‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 268 sur 365 · FRA 81 J · texte numérisé non relu

FRA 81 J

avec son maillet, et deux frères, placés à ses côtés l'entraînent en arrière, et le couchent sur le dos dans le simulacre de tombe qui se trouve en ce moment derrière lui. On le couvre ensuite du drap mortuaire, et l'on met près de lui la branche d'acacia.

— L<>s trois assassins s'étant rejoints, poursuit le très-respectable, se demandèrent réciproquement la parole de maître. Voyant qu'ils n'avaient pu l'arracher à Hiram, et, désespérés de n'avoir pu tirer aucun profit de leur crime, ils ne songèrent pins qu'à en faire disparaître les traces. A cet effet, ils enlevèrent le corps et le cachèrent sous les décombres. La nuit venue, ils le portèrent hors de Jérusalem, et allèrent l'enterrer au loin sur une montagne. Le respectable maître Hiram-Abi ne paraissant plus aux travaux comme à l'ordinaire, Salomon ordonna à neuf maîtres de se livrer à sa recherche ; ces frères suivirent successivement différentes directions et, le deuxième jour, ils arrivèrent au sommet du Liban. Là, un d'eux accablé de fatigue se reposa sur un tertre, et s'aperçut que la terre qui le formait avait été remuée récemment. Aussitôt il appela ses comp ignous et leur fit part de sa remarque. Tous se mirent en d voir de fouiller la terre en e t endroit, et ils ne tardèrent pas à découvrir le corps d'Hiram-Abi : ils virent avec douleur que ce respectable maître avait été assass né. N'osant, par respect, pousser leurs r cherches plus loin, ils recouvrirent la fosse, et, pour en reconnaître la place, ils coupèrent une branche d'icacia qu'ils plantèrent dessus. Alors ils se retirèrent v. rs Salomon, à qui il firent leur rapport.... Mes frères, poursuit le très-respeclab e, imi ons ces anciens maîtres. Vénérables fr. r s premier et second surveillants, part / ch a un à la téte de voire colonne, et livrez- vous à la recherche du respectable Hiram-Abi.

Les surveillants font le tour de la loge en sens inverse, se dirigeant l'un par le nord, l'autre par le midi. Le premier s'arrête près du récipiendaire, soulève le drap qui le couv re, lui met dans la main droite la branche d'acacia ; et se (ourn mt ensuite vers le trèsrespectable, il lui dit :

—J'ai trouvé une fosse nouvellement fouillée, où gtt un cadavre, que je suppose ét c celui de uolre respectable maître Hiram- Abi. J'ai planté sur la place une branche d'acacia, afin de la reconnaître plus aisément.

—A cette triste nouvelle, reprend le trèsresoectahle, Salomon .se sentit pénélré de la plus profonde douleur. Il jugea que la dépouille mortelle renfermée dans la losse ne pouvait être en effet que celle de son grand architecte Hiram-Abi. 11 ordonna aux neuf maîtres d'aller faire l'exhumation du corps, et de le rapporter à Jérusalem. Il leur recommanda particulièrement de chercher sur lui la parole de maître; observant que, s'ils ne l'y trouvaient pas, ils devaient en conclure qu'elle était perdue. Dans ce cas, il leur enjoignit de se bien rappeler le geslo qii'ils feraient el le mol qu'ils proféreratcul

DICTIONNAIRE DES RELIGIONS

à 1 aspect du cadavre, afin que ce signe et ce mol fussent désormais substitués au signe et à la parole perdus. Les neuf maîtres se revêtirent do tabliers et de gants blancs; cl, arrivés sur le mont Liban, ils firent la levée

du corps Mes frères, ajoute le très-rcs-

peclable, imitons encore en cela nos anciens maîtres, cl essayons ensemble d'enleve-r les rendes île noire infortuné maître Hiram-Abi.

Le très-respectable fait le tour du ccrrouil, à la léle de lous les frères. Arrivé à la droite du récipiendaire, il s'arrête et lui ùlc des mains la branche d'acacia.

—Nous voici parvenus, dil-il, a l'endroit qui renferme le corps de noire respectable maître; celte brandie d'acacia en esl le sinistre indice. Vénérables frères, exhumons sa dépouille mortelle.

Le Irès-respeclable soulève le drap mortuaire, et découvre le récipiendaire entièrement ; ensuite il fait le signe et prononce le mut de maître, et il accomplit le reste du cérémonial cons.icré.

