HOS H
sein ees petits enfants que > on mattre lui avait recommandés. Dès les premiers siècles, l'Eglise recueillait les enfants délaissés, et les élevait dans des maisons établies à coi effet, et qu'on appelait Brephotrophiwn, hospice des pelits enfants. Au mi* siècle, le frère Guy, le sainl Vinccnl de Paul du moyen âge. avail fondé à Montpellier, sous I invocation du Saint-Esprit, un ho pice où il recevait les enfants exposés. Un siècle à | eine après la fondation de 1-ur ordre, les enfants de mailre Guy, les frères hospitaliers du Saint-Esprit, remplissaient l'Europe; l'Italie, la Sicile, l'Allem igne , l'An::! terre , la France, l'Espagne, avaient vu surgir ers établissements de charité ouverts aux enfanta exposés ; et, pendant Irois sièt les, les mains de ces saints religieux recueillirent ces innocentes victimes. La leur été des guerres religieuses du xvr siècle 1 s cnloa aux malheureux; ce fut sainl Vinccnl de Paul qui recueillit leur héritage , el organisa d une manière durable ces établi s-Mienls qui maintenant sont regardés comme de nécessité j remière par tous les gouvernements chrétiens. Il esl bon de remarquer que, quand le malheur des temps ne pe menait pas d'avoir ces sortes d'élab'isse mMits, c'était l'Eglise qui, presque toujours, prenait soin des enfants abandonnés : les parents les exposaient sou* le porche des églises pendant lu nuit ; les chefs des paroisses les recueillaient . les confiaient à des nourrices, el s'ingéniaient à leur assurer uu sorl pour l'avenir.
HOSPITA, surnom des déesses que l'on croyait présider à l'hospitalité. Vénus Hospitalière avait un temple à Memphis, el Minerve était honorée à -Sparte sous la même qualification.
HOSPITA L1ÈK ES. On appelle ainsi les congrégations de religieuses qui se dévouent au .^oin des pauvres; il y en a un assez grand nombre; les plus connues sont :
1. Les Sœurs hospitalières de Saint- Jean de Jérusalem, aussi anciennes que les chevaliers de même nom. Voyez Hospitaliers,
2. Les Sœurs hospitalières do Notre-Dame de pans, fondées en IniiV, par la mère Françoise de la Croix, sous la protection de la reine Anne d'Autriche, poor le service et le soulagement des pauvres tilles el femmes malades. Elles appartenaient à l'ordre de Saint-Auguslin. Leur habit élail gris brun, le même que celui de l'ordre de Saint-François; elles portaient uu scapulaire blanc, et un voile noir. Ces religieuses faisaient les trois vœux ordinaires de religion; mai. elles y joignaient un quatrième vœu, celui d'hospilalilé.
3. Les Hospitalières de la Miséricorde de Jésus étaient aussi de l'ordre de Sainl-Aueustin; elles reconnaissaient pour supérieur l'archevêque de Paris. Leur habillement, eu été, consistait en une robe blanche cl un rochel de Du lin ; en hiver, elles se couvraient d'uu grand manteau noir par-dessus le rochel.
H7S IdCTIONNAIRG
'i. Le» Hospilaln -les de Snint-Tftomat de Villeneuve, instituées en H'OO, par le père Ange le Proust, religieux auguslin réformé.
IIOSI 'ITALIENS. On désigne en général sons le nom iVordm hospitaliers (mis les ordres religieux qui avaient pour but de recevoir el «le soigner les vovagenrs, les pèlerins, les pauvres elle* malades. Voici les principaux :
1. Le plus ancien «les ordres lit - pîf .-iliors fut fondé à Sienne . vers la fin du i\c :ièc!e, par un pieux habitant de relie viilc, qui v ouvrit l'hôpital dit delhi Senh.
± Les Hospitaliers de Saint-Jeun de .1 rusalent, ap;n lés aussi Chevaliers <lr llho'rs , Chevaliers de .1/V/e. Cri ordre fut é:abli a Jérusalem, après la prise de celle il e par les croisés eu Hl')0. par Gérard l .i;n, ne a Marliguescn Provence. Il ml originairement pour but de rerevoir les pèlerin» auxquels la dévotion faisait entreprendre I voya e de la Palestine pour visiter les saints lieux, de pourvoir à leur- besoins et de les soigner dans leurs maladies. Avant la prise de Jérusalem, Gérard s'élanl déjà associé a quelques négociants italiens de la ville d'Amaili, a qui leurs n i liions commerciales d.iu le Levant assuraient beaucoup de crédit, avait obtenu du soudait dTgvplc, alors mailie de la Palestine, la permission de bâtir, prés de l'église du Saint-Sépulcre, un hospice destiné à recevoir ies pèlerins. Cette fondation ne subsista d'abord qu'au moyen des aumônes envoyées de toutes les parties de la chrétienté; mais elles devinrent bientôt si abondantes , qu'on se trouva en état d'élever un second hospice pour les femmes. Tous les Latins, de quelque nation qu'ils lussent, étaient accueillis dans cet établissement, et soignés lorsqu'ils tombaient malades. ],c gouvernement en était contié à des religieux de Saint-lienoit. C'est dans cet état qu'étaient les choses lorsque Godcfroy de Bouillon entra dans la ville saime; l'hospice des hommes était régi par Gérard Toiu, et celui des femmes par une daine romaine nommée Agnès.
