de la Sobriété
— de la Justice. ,
— de l'Indulgence.
— de la Réconciliation, f - de l'Impartialité.
' — de la Concorde, f — de la Compassion.
— de la Modestie.
v<hu n'entrerons dans aucun détail sur le '«l'îervé dans ces fêles; nous nous con- Mons de reproduire ici une invocation à fl uue hymne à la lumière, que nous «'«fis dans le même rituel.
INVOCATION À. DIEO.
Chœur.
fcirc éternel, Dieu de bonlé.
Toi qui remplis l'immense espace!
J'Jus t'implorons avec humilité :
our nous daigne verser ta grâce.
Butais nos innocents travaux, Çrotéfe-nous de ta puissance :
'« sais que de la bienfaisance
suivons les nobles di ^orateurs «le ta sagesse,
clM!rchons à suivre tes loto ; « 1 aimué nous employons la voix four exhorter notre faiblesse.
Chœur.
Etre éternel, Dieu de bonté, etc.
hymne a la lumière.
Chœur.
Eclatante lumière, Tes rayons radieux Annoncent à la terre La puissance des deux.
Solo.
Toi qui nous charme et nous console (tic)
Salut, é divine clarté!
Rien n'est égal a ta beauté ,
Du ciel, 6 brillante auréole !
Tu nous dévoiles notre Dieu...
Nous l'admirons dans son plus bel ouvrage De son amour nous retrouvons Je gage
Dans la vive ardeur de ton feu.
Chœur.
Eclatante lumière, etc.
Nomenclature des grades dont se composent les Systèmes ou rites maçonniques te plus généralement pratiqués.
Nous croyons devoir ajouter ici celle nomenclaiure, | our que le lecteur puisse se rendre compte de tout ce qui a rapport aux différents systèmes maçonniques, et parce qu il serail fort difficile de soumettre ces divers articles à l'ordre alphabétique. Nous empruntons encore ce tableau à l'ouvrage de M. Clavel. 9
Rite ancien réformé. Ce rite, pratiqué en Belgique et en Hollande, esl, à quelques lé-
Îfères modifications près, le rite moderne ou rançais.
Rite des anev ns maçons libres et accepté $ d Angleterre. Il se divise en Maçonnerie de batnt-Jean, composée d'Apprentis, de Compagnons et de Maîtres ; et en Maçonnerie de Royale-Arche, qui compte cinq autres grades, savoir: ceux de Maître passé.d'Excellent maçon, de Très-excellent maçon, d'Arche et de Royale- Arche.
Rite ou Maçonnerie éclectique, composée des trots grades ordinaires.
Rite écossais ancien et accepté; il compte J3 grades partagés en sepi classes, savoir: 6rnoVs symboliques. — j» Classe. Apprenti, Compagnon, Maître. - 2' Classe. Maître secret, Maître parfait. Secrétaire intime, Prévôt et juge, Intendant des bâtiments. — 3' Classe. Maître élu des neuf, Maître élu des quinze, Sublime chevalier élu. — k- Classe. Grand-maître architecte, Royale - Arche, Grand écossais de la voûte sacrée de Jacques VI. — 5' Classe. Chevalier d'orient, Pnnre de Jérusalem, Chevalier d'orient et d occident, Souverain prince Rose-Croix.
Grades philosophiques. — 6» Classe, Grandponufe ou Sublime écossais, Véncrablo grand-maître de toutes les loges, Noachite ou Chevalier prussien, Royale-Hache on prince du Liban, Chef du tabernacle, Princo du tabernacle, Chevalier du Serpent d'airain. Prince de Merci, Souveraiu commandeur du temple. — V Classe. Chevalier du soleil, Grand écossais de Saint-André d'Ecosse, Grand élu chevalier Kadosch. Gradés administratifs. — Grand-inspecleur-iuquisileurcomuiaudeur, Souverain prince du royal se-
8iy inaioNN\HU.
cret , Souverain grand-inspectcur-gèncral.
Utlc ('rossais pltil'-sophiijue ; il comporte douze grades : Clo-valier> de l'Aiulo noir ou l5ose-Croix d'Herédom de la Tour, divisés eti trois ««rades, Cheva.ier du Phénix, Chevalier du Soleil, CIk-v alier de l'Iris», Vrai maçon, Chevalier des Argonautes, Chevalier de la Toison-d'or, Crami-insperleur parlait initie. Grand- inspecteur grand écossais. Sublime iii.nli e de I aune. ii» m in \.
/ //• i ro, -, '>. /; -i i! /', jui-.ei" !. :t)ent pratique ci: *',<•:<. nve ■ il < o- p: ■ • i :• ,i !i s Apprenti, tui; . ■ iv - i, ^..i.Uv. \> .Mire parlait, Mail: i ai il. i>. ITlJ «les ne.;f, l. i» 'le l'ntc 11nu.CUi >ii s i;ii nze. Mai In- illustre. Klu |» .riait. Pelii ar. Iiin rie, Grand ai cliilecte, Suldme architecte, M. litre eu |.i parfaite anhiicclnre , Uov aii - ■ i ch'1 , Chevalier pr ti>s i ■ 11 , Chcx. lier d orieu:. Prime de Jérusalem, Vt— ner..i le des loges, Chevalier dYu -rident, t. h val ii r de la ['.île* Une, Mm v- ra;n prince i.ost - Croix , Suidim écossais, Ct»c va lier du >o|eil. Cran I 'iosmiis i|e S ii .' \nlie, M tenu du secret, Chevalier -le l'A ul' i:o:r, « h valier Kadosrh, lài .in.l < u delà cric, Nov ce de l'inlet ii ur. Cii' valier de l'in rnein , J'rclet de l'in'erii-ur, Coin,:i.m !( ui de I ni 1 1 * i ieur.
Rit»- ou Si/st'utr iU' /•'/->■ ■/<•(', ou de la Grande-loge Royale Yoi k d /' Au>itn: de i'erlin; neuf grades: A'pitnli l on p !gn< n , Maître, le Sauii des saints, a Justification, la Cclehi alion. la raie lumière, la i'alne, la P- rie! lion.
H le jr vrais »n Modem? : sept grades: Grades hl> as <>u syniholi^ ; .< s. — Apprenti, Compagnon, Mailre. Hauts ijr.de*. — Elu, Écossais. Chevalier d'orici.l, llo>e f".roi\.
/i*//' île la fit onde- Lotje uur l>oi< ylubc.s, à Bei lin, compose de «!i\ grades.
it te Haïtien; il se c ni|»<»se des I roi s grades du rite des ancien m irons libres - t a<> ceptes d'Angleterre, de . grades du régime de l oyale- \rrhe et de o u\ de- Cheva iers américains avec de légers modifie. liions.
liite d'Ileté lom ou île Vn{ vli„n ; vingtcinq gtads: Apprenli, Comp .gnon, Matre, Mailie secret, Maître parlait, ^errelaire intime. Intendant des bâti • mis, Prevôl et jug", Klu d. s neuf, I lu des quinze, 1*1 1 ti illustre chef d« s douze iri' u>, Cn au' '-maître architecie, Hojale \rche. tiraud élu anuen m titre parfait, ('hevalier de l'éj . e, Prince de Jerusaiem, CluM.ilii r d'onenl el d'ocrdciil. Chevalier lïose -Croix, tîrand pontife, Grandpalriarche, Cran 1 maître de la clef delà maçonnerie, Prince du I ib'ti, Souverain primo adepte chef du grand consistoire, Illustre chevalier connu. .mleur de l'Aigle blanc el noir, enfin Très-ilus'rc souverain [ rince de la maçonnerie grand chevalier suhlitne coin» ruandeur du roval secret.
Rite de Mi-srahu "« a' F.<wpte ; il comp'e 90 grales, parl.iges en 17 classes, soumses elles-mêmes à quatre séries. 1" Série. — 1" Classe. Apprenti Compagnon, Maître. — 2'Ciasse. Mailre seerel. Maître parlai" . M .ilre par curiosité. Maître en I rael, M..i r( jmi-I is. — li' Classe. Élu des neuf, C u de 1 i ioi u, ^lu des quinze, Klu parfait, Llu i ! .> ,( .
