‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 332 sur 365 · HOM · texte numérisé non relu

HOM

les causes de la noirceur d'une partie des habitants de la terre. » Cuvier dit de même : « On a remarqué que les propriétés les plus variables dans les corps organisés sont la grandeur et la couleur. La première dépend surtout de l'abondance de la nourriture ; la seconde de l'influence do la lumière, et de plusieurs autres causes si cachées, qu'elle parait souvent varier par pur hasard.)» On sait en outre que les descendants des nègres finissent par devenir blancs dans nos climats , tandis qne les descendants des Portugais établis il y a trois siècles sur les côtes de l'Afrique el dans l'Inde, sont devenus noirs ou basanés comme les indigènes.

Les habitants de l'Amérique ne sauraient soulever de difficultés : on supposait déjà autrefois que celle contrée avait pu être peuplée par des émigrations de l'ancien continent ; cette supposition s'est changée en preuve. On a trouvé entre certaines tribus de l'Amérique el des hordes de la haute Asie similitude de physionomie, d'usages singuliers , de coutumes extraordinaires , d'objets religieux, de sculptures, de calendrier, et même affinité d'idiomes. Il en est de même des myriades d'Iles du grand Océan, à travers lesquelles on peot suivre, à l'aido de la langue, les migrations successives des tribus sorties originairement de la Malaisie asiatique.

HOMME-DIEU, nom que les catholiques el les trinilaires donnent fréquemment à Jésus-Christ, parce qu'il réunit dans sa personne la nature divine et la nature humaine. Comme Dieu, sa nature divine est identique ou consubstantielle ù celle de Dieu le Pèro ; comme homme, sa nature humaine est semblable à celle du reste des hommes.

HOMOGYRE, cultivateur de l'Argolide , qui, dit-on, inventa l'art d'allelcr les bœufs à la charrue. Il fut un jour frappé de la foudre, ce qui fit croire qu'il avait été mis au rang des dieux. On lai rendit en conséquence les honneurs divins.

HOMOLÊES, ou OMOLÉES, fêtes célébrées en Béotie, eu l'honneur de Jupiter, sur le mont Homole ou Omole, ancienne demeure des Centaure?.

HOMOPATORIFS, fête ou assi mblée chez les Athéniens ; les pères dont les enfants deraient être reçus dans les curies se rassemblaient ce jour-la.

HOMOPHORION, terme grec qui pourrait être traduit par seapulaire; c'était un ornement que les empereurs du iv* siècle donnèrent aux prélats comme marque d'honneur; c'est ce que nous appelons aujourd'hui le pallium. L Homophorion était une espèce de manteau impérial qui ressemblait assez à nos chapes. Depuis, ce ne fui qu'une espèce d'étole qui pendait par devant et -par derrière*, chargée de quatre croix d'écarlate disposées sur les quatre côtés du paHium. Comme cet honneur était une pure grâce des empereurs, on no donnait poinl le pallium sans leur permission.

UfiZ DICTIONNAIRE

HOMORIOS, snrnom grec ne Jupiter. Celait le même que J piler Termin ilis des Latins. Les itn-i ol les autres ndora'eul ce dieu sous !a forme d'une pierre. ('Tétait par elle que S" faisaient les serments les plus solennels.

TIOMTNTIONIÏ KS. Ce nom fut donné aux hérétiques s< e alenvs i!c Pluitin. qui enseignaient que sus-Chris! n'était qu'un pur homme. — Suivant le P. Sirm ni, les l!omnncionil. s soutenaient que Tanai;" de Dieu était imprimée, non dans l'a me de l'homme, mais sur «on corps.

ïîONfi \S. deess" de la mythologie finnoise ; elle v ilie - ne l'ours et l'empêche d'attaquer l S II OOpe.'IIIX .

HoNtiATAR, nymphe illustre des bois, d'ans la m\ ll>olot:ie tînt» ise ; < Ile est la patron,;e des pi:s. l'épouse dllon» «t. eu, la mère et ia non: rire de Tours, anim.il qui est Tobjei d'une sorte de rude.

HONtîONlvN, dieu des Finnois , époux d'Ilongalar, et père «le l'ours. Il hahile, ainsi que son épouse, l'épaisse forêt de Romentola.

HONORINL'S, dieu dos Romains, auquel saeriliaient les femmes dont les maris s'et.iie .t mis en voyage, afin nue reuwi reculent un . eeneil honorable des eiranui rs dont ils devaient pareourir le pays.

