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DICTIONNAIRE DES RELIGIONS
organisations qui la régissent (km s les diverses contrées, les règles à observer quand les travaux sont ouverts, etc., etc.
On ferme les travaux à peu près de la même manière qu'on les a ouverts.
Initiation au grade dr compagnon.
Les travaux de compagnon s'ouvrent a peu près dans les mêmes termes que ceux du grade d'apprenti. Pour avoir droit d'y assister, il faut être au moins pourvu du compagnonnage. Les travaux ouverts, on lit le procès-verbal de la dernière tenue de compagnon, et l'on introduit les frères visiteurs.
Avant d'amener le candidat, on déploie sur le soTde la loge un tableau peint sur t< il»; et chargé de divers emblèmes. Une fenêtre et une porte sont figurées .; l'orient, à l'occident et au midi. Sept marches conduisent à la porte de l'occident, qui est flanquée des colonnes J et I». Au delà de celle porte s'étend un pavé en forme d'échiquier, blanc et noir. Un peu plus loin on voit une équerre dont les deux extrémités sont tournées vers l'orient. Il y a, à la droite de l'équerre, un maillet; à la gauche une planche où sont tracées des ligures géométriques. Au-dessus de l'équerre sont représentés le portail d'un temple, le niveau, la ligne d aplomb, une pierre dont la base est cubique et le sommet pyramidal, un globe céleste, une règle graduée de 2V divisions, une pu-rre brute, une truelle, une étoile flamboyante, un compas ouvert, les pointes d figées vers le bas, le. soleil et la lune. Trois (lambeaux sont placés à l'orient, a l'occident et au midi, cl la houppe dentelée euloure le table.) u.
Le candidat, les yeux découverts et tenant à la main une réel- dont il appuie une extrémité su. sou (<; a- le gauche, est amené à la poile de la loge par le maire d<\> cérémonies, qui l'y fait irapper en apprenti.
— \ oyez qui IV :, pe, dit le vénérable.
— C'est, répond le maître des cérémonies, un apprenti qui demande à passer de la perpendiculaire au niveau.
Alors l'entrée de la loge est accordée au récipiendaire. Arrivé entre les d ux colonnes, il s'arrête, et le vénérable demande au second surveillant, si le candidat qui sollicite nue augmentation de salutre a fini son temps, et i-i les frères de sa colonne sont contenu de son travail. Sur la réponse alOrmative du surveillant, le vénérable adresse au récipiendaire une série de questions pour s'assurer s'il a bien saisi les emblèmes du premier grade; ensuite il ordonne au maître des cérémonies de lui faire faire les cinq voyages m)slérieux. Le maître des cérémonies prend le récipiendaire par la main droite, et lui fait faire cinq fois le tour de la loge. Pendant le premier voyage, ou le premier tour, (e récipiendaire a, dans la main g.:uche, un maillet et un ciseau ; dans le second, une règle et un compas ; dans le troisième, il lient une règle de la main gauche, et il appuie sur son épaule gauche 1 extrémité d'une pince do fer; il porte, dans le quatrième voyage,
une équerre et une règle; et dans !e enquième, il a les mains libres. A la On ilchaque voyage, il s'arrête à l'occident, h 1* vénérable lui explique l'emploi matériel ta outils qu'on a mis entre ses mains, el lui n fait connaître la destination morale : le (mpagiiori élève au Grand Architecte de l uti:vers un temple dont il est lui-même la mitière et l'artisan; les outils symboliques Joivent lui serv ir à faire disparaître les iléîerluosi'es des matériaux, el a leur donner in formes régulières et symétriques, afin qw l'édifice soit harmonieux dans toute» * parties et atteigne, autant que poss Mr. à i perfection. Les cinq voyages termine». I< vénérable ordonne au récipiendaire de fort son dernier travail d'apprenti. A cet effet, \i récipiendaire saisit un maillet, et en fra ^ trois coups sur la pierre brute qui se uw» peinte dans le tableau déployé sur le pi«. cher. Le vénérable appelle ensuite son alli nlion suc l'étoile flamboyante qui Ow;e aussi dans le tableau, cl lui dit :
— Considérez, mou frère, cette étoile tn- Icrieuse, et ne la perdez jamais de vur.ellt est l'emblème lu génie qui élève au\ gr^n» choses; el, avec plus de raison encore, dit c>t le symbole de ce feu sacré, de cette par* tior. de lumière divine dont le lirand Arthn lecle de l'univers a formé nos âmes, data rayons de laquelle nous pouvons dislinjjff coun iilre et pratiquer la vérité et la ju>u«. La h'tire G (pie vous voyez au centrer» offre deux grandes et sublime» idées : col le tn •nogramme d'un des noms du Tr e Uau* ; c'est aussi l initiale du mot (jronr". La g ; niétrie a pour base essentielle l'a ;-p> catio i des propriétés des nombres aov 4mens'ous des corps, et surtout <iu t ,-iaflgif auqin l se rapportent presque touîes leon figures, el qui présente à l'esprit leseœb* iue> les plus sublimes.