UKI.ICIONS. '„
•V Cla se. Écossais trinitaire, Kco»sai» i i ,. paunon, l'ross lis maître, lù'ns^aisn nm. i ".. (p lisien). Maître écossais, Klu de« III m. connus i. É'ossais de la voûl • s;icr»'e di Jaques \ l, \.c s*ais de Saint-Amlre. — j C iv< Petit an hilec e, Grand ar- hite le, .\rrlnifr. lur -, Apprenli parfait an hileclr, l umignon pai'ait archilecle, Mailre p.irla.i »rcluieete, P l r I' iil arrliilecte, **u Mime ee .vi t, Suhli i.e ero-siis «i'Hérédrru. — »j Cl •»«<>. lïov ale-A 1 1 de tîrand-. I. che.S M ine r'u, o lier du r':o \ elie! de la uremier- «erie. lie. — Tl C ,'kh'. Cheta ier du sullia.- 1 h u, Chevalier prussien. Chevalin' i!a tu. ;■>, Chevalier df l'Aigle. Ch valier de l'\;lt noir, t'hevaiier de l'Aigle rouge, Clir jlier d'nri"Mi hlane. Chevalier d'urio i. - K (^'as e. Coriunandeur d'orient, Gr;mJ-o » ma». «leur tii nt, A«chiU cle les souur inj roium.iii len s du temple, Prim e Je Je -wh tii. — 1) C asse. Sd verain ; r ;.ce Uo»«- Crcix de I ilw nnin.r «'t d'Hercloiii, «11* ih it". d '-i-ri :e ', Su lime i'hd.isi», li". Oi'iJ 1' d.ser '. Ch ios -J- sage, CImm aiier leil. — la- Cl-i^s .Su reine roiiMii iiil' /tn astres, l'Iiiio aphe suhiime, M-ti ur '!.■ (!r> maçonnerie. Laveur, Souflleur, I mi Vo:fc cl i v i-iuaçrinner e, Vrai maçon aJ ; l-\ fltu so-iv erain. >ouver .'in d -s s.tuver.i.u».MaW des h g' s. Très-iiau! et lrès-puï>s ai!, i ti ih 1 ci de la Palestine, '■ ' hevalier 'fe l'Ai^'e 1 1 . t» Gr.ii d élu chevalier K tdo-cli. Gia . -m m* sii ur-* in loan teur. Série. — !1 Cl •» Ci ev.i ier I» ei l isanl, Chevalr. r ie Arr <■«• ciel. Ch v ilici du H. "U de I I llli i i!» i èl Ii>ua:ith), 'l'r.'s sige Israélite pri;i f. il Classe. Son ve- ain priii e Talni'i lnn.S* u-raui prince Zakdnn. <ïr n i-Haram. — I . Ci. ssc. souverain grand-pr nce Hif «t Souverain pi inre Hasîdint.-- 1 ♦ Cla-'CSu' • rain gran l-prmce Hasi lim, < îraod-inspe :«# in emi int regularisateur génér d de IV*rt 'r S' i ie. — L;i 13* el la 16' Classe coropi»* nenl neuf grades voiles — 17 Classe. S*" veraios gran ls-prinres. Grands maitresc«' litu. nts repre-eu lanls légitimes dr ï' ntfi pour la deuxième série. Souverains çtwb prii-ces, etc. pour la tr os ème seri -. nj'** rains grands-prii ces absolus, Puissance* prème de l'ordre.
Rite ou Reifime rectifié, ou de !n ttricU V satanée; cinq grades : Apprenti. C"*,* gnon, Mailre, .Maître ecossa1*, llhe»aher > la cili- sain e ou de la hienlaisance.
Rite ou Système de Schrotdn ; on rHrt trois grades ordinaires, ii compte plu*'eun hau s - r «des qui ont pour base la magie.!* Ihéosophie et l'alchimie.
Rite ~<u:<iois; douze grades: A. Apprenti, Comp enon, Mailre, B. Apprenti elCtimp»* gnon de Saint-André, Mailre de Saint A^dré (ce grade il. nue la noblesse civile), Ir * Si uai t. C. IVere favori de Salmian, «ro-« I vori de Saint-Jean ou du Cur.oe Wm> Frère favori de Saint-André ou du <> d .n violet. 1). Frère de la Croix-Rou«f- lr Clisse. Membre du rhapilre »<»" J taire. — 1' Classe. Graud-digin'aire du t mpi -iv. — d" Classe. Le mailre reguaoi derJ
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je Suède) ; il a pour titre: Salomoms sancti~ fuotits, illuminai ut, mngnus Jehovah.
Rite ou Système deSvedenborg ; six grades î Apprenti» Compagnon, Maître lhéos«phe, Tbro>ophe illuminé, Frère bleu, Frère rwire.
Rite ou ordre du temple; huit grades. Mai» *nd initiation : Initié, Initié de l'intéi ieur, U-l'te, Adepte d'orient, Grand adepte de Aille noir de S inl-J. nn. Maison de postum»: Poililant de l'ordre, adepte du parfait Wimo. Couvent ; tëcuyer, Chevalier ou Léfile de la parité intérieure.
Rite ou Syttême de Zintiendorf; sept grain: — Maçonnerie bleue, ou grades de «inl-Jean : Apprenti, Compagnon, Maître.
-Maçonnerie rouge: Apprenti écossais, liltrféeossais. — Chapitre: Favori de Saintm, Frère élu.
FRANCS4CGKS. L'association des Francs- . appelée aussi Tribunal rehmique , Mmal secret, et Con*ilium sanctissimum rtntttufpM delecti ssimorum integerrimarummxvtorum, tiès-saint conseil secret d'hom-
* choisis et lrè*-intègres , parait avoir rti naissance en Westph ilie, dans le xiv Me, pour la répression de« crimes et des *Brl» qui désolaient alors la société. Les «t4m de Tordre se partageaient en deux fe*M : ceux de la première s'appelaient •Jpuj Franrs-jw/es , Chevaliers Franrs- WQrtc armes et é,u ; ils étaient nobles et ttftaires ; ceux qui composaient la seconde apportaient le litre de Véritables Francs» f", de Saints juges du tribunal secret; ils ^01 pris en général parmi les bourgeois. *e association était censée sous le palro- *de l'empereur ; mais on ne lui rendait «ne des actes du tribunal qu'autant qu'il toi fait initier. Les initiations avaient lit nuit, soit dans une caverne, soit dans
♦ forél écartée, soit sous le couvert d'une tyine. Le récipiendaire s'agenouillait au "« dV* Francs-juges et là, téte nue, l'ini « le médium de la main droite posés sur Mt»re du franc-comte, il •. rononçait ce °>enl : « Je jure d'être Adèle au tribunal ,f*l, de le défendre contre moi-même, "If* l'?au, le soleil, la lune, les étoiles, le t'We des arbres, tous les êtres vivants, loQ< ce que Dieu a créé entre le ciel et la
contre père, mère, frères, sœurs, **■ enfants, tous les hommes enfin, le f de IVinpire seul excepté ; de maintenir jigtmeuls do tribunal secret, d'aider à reculer, et de dénoncer au présent tri— l*l ou à tout autre tribunal secret les défa la compétence qui viendront A ma Miuance ou que j'apprendrai par des " dignes de fui afin que les coupables y '"t jujé-* comme de droit, ou qu'il soit v» au jugement avec le consentement de dateur, je promets, de plus, que ni lâchement, ni la douleur, ni l'or, ni l'ar- 11 ni père, ni mère, ni frères, ni sœurs, Pjreots, ni aucune chose que Dieu ait
ne pourront m'engager à enfreindre lertnent, étant résolu de soutenir doréaol, de tontes mes forces et de tous mes
FRA Ht*
moyens, le tribunal secret dans tous les points ci-dessus mentionnés. Ainsi, Dieu me soit en aide et ses saints Evangiles. » Le franc-comte apprenait alors au récipiendaire les signes secrets au moven desquels les Francs j u ires se reconnaissaient entre • ux.
