HOR
aux hommes. Ils se relirèrent à Horoura,ce qui leur fit donner le nom û'Horouris. AI' en vinl aux mains avec eux. Voy. Hakéws.
HORTA , déesse de la jeunesse chez les anciens Romains , qui attribuaient à sa bénigne influenco les mouvements secrets et les inspirations heureuses qui portaient les jeunes gens A faire le bien ; c'est pourquoi on l'appelait aussi Stimula. Son temple n'était jamais fermé , pour exprimer le besoin continuel qu'on avait d'être porté au bien. Quelques-uns disent que celte déesse n'était autre qu'Hersilie, femme de Komuius, qu'après sa mort cllcful mise, ainsi que son mari, au rang des dieux , et invoquée sous le nom à'Horu ou noria.
HORUS, ou HOU. Selon Champollion le jeune , tous les dieux des Egyptiens ne sont que des formes el de pures abstractions d'Ammou , le grand être, point de départ et point de réunion de toutes les essences divines, et chacune de ces formes devient successivement actif et passif, principe fécondé et principe générateur, de manière à former une suite non interrompue de triades qui descend des cieux , el se matérialise jusqu'aux incarnations humaines qui ont lieu sur la terre. « La demi, re de ces incarnations, dit-il, est celle d'Horus, et cet amcau extrême de la chaîne divine forme , sous le nom d' Horummon l'oméga des dieux , dont Ammon H or us ( l'esprit actif el générateur ) est l'alpha. Le point do dôpart de la mythologie égyptienne est une triade formée des Irois parties d'Amoo-Ra, savoir : Anton (lu mâle et le père}, Mouih (la femelle et la mère) et Khons (le fils enfant). Celle triade, s'étanl manifestée sur la terre , se résont en Osiris, lsis et Horus. Mais la parité n'csl pas complète, puisqu'Osiris et lsis sont frères. C'est à Kalabschi que j'ai enfin trouvé la triade finale, celle dont les trois membres se fondent exactement dans trois membres de la triade initiale : Horus y porte en effet le litre de mari de la mère ; el le fils qu'il a eu de sa mère, el qui se nomme Malouli (le Mandouli dans les Proscynéma grecs). Ainsi la triade finale se formait d'Horus , de sa mère lsis elde leur fils Malouli, personnages qui rentrent exactement dans la triade initiale, Amon, sa mère Moulh , et leur fils Khons. »
Chacnoe de ces triades divines présidait à une région du ciel ou de la terre ; et l'autorité comme le rang diminuait à mesure que le dieu s'occupait plus directement de» affaires terrestres. Osiris , lsis, Horus , formaient la triade à laquelle était commise la conservation de l'ordre dans le monde sublunaire ; ils étaient en quelque sorte le dernier anneau de celte grande chaîne tbéogonique qui embrassait l'univers entier. Ils devaient donc être plus habituellement l'objet de l'adoration el des prières des hommes ; ils étaient en Egypte comme les dieux populaires ; leurs noms ont dû l'être aussi ; et les foules incultes . dit M. Cbampollion-Figeac , qui s'introduisirent , des diverses parties do
DICTIONNAIHK DUS HELKJIONS.
l'ancien monde, ilans les filés égyptiennes , ne durent y approiidn* que les noms el les idées religieuses répandus parmi In population égyptienne qu'ils purent fi ♦ queni. r . el ce ut toujours celle du dernier ru ni;. C'est ce qui explique pourquoi les noms de ces trois divinités du dernier ordre sont parvenus jusqu'à nous, rumine étant les plus connus p .pnl. iremeul , el eu; .ment ils eut élé répétés d û t en âue \ a r .' i'é el.i-.si-
qtie, <|tii n put s'élever au dei.'i tie ces i oins Cl de ces pratiques pn ul ,:ie> o ii n'en est pus ii oin certain, continu ie iné ;<•• éc rivain, qn>)>ins, Lis. Horus, «jui naicn', on pourrait dire, les dieux les plus a la purlee de l'ignorance et de la misèie heinaine , et quoi jin; occupant pr< se,ue la dernière place du sy>lè.ae religieux, ne perdaient rien en puissance ni en dignité; linru-, 1 ulin devenait, à sun tour, le cl. el «l'une t ; i.ide, c'e>l-àdire qu'il en faisait partie connu»' père. Ls s comice mère, Ma'ou.i ci.mm lil<. et, par cet cxlrc .«» au «'au ne I,: eliaine «les elre> divins, lloi ii- , <|iii u'et.iit que 1 i dernière incarnation d'Aintnou, le grand ètr -, .-e r (lachai! à ce te puirsain e suprême el rentrai en : 'Ile-même . pour que ce même être loi tout en lui-même , le comnicncancnl et la (in. n
D'après les classiques , Horus lut le dernier des dieux qui regnère. I vur l'I^vple. Il fit la guerre au Ivran ïypli > , inâirlner d'Osiris ; el, après l'avoir vamru el lue su main . il mon a sur le liouc le son père. Mais il succomba ensuite sous la puissance des princes Titans, qui le mire ..1 à mort. Isi., sa mère, qui possédai! les plu- rares secre ts de la médecin • , celui même de rendre immortel, ajanl trouvé son corps dans 1 ■• Ni;, lui rendit la vie, lui procura l'immo: lalité, et lui apprit l.i médecine et l'art de la divination. Avec ces talents , Horus se raidit celélire, el combla l'univers de ses bienfaits.