Après ceite allocution, le candidat est at> doit «i l autel, où il oréte son obligation .1' esi ensuite constitué, iniîiéct proclame ?i« nouvelle qualité par le vénérable; el la 1m applaudit à sa réception. Lorsque toutes**» formalités sont remplies, le mailre de» Gémonies le lait asseoir en tête de la colocw t u mi a, cl l'orateur lui adresse un discourt, dans lequel il lui explique parliculièrecoeti le >ens des symboles qui sont tracés sur* tableau déployé au milieu de la loge, el cU1 nous avons donné plus haut la descriptif détaillée.
Le nouveau compagnon apprend alors qw ce tableau représente dans son ensemble l« temple d • Salomon, dont le nom hébreu»1* guilie j) a (mue. La première des deui o- Ion nés (|ui en ornent feutrée s'appelle Bfc'est-à-dire force; la seconde Jactiin ou Initié. L'une est blanche el l'autre otnr<par allusion aux deux principes de créais et de de- Irut lion, de vie el de mort, de 'lumières et de ténèbres, dont le jeu alterna ' entrelienl l'équilibre universel. Les^pN" grés par lesquels on arrive à la preu^ porte, celle de l'orient, indiquent les epreores successives par lesquelles l'initie doit pa»1*
i FRA
pnur atteindre à cette perfection qui ouvre larrèsdo Saint de9 sainls. L'échiquier formé de rases blanches ni noires, ou le pavé mofciqur, désigne la double force qui, tour a t ur. adiré l'homme vers l'esprit et vers la nia'ièrc, vers la vertu et vers le vice, rend ses épreuves d'autant plus pénibles, et relarde l'instant de l'éternelle béatitude à laqi elle il est apppelé. Le compas «t Yéquerre présentent la même pensée sous des emblèmes différents. Le compas est le ciel où l'initié doit tendre constamment ; l'équerre, la terre où ses passions le retiennent. Vétoile flamboyante est le divin fanal qui le guide ilans les ténèbres morales, comme l'étoile pilaire dirige la marche du navigateur au milieu de la nuit. Les trois portes et les trois (métrés qu'on voit à l'orient, à l'occident et au midi, figurent les trois points du firmament où se montre le soleil et par lesquels m lumière éclaire le temple. Les trois caniikbrtt retracent les trois grandes lumières ie la maçonnerie : le soleil, la lune et le naître de la loge. Le globe céleste marque I» limites du temple. Le portail désigne rentrée de la chambre du milieu, c'est-à-dire la ligne qui sépare le temps qui finît et le temps qui commence, la mort et la vie, les ténèbres et la lumière. La pierre brute est le ijmbole de l'âme du maçon avant que le Ira rail moral, qui lui est imposé, en ail fait disparaître les défectuosités. La pierre dont la base est euhique et le sommet pyramidal, ou la pierre cubique à pointe, est l'emblème dr l'âme perfectionnée, qui aspire à remonter vers sa source ; c'est l'attribut spécial du tuiupagnon. Les outils de maçonnerie représentés dans le tableau rappellent en général an maçon la sainteté du travail. En particulier, chacun de ces outils renferme un précepte. Le compas prescrit au maçon d'élever autour de lui un rempart contre l'invasion du vice et de l'erreur; le niveau, de se déftudredes séductions de l'orgueil ; le maillet, de tendre sans cesse à se perfectionner; IVyurrre et la ligne d'aplomb, d'être équitable *t droit; la truelle, d'être indulgent pour ses frères et de dissimuler leurs défauts ; la planche à tracer, de ne jamais s'écarter du plan que le maître lui a donné à suivre ; enfin, la règle de 24 pouces, de consacrer tous ses instants à l'accomplissement de l'œuvre qu'il a entreprise. La houppe dentelée, ou le cordon Armant des nœuds en lacs d'amour, qui entoure le tableau, apprend au maçon, que la société dont il fait partie enveloppe la terre, ft que la distance, loin de relâcher les lient <jui «n unissent les membres l'un et l'autre, doit au contraire les resserrer davantage. Lorsque l'orateur a terminé son discours, on procède à l'exécution des travaux à l'ordre du jour; ensuite la loge est fermée de la même manière à peu près qu'elle a été ouverte.