Les cri es pour lesquels on pouvait être c:lé ;iu tribunal serret étaient l'.thjuraii n de la religion chrétienne, les pratiques de la maeie, la violation et la profanation des églises et des cimetières, l'usurpation du pouvoir souverain consommé à t'wide de la ruse, les attentats commis d;ins les ionisons ou sur les eh min* pul lies, les violences *ur les femmes enceintes, les malades cl les marchands, I,- vol, le meurtre, l'incendie, la désobéissance au tribunal se rct. La citation éla I écrite sur une large feuille de parchemin à laquelle pendait huit sceaux, celui de six Francs-juges, celui du franc-comte et celui du tribunal. L'huissier du tribunal attachait clandestinement la citation a la maison de I ac» u«e. ou dans son voisinage, et sommait le premier passant d'en informer celui qu'elle concernait. Si celui-ci répondait à la citation, il se rendait, trois quarts d'heure avant minuit, sur une place qui lui avait été indiquée, à laquelleahoutissaicnt au moins quatre chemins; là il trouvait un Franc-juge qui lui bandait les yeux, et après l'avoir désorienté, le conduisait au tribunal. Présent ou contumace, si la sentence de mort était prononcée contre lui, le franc-comte jetait une corde ou une branche de siule au milieu de l'audience, et les juges crachaient dessus. Dès ce moment on procédait à l'exécution du condamné, ou l'on envoyait à sa poursuite des Francs-juges avec ordre de le mettre à mort partout où ils le rencontreraient. On comprend combien ce tribunal était redoutable ; aussi a-t-il fait la terreur de l'Allemagne jusque vers la tin du xvir siècle. Ceux qui parvena ent à surprendre les secrets du tribunal ou- de l'association, étaient condamnés à être pahnondés, c'est-àdire qu'on leur passait au cou une branche de chêne, on leur bandait les yeux et on les jetait pendant neuf jours dans un cachot obscur : ce temps écoulé, on les amenait* devant le tribunal, où ils étaient étranglés avec sept mains. Si un profane venait à s'introduire par curiosité dans l'assemblée des Francs-juges, on lui attachait les mains et les pieds avec une corde et on le pendait ainsi à un arbre. Le Franc-juge qui favorisait la fuite d'un condamné, par cette formule bien comprise de tous : « On mange ailleurs d'aussi bon pa>n qu'ici, » était considéré comme traître, et pendu sept pieds plus haut qu'un malfaiteur ordinaire.
Cette association, plutôt civile que religieuse, subsiste encore ; mais elle n'a plus de séances secrètes, et se contente de juger les affaires de simple police et de délimitations de propriétés.
FBA^KISTES, partisans de Jacques-Joseph Franc, juif couverti au christianisme, ou plutôt baptisé. Ce fanatique, qui parut à Lemberg, vers le milieu du siècle dernier,
t-y. I)k;t!o.n.n.\iri:
prétendait réunir Imites les sectes eu laisant un amalgame des luis judaïques avec les dogmes chrétiens. Il s'était choisi douze disciples qui, pour représenter les douze apôtres, en avaient pris les noms au baptême. Il nlTe< lail de parler comme Jésus-Christ eu paraboles. Il invilaii tout le monde a la communauté de biens, telle qu'il l'avait établie dans sa sociélé. Il n'osait pas se donner tout a fait comme le Messie, mais il tolérait qu'on le regardât lommc tel, qu'on lui rendit une espèce do cube, et que, d ms des cantiques et des discours, un le suppliât de manilestcr au monde sa puissance cl sa maj< • lé. A Saloniquc, il avait annonce que I Anechiisi elait venu, ainsi q e le prophète Elb- ; que le jour du jugement était prochain , et que Jcsu--Chrisl cUuL peut-être de;à sxr la terre, i'ius lard, craignant la concurrence d'un autre Juif polonais, qui vu lait fonder une secte, il chercha à accroître le nombre de ses partisans, eu établissant en principe que, dans tout pavs, un Juif est toujours Juif, pourvu que, «tans sua intérieur, il observe les rites mosaïques, et qu'il peut en public observer la n-li ion du pays. Fn conséquence, il enjoignait à ses adhérents de se conformer extérieurement aux usa es des c nlrecs qu'ils habit. • en:. Ayant ele mis en prison en l'ologuc, puis élargi, il passa en Moravie, où il >e forma de nouveaux partisans, et se lî va avec eux a Offcnbach, près de 1- ranclorl-snr-le-M. in. Après sa mort, les Juifs de sou parti lui lirenl des funérailles solennelles, et l'enterrèrent sous la croix d'une des avenues de la ville. On prétend que la sociee lui ensuite gouvernée par la lille du fondateur, et Oppenheim devint le chef-lieu de la secte, qui a des partisans dans le nuid, où ils pratiquant secrètement leur culte ; ils ont même encore, en Crimée et en Galalic, des synagogues qui n'ont lien de commun avec celles des aulies Juifs.
FRATlUCEU.ES, espèce de socle, qui parut vers l'an 129V; elle fut formée par un certain nombre de frères mineurs sortis de leurs couvents sous prétexte de mener une vie plus parfaite ; ils furent imités par beaucoup de laïques. Tous ces aspirants à une sainteté extraordinaire formèrent une congrégation; les religieux s'appelaient /'/<•• tes, et les séculiers, l' i .\tricclUs, Frérots ou Ifisoches. Ils faisaient profession d'une pauw été absolue, et, pour s'ôîcr absolument tout droit à quelque bien que ce soit, ils ne travaillaient point, et ne s'o< cupaient qu'à prier et à chanter l'olficc, «lisant que leur conscience ne leur permettait pas de travailler pour une nourriture qui péiit. Malgré ce renoncement à tout, les Fralriccllcs ne manquaient de rien ; les aumônes des fi- • ièlos suffisaient pour les entretenir largement dans celte molle oisiveté. Une multitude d artisans, de charbonniers, de bergers, de charpentiers, alvi. donnèrent leurs travaux, leurs mai -uns, leurs liuupeaux, po.ir prendre l'habit des 1- ralriccllcs. Tous les religieux mécontents de leur état, et surtout
i;s ululions.
des franciscains, se joignirent à un y,us prête vie d'observer plus exactement in r,:> de s.i i n t François, l.e pape Oleslin \ aùr d'aîiord acrordé à quelques religieux la \>ermission de vivre en ermites: mais, àlavu? des abus qui s étaient glisses dan- reltea*. soi ialion. Jean XXII l'interdit, et excommn. nia les Fratricelles et leurs fauteur>. Al m ils jelèreui le i «as ;uo, et s'insurgèrent ^otre les ordres du pape; el routine dès ks ils commencèrent à être poursuivis par es princes temporels, el qu'ils n'avaient plu>ai églises, ni minisires, ils prétendirent amir tous li! droit d'absoud.e, de célébrer le taisi sacrifice, de donner le Saint-Esprit par V mposition des mains, de prêcher puldiiwmenl, etc. bien plu-, ils soutinrent que bon de leur « .il ire il n'y avait pas de sacrements que les ministres pécheurs ne pouvaient t« conférer, et p r là ils re nouvelèrent les erreurs des donaltsles, de» vaudois el destin geois. Ils tirent d assez grands projfrj m Toscane et en Calabre ; mais les efforts iti papes réussirent a les dissiper; les reste* 4e celle association passèrent en Allemagne,'^ ils se eouloudirent avec les Béguardi.
l'Il Al Iti" . Les Romains rendaient un ceU« à ce! d.viaiié allégorique, qu'ils disawl tille de la Mort et de la Nuit. Ils la repliaient stius la ligure d'un monstre qui •nul une (ele hum une d'une physiunuoneazrublo, le corps taeheté de différentes ioi.leui\ la lor o d un serpent et la queue d'un scorpion. Ele faisait sa résidence dans le Co* c)le, mais n'avait que la tète h *rs de l'eas: le reste du corps élait toujours cache w» la vase du fleuve, pour marquer que la trompeurs offrent toujours des appareuca séduisantes, cl que leur soin principal «I de cacher le piège qu ils tendent.