Lorsque le nouveau maître a renouvelé son serment, qu'il a élé constitué, initié, proclamé et reconnu, on Se fuit asseoir à l'orient, à la droite du très-respectable, cl l'orateur lui adresse un discours dans lequel il lui explique les types symboliques dont il vient d'être l'objet, et qui doivent représenter la révolution annuelle du soleil.

Puis on ferme les travaux comme dans les grades précédents.

Adoption d'un louveteau.

l'n louveteau esl le fils d'un maçon ; il paraît qu'en effet, dans les anciens mystères d'Isis il prenait le litre de loup ou de elitcal: c'est donc à lorl qu'on écrit i l qu'on prononce ce mot loflon, loicelon, lovrton, love- 50», comme s'il avait une origine, anglaise.

Lors donc qu'un maçon est dc\enu père d'un garçon, la loge esl spéci.ilcmcnl convoquée pour procéder à son adoption. On pare le temple de feuillage et de fleurs; on dispose di s cassolette^ pour y brûler de l'encens. Le louveteau el sa nourrice sont a>.onés, avant l'ouverture des travaux, dans une. pièce voisine de l'atelier. Les travaux s'ouvrent. Les surveillants, parrains-nés ilu louveteau, se rendent près de lui à la tète d'une députation de cinq frères. Le chef de la députalion recommande à la nourrice, nonseulement de veiller sur la précieuse gante de l'enfant confié à vos soins, mais encore de cultiver sa jeune intelligence, et de ne lui tenir jamais que des discours vrais et sensés. L»- louveteau est alors séparé de sa nourrice, place par son père sur un coussin, et introduit dans la loge par la députalion. Le cortège s'avance sous une voûte de feuillage jusqu'au pied de l'orient où il s'arrête.

Ou'amcnez-vous ici, mes frères? dil le vénérable aux deux parrains.

— Le fils d'un de nos frères, repond le premier surveillant, que la loge a dcsiréadoplcr.

Ouels sont ses noms, et qu<| non* maçonnique lui donnez-vous?

Le parrain répond. Il ajoute au nom j? famille et aux prénoms de l'enfant un n m caractéristique, tel que Véracité, Dnw ment, Birnfaisunet, ou aulre semblable.

Alors le vénérable descend les marche»

l'orient, s'approche du louveteau, <t, |n mains élendues au-dessus de sa tète, adretie au ciel une prière pour que cet enfant « rende digne un jour de l'amour el <!.$ soie» que l'atelier va lui vouer. Ensuite il ré[ni,i de l'encens dans les cassolettes; il prononce le serment d'apprenti, que les parrain? répètent au nom du louveteau ; il ceinl usuki du tablier blanc, le constitue, le prucl.me enfant adopiif de la logo, et fail applaudi celte adoption. Ce cérémonial accompli. I remonte au Irône. fait placer les surveillai avec le louveteau, en léle de la colonntdi nord, et leur retrace dans un discours la obligations auxquelles les astreint leur titra de parrains. Après la réponse des joriwllants, le cortège, qui a introduit lelowleau dans la loge de réforme, le rendait dans la pièce où il l'a pris, etlerenJiii nourrice.

L'adoption d'un louveteau engage loa<h membres de la loge, qui doivent veillera m éducation, et plus tard lui faciliter, s'il «M nécessaire, les moyens de s'élablir.Ondrew un procès-verbal circonstancié de la cérémonie, qui est signé par tous les membre» Il la loge, et esl remis au père du louveteu Celle pièce dispense celui-ci de subir la épreuves, lorsqu'il a l'âge requis poorpoivoir participer aux travaux de la maçonnerie. On se borne alors à lui faire renomeler son serment.

Fêtes de la franc-mnçonnmt.

La fêle de l'ordre se célèbre deux foisjnr an : la première, à la Saint-Jean d'hiver; b seconde, à la Saint-Jean d'éle. Chacun? *ff ces reunions se termine par un banquetaquel lous les maçons, sans exceplioo.

obligés.

Je trouve, dans un Rituel maçonnipfi qu'il y a quatre grandes fêtes dans l'aiiat*. qui se célèbrent aux équinoxes el api slices. Chaque dimanche, en outre, est éf»lement consacré à une solennité particul e", nous allons donner le (ableau de toutes ce» fêtes.

Page 1