UOVt >I*F.T, un des eieq gâhs, ou génies personnifies qui président aux eieq jours ép.'iîOo.èm-N. \ at/fz Chus. Hon*<uet est le génie venecé le premier de ces cinq joui s.

i|:>\<>\ l R, i r'èir rélébre parmi les Parsis, qui soutiennent qu'elle a été révélée par Orniu/d à l'origine des tenqis ; elle naquit de eelte divinité avant tous les êtres, el ■ e^t au moyen île celte |>arole qu Ormuzd a fabrique l'univers. l'Ile n'est ;:utre chose que le résume des droi s el des devoirs. I.e mot Mono ver correspond en quelque sorte au J oova hili ique. ou plutôt a cette définition que Dieu a donnée de lu même, i'tjo su t/ui stnn ; car il pa' i'u vos ir do zend l'uni, . rrrtiir, e'esi -à-dire : Je sois, la- Ven -iidad Side dit que c est par le m ven de c ite parole que Zoro 'she a contra ut les Devvs à abandonner l'empire du monde, et à se cacher sous la (erre.

ÏPiOni'NS. Ja<qu-s-Olton Iloof, ministre à > culpmga , est cné comme fondateur de la soc iété de- Lecteurs, dans la Suéde occidentale. Depuis la fin de Tannée 1S08, la doctrine de la croix était l'objet sur lequel il insistait le plus dans ses sermons qui lui attiraient un nombreux auditoire. Ses talents , comme prédicateur, rehaussés par Ter'at d'une vie intégre, lui g.ignèrenl une foule de sectateurs , qu'on appela Itoofietw, du nom de leur rhef, et plus souvent Krrillés, parce qu' Is piél n laienl avoir secoue la funeste lelltargie dans laquelle leur àme «Mai! plongée. Ils s'oc» upaienl beaucoup de la lecture de la Ribb\ à laquelle ils ajoutaient les sermon, te Luther, de Nohrbore. de Muhrbcck,

DFS RELIGIONS.

de Pontoppidam , et l'ouvrage intitn^ Ch'i itre <lr Sion. Leur so< iélé sV«.l répar.d=j* d .ns plus de cent paroisses de \Vc«i; id]<r|/ de ll.itland et sur les frontières de S i alanl Kn été, ils se réunissent dans les forfu-our chanter les louanges de Dieu . et lui r*-trjr» des actions de pr iées. Ils paraissent être Ifj plus pieox de-, protestants de la Sue N> , ti leurs adversaires les plus déclarés nm Kmjours rendu hommage à la pureté de fort mmurs. On a porté plusieurs accusatif contre H<»of, à cause de sa doctrine; or laqua entre autres, en 181 S et lSPJ:rn m fut toujours aequiité par jugement du a*, sisloire. Les Hoofiens 9ont une espace J» pieiisles.

HO-PAMÉ. A Toeeident de ce mopik il j a, suivant les Tibétains, un autre m <n V u est étemel, sans commencement et^riifi,; c'est là qu'est le paradis où régi e If d>'« /l"-i>n i;e\ dont le nom signifie j/aViukri*. finir. || a au dessous de lui une tuu aa de disciples, appelés Tchung-tcho<<k, f w:\ les âmes de ceux qui ont atteint le plusb..*i degré de perfection ; Ho-pamé leur cn«f :;,t la loi. Ce dieu avait, dit-on, deux lêl s.iujiî il en adonné une à Djitin-rai-zKjh ; \<k en qu Ile c.ecasiou : celui-ci , dans une a ses profondes méditations sur le m nif, voyant les hommes s'égarer loin du 1er de la sainteté, en conçut une si grande imte-se el un tel désespoir, qu'il alla doontr de la tète contre un mur, el se la bri« a onze in irceanx. Ho-pamé accourut du pl« haut des cieux, ramassa toutes ces r"ir«« ei eu forma autant de têtes à Djian-rawiîti. Non content d'avoir sj largement répare k dommage, il plaça encore une de ses propres têtes sur toutes les autres comme pounoo* ronner son œuvre merveilleuse. Ce'le <iernière est rayonnante, a le visage rouer. «m chevelure bleue el bouclée. Du milieu it Iront sort une boucle longue et blnnrhe ; et, du sommet de la téle, une tumeur comme m petit globe d • chair, surmontée d'une p.1 t pierre liranl sur Tor et d'un grand érl i'. l'i ont est ceint d'une couronne d'or, jurt}quelle sont gradées des fleurs, el elle *s e»ri> lue de pierres précieuses trés-brill.aio Ouan I on représente Ho-pamé seul. f>o iu donne la téle que nous venons de dépeinJrf; de plus il soutient des deux mains uagi»!* surmonté d'un autre plus petit.

HOIMIAL, maison decharité, fondée pourlfr ger, nourrir et soulager les pauvres. — M h niliative de ces élablissemenls si utiles il™4 inanité souffranle est due à l'Eglise chrétienne. Dès les premiers siècles du ebrétnnisme, lorsque l'tlglise fut délivrée df» p^* secu'ions, on bâtit diverses maison* d*oto* rite, que nous appellerions maintenant kit*tour ; m lis on les distinguait eu fret différents noms , suivant le genre de pff sonnes auxquelles ils étaient destines. ^ maison où Ton nourrissait les petits enb* a la mamelle, exposés ou autres, s'ipP*!,tt îlrepliolrophiumiceÏÏe des orphelins, 4 *** trophium* Xoxocomium était rhôpilildf*»

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