ensuite â»ec le grand serpent et les autres génies infernaux, pour faire aux dieox une dernière guerre. Fenris dévorera Odin; mais Vidar, un des génies célestes, fondra sur lui, tl.appuvaut son pied sur la mâchoire inférieure du monstre, il prendra l'autre de sa main, el le déchirera ensuile jusqu'à ce qu'il ait perdu la vie.
FÉRALES, ou FÉRALIES, fêtes célébrées à Home, le 18 février, en l'honneur des morts, et pendant lesquelles on portail sur les tombeaux des offrandes consistant en couronnes de fleurs, accompagnées de quelques fruits ou plutôt de légumes, tels que des lenl'Ues et des fèves avec du miel, des galettes «lées, du pain trempé dans du vin, des violâtes détachées ; le tout posé sur uoe brique. Macrobe en rapporte l'origine à Numa, tl Ovide à Enée, qui faisait, dil-il, tous les ans des offrandes au génie de son père. Pendant ces fêtes, qui duraieot onze jours, les temples n'étaient point fréquentés. On n'offrait pas de sacrifices aux dieux. Il était défendu de célébrer des noces, et les gens maries devaient vivre dans la continence. Les Domains étaient persuadés que, ces jours-là, Ici morts erraient autour de leurs tombeaux, et se repaissaient des mets déposés par la mainde l'amitié. Ils croyaient aussi que, durant ce temps, les châtiments des âmes coupables étaient suspendus dans les enfers, et Vielles jouissaient du repos et de la liberté. Celle solennité ayant été interrompue dans le désordre des guerres civiles, tous les toinseaax parurent en feu ; les morts en sortirent, tl Brent entendre la nuit des hurlements plaintifs; ce qui fit rétablir les F é raies avec foule» leurs cérémonies. On dérive ce mol de frro, porter, parce qu'on portail des mets sur ki sépulcres des morts ; ou de fera, cruelle, tornoru que les Latins donnent à la mort.
Oie-Nos* i»e« Religions. II.