F HE A, ou FUEYA. La plus illustre de* déesses de la mythologie Scandinave, apréi Frigga ; elle élait lille de Niord, dieu «les eaux, et présidait à l'amour et aux poe>*i erotiques. C'est la Venus des peupl-Hi Nonl ; et il est as ez remarquable qoVite soit née, sinon de la mer, connu •.• la Ve«« grecque, du moins d'une divinité des tiai- I lie épousa Oder, dont elle eut NossJ, È* si belie, qu'on appelle de son nom tool ce qui est précieux et beau. Oder |j qaiiUJ pour voyager dans des contrées éloigne**; mais, plus fidèle que la Vénus orientale, <ll« ne cesse de pleurer son mari absent, et m larmes sont des gouttes d'or. On lui doux plusieurs noms, parce qu'ayant été chfritf sou mari dans plusieurs contrées, cbJ} * peuple lui a donné un nom différent. On lu donne aussi les titres de Déesse dt fn>. • de l-'ée aux larmes d'or, de Déesse Oèn <j^ '' libérale, etc. On l'a trouvée, à Magdrlaof?. sous la figure d'une femme nue, courons** de myrte, une flamme allumée sur l< un globe dans la main droite, trois çw0'* il'or dans la gauche, sur un charat''1' cygnes et les trois tirâces à sa suit' J vendre. !i lui i iail consacré, connue ill^' a \cnu.i «ae/. les Crées et les Rtiouiw; cl encore maintenant tous les peiu/''"
Nord donnent à ce jonr de la semaine le nom d» Fri-day, Frey-tag, etc., c'est-à-dire jour de Fréa, ou Fréya. — Plusieurs écrivains oui à tort confondu cette déesse a?ec Frigga, éiM>u*e d'Odin.
FREB. ou FIGHT1NG-QUAKERS , c'eat- » -dire Quakers libres ou Combattants. On appela ainsi, lors de la révolution d'Amérique, uo certain nombre de Quakers qui, contrairement aux principes de la secte, crurent qu'on pouvait en sûreté de conscience accepter les charges du gouvernement et mémo porter les armes. En effet, plusieurs d'entre eut portèrent les armes arec distinction et rendirent de grands services à la cause de l'indépendance. Mais les anciens Quakers les ataot repoussés de leurs assemblées, ceux-ci Tarent réluits à former une congrégation séparée, qui eut quelques meetiny-houses, une tttre autres à Philadelphie. Ces schismali- \*î ne différaient des autres Quakers que pr nn peu moins de rigidité. Quelques biens pottedésen commun étaient peut-être le lien delaiecte, actuellement éteinte.
FREE-THINKER-CHRISTIANS, ou Chrétien libres-penseurs ; secte nouvelle qui prit naissance eu Angleterre, en 1799. L'année w Tante, ils publièrent un écrit dans lequel (Imposèrent leur doctrine et l'organisation se leur société, qu'ils prétendaient assimiler tn tout à celle qui existait sous les apôtres. Ils rejetaient la divinité de Jésus-Christ, le péché originel, la doctrine d'élection et de réprobation, l'existence des bons et des maurats anges, l'éternité des peines ; mais ils reconnaissaient en Jésus-Christ une mission teieste pour instruire les nations. Toutefois, h ne cherchaient pas à être unis dausl'identté d'opinions et de croyances; la vertu pratique devait être leur seul lien. Adorer Dieu, >béiraux commandements de Jéaus-Christ, Kaient les seuls actes par lesquels on pourait espérer arriver au bonheur doct la rélorreclion de Jésus-Christ offre le gage. Ils l'avaient, en conséquence, ni baptême, ni *ne. ni chant, ni prière publique; il sufliuit d'adorer de cœur et de prier en soinéine. Ils avaient cependant des assemblées )réjidées par un ancien et deux diacres, lus pour trois mois, et qui n'étaient reéligiiles qu'après trois mois d'intervalle. Au rite, chacun avait le droit d'enseigner dans tun assemblées. Souvent ils apportaient des unifications dans leurs croyances ; mais, oin de penser qu'on pût leur en faire un re- >rocbe, ils y trouvaient l'avantage d'avoir ait des progrès dans l'investigation de la véi!e. L'Eglise anglicane tenta plusieurs fois l'interdire leurs réunions, mais ils se retraitaient derrière la liberté de conscience accordée en général à tous les dissidents ; ayant Ke cependant obligés de quitter le local >ù il» tenaient leurs séances, ils bâtirent, ?n 1810, une maison d'assemblée, dans lajubile ils se réunissaient tous les dimanches •an. être inquiétés, tin 1811, leur nombre tj'tde quatre à cinq cents. Ils subsistaient Mirurc en 1821; nous croyons maintenant lue cette secte n'existe plus.
FRK m
FREË-WILL-BAPTISTS, ou Baptistes du libre arbitre, secte des Etats-Unis d'Amé i« que. Voyex Baptistes arminiens ou du libre arbitre, sous le litre Raptistrs.
FRÈRE. Les chrétiens de la primitive Eglise se donnaient mutuellement le nom de Frères, comme étant tous enfants d'un môme Dieu, professant la même foi, et appelés au même héritage céleste. Cette appellation est très-fréquente dans les écrits des apôtres.
Les papes et les évéques se donnèrent ré» ciproquement la qualité de Frères, pendant environ mille aus; mais, au ix* siècle, les évéques de France furent réprimandés par Grégoire IV, pour avoir réuni les titres de Pape et de Frère, selon l'ancien usage; il aurait voulu qu'ils s'en fussent tenus au premier. En effet, depuis celle époque, les évéques n'ont plus employé celte qualification à l'égard des papes; et ceux-ci, qui jusqu'alors traitaient les évéques de Très-cher s Frères, ne les ont plus appelés que Vénérables Frères.
Les religieux appellent Frères ceux de leur ordre qui ne sont pas du haut chœur, ou qui ne sont pas revêtus du sacerdoce; mais, dans le* actes publics, lous les religieux, même ceux qui sont dans les ordres sacrés et les liénéficiers , ne sont qualifiés que de Frères. La même chose est observée à l'égard des chevaliers et commandeurs de l'ordre de Malte.
Dans la plupart des sociétés, tous les membres se traitent de Frères, même quand ces sociétés n'ont pas un but essentiellement religieux ; les francs-maçons s'appellent Frères dans leurs assemblées; il en est de même de ceux qui font partie des différents compagnonnages ; les ouvriers se donnent souvent entre eux le même litre, ainsi que ceux qui veulent faire parade de républicanisme; bien qu'un grand uombre ne se doute pas que le titre de Frère est une expression essentiellement évangélique et chrétienne.
Frères Angéliques, sectaires répandu^ en Allemagne et en Hollande, qui professent la doctrine de Jean-Georges Giehlel, né à Uatisbonne, en 1638, et mort en 1710, à Amsterdam. Cet esprit rêveur s'entêta des idées tiiys* tiques de Jacques Boëhm, auxquelles il ajouta les siennes. Gichtel ayant lu, dans l'Evangile, qu'après la résurrection les hommes n auront point de femmes, ni les femmes de maris, mais qu'ils seront comme des auges dans le ciel, voulut astreindre ses disciples au célibat; afin que, voués à la contemplation, s'abstenanl du travail des mains, et s'offranl eux-mêmes en sacrifice pour les autres, ils retraçassent le sacerdoce de Melchisédec, et imitassent les anges. C'est ce qui les fit nommer Engels- Bruaer s ou Frères Angéliques. Cette secte subsiste encore dans la Prusse occidentale el en quelques autres lieux. On les appelle aussi Gichtéltens du nom de leur fondateur.
Frî:kes blancs. Vers les premières années du xv* siècle, un prêtre, dont ou ignore le nom, descendit des Alpes, accompagué d'une foule uombreuse d'hommes et de femmes ; ils
('(aient tous vêtus de robes Manches, m irritaient en procession, cl parenur a eut ainsi les villes et les campagnes, précèdes d'une grande croix qui leur servait d'étendard, cli.in anl des hymnes et tlesc.iulitiues.tle prêtre préi hait la pénitence aux peuples, et !es exhortait à enlrer dans une croisade ronlre es Turcs. Tool e\lranr«liuaire que lut telle manière de vivie. un urand nombre de personnes se constituèrent les d sciples de ce prétendu inspire. On les vovai' all"r !e viî.e en vil e par troupes i!e dix, v iuyl, trente et même «iiiaranle mille personnes. |U se donnaien' le no n de /V t*nt<. (le pèlerinage durait souvent plusieurs 'nuis, et pendant cet espace «le temps iis jeu an ni an pain et à l'eau, et chanaieut oniin •« lie nenl, implorant I a miséricorde divine. — Du coinere d (|ue de grands désordres durent ^e j. ss r au milieu d'une nggréirali'Mi si e\< raor In-aii e d'individus. Leur chef f il arrête a Vierbe, e! comme il fut l'ouv coe patde de plusieurs iîc':on« réprchen>ibie>, un 'o condamna ait •Vu. : e i h.'lH.i; li é;Uit s.ni> don e !;<»:, . raid, i! eut su l li de ie i culennei-, . es disciples l renl alors disperses, ■ . le.-, p . oeess uns des Frères 'liants < < >vè eut tout à l'ai. Cependant il existe er.e re 'tes iront ei i s Je /Vaitmls /•lança d ns un uainl noia'ar le I cailles, surtout cii 11 l e et en l\s,p.ig ne : mais ils se contentent de >e rei.nii dans leu.s paroisses re peeti\es,ei de faire des pn; a ssions fe hliijues dans I s lieu\ de leur residee.ee.
i'ill.ltt.s C.OM MIS. R ligi'UX S II a 1 1 et' l e S HOU
engages dans I. s mdics sacrés, mais nui font des vœux monastiqu s, et sont ornnaii<— liienl employés au ser» ice du inona-ère. 'In les appelle encore frères l>i<$. Voyez Con VI KS.