Godefroy do Bouillon, proclamé roi, et affermi sur le nouveau trône par l'éclatante victoire d'Asralon , accorda une protection spéciale à l'hospice de Saint-Jean, dont il était tous les jours à même d'apprécier les services. Pour contribuer à son entretien , il lui donna la propriété de la seigneurie de MonlUure, qui faisait partie de son domaine dans le Hrabanl. Ce fut la première dotation de l'établissement, dont, par suite, la libérable des princes chrétiens accrut prodigieusement les richesses.
Plusieurs gentilshommes, qui avaient reçu dans celle maison l'hospitalité la plus charita: le, renoncèrent volontairement à leur patrie, pour se consacrer au service des pauvres pèlerins. De ce nombre était Raymond Dupuy, qui succéda à Gérard loin.
Des |;î viv.tn: de • e dernier, et sur s i proposition, les he^oia.icrs et les Hospitalières Il est compté pour le deuxième grwnd maître i
'ES l'.ELKllONS. |ri
s'étaient engagés à quitter le monde, avaient pris l'habit régulier. Cet lu. bu consistait en une rohe noire, sur laquelle cUit. du enté du cieur, une croix blanche a lui: pointe.-. Le pape Pascal 11, en approuvant l'institut, soumit l'ordre à la règle de sjmt Augustin, cl accorda aux religieux de grands privilèges, et notamment celui délire leur supérieur.
Raymond Dupuy, élu grand maître 'l)i la mort de Girard Tom, vil avec chaîna que les courses des brigands qui iufeslaieol alors les chemins de la Palestine, exposaier.1 chaque jour les pèlerins à de nouveau* dangers; et, pour ne pas borner les secours d? l'ordre aux soins qui leur étaient prodigues dans l'hospice, il résolut de les protéger an dehors pur la force des armes. Lcxetuiiou de ce projet fui d'autant plus facile, qu-!ci Hospitaliers étaient presque tous des guerriers qui avaient combattu pendant la croisade. C'est ainsi que l'ordre de Saint-J^o devint tout à la fois un ordre hospitalier et militaire.
Raymond pourvut aux statuts de l'urdre qu'il partagea en trois classes. Dans la première lurent admis, en qu ili:é de chevaliers ceux que leur naissance et les «rades qu ils av. ienl occupés dans les armées rendaiec; plus propres à la guerre ; la seconde sr cwnipos i des prêtres et des chapelains; cl la troisième de ceux qui, n'étant ni nobles ni ecclésiastiques , étaient nommés frères servants. Malgré ces distinctions de litres, tous Ici religieux ne formaient qu'un corps, cl participaient également à la plupart des droit» et privilèges de la religion. Le costume fui d'ahord commun a tous les Hospitaliers, ruais les nobles ayant par suite témoigné de la répugnance à entrer daus un ordre où iU étaient confondus avec les frères servants, le pape Alexandre IV décida que les seuli chevaliers pourraient désormais porter, daw la maison , le manteau noir, et en campagne, une sopraveste, ou cotte d'armes ronge, avec la croix blanche, pareille à l'étendard de la religion. Un statut particulier privait de la croix el de l'habit tout chevalier qui abandonnait son rang sur le champ de bataille el prenait la fuite. ^ On ne pou vail être admis dans l'ordre qu i l'âge de 13 ans, el pour se faire recevoir chevalier , il fallait être issu de légitime mv» riage, cl de maison noble de nom et d'arme*. 11 élail défendu de donner l'habit à aucoa religieux qui eûl déjà fait partie d'une antre congrégation. Les profès étaient assujettis aux trois vœux de chasteté, d'obéissance el de pauvreté volontaire ; ils s'engageaient aussi à combattre pour la religion ^retienne el le culle divin, à prendre tonjoon la défense de la cause juste, à délivreras opprimes, et à secourir la veuve et l'orphelin. Les chevaliers, en cas de guerre entre <k« princes chrétiens, devaieut garder la pis* exacte neutralité.