Initiation au grade de maître.
Au prade d'apprenti et au prrade de compagnon, la décoration du temple n'offre aucune différence. Au grade de maître, l'aspect •'u est complètement changé. La lenluro est Dictions, des Religions. II.
noire; des tétes de mort, des squelettes, des o; eu sautoir,y sont points ou brodés en blanc, l'ne seule bougie de cire jaune, placée à l'orient, éclaire la loge, qu'on appelle alors la chambre du milieu. Le vénérable, à qui on donne le litre de très-respectable, a sur son autel, outre la Bible, l'équerre, le compas et son maillet de direction, qui est garni do bourre aux deux extrémités, une lanterne sourde formée d'une tête de mort, de laquelle la lumière s'échappe seulement par les < uvertures des yeux. Au milieu de la loge est un matelas recouvert d'un drap mortuaire. A la tête de cette espèce de tombe on placo une équerre; aux pieds, vers l'orient,, est un compas ouvert; au-dessus, une brandie d'acacia. Tous les assistants ont la téte couverte, et portent, indépendamment de leur tablier et de leur cordon d'office, un larpe ruban bleu moiré, sur lequel sont brodés le soleil, la lune et sept étoiles. Ce ruban leur descend de l'épaule gauche à la hanche droite.
On procède aux travaux de ce grade de la même façon qu'on le fait dans les deux précédents. Il n'y a de changé que le formulaire de réception. Le candidat est amené à la
Sorte de la chambre du milieu. Il a les pieds échaussés, le bras et le sein gauche nus, une équerre attachée au bras droit. Une corde, dont son conducteur tient une extrémité, lui fait trois fois le tour de la ceinture, et on l'a dépouillé de tous les métaux qu'il pouvait avoir sur lui. Le maître des cérémonies le fait frapper en compagnon. A ce bruit l'assemblée s'émeut.
—Très-respectable, dit le premier surveillant d'une voix altérée, on compagnon vient de frapper à la porte.
Voyez , répond le très-respectable, comment il a pu y parvenir ; et sachez quel est et ce que veut ce compagnon.
Le surveillant s'en informe, et il dit : — C'est le maître des cérémonies présentant à la loge un compagnon qui a fait son temps, et qui sollicite son admission à la maîtrise.
— Pourquoi, dit le très-respectable, le maître des cérémonies vieot-il troubler notre douleur? n'aurait-il pas dû au contraire, dans un pareil moment, éloigner toute personne suspecte, et particulièrement un compagnon ? Qui sait cependant si le compagnon qu'il amène n'est pas un de ces misérables qui causent noire deuil, et si le ciel luimême ne le livre pas à notre juste vengeance? Frère expert, armez-vous et emparez-vous de ce compagnon ; visitez avec soin toute sa personne; examinez surtout set mains ; assurez-vous enfin qu'il n'existe sur lui aucune trace de complicité dans le crime affreux qui a été commis.
L'expert se porte vivement près du candidat, le visite et lui arrache son tablier. Il rentre ensuite dans la loge, à la porte de laquelle il laisse le candidat sous la .garde de quatre frères armés.
—Très-respectable, dit l'expert, je vient d'exéculervos ordres. Je n'ai rien trouvé sur
le compagnon qui indique qu'il commis nu riifir r ■ ; ses véleni'n's sont lil.-t ne, ses mains mu t pures, cl i c l i b 1 i < ' i* que je vous
,1p •■'t'I ■ csl <.,|Ils t • '.lie.
— Veti; rables fr ; 'lit le très-respectable, veuille I" f, rand Areîii ecte que le pressentiment qui m'agife ne s-.il p ,s fonde, eî que ce compagnon ne soit p :s un «le n iK que doit p ursuivr • notre v n^«*;i ■ . <•*• ! Ne peu»- «/-vous pis neinm in- qu'il <; i n t dr Finie rr>n:er ? >c- r ; n-' - nous ..ppn tdront sans doute ce que nous .levon . percer de lui.
To js|. < frères f<. [ le -L'U' d'assentiment.
— Frère e\ p> i ' , reprend I très-vénerable, dcmandi 7. à ce compejion cmn lent il a ose espérer è re !n!ro lu.l p irmi nous.
