‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 326 sur 365 · HIE · texte numérisé non relu

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d'one éloquence rare, et très-versé dans la lecture det li? res saints , il voulut ajouter, retrancher, mêler du sien aux vérité» évangéliquci. Il admettait trois principes de toutes choses : Dieu , la matière et le mal. Abhorrant la matière et la chair, il niait la résurrection des corps, prétendant que l'âme seule ressuscitait, et qu'ainsi la résurrection n'était que spirituelle. Il condamnait le mariage qui, d'après lui, avait pu être toléré sou* l'Ancien Testament, mais était incompatible avec la loi nouvelle et le royaume de Dieu; aussi Hiéracas ne recevait dans sa société que des céibalaires, des moines , des tierçrs et des veuves. Lui et ses disciples menaient, en général, une vie fort austère, ('abstenant de l'usage des viandes et du vin; nais après sa mort, plusieurs d'entre eu* tombèrent dans l'hypocrisie, et menaient en secret une vie assez dissolue. Hiéracas, saranien grec et en égyptien, a écrit plusieurs litre* en ces deux langues, l'un, entre autre*, sur les six jours de la création , rempli de fables eld'allégorios ridicules. Les Hiéracites furent réfutés par saint Epiphane.

HIÉRACOBOSQUES (du gr- c . éperrier, et p<><rx&>, nourrir) , prêtres d'Egypte. Marges de nourrir les éperviers consacres a tpollon ou au soleit.

HIÉRARCHIE. Ce mot , qui peut se traluire par ordre ou puissance sacrée, désigne :

1. Le rang et la position relative qu'occu- <*m les divers membres du corps ecclésiasique ou pastoral.

Dans l'ordre ecclésiastique , la hiérarchie >e compose par degrés ascendants, de l'ordre le portier, de celui de lecteur, de celui l'exorciste, de celui d'acolylhe , du sous-diaooat, du diaconat, de la préirise et de l'ép:sopat.

Dans l'ordre pastoral , le pape on souveain pontife qui est à la tète de toute l'église ; uis les autres prélats , qui gouvernent chaun une portion déterminée «lu troupeau du eigoeur. Il y a entre eux différents degrés e pouvoir, do dignité ou de juridiction. Les véques ont pour supérieurs les archevêque s u métropolitains, qui sont eux-mêmes souus quelque fois a des primats ou à des nanarches. Au-dessous de l'ordre pontifical >r>t les piètres qui régissent, sous l'autorité es prélats , une partie d'un diocèse ; parmi »x sont les curés, auxquels incombe le soin ss paroisses ; puis les autres prêtres qui ment concourir, chacun suivant sa foncon, à l'édification de l'Eglise ; enfin, les dia- 'm et les ministres inférieurs.

2. On emploie encore le mol hiérarchie >or exprimer les divers degrés de la milice •leste ; les saints Pères comptent neuf icears des anges, que l'on divise en trois or- 'es, savoir : premier ordre , les Séraphins , s Chérubins et les Trônes ; second ordre, s Dominations, les Principautés et les Vers; troisième ordre, les Puissances, les Ar- ■aiiges et les Anges. Ces trois ordres et ces uf degrés forment ca qu'on appelle la hiérchie céleste.

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HIÉRATIQUE (ÉeniTune), ou sacerdotale, ou sacrée; on donne ce nom au second système d'écriture usité chez les Egyptiens, parce qu'il était à l'usage des prêtres ; cette écriture n'exigeait pa*, comme l'écriture <lile hiéroglyphique, la connaissance du dessin; ce n'était qu'une sorte de tachygraphie des signes hiéroglyphiques mêmes; ainsi, chaque signe hiéroglyphique, qu'il soit figuratif, symholique ou alphabétique , a son abrégé hiératique, et cet abrégé a la même valeur absolue que le signe même dont il est la réduction. Par exemple , au lieu de la figure entière du lion couché , qui représente la lettre L, on se contentait, dans l'écriture hiératique, de peindre la partie postérieure , ou seulement la queue de cet animal. Celle écriture élait donc composée du même nombre de signes que l'écriture hiéroglyphique , cl par conséquent fort compliquée; c'est pourquoi on réduisit de beaucoup ce nombre en faveur du peuple et de ceux qui n'appartenaient point à l'ordre sacerdotal. L'ccrilure hiératique ainsi réduite prenait le nom de démotique ou populaire.

