‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 333 sur 365 · HOP · texte numérisé non relu

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jies; Jtnodochium, le logement def étran* »r<et des passants, que l'on appelle propre- Dpnt pn françii» hôpital on maison d'hospialiié. GtrontocQn ium était la retraite des iciilards \S'ocho(rophium était un hôpital géeral pour toutes sortes de pauvres. Il y tait de ces maisons de charité dès avant b oo leur eût donné ces noms ; et on en éta- |ii f»iintôl dans toutes les grandes villes. C'éii( potirrordinair»- unprétrequi en avait l'in- Mi'tonce.cornmeàA'uxandrie, saint Isidore , ou* le patriarche Théophile; à Constanliopte, saint gotique, et ensuite saint Sam- »n. Il y avait des particuliers qui enlrepreaient de construire des hôpitaux à leurs déco», comme saint Pammachius à Porto, et itnt Gallican à Osl'e. Ce dernier avait été ilrice et consul; et c'était, dit Fleury, une tervt* if In qui aitir >it des spectateurs de toui pari», de voir un homme de ce rang, qui rut eu les ornements du triomphe et l'amié*lc l'empereur Constantin, de le voir, dis- , 'av. r les pieds des pauvres, les servir à Me, ei donner aux malades toutes sortes : soulagements.

2. Les musulmans ont emprunté au chrism sme les actes de bienfaisance dont ils se ortfient. Des personnes riches et pieuses nacrent des sommes considérables à faire instruire, soit pendant leur vie, soit après or mort des hôtelleries et des hôpitaux. Les ifinis des écoles et les étudiants des collé— i Tout prendre leur nourriture dans les «mères; on y fait aussi des distribuions

wres à des malheureux, auxquels on me du pain , et deux plats chauds en Jûde de mouton et cm légumes. Ou joint corcà ces alime ts une libéralité de trois, wlro, cinq et môme jusqu'à dix aspres par le chaque jour (1). 11 y a en outre des hôaiu, surtout dans les grandes villes. Les pil.iux ordinaires reçoivent environ 1)0 iJaile» ; les autres jusqu'à 300 ; «lans qucles-uns on admet indistinctement les mamttani et les chrétiens. Mais ces élablisse- Mitj sont loin d'être établis sur le pied de ui l'on voit en Europe. Ils ne sont e de* asiles très-imparfaits pour les péroné» qui gémissent >ous le poids de la mire et des infirmités. De la' ges sofas, qui roUvut le pourtour des chambres et des lies, leur servent de lits. La nourriture est partie la mieux soignée. De nontbreux doriques servent ces malheureux ; mais on néglige les secours de la médecine. Dans

hospices où l'on reçoit aussi les femmes, es sont absolument séparées des hommes, toujours soignées par des personnes de »r sexe.

3. Aux environs de Surate, on voit, disent » anciens voyageurs, un grand hôpital pour i animaux estropiés, malades ou usés par fatigue. La charité va plus loin encore : et de cet établissement on en voit un auï pour les puces, pour les punaises, etc. io de uourrir ces insectes de la manière ti leur convient, on loue de temps en temps

(i) Il font I» aspres pour faire une piastre, qui équivaut a * francs.

un pauvre homme, qui s'engage à passer la nuit sur un lit, dans le lieu de retraite destiné a celte vermine ; et l'on a la précaution d'attacher le patient, de peur que la douleur des piqûres ne l'oblige à se retirer avant le jour. Au moyen de cette précaution , ces insectes se nourrissent tout à leur aise de son sang. Un autre voyageur rapporte que les Banians se sentant dévorer de la vermine, et n'osant pas la détruire , envoient appeler san> façon un de leurs Djoguis, qui se charge de la nourrir à ses dépens, et lui assigne de quoi vivre sur sa (été et sur les autres parties de son corps. Nous laissons ces assertions sur le compie d'Ovington et de Pu relias ; nous ne les avons vues répétées par aucun des écrivains moJernes.