— Mu donna»! le mot de , a se, repond le réri; ie.ulatre.
— I .r. mot îe passe ! s'écrie le vénérable. Couun.'n1 |)< u:-il le cnmiii , e? ce ne peut êlre que pu s ; il f de s toi crime.... Vénérable livre pi entier surveillant, lrans| orlezvous près de lui et l'examinez avec un soin se upuleux.
Le premier surveillant sort de la lo^e, examine en détail h s \é'e ,enK du récipiendaire, lui vMle c-nsu'le > imiMi droi.e, et s'erne : Cran ls dieux! qu'ai p' v m? Puis il le saisit au collet, el lui dit d une voix, meeaç i"l ' :
— Tarie, malheureux ! Comment donnerastu le n;ol il«i pisse? qui a pu te le communiquer?
—Je ne le connais pas répond le récipien faire. Ce. sera m •» conducteur qui le donnera pou<- moi.
C-f.e re;i'in-« est transmise au très-respccf.il'îe, (| ii dil :
— l a l- s-vou -!e donn r, vénérable frère premier Mir\ ei Fui.
l e m -i i ' des eé: e- o .ies prononce ce mot à Forci le du premier surveilFin', q ii • î ■ t ensuit* : — Le mol de pa -.se est juste, très-respec aide.
On introd lit alors le récipiendaire en le faisant marcher a reçu ions, cl ou le conduit ainsi au lias du simulacre de tombe place ..u milieu de ht m-e. Le dernier mailre reçu s'y est étendu, coivrl du rap morluaiie des pieds à la ceinture, et tenant à la m un une branche d'acacia. Arrivé ia, le récipiendaire se tourne du coté de l'orient.
Compagnon, lui dit le très-resperlahlc, il faut que V'iUs soyez bien imprudent, ou que. vous avez bien peu le senlimenl des convenances, pour vous présenter ici dans un moment où nous déplorons la perle de notre respectable maiire iliram-Abi, traîtreusement mis à mort par trois comp iguous, el lorsque ions les frères de votre grade nous inspirent de si justes soupçons 1 Dites-moi,
(I) Nous ne voulons pas avoir l'indiscrétion de rem, du ces initiales, M. (..iave.l, que nous suivons pas à p.is, n'.tv.uii [i;<- • +é a ! topos l e r ire ces luoli
• oui Ml i>'IS.
( ')H min («m comme il e-f appelé ..t lis le Iroi-
• !'V<e il. Un:-, .\::«rjr.i>ti), et i. !,••;: ellel, l'ar -
DES RELIGIONS. m
compagnon : A vez-vous trempé dans cpIW. rihle alteniai? éles-vous un des infâmes qui Font cm» ms? Voyez leur ouvrage.
On montre au " récipiendaire le corps qai esl anus le cercueil.
— N us, répond- il.
— Faites voyager ce compagnon, di:
lrès-re-[) 'i table.
Le m il e des cérémonies prend alnn.1i ré'ipiemlaire par la main dr ile, el tui fu( fan e 'e tmir de l lo^e. Quatre frères arni« l'accompagnent, et un e\ pert le suil, Iniai un b mi de la c rde qui lui enl im> lace* turc. Arrivé près du irès-respectabie. il loi frappe trois coups sur l'épaule.
— Oui va là .' dit le très-respeclnhle —C'est, répond I maître des rérèinooin, un compagn n qui a fait son temps, cl mJ dem n.de .i passer dans la chambre du miliei
— Cwumcnl csjière-l -il y parvenir?
— ar le moi de passe.
—Comment le donnera-t-il, s'il neleiiiï
pas?
—Je vais le donner pour lui
Le mailre des cérémonies s'approebe fa
trè^respectahle, et lui donne ce roda >
reille.
—Pa-se, T (1), dit le lrès-r«p*-
lable.
Ce cérémonial accompli, le rérip;»-tiihiii est conduit à I occident, d'où on le fut re,* nir à l'orient par la marche mjs'enemfAi grade de mailre. Parvenu à l'autel, il s'«e» nouille; on lui pose les deux point**» J'ai compas ouvert sur le sein; et, la mù étendue sur la Bi de, il prononce son oblr g ili n.