Les figures d'Horus accompagnent fréquemment celle d'Isis , dans lc> monuments égyptiens, el entre autres, sur la table l»iatjue. Il est ordinairement représenté sous la ligure d'un jeune enfant , tantôt velu d'une luniq :e, tantôt enimaillolle sur les genoux de sa mère, avec un cercle sur la tête de la mère el sur celle «le l'enlanl. < >n lui met d ns les mains le lit uns. ou un In ton terminé par une lete d'oi>eau ou par un fouet . On le représentail encore avec )a tonne ou au moins la léte d'un éperv ier.
HOSANNA.de l'hébreu rcnrrnhosclm-nn«t qui signifie suivez, je mus pi i<\ Ce: le courte obsecralion biblique pa>sa «m lormiile d bénédiction el d'heu eux smibaii*. 1,'i'Aanv.ilc rapporte qu'à l\ ntree de J««su -Christ à J«-rusa'em le peuple criai d'une vu. \ unanime: Ifvsimna an fil- de Duvhl! r qui pou ail > iguiiier, suivant l'elv molngie il u mot : O Dieu ! cou ervez le fils ne Davj I; combb /-le île faveurs el de prospenl s; «m, dans un sens plus large : (iloire, honneur, bénédiction au lils de David ! C'est dans ce dernier sens «}uc l'entend l'hglise, qui chaule l'Hosanua.au iacrifice de la messe, avaut la coi. -écraiion.
Les Juifs appellent Homnna la fé e dfsbn. tes ou de Tabernacles, qu'ils < elèl. c n : \t quin/ièmejourdu n»ois<!elisri,quicorr. s-,,, à septembre. Llle dure une s< iu..ine enùr*. Le septième jour s'appelle llosa m r, u le grand Hosanna, el arrive le 21 de n ,<ù m is. Us ibuiiien! à celte solennité !<■ n i4 d llos.iiina (c'esl-à d i e saut tz, non* r u*;;. firi ij.'i, parce qu'-ls prient alors pour Lit». mi.iMou «tes pèches du peuple, et p<,u'u piospe ne de l'année qui vient «le coinuimcer. C e>t p urquoi la plupart de* prière k cell- léte cou i rinent des I uinul. s piri *. quelles on demande le salut el la m .»»•:•corde; .n les appelle en conséquence ih. Minnoih.
Les JuiTs donnent encore le nom d'// .IT. aux bra: cbe> de saule ou aux palnn squi* portent à ce le fet«', p ir e qu'eu agitnl.rs rameaux, iis c anlenl liosunni !
IlOSKlvjïOSSLIN, IMSAlN.ot H"<':i\'.
secon.i lils d'Ali et «le l'.Ubnu , et .Ma ii me: ; il succéda à son Irère Ilassi ani la dignité d'imam: mais, moins pusili>;mt que son aine, il mu m aussi recouvr.riell? de f fi 1:1e, el refusa de reconnu ilrc «omne tel Vt/id, (ils de Mnawia : oblicé en con>f «jnence d.' se rei'ug er a la Mecque, il fui ;avilé par b s habitants de Ko fa a venir dajj leur vil. e. où il -erail proclamé kbalifeel V«;J déclaré usurpateur. Il >e mit en effet en rouit a \ < c o 1 1 1! iri'in. si seulauts elï'icavalierjUj nés;; tain II. , escorte seulemenl d»î<|uclju« Inmpes d'iul,,n ene arabe. Ce qu'avant appris, Oi « itlallah, lils «le Ziyad , général de l'armée de Vé/id, ilmarcha eonlre lui avec t u corps de 10.001) chevaux el le ronn-nira dans le «leseit de Kerbela, non loin de KouU. lloseiu, abandonne de son escorte, uiarn|Uioi de tout cl air «ni! de vivres el d'eau, j pent avec tous les siens, en combattant avec an courage digne d'un meilleur sorl, l'an 61 <te l'hégire. Son lils Ali. surnomme Zehi-cl-At*diu, échappa seul au massacre el fui reg.ird« comme le cinquième imam par les Scinde*.