HIÊROCÉRYCE, chef des hérauts sacrés dans les mystères de Cérè*. Sa fonction était d'écarter les profanes et loutes les personnrs que la loi excluait des mystères, d'avertir les Initiés de garder un respectueux silence , ou de ne prononcer que des paroles convenables à l'objet de la cérémonie ; enfin, de réciter les forme 1rs de l'initiation. L'Hiérocéryce représentait Mercure; il avait des ailes au bonnet et un caducée à la main. Son sacerdoce était perpétuel et n'imposait point la loi du célibat.

H1ÉHOCORACES , ministres de Milhra, ainsi nommés, parce que ces prêtres du soleil portaient des vêlements dont la couleur élait en rapport avec celle des corbeaux (en grec xôpag). Delà les fêtes mithriaques étaient* aussi appelées Hiérocoraciques.

HIÉRODULES, c'est-à-dire ministres des choses sacrées; nom que les Grecs donnaient aux prêtres qui desservaient les temples du dieu Pharnace , dans le royaume du Pont.

HIÉROGLYPHES. Lorsqu'il s'agit de récriture hiéroglyphique des Egyptiens , nous ne saurions mieux faire que de reproduire ce qu'en ont dit MM. deChampollion, dont le nom rappelle involontairement les découvertes précieuses et inattendues que la science a faites dans ce système graphique, jusqu'ici réputé Indéchiffrable. Nous emprunterons donc cet article à V Egypte el au Traité d'archéologie de M. Cbampollion-Figéac.

L'ancienne écriture égyptienne est généralement connue sous le nom d'écriture hiéroglyphique , composée de signes nommés hiéroglyphes , et qui sont, en effet, suivant l'étymologie du mot , des caractères sacres sculptés. Ces signes n'ont pas une expression uniforme , ei les différences qui les divisent en trois classes, indiquent Irès-vraisemblablement l'origine el le perfectionnement successif du système graphique loi qu'il est au-

jour t ! ni corn-i ilu'\ t> qui s'c-t passé prcsque sous nos ym.x , parmi les |u*i: du r oineau momie, nous nw'de | lus vraisemldaldeme ! < uc«m e et- qui se pa-'s.i dan* l'a :îoii'ii, cl eu î'gjjt- comme ; i!!. ut s, quami ridé.» d'e n:v se 1 1 * \ * • ï . * à riitucni .

n. Lc> o' jets i: al ri' I . Irappércnl ses regards ; si reconn I leurs fermes, ri quand il voulut conserver ou transme (»••• le s.» \\> nir d'un de ces objets, il en Ira a la iigu. e, et ce trac é fut un caractère d'écriture, c aractère purement fHjitrn'-if y peignant dinu temeul Pmje', cl non pas in'irrt ti-tm rit !*/•/ > de t e même o'ejet , toutefois s;:ns imliealmu de :omp» ni de lien ; eY*l à te point que saut parvenus cl que se sont arrête:, les peuples <îe l'Océanie.

Ii. i/insuffi-anee de ce premier moyen dut m* laire sentir bie i.d; eu Ira»; a ut la , ligure il un homme, on n'm.iiqu ait pas on in;! vidu eu partie. liier; il eu était de même dos lurures des lieux. Le lus-un i|o distinctions m ivitadlcs créa l'usa ;e d née autre sorte de si — eues dont charnu devint particulier à un Jiotunie ou à un lieu : ees si -nés lurent pris ou des qualités physiques des individus . ou d'assimilations à dos objets matériels; cl e-mmo résines n'étaient plus proprement 'Luraliîs , ils ne turent que des symboles , el m:i U s u<;inma, pour celte raison, caractères ir--pi<fncs cl .■ijjnibv!i..tu\i , signes auxiliaires «'es caractères iL'iralil's, cl employé:lauomcnl avec « il v . C'est là que siml arrives !» s Mexicains, cl ils ne sonl pas aile* au delà. Il nous esl parvenu «les lislcs d'individus et des listes de tonus de lieux en écriture mexicaine-; chaque individu est désigné par une léte humaine, sLmic // ; t itif, ci auprès de sa bouche est lra»e un ohjel choisi ou dans 1) ualnre ou dans l'indusliie humaine , et <;ui était ' m signe yt/Kih»! ■■■;■•>• ; île «"«rie que l\>u voii c" i.'i tuent «pie le n I ( . : d u s s'appelait ;:t le S i • r i eut . le Loup, la ï«>r;ue , la ! ahie, le !':.l(Hi : et les v iles , dont i:n carré était le si; ne /■' ;uratif, el un serpent, un pmsson, le .signe s.j>:>!)o!i>;U'' . se nommaient la Vole du S rpeal, la ville du l' J son . de.