— Levez- vous, frère .1 lui dit e^soite k
très-, cspect ible : vont allez rep:é»enier M> tre rcspecia j|e mailre Hirain-Abi, (joi W cruellement assassine Firs de Faclièvew* du temple de Salomon, ainsi que je vais twJ le r iconter tout à l'heure
I!» ce moinenl, le Irès-resperlaMe tor ceud de son trône, se place au lias dcJ au* citi'^ de l'orient, vis-à-vis du récifjieu.ta, el le reste des assistants se groupe JUiotf du cercueil, d'où, quelques instanis.ioptflvaut, s 'esl furtivement relire le frère qui J et lit couché. Tout etaut ainsi dispose, le très respectable parle au récipiendaire <ia^s les termes suivants :
— Iliram-Abi, célèbre architecte, a»ait ei* envoyé à Salomon, par Hirain, roi de Tyr, pour diriger les travaux de conslrociioo l* temple de Jérusalem. Le nombre de» «• vriers était immense. Hiram-Abi les d',în" bua en li ois classes, qui recevaient cW* un salaire proportionne au degrre d'habile-* qui la distinguait. Ces trois classe* eiaietJ celles d'apprenti, de compaguon et de «Mtre. Les apprentis, les compagnons el w
cliiiccte employé par Salomon pour presiJer>û construclion nu leini'le, el avoir la surveill»^ *r tous le» ouvriers. C étail un Tyrieti que llini». de Tyr, avait envoyé a cel effet à Saloumu. Mjîs J & Inire' de sa mort ne se trouve pas dans le >■•■' Bible.
mâiire* avaient leurs mystère* particuliers, et »e reconnaissaient entre eux à l'aide de Boh.dit signes et d'attouchements qui leur tuit-al propres. Les apprentis touchaient Irur salaire à la colonne B: les compagnons j h colonne J ; les maîtres dans la chambre jo milieo; et le salaire n'était délivré par les pjteurj do temple h l'ouvrier qui se présentait pour le recevoir, que lorsqu'il avait été Kupoleusemenl tuité dans son grade. Trois rompignons, voyant que la construction du Impie approchait de sa fin et qu'ils n'attirai encore pu obtenir les mots de maître, (Murent de les arracher par l>i force au h*pe t ible Hiram-Abi, aûn de p isser pour mitres d.ins d'autres pays, cl de s'en fiirc sij ier la paye. Ces trois misérables, appétit Jubdas, Jubelos et Johelum, savaient neBiram-Abi allait tous les jours, à midi, lirr sa prière dans le temple, pendant que te ou «riers se reposaient. Ils l'épièrent, et, te qu'il- le virent dans le temple, ils s'erafoiuèrentà chacune de- portes : Jubelas à vIMu m di, Jubelos à celle de l'occident, et loMamà celle de l'orient. Là, ils attendim qu'il se présentât pour sortir. H ram diip>a d'abord les pas vers la porte du midi. Ij trouva Jubelas, qui lui demanda le mot k m dire, et qui. sur son refus de le lui donwratant qu'il eût fini soo temps, lui asséna, S travers de la gorge, un violent coup d'une tye de vingt-quatre pou. es dont il était pué.
Eaeet endroit de son récit le irès-rcspecfcMe s'arrête, et le récipiendaire est conduit |r lr maître des cérémonies près du se- M4 turvei lant.
-Dooiiez-moi le mot de maître, dit le senti surveillant.
► -Non, n n'»"d le récipiendaire.
hCe-t ■ demande et ce refus se répètent trois >h. A la dernière, le second surveillant Hrpe le récipiendaire à la gorge d'un coup t rèfc le.
flram-Abi, reprend le très-respectable, Viif-nt à la porte de l'oci iden». Il trouva là i»ttil<i qui, ne pouvant, pas plus que Jubea, «h'enir de lui le mol de mailre, lui porta fi cœur un coup furieux avec une équerre f fer.
Ici le très-respectable s'interrompt de nounu. Le récipiendaire est conduit près du ^ooier surveilml, qui lui demande le mot f m -dire à trois reprises, et qui , se le »anl chaque fois refuser, le fi a ope au pur d'un coup d'équerre. Cela fa l, le répiendaire est rameué devant (e très-resfcuble, qui continue son récit en ces «■mes :
-Ebranlé du coup, Hiram-Abi recueillit t qui lui restait de forces, et tenta de se »'j>er par la porte de l'orient. Il y trouva l'belum, qui lui demanda, comme ses deux t> nplices, le moi de mal ire, et qui, n'obleat»t pas plus de succès, lui déchargea sur le »nl so si terrible coup de maillet, qu'il étendit mort à ses pieds.
Kn achevanl ces mou, le très-respectable •appe vivement le récipiendaire au Iront