Fui 'uts i>e Rourvifc, hérétiques d'Allemagne, qu'on a e| pelés aussi Pintid*, > Hwl lis, Uussites, bien qu'ils dee im ni (ou e participation avec ces sectaires. \ 01/. Roii: m i:>s.
Fin' mes ut lv cuAiuii:. Vity. Cimm i .
Fin iiks dk L* iiosr. ermix. ou t ni ni s ixjvisini.ts, association de < alwihsics et d'alchimistes, qui parait tirer sou irigine cl sou nom d'un Allemand nommé liu<e:-('r>n(z, lie eu 1.T78, de parents pauvres, quoique nobles et de bonne maison. Après avoir appris la magie, il voyagea eu Orient, où il s'instruisit de la cabale, e', revenu en Europe, il lenla d'établir en F>pagoe et en Allemagne l'insiiluiiou de la Rose-Croix. Il mourut eu lï8i, dans une grotte qui, dit-on, fut ouverte cent vingt ans après, en Uhi't-, par qua re sages qui, à celle 00 as on, rétablirent la société des Frères de la lt»se d ois. « Celle grotle, dil Naudé, était ce a rée d'un soleil qui était au fond, et qui, recevant sa Inrn ère du soleil du momie, douoa'l le moyen de reeonnail e piu'es les bel es cannés qui étaient en icellc : premièreun ni, une pl line Je cuivre posée sur un amel rond, dans lequel était écrit : A. ('. H t . Y n n.ii, ;c me Sui< rc'sr$ re /emr Si'pnlci e , < / u/>/e.ye <[ ■ lumière: ensuite q -aire ligure • avec o-ars épigraphes; la première : Jamais r di ; l i >econde : Le jumj de la loi - la troisième : U-
DMS lilll.;t;iON>. m
bvrt de f F vin 71V, et la d rniiM c : Ghir- Dènt emi'ir. il \ avait aussi des lampe* ardentes, 1 h» . elx h- Ites el miro r« le pUis » :;r$ façons, <! s livres de diverses sur. es, <•< |,. j,.. lit mo-i li\ que le Frère illumine lia* n- F.reul/ avait ir. luslri usemeiil elab.-re. s 111biable au uraud dans I »u « s s> s ■ ar ie-. • Suivant Nainle, les l rères de la Ras ■-!', r<m s'eng.iue:iieu! norammenl a ex"nvr cr.Viulement la médecine, à se réun »- une h»t* rha- Ulle année, à tenir leurs asM-iubl -es seo»'-
I s p- étendaient qi:e 'a doclr ne <!•• leur n. litre était la plus Mihlioie qu'on eut ;i ini 1 siinee : qu ils « lai- ut pieux et sages jU Sun <i in- ilegee ; qu'ils eonnaissaifti' [nr revêt 1 i >n ceux qui e aien! il la ne- d'eirc d'' leur c<»'npagnie; qu'ils n'étaient sujets ni a a fa m. ni à la s if, ni aux n.a-'nUj; qu'i's roni'ii imliiien' aux ilè;nons et .101 esprits ies |eu> puissants ; qu'ils pouvaient allirer à eux, par la seule vertu <k leurs 1 liants, les perles et les pierres |>r«- .ieuscs; q ils in.Tonl trouvé un n -tifl tdi me poitr i-xpriiner 1 . nature de touif«lfl (■!m)s;'- ; eai ils coufe^saienl tjue le p ip-- t*V l'.\ l'eeiinst ; qu'ils rceonnaissa eut t «»ur leur c.hcl'c" celir de tous le> chrétiens l eniifrcor des i;< in lins . et qu'ils lui IVmra iraient plii d'or et d'. tgeuîqiie le roi d'INpiu e 11 Vu
I I f .1 i I des Imh's, allen lu q ie leurs 1res n n« j'.ouvaienl pnnais être diminues. Cette s >nolé se [i! >page.i rapidement en France, inas?« reuitniiis et i c tu tenues si >eerèle« ipi'f»n la colistier ; t eiieralemeut r omme inue.Mnrre; qn i'ul. l'an les I tères lirenl a liclier ilaiis Paris d; > j.| ^ ri s portant ces l
m niiseri es : A mi.f. <lrp 1rs du cn'irtrpn*' hpi'l Jr .s Fièrcs d>' In Itosc-Croi.ii ftmwlfr jour nsifth ef invi^iblt' <n ce'le ville, pn h éfidre iln l'ri^-Hmil, vers leijm l se to >rn> il vœ ir île» jwles: 1,0ns montions el enstupQ» sans li< ) fs, n; )hii> ijurs . à /uirler tout'* iod'i de l i. <<!<<■ >• des imt/s < ù n ius roulons être, po*T itier les Jéonwt's, nos sembla' les, d'crreui mur:.
(letie société se conserva jnsqu au commencement du xviii siècle, et donna IU',* sauce à l'ass ciadon des Rose-Croix all^ mands, qui maiuleiianl sont incorporés Jibi la franc-maçonnerie, dont elle forme uoiif» grades. Voyez Rosk-Cr>uz.
FntHts iië ta vib pvlvhb, hérétiques oa fanatiques qui parurent, au xiv siècle, àtti la partie me» idmnale de l'Italie, et qui avaie»* pour chef un nommé Ange, de la vallée <l« Spolelte, homme du communel illelire.lb liaient des assemblées où ils semaient «liverMS erreurs, publiaient de prétendues indulgeoces, et entendaient h s confessions, quoi^ae laïques. Le pape enjoignit, en 1331, à i'<*éque de M Ife et aux inquisiteurs dupajsd* les poursuivre.
Fnr.nt-.s txi i nitcns ; on a donné ce nom aux l'rèies lais ou cou vers, parce que I""0, na-tèie iese 1 loya;t ai.x . ffaires du dehors.
1 1. Lit!-. 1; »u axi. s, c et Cs et eiianailiPS allies .'.iix pr ères et suilrag s d'un mainsUTe» ou religieux d'un autre monastère qui wnl aftilies de la même manière.
«9 FRB
Piehb« lais ou laÏqies, laïques retirés Juillet monastères, où ils font profession, portent l'habit de Tordre et observent les régie». Ils sont ordinairement employés au j.r»ice de ceux qu'on nomme Père» ou Moine* Ju chœur. Les Frères lais sont aussi jpprlés Convm.
FirRBs libi rtins, fanatiques de la Hollande et to Brabani, dans le xvi* siècle. Voy. LiBrsTisj.
Frèubs Mi?cEr»s, religieux de Tordre de Nini-Fr.mçois d'Assise. Voy. Cordkliers, Fi*'cisc4iivs, MlNBURS.
Fsêsbs moravbs, branches d'anabaptistes.
Tau. M' Ravks.
Fâè«Bs picards. On n'est pas d'accord sur foraine et le» croyances de ces hérétiques, qoi firent quelque sensation dans la Bohème wt le rommenc ment du xv* siècle. Peutètre sant-il!» une branche des Beggardi, que l«a appelait aussi Biggards, d'où a pu leur fttirle nom de Picanin on les appela aussi Utmilri . C'étai» ni des ignorants fanatiques, passes par quelques chef» aux pratiques les plu» absurdes. Us faisaient profession de revoira l'état de nature, et se dépouillaieot, tommes et femmes, de tout vélem< nt dans Iran assemblées ; quelques-uns mêmes se présentèrent en cet état dans les rues. On punit ou on c-mlinl facilement ces malheu- ■eox insensés.