Hoséin est considéré par les musulmans S hiites de la Perse et de l'Inde comme M marlvr, et ils lui rendent en conse.juenre^s honneurs extraordinaires. Son cube a c»"me n ce a Ha'jdal l'an 'Sol de Ihegire, ce fut Moe/z-K Idaulel, sullan Buide. qui rin>tiioi sous I > no .i de Ytium-Asclinurn, ou fete 'Q dixième jour. Eu conséquence, le 10 du m u de moharrem, jour de deu l et de tristess-. i cause de l'auni > ersaire delà morl de remaiheureux prince, toute la cour et le peuple ;>r^o* nent l'habit n ir. Il n'esl permis .i personne de travailler; boutiques, magasins, roirchf public, lotit est fermé. Les femmes en p ours parcourent les rues, le visage counrf. I« cheveu v épars, faisanl retentir l'air delcori g«,aiissemenls, de leurs sanglois, et eiïraot spectaeh' le plus Irisle, le plus lugubrr. h plus ell'i avant. Celle féte, bien loin d'J'oir perdu de sa solennilé el de sa pompe en traversant les siècles, a vu constamment tetrai^ Ire s«»n appareil avec la dévotion elle (*»*• tisme des peuples. Elle dore maiuleMBt «ux
U73 HOS jours entiers, qui se passent dans les larmes, dan* 1rs narrations épisodiques de ce tragique événement, dans des chants élégiaques, dans lia représentations scéniques, dans des processions solennelles, dans des austérités rifoureuses, dont on peut voir le détail a l'article DfcHA.
HOSIRS, prêtres de Delphes, préposés aux sacrifices que Ton offrait avant de consulter l'oracle. Ils immolaient eux-mêmes les vielimes, et apportaient toute leur attention à ce qu'elles Tussent pures, saines et entières. Il fallait que la victime tremblai et frémit dans toutes les parties de son corps, lorsquelle recevait les effusions d'eau et de vin; «n'était pas assez qu'elle secouât la léle, comme dans les sacnfices ordinaires; sans cela les Hosics n'eussent point installé la Pttliie sur le trépied sacré. Ces ministres Mjii. nl perpétuels, et la sacrilicalure passait i leurs enfants. Un les croyait descendus de Ueuc dion, "o™? , en grec, veut dire saint, et a victime s'appelait llonoit, sainteté.
HOSPES et HOSPITAUS, surnoms que es Romains donnaient à Jupiter, comme lieu prolecteur de l'hospitalité.
HOSPICE. I. Petit couvenl de religieux, lesiiné à recevoir les religieux étrangers du oéme ordre.
t Ou a donné aussi le nom Hospice* des Misons balir» dans les grandes villes pour mirde retraite pendant la guerre, et dans es temps fâcheux, au* religieux el religieues, donl les couvents, situés dans les camugoes, étaient par là exposes au pillage. 3. Maintenant le mol Hospice est à peu très synonyme de celui d'Hôpital, et, dans eaucoop de villes, on se sert indifferenuneni e l'un on de l'autre. Mous croyons cepenaot, d après l'usa'ge reçu, que le num d'/fdital désigne plus particulièrement un ét.i— lissemeni destiné à recevoir et à soigner » malades ; tandis que VHospice est celui ui a èlé fondé pour recevoir à demeure une erlaine classe de malheureux; c'est ainsi uc l'un dil V Hospice des Enfanté trouvés. Hospice de la vieillesse, etc. Ce qui a porté confondre les deux dénomination», c'est oe, dans an grand nombro de petites villes, : même établissement est consacré à l'une la l'autre destination.
Ces sortes d'établissements, qui ont pour aie la charité, doivent leur origine au chrisanisme; mais parmi eux, il en est qui n'ont mai» été imités par les religions élrangè- », ce sont les Hospices pour les enfants ouvés. On en fait communément honneur saint Vinceul de Paul; sans doute c'est lui ai, le premier, a établi en grand des asiles our l'enfance malheureuse, et qui a prooqué, dans tout le inonde chrétien, ces se- Mirs intelligents et efficaces pour recueillir t élever ces petits êtres abandonnés par des areiils malheureux ou dénaturés, et pour ur procurer les moyens de pourvoir uu >ur à leur subsistance ; mais ce serait une rrenr grosaière de croire que l'Eglise avait Uendu seize siècles pour recueillir dans son