La torite supié.iie appartenait au cet* soi:, dont le grand mailre était le chef, et ou ais il lui Je premier qui prît ce titre.
an nos
il arail deux voix en cas de partage ; d'où l'on peol juger que la forme de cet institut rUit dès lors, comme elle a toujours été depuis, purement aristocratique. Le grand m.iiire et le chapitre réglaient l'usage des rvtrnus. La régie des biens fut d'abord confiée à d'anciens Hospitaliers appelés précepteurs, dont l'emploi était révocable à la volonté du grand maître et du conseil. On leur substitua par la suite des chevaliers qu'on nomma commandeurs, du titre de leur coniiusion, eommendamus. Ils étaient soumis à ta surveillance des prieurs, chargés d'inspecter les commanderies ou établissements que possédait l'ordre dans le» différentes provinres d*» la chrétienté. A l'égard des baillis, c'éaient (les commandeurs subalternes ou régis- >eors dos c ommandeurs, et qui, moyennant 10e rétribution, exploitaient les commandeies. On appelait grands baillis des officiers upérieurs aux commandeurs eux-mêmes, foutes ces dignités fiscales , qui devinrent rès-lucralives , éprouvèrent successivement i»er« changements.
L'élection du grand maître était soumise à approbation du pape, mais ce n'était qu'une impie formalité canonique et réglementaire, [ai n'emportait pas le droit de refus ou d'aceplation. Une prérogative plus réelle dont e trouvait revêtu le souverain pontife, était e sanctionner la convocation des chapitres én^ranx, de pouvoir les annuler, de signer a statuts de la religion, et d'avoir auprès «son gouvernement un inquisiteur, dont emploi consistait à suivre toutes les affaires o ressort de la juridiction ecclésiastique, et éveiller à l'exécution des bulles et des brefs, 's reste l'ordre, absolument indépendant, rait un caractère de souveraineté reconnu ar toutes les puissances, de quelque religion «'elles fussent, et entretenait des ambassason auprès des différentes têtes couronnées s l'Europe.
Sous le magistère même de Raymond Du- □y, l'ordre était devenu déjà tellement nomreux, qu'on jugea à propos de le partager ) sept langues, qui furent distinguées par s noms de Provence, Auvergne, France, Itat, Aragon, Allemagne et Angleterre. Cette îrnière ne compte plus depuis l'hérésie qui séparé la Grande-Bretagne de la commuent catholique. Les langues de Castille et do ortugnl oot été ajoutées à celle à' Aragon. îile division a toujours subsisté, avec cette >ception cependant, que les prieurés, bailles et commanderies qui, dans les preîers temps de Tordre, appartenaient en •romun â tous les chevaliers, ont été depuis îectés , suivant leur origine, à chaque "gue et a chaque nation particulière.
On sait avec quel zèle les chevaliers se )uèrenl à la défense d<» la religion, et coinen de services ils rendirent aux rois de Jéisalem. Le courage qu'ils déployèrent dans oies les occasions, et la terreur qu'ils »|)ir;iienl aux musulmans , Grent surnomer l'ordre , le boulevard de la chrétienté. L'histoire des diverses révolutions qu'a suies cet ordre depuis le déclin de la puissance
UOS «178
chrétienne en Orient , offre un tableau du plus grand intérêt. Lorsque Saladin eut pris Jérusalem en 1187, les chevaliers se retirèrent d.ins le château de Margat , situé sur les conQns de la Palestine , dont ils avaient acquis la possession de Renaud par voie d'échange cl qu'ils avaient forliÛé. Ils s'emparèrent ensuite de Saint-Jean-d'Acre et s'y établirent. Après la prise de cette ville par les infidèles, ils se réfugièrent dans l'Ile de Chypre, où ils demeurèrent, quoiqu'on leur offrit un asile en Italie, parce qu'ils ne voulaient pas s'éloigner de la Terre Sainte. C'est alors qu'ayant armé des bâtiments pour conduire et protéger les pèlerins qui allaient visiter les saints lieux , ils commencèrent ces courses maritimes qui causèrent tant de préjudice aux musulmans, et dans lesquelles ils accrurent prodigieusement leurs richesses. En 1308, le grand maître, Foulquier de Villaret, Gxa l'établissement des chevaliers dans l'Ile de Khodes; le sultan Soliman les en chassa vers 1523, sous le magistère de Voiliers de l'Isle-Adam, après un siège aussi long
3ue meurtrier, pendant lequel ces défenseurs e la foi firent des prodiges de valeur. Le grand maître se retira avec sa flotte en Sicile, où lo vice-roi lui offrit, au nom de l'empereur Charles-Quint, la ville et le port de Messine pour refuge. Après y avoir séjourné quelque temps , il alla débarquer dans le golfe de Baïes. Ses tentatives auprès du papo Adrien VI, pour en obtenir un lieu convenable où il pût se 