Fbêres polonais. Les sociniens de Pologne » firent ainsi appeler, pour don m r à'enlen- !r- qu'ils étaient unis entre eux comme des fcre»,el que la charité était la base de leur
«rte.
Frères prêcheurs, religieux de l'ordre de uni-Dominique. Voy. Dominicains.
Frères serv ants ; ce sont dan* les ordres r Malte et de Saint-Lazare, des chevaliers ■iu ordre inférieur aux autres, et qui ne ont po ni uoiiles.
Frères slinsbs, nom donné à une branche anabaptistes, chassés de Suisse et réfugiés r Moravie.
F«èrbs-unis , religieux arméniens qni , étant réunis à l'Eglise Romaine, fondèrent o nouvel institut, dans lequel ils vivaient mis la règle de saint Augustin, et selon les
nsiilu.ions de saint Dominique. Celte ré- »rme rot lieu par les soins d'uu religieux ominicam nommé Barlhélcmi. Cet ordre fit abord des progrès assez considérables; les rères-onis bâtirent des monastères en Aritnie, eu Géorgie, et même au delà du Ponlniin. Mais ces contrées étant tombées sous ne domination étrangère, le nombre des rères diminua peu à peu , et le reste finit aesunir aux dominicains d'Europe, et se uuojil au général de l'ordre.
FKÉRoT>. Voy. Fratricellbs.
FRFAAK.un des pères de la race humaine, nn.iot le Boundéhe»chf qui esl la cosmogote de» Parsis. Si on etodie atlenliveme l ce »re, on voit que Fiévak n'est autre que le oc de la Bible. En effet, il se trouve à la euvième génération depuis Meschia et Me>biaiié, le premier homme et la première :uiu»e, comme Noé est le neuvième depuis
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Adam. II est le père de trois races d'hommes formées de trois enfants nommés Hoschiug- Taz et Mazendran, comme Sem, Charo et Japhet devinrent les pères de tous les peuples de la terre. 11 donna naissance à quinze chefs de peuples, comme nous voyons que Noé eut seize petit-fils qui furent l'origine de quinze peuples différents. Il esl remarquable que ces quinze chefs de nations ou tribus se retrouvent encore dans les annales chinoises, mexicaines e^aillcurs.
FREY, dieu Scandinave, fils de Niord et frère de Freya.leplus doux de tous les dieux. 11 présidait aux saisons de l'année, dispensait le soleil el la pluie, et gouvernait tontes les productions de la terre. C'était lui qu'on invoquait pour obtenir une saison favorable, l'aliondauce, la paix el les richesses.
FREYA, divinilé Scandinave, fille de Niord. Yoy. F né a.
FREYER, un des anciens rois do Nord, Successeur immédiat d'Odin; ses sujets le placèrent après sa mort au rang des dieux, el lui rendirent les honneurs divins dans la ville de Sigiuna. Ce n'est pas lui qui a donné son nom au vendredi {frry-tag)t comme quelques écrivains l'avancent à tort, mais bien la déesse Frtya.
FRIED-AILER, déesse de l'amour chez les anciens Lapons, la même que Freya des Scandinaves. Comme celle-ci, elle donue son nom au vendredi.
FRKîfiA, la plus grande des déesses de la my'hologie Scandinave. Fi le de Fiorgun, épouse d'Odin. et mère des divinités inférieures, elle était confondue avec ta Terre. Par ce mythe, les peuples do Noid exprimaient poétiquement le concours de la matière et de l'esprit créateur. Elle prévoyait l'avenir, et, en celte qualité, elle étail la patronne des sibylles et des prophéties ; cependant elle ne révélait jamais par elle-même les choses futures Son palais était magnifique; il s'appelait F an f al (illustre demeure). Elle formait, avec Odin son époux, et Thor son premier-né. la Ihade sacrée, adorée avec lantde respect dans le temple d'Upsal. Frigga y était représentée couchée sur des coussins, entre Odin el Tbor, avec divers attributs qui faisaient reconnaître en elle II déesse de l'abondance, de la fécondité el de la volupté. Comme elle passail pour la mère du genre humain, les hommes se regardaient comme des frères, el vivaient dans une étroite union pendant le peu de temps que durait sa fêle, qui arrivait dans le croissant de la seconde lune de l'année. On s' dressait alors à elle pour obtenir la fécondité et la victoire : à cet effet on lui immolait le plus grand porc que l'on pût trouver. L'Edda nomme Frigga la plus favorable des déesses, la fait accompagner Odin dans les combats, el partager avec lut les âmes de ceux qui avaient été tues. Si nous ajoutons qu'elle était également invoquée pour les mar âges et les accouchements, il demeurera ronsianl qu'elle remplissait, chez l« s Scandinave s, le même rôle que Juuou chez les Grecs et les Rfr~
sr.i
MCTIOSNAU'.K DES RLLIWONS.
mains. — Plusieurs «cri vains l'ont mal à propos confondue avec h' ré a ou Freya , déesse d > l'amour. Voy. Fkka.
FRISCO, dieu do la paix et du plaisir, chez les anciens Saxons. Il était, dit-on, représente sous la l'orme d'un énorme phallus.
I RISO, 01 STAVO, dieu adoré autrefois dans la Frise, où il avait un temple, dans lequel on lui offrait chaque année une victime humaine. Ce temple l'ut abattu par saint Willihrod.
FRO, dieu de l'air el des tempêtes, dans la mythologie Scandinave ; il était au si appelé le satrape des dieux, el il avait un temple près dlpsal. Hading, huitième roi des Danois, battu d'une km; été <j -i lui avait fait essuyer des perles considérables, ne trouva point de remèdes à de si grands maux qu'après avoir immolé à Fro des victimes noires, île sacHiice passa en coutume annuelle, et les Su émis ou Suédois l'appelèrent Fro- 6/o.vA-, sacriilee à Fro. Mais sous le règne de liotherus, Ralderus le changea en un s. cril'ee liumain.
FROC, partie s périeure du vêlement des religieux, à laquelle est atta< he le eamirhon qui couvre la lele. l e lioe, autrefois d'un usage presque univers I, d< vin: dans la suite le.lement pro; re aux moines, qu'on dil proverbialement o'un leligieux qui a renoncé à s.î profession, qu'iY a jeté le fruc aux orties, ou i\u',( n <j><,tié le fr< c pour le frac,
FlîOS'Jï, un des énies qui président aux s .1 ons, dans la mvlbologic finnoise.
lvut?i?k FRUCTESCA, I IU CTÉSLE, oi I- IU (il.l'.IL, déesse des Romains, qui [.résidait au\ Iruils de la (erre. On l'invoqu-iit pour la conservation des fruits et poui o>îinir une bonne recolle
I m il , nom «!e Vénus. Soli,, rapporte qu l.nee. arrivé sur le lerritojrc de I aurcutium, tonsu ia. sous ce nom. à Venus *a mère, ui,e siaL e qu il avait appor.èe dë Sicile. >auma;se i retend qu'il faut li.t. Einiismais i: est dans l'erreur, car F« s!us donne iâ me i e orthographe que Solin, et cite un lemple dédie à celle déesse sous le nom de Frutitml. Scaliger ne voit dans Fruits qu'une coriuption du mol grec «-.cvurr.. Ce nom pourrait aussi venir de frutex, arbrisseau, ou de Irai, jouir. On donnaii aussi à \ euus le surnom de Fruyi, honnête ou frugile.
i UlJ.NO, une des divinités malfaisantes des anciens Lapons.
FCC A LIES, fêles que les anciens Homains célébraient en mémoire de ce que leur- anciens rois avaient ele chasses de Home : cites étaient aussi appelées Jtcyifuye. D'autres pensent qu elles tirent leur nom de t'uyi,,, déesse de là joie causée par la fuite des ennemis. | e rm des sacrifices prenait la fuite hors de la plaee publ.qne et des comices, après avoir samlie. I.c* autres cérémonies étaient c<ml ran es a la pudeur cl a rhonnélete ,jcs imeui'N.