HOPK1NS1ENS, branche des Pfrcessariens , qui prétendent que les êtres moraux agissent par une nécessité soit physique, soit morale. Ce système, développé par Jonath m Kdwards {Voyez NfccBSS\BiF.Ns) , a été modifié par Samuel Hopkins, né en 172k, à Walerbury, eu Connecticul, mort en 1S03, pasteur de la première église congrégalionaliste deNewporl, et qui est devenu le père d'une secte à laquelle il a donné son nom. D'après lui, toute vertu , toute sainteté consiste dans l'amour désintéressé. Ci amour a pour objet Dieu et les créatures intelligentes; car on doit rechercher et procurer le bien de celles-ri autant qu'il est conforme au bien général , qui fait partie de la gloire de Dieu, de la perfection et du bonheur de son royaume. La loi divine est la règle de toute vertu , de tonte sainteté ; elle consiste à aimer Dieu , le prochain et nons-méme. Tout t e qni est bon se réduit à cela, tout ce qui est mauvais se réduit à l'amour-propre qui a soi-même pour dernière fin ; c'est une inimitié dirigé i* contre Dieu, lit e t amour désordonné et de ce qui le Halte, naissent, comme de leur souri e, l'a \ enroulent spirituel, l'idolâtrie, les hérésies. Selon Hoplwns, l'introduction du péché dans le monde aboutit au bien général , attendu qu'il sert à faire éclater la sagesse de Dieu, sa sainteté et sa miséricorde. Dieu avait coordonné le monde moral sur ce plan : que si le premier homme était fidèle, sa postérité serait sainte; que s'il péchait , elle deviendrait coupable. Il pécha , et fut par là , non la cause, mais l'occasion pour nous d'tmiiersa chute : son péché ne nous est pas transféré. De mémo la justice de Jésus-Christ ne nous est pas transléree, sinon nous l'égalerions en sainteté ; mais nous obtenons le pardon par l'application de ses mérites. Le repentir, qui précède la foi en Jésus-Christ , peut exister sans la foi, mais celle-ci suppose le repentir, selon les paroles de l'Ecriture : Faites pénitence , et croyez à V Evangile.

La nécessité des philosophes est à peu près identique à la prédestination des calvinistes. Entre ceux-ci et les Hopkmsiens, la différence , dit un écrivain , est comme entre la tige d'un arbre et ses branches, ou entre le principe et ses conséquences. Les Hopkin-

siens rejettent l'imputation, et sur rot article ils diffèrent des calvinistes ; mais comme eux ils maintiennent la doctrine rie la prédestination absolue, l'influence de l'esprit de Dieu pour nous régénérer , la justification par la foi , Kaccord de la liberté cl de l'inévitable nécessité.

HOPLOSMIA (du grec <:-Vv,. arme K surnom que les habitants d'Klis donnaient à l'ailas , armée île pied en cap.

HOH, divinité des Kgvpticns. Yoy. H<»ni s.

HOKA. 1. Fille d'Uranus ; ce prince céleste voulant se défaire de Cbronos, son fils, lui envova Astarté, Ithéa et Dioné, ses filles, afin qu'elles le fissent périr par quelque artifice; mais Cbronos les retint prisonnières et en fit ses femmes. A celte nouvelle, Uranus délaeba contre lui Rimarméné et Hora avec une armée ; mais Cbronos gagna l'affection de celles-ci , el les garda auprès de lui.

•2, Hora csl le nom d'un-* déesse de la beauté, mentionnée dans Knnius.

A. C'est encore le nom de la déesse de la jeunesse, appelée aussi Horta. Yoy. ce mot.

k. Yoy. Hki res.

HOHACANC , clocher des Tal >poins de Siam ; c'esl une lour de bois qui conlienl une cloebe sans ballant de fer, el sur laquelle on

DlGTlONNAlUfc. Dfcb HKLIG10NS.

lable sur ce qui les a obliges de choisir ou de rejeter tels ou tels.

HOUDICALKS, ni; HORDICIESJêln qu n célébrait à Home, le 15 avril, en l'honnir de la Terre, à qui l'on sacrifiait trente lâches pleines pour célébrer sa fécondité. Ut partie des victimes était immolée <1.ms i» temple de Jupiter Capitolin, et brûlée par Ij plus âgée des vestales. Ce s<>nl mh.t*. l'êtes que les l'ordicalc*. Forda ou Borda \ti\ dire vache pleine.

HOHÉRS, sacrifices solennels, consistant en fruits de la terre que l'on offrait au i o-

mencemenl du printemps, de l'été et île i hiver, les seules saisons reconnues parlâtriens, afin d'obtenir des dieux une iw douceet tempérée. Ces sacrifices étaienloff ru aux Heures ou aux Saisons. Yoy. Htram

HOltKSCUDSK , divinité des Lapon, hp:

HonAUALi.f:s.