r. Ue la représentation de ces ohjels physiqm s à IV % press on des idées métaphysiques, te pas à faire était immense: h s peuples de raucieu monde le franchi, oui; ils exprimèrent par des signes c - ri 1 s h s idées «/•eu , tiii'.e , et celles des passions humaines ; ma. s ces signes lurent arbitraires cl conventionnels eu quelque sorte, quoique lues d'analogie, plus ou moins vraies entre le monde phy s queel le m unie moral : le li oi tut pris comme l'expression de l'idée jonc. Cette nouvelle espèce «le signes , nommt'S ïiii</intttt<fu< s el ajoutes aux deux pn omues cla>>es, h s figuratifs et les sy mboiiipues , fut inventée et employée par les Lgy plions ci par les (Illinois , « t le système d 'ci riture qui résultait de ces In» îs elémenls éiail entièrement itlro'jr<nJ/i</uc , c'est-à-dire conip. se de signes «jui exprimaient directement dm drs (/',.'>•, et non pas le son drs m (s •;ui désignaient ces mêmes objets. Ce genre ■r<a riture -il >.- : u.;e peinlure , puisque

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la fitlélilé «le leur expie si n ilép* n',>.'n !i u fidélilé du tracé de chacun d'eux , qui <!o .: é're un p*»rlrait.

.7. Ce système d'écriture pouvait .li i auv usages du peup'e, qui, l'ayant •!, - v> en possédait complé cmeul la 11 «r.,- , i, pratique, mais seulement lantqa'ii :i a besoin «le rendre son écriture inU-llijiri e j des sociétés ou à des individus étriin.'eri. Mais «lès que ce besoin se fut inaiiilVse. h qu'il fallut seulement écrire le noimïiai s V, individu étranger à ce peuple, les signes li.".ralifs, symboliques ou tropiques, ne ui'ii- >aienl plus, parce que le nom i!e l'ir.Vnh'j étranger, n'ayant au- un sens danslal.u»;w du peuple qui voulait l'écrire, el ne ïuv presen'.anl ainsi aucune idée , ce nocuie pouvait pas être écrit par des siguc^qui nVifninaient que des i,|«>«»s.

On s'ariéta donc, ou ne sait conia cnt. in sons qui l'oroiaiei.t ce m, une nom. cl mu uprit eu même temps île quelle uliàîe <cut:l ils signes qui « ^primeraient ces pirt^ sons : nouveau el «Ici nier prtigrès dan* l'jrt grapdiique . et qui en fut le plus m.vi^n perfeclionnement , si regulièreinetd umi-1 par la nature di s langues de ce terups-la. »p:i étaient géu. r.,!ement f rmees d • caKU de racines «I une seule syllabe. On ntndvs:l «lune dans l'a-age les signes des >•«, signes généralement nommes p'ion u-;w, cl dont le choix ne fui pas dilùcile, puisqu « n'eut «ju'à choisir dans les signes figuratif?, I otir chaque syllab'4 à exprimer pliomt:- «luemenl, le signe représentant un objHdo«l le i;om, dans la langue parlée , était cette syllabe même : ainsi le disque du soleil exprima la syllabe re, parce que ci •lté svllal-t était l«r nom même <Ui soleil, el auisi ili's îih Ires. Ces Chinois arrivèrent à ce (nc-t' atfjUaftiffue , et ils |\>nt conservé sans progre* jusqu'à nos jours pour écrire les noms et >< mots étrangers ,i leur laague. Ces Egvpiar» parv inrent , par e«'lte nièoie voie, à un vt> lable système ahiluVjiHi'inc , el l'introi.asirt-nt dans leur système d'écriture sans danger la nature de leurs signes lîgurés.

Dans le sy stème d'écriture hieroglyplii;« de> Cgypliens. on doit prineipalcnu id to^i- «lerer deux choses :

a. C i forme mate; i< lie des siciifs q- < onslitue trois espèces de caractère» o««in es :

Ji i'Jru jh/; !ti'>'trs ; caractères soi^nfUKinenl d ssmes «m sculptes el colories , « simplement linéaires ou s lliouelles.

Hicratii/ucs , ou sacerdotaux; les roê^m mais au simple Irait.

/><à/ioro/»f.*, ou populaires, an simple 'r ; encore, mais en moindre nombre que« * récriture hiératique.

0. La valeur ou expression particule f chaque signe , la«|uelle consiitue trou es, ces de signes qui sonl :

f iguratifs ,

Symboliques ou tropiques , Phonétiques.

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