1UC1A, déesse de lu joie causec par la
Soi
fuite des ennemis. Elle était vénérée par lei
Homains.
FULGOR, divinité romaine qui présidait aux éclairs, et qu'on invoquait pour être préservé de la foudre; celait sans doute la même que Jupiter, appelé aussi Fulyur.
FULGORA, déesse veuve, au rapport de Sénèquo. qui présidait aux éclairs. On pen« qu'elle c'ait la même que Junon, qui porl.iit aussi le nom de Futgura.
FULGURATEURS, devins de l'Etr-iiric. qui expliquaient pourquoi la fou i-e était tombée en tel lieu, el prescrivaient ce qu'il filait faire pour en piéveuir les suites.
FULGURATION, arl de tirer des pronoslirt des tonnerres, des éclairs et de la chu e •!« la foudre. Cette science était en grand hotincur chez les Etrusques. \ <>y. Foi ouk.
FF UiVIUTl M. Les Romains appelaient «ainsi un lieu ou un objet frappé de la fout/rr. Ce lieu ou cet objet devenait sacré ; il u'rtjif plus permis de les employer à des profanes ; ou y élevait un auiel. Les <jrra et les Humains plaçaient sous cel auleluoe urne couverte, où Tls niéttai ut les restes des choses brûlées ou noircies par le tonnerre. Ces fondions étaient remplies par les augures.
FULLA, déesse de la mythologie scandinaie; elle élait vierge, el avait les cheveox flottants sur les épaules. Sou front était ornd'un ruban d'or. Sa charge consistait à prendre soin de la toi cite et de la chaussure de Fréa ; elle était aussi la conGdcule de celte grande déesse.
FUNDANIUS, surnom d'Hercule.
FUNEBRES Ji.ix). On les célébrait an funérailles des princes cl des personnes de distinction : tels sont ceux qu'Achille fait, dans l'Iliade, en l'honneur de Patrocle. et, dans l'Enéide, l.née e i Ihonueur d'Anchne. Les Romains en donnèrent de très-sooiplueux, et les accompagnaient de combat* de gladiateurs. Le peuple y assistait en babil de deuil, après quoi chacun s'habillait de blanc pour prendre part aux repas publics.
FUNERAILLES, derniers devoirs que l'on rend aux m. rt.. Chez tous les peuples du monde, l'amour, la reconnaissance, ou le regret, souvent aussi la vanité, ont consacre ces devoirs par les plus augustes cérémonies. Une d ouleur sincère est soulagée en se manifestant involontairement au dehors ; des reg rel.- simules ont besoin d'un appareil ex'érieur pour être crus sincères. Ajoutons à cela le sentiment intime el universel de l'immortalité de l'âme; c'est pourquoi les fuuèrailles ont été presque partout accompagnées d'acles religieux, et ont fait une partie essentielle du culte. Nous allons donc parcourir ce que les différents peuples offrent de plos saillant sur celle matière.
Peuples de l'Ancien Testament.
I. Les anciens patriarches n'étaient pas indiiléreiils envers leurs parents qui notaient
plus, ni à ce que deviendrait leur propre corps après la mort. Abraham achète pour m femme Sara un tombeau, avec une double prollc pour lui et les siens. Jacob fait jurer à <on fiis Joseph qu'il ne l'inhumera point en Egypte, mais qu'il transportera incontinent son torps dans le sépulcre de ses pères, si-* ii:é dans la terre de Chanaan. El Joseph, à son tour, prie ses frères de ne point laisser st's os dans la (erre étrangère, mais de les iransporter avec eux lorsqu'ils retourneront dans le pays promis à leurs ancêtres.— Lorsque J;icob fut mort, il fut enseveli par si*s enfants, qui le firent embaumer à la manière égyptienne; et le deuil dura 70 jours. Moïse, bien qu'inhumé par le Seigneur dans un lieu inconnu aux Israélites, n'en fut pas moins pleuré par eux pendant 30 jours.
2. Chez les Juifs anciens, aussitôt qu'il fia il mort une personne dans une maison, tous ceux qui se trouvaient dans la chambre do mort, et tous les immeubles qui y étaient, contractaient une souillure qui durait sept jours. Tous ceux qui touchaient un cadavre, ou sun sépulcre, ou ses os, ou qui en approchaient, contractaient la même impureté; et toici comment s'expiait celte souillure : On prenait de la cendre d'une vache rousse immolée par le grand-prêtre, à la fé'e de l'Expiation ; on en jetait dans un vase plein d'eau, et un homme exempt de souillure trempait de l'hysope dans celle eau, et en arrosait la chambre, les meubles et les personnes souillée». On Taisait celte cérémonie le 3' et le 7' jour ; et au 7° jour, celui qui avait été souillé se mettait dans le bain, lavait ses habits et était ainsi puriûé. L'Ecriture sainte nous apprend fort peu de choses sur la manière de faire les funérailles; nous lisons, dans le premier livre des Paralipomènes, qu'à la mort d'Àsa, roi de Juda, on le coucha sur un If d'aromates et de parfums, et qu'on alluma pour lui un bûcher extrêmement grand; cependant le texte ne dit pas que le corps y fat brûlé; il parait qu'on se contentait de litrer les meubles aux flammes. L'usage de la nation était d'inhumer les morts, après les A»oir embaumés, quand les familles en avaient le moyen; cet embaumement n'était pas semblable à celui des Egyptiens, et ne préservait pas les corps de la corruption ; il ue faisait que les conserver pendant quelque temps; on enduisait le corps d'huiles et d'aromates, et on le serrait avec des bandelel- >ts. C'était aussi une coutume assez fréquente de louer des pleureuses pour assister aux funérailles, et cet usage subsiste toujours en Orient. Un autre usage universel, autrefois, était de déchirer ses vêtements ; ta Juifs le font encore aujourd'hui, mais ils ont grand soin de ne rien déchirer qui soit précieux; ils prennent ordinairement le bout ,|;' la robe, encore n'en déchirent-ils qu'environ la largeur de la main. Les rabbins endiguent qu'on peut recoudre la déchirure au boni de trente jours, si elle n'a point été faite à la mort d'un proche parent; autrement * Ile ne doit pas être recousue.
3 Les Juifs modernes ont un rituel fort
détaillé sur 1rs funérailles, et il ne parait pas qu'ils suivent les anciennes prescriptions bibliques. Quand quelqu'un est mort, "on étend un drap sur le pavé, et on y couche le corps, doul on recouvre le visage d'un linge, cl on place auprès de la tête une bougie allumée. On plie au mort le pouce au dedans de la main, cl comme celle situation est violente, on l'y attache avec des fils tirés des houppes de son taled, el on fait en sorte que le pouce recourbé représente en quelque sorte le nom de 'TU schaddai, parles replis qu'il fait; le reste des doigts demeure étendu, pour montrer, disent les rabbins, qu'en mourant nous abandonnons tout; au lieu que les enfants naissent arec les poings fermés, pour désigner qu*ils entrent eu possession des richesses de la lerre que Dieu leur a livrées. On lui fail ensuite des caleçons de toile, et on mande quelqu'un pour les coudre, mais ordinairement les femmes s'offrent à le faire comme une bonne œuvre. On lave bien le corps avec l'eau chaude, dans laquelle on a fait bouillir de la camomille et des roses sèches; après quoi on lui met une chemise et les caleçons; quelques-uns ajoutent une espèce de rochet de Gne toile, son taled ou manteau carré, garni de houppes, et un bonnet blanc sur la tête. En cel étal il est mis dans le cercueil, avec un linge au fond et un autre par-dessus. Quelques-uns veulent qu'avant de l'ensevelir, on lui coupe les cheveux. Il y a quelques différences sur les cercueils: il y a des endroits où on fait le cercueil pointu pour les personnes de considération ; pour un homme de lettres, on met dessus quelques livres. On couvre le cercueil d'un drap noir el on le porte hors du logis. Aussitôt on plie en deux son matelas, on roule les couvertures qu'on laisse sur la paillasse, et on allume une lampe qui brûle, au chevet, sans discontinuer pendant sept jours. Buxlorf dit qu'en quelques endroits, au moment où le mort est emporté de la maison, on jette après lui un vase de terre que l'on brise contre le pavé; c'est sans doute un emblème de la destruction opérée par la mort.