HOllKY. nom que les nègres delà fondra donnent au démon; l'imposture de» sanboul> sail trouver le moyen d'en impwrn peuple , en aposlanl quelques-uns drslenn qui en jouent le rôle. C'esl ainsi que le* <rrémonies de la circoncision ne manquent jamais délie accompagnées ries mugi-s*meals d'Horey ; ce bruit ressemble au «•>: le plus bas de* la voix humaine. Il se hit r>

frappe avec. un marteau de bois.

HOKAGALLfS , appelé aussi Horanyallh, londre à quelque distance, el rien n'in*p"t Horanoiins, Horcsyirhk et Aizinjndzé ; dieu aut.inl de fraveur aux jeunes gens. Dè« ^ des Lapons, qui appartient à la Iroisiémo commence, les i ègres préparent des iclas-e de divinités , c'esl-à-dire à celles qui monts p >ur le diable, et les lui portent s<i» habitent sous le ciel dans les différentes ré- mi aibrc. Tout ce qu'on lui présentées!^ nions de l'air. C'était un des dieux es plus anciens et les plus honoiés >'es Lapons. Il est représenté sur le tambour magique par un double marte. su. I ons ses noms , que nous avons rapportés, signifient, selou Jessmis, une seub- el même chose, c'e t-a-dire le serviteur de la toute-puissance du père. Horagallès étail aussi consi-leré comme l'image de Tboi . le dieu créateur.

HOp.CHJA , déess • a.toréi» autrefois «lans l'Rirurie.

IHMH'.li'^, v't sl-à-t'ire dieu par lequel on jure, on qu'on atteste dans les serments; c'est un surnom île Jupiter. — Le Jupiter placé dans k lieu où s'assemble le sénat d'Athènes, dit Pausanias , est , de tontes les statues de ce 'lieu, celle qui inspire aux parjures i:ne • ins grande terreur : on l'appelle Jupiter More ins. parce qu'il préside aux serments. Il lient d" chaque main un foudre; c'est devant Ir.i que l s athIMe , avec leurs pères. I> ais frères, el les mailres du gym

nase, jut v. t sur les membres découpes d'un sanulo r immolé , qu'ils n'oseront d'aucune supercherie dans la lélébralion des jeux Olympiques. Les athlètes jurent aussi qu'ils ont employé dix mois entiers à s'exercer aux jeux dans lesquels ils doivent disputer la palme. Ceux qui président au choix des jeunes garçons el des jeunes chevaux, jurent encore qu'ils ont porté leur jugement selon l'équité, sans s'être laissé corrompre par tles présents, et qu'ils garderont un secret iavio-

vore sur-le-champ, sans qu'il en rMléw os. Si la provision ne lui sufiit pas, il troare le moyen d'enlever quelque jeune homme nui n'a pas eue >re été circoncis; car il sem>W qu'il ne s'en prend jamais aux femmes, n même aux jeunes filles. Les nègres pn-teirient qu'il garde sa proie dans son mt« jusqu'à ce qu'il ait reçu plus de nourrturf el que plusieurs jeunes gens y ont p.i*v'^~ qu'à dix ou douze jours. Après leur >uvranco inême. ces victimes dcnvnirrnl mnrv tvs autant de jours qu'elle» en ont on* d ii!-, : • \!M)lrcdu diabl-'. Le capitaine ■ anglais, vil un exemple de cette prétend populaire dans une ville des Foulis. Cnjea»' ni gre d'environ 15 ans étail sorti, disait-a* du ventre de Horey , la nuit précédent? « eut la curiosité de le voir ; el t<us se» t»-'fi ne purent lui faire ouvrir la bouche parler, bien qu'il lui présentât le bout de* » fusil , que les nègres appréhendaient beaucoup . lors. An bout? de quelques jours. « même jeune homme parui librement ao wlieu des Anglais , et leur raconla de> f1* étrange-, lit éi s apparemment de son mn:nasiou frappée. Enfin, tous les nègres p*1'; avec le dernier effroi de cel esprit malt" l'on est surpris de la confiance avec ladite assurent qu'ils ont été non-seulcnjfa1^ levés, mais avalés par ce terrible mon*-

lîOUMf:, c'est-à-dire impétuosité; l^1'^ en avaient fait une déesse, invoquée p.irr* qui menaient de l'activité dans la co-J»-

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