On regarde comme une bonne action d'accompagner le convoi d'un mort et de le porter eu terre. C'est pourquoi chacun s'empresse d'assister au convoi, et même de le porter tour à tour sur les épaules. En plusieurs endroits, dit Léon de Modène, il y a des gens qui accompagnent le corps en tenant des cierges à la main, et en chantant des psaumes. Les proches parents sont en deuil, et suivent en pleurant. Lorsqu'on est arrivé au cimetière que les Juifs appellent Beith hakhayim, maison des vivants, on salue ceux qui y reposent déjà, en disant : « Béni soit le Seigneur, noire Dieu, roi de l'univers, qui vous a tous formés avec justice, qui vous a fail vivre avec justice, qui vous a uourris avec justice, qui sail le nombre de vous ious avec justice, et qui vous fera revivre un jour el vous relèvera avec justice. Béni soit le Seigneur qui fait revivre les morts. » On dépose le corps à lerre, et on fail sou éloge, s'il y a lieu ; puis ils récitent un assez long pas-
Dl /fiONNAlUi DF.S lll UlilONS.
sage tiré du Dcutérnitomo el appelé Ju*t ce du jujfinfiit. O.i mol on petit sac do terre sous I;» i< lo il u mort, et on cloue le roicuoil. Si o'o*l un homme nue l'on ml rre, dix nersonnes font sept foi» le tour dn cercm il en réduit celle espèce de litanie :
« Pu ssaiit Dieu \ivanl oi roi do l'univers, ayez ni inienant o mpassion do lui, car c'est vous qui êtes la source do la vie; afin qu'il niarohe < onlinuellemeul dans la région dos vivait s, el que sou âme repose dans le faisceau de I ! vu*.
a Oue le l) ou élément, par la multitude de ses miséricordes, , anlunne ses ini-pjiios ; que ses bonnes u-uvie se présent, ni devant lui ; qu'il vienne au-lcvaui de lui avoo lous ses fidèles, et qu'il marche devait) lui dais la ré-i< u des vit aiits. »
On repèle : « Afin qu'il marche conlinuCilenv ni. etc. »>
« ijue son Dieu forl ail un bon souvenir de lui, alin q il hérite du Inen de son créateur, et qu'il l'oelaire de sa divine lumière; el a;ln qu'il accomplisse en lui la p-imlo propheiique qu'il a prononcée : Mon alliance tic \ i «r el do pax a été avec lui ; el que soit âiu • repose >lans le laiseoau do la vie.
« Alin qu'il marche, oie.
« Que lu trouve* les portes de cmnx ouvertes, qu'on le monde la < :le pudique et les habitations irau,uiil s; que le> an^'S de la paix vient:» ut au-ù^vanl de loi |. teins .le joie; que |e sacrificateur se ; -reseiite pour te. recetuir, el que, toi aiiaul à ta lin dernière, tu l'y reprises et y demeures.
« \fiu qu'i! marche, etc.
« ! ue (ou âme . îllo.i.ius l.i caverne double ( 1 ), < t de là an x i^iioi i) Inns. Là. Dieu sera Ion pasteur e' la tuetne, iu rcov a tut nrdrc;our suivie ta rot ioju qu'au jardin des délices; la, lu verras une colonne qui s'élèvera jusqu' il! haut ; tu y mouleras, et lu ne resleias point au dehors ; car, loi allant à ta lin uei uicre, lu l'y reposeras et y demeureras.
o Afin qu'il marche, etc.
« L'archange Mi<hael ouvrira les portos du sanciuairo, il offrira ton âme on sacr.licc devant L>'t > u. L ange libérateur sera do compagnie avec loi ju»qu" m x partes <! • l'empiree où est l>rae;. Tu mon. oi as Je rester dans IX- lu u agreab e, il loi, a i. tut à i.i Ihi .evuière, lu l'y reposeras H y demeurera .
« Afin qu il marche, etc.
« Ton âme soi a hee dans le faisceau do la Vie avec les chefs dos en loges, h s chois do la captivité, les IsraMilcs, les sacrificateurs et les léviles, et . vec les sept class< s de saints et de justes. Tu reposeras dans le paradis et y resteras : et loi, allant a la fin dernière, tu t'y reposeras el y demeureras.
« Afin qu'il marche, etc. »
On descend ensuite le mort dans la fosse, le visage tourne vers ie ciel, en lui disant : « Allez en paix, » ou plutôt : « AUez à la paix. » Ouelq m s-uns lui tour- eut h- vis :tre vers l'orient, mais cela n'esl pon t univcrsel-
(\) Lu grotte qui c:>l àJléliio:?. ou les an ieiis patri;
lerneitt obsoné. Les plus proches parents lui je.le.tl les premiers de la terre sur b c «'usiti o ch.tcun des assistant* en repanl mit lui avec la mai a ou avec une pelle, j j-q , a co que la fosse soit remplie Alors on se iv~ lire en marchant à reculons, du moins ce i a lieu en qa Iques endroits : et, avant de *urtir du cimetière, chacun arrache iroi* fus d ■ l'iiorlie, el la jolie dorr ère son dos et» disant : I s jb ut iront comme Cherbe rie la tnrtt el eela dans l'espérance de la resurncJ oo. et pour apprendi e que t nt> > h tir est cornus* Vhei b \ et I : (//'-o df rh><Minc e<l corn -r la fient- tira ch'tnips. Us niellent aussi d.- !j p.'U-sière sur leur tét-, pour se someni: iju'tls sont {ton, h c et r< l„urncr >vt en /> ,.,,/r-. Oue!quo>-uiis aj >uleul lOmu e une e>\n-c d'adieu aux morts :« Nous fous suivrons, Ion que l'ordre de la nature le demandera » On se ren 1 ensuite à la synagogue ou a h maison do morl,el on y réi ile des pnèrr» ef des passages de l'Kcriture, analogues a /i cir< oust inct'.
Les rei'omonies que nous venons de décrire ne -ont pas universellement observer» par les Juits, qui oui des rites el de* usmti as-cz différents, selon les pays qu'ils habitent.
Perplti chrétiens.
Y. Dans les cérémonies funèbres pratiquée cite/ u s catholiques, chacun sera a meniete s'assurer que plusieurs ne sont pa> géfti'Mlem ni praiique s ; aussi avons-nous inteslion d'exposer ce qui av.iil lieu autrefois et ce qu'on dévi ai faire encore, plutôt que ce qui esi fait aujourd'hui : au reste, ces artmonies varient, non-seulement suivant le* coudées, mais mcore suivant les iii ceses, «'t s "uvertl d'une parois^e à une autre.
ruand le m.iSadc a expire, le prêtre, qaij réc e i-.s j :èr.-s pour l'atome, pr.nona, d t out ei découvert, un répons po ur a| &.t les saints et les auges au se< ours de lise du delunl, oi icci o (|uelques autres ; ri..-ri. Kn mémo temps ou envoie sonne: la cl ch* de la p .roisse, pour avertir do la mort du roiss.en, alin que chacun songea puer Dtftt }oiir l'âme du mort. Kn plusieurs endroits a manière de sonner indique l'âge, le sexe ti biiouditton du ue;unt. Le prêtre se rc lire, et ou a» commode ,e corps, cVl-à dire qu'ofi lu; ferme les y eux et (a bouche, ce qui se
I raîMiiail dasst parmi le> anciens. On i'eiw volopp. ensaile d un m. .lire, ou »n le I t>« dans ses habits, comme cela a lieu en lube.
II y a des payv où on lave le corps, el cric coi.iume e9l forl ancienne. On Je pl.'C# e*>suite dans un lieu dèceul. Le mort doit teoif une petite croix entre les mains sur la p«M- Irinc; quelquefois on lui met les macs es croix. On doit placer à ses pieds un vs« plein d'eau bonite, el l'aspersoir, aàn q«* ceux qui viendront lui i en Ire le» dersier» devoirs lui jeltenl do. l'eau bénite el >pa aspergent eux-mêmes. Auprès du ntorlbrùi* un cte-ige bénit. Quelques eciiesias)u|u*«s v en;, nt ..ur,is du corps, où ils reoie:-i
«1-e- si.nï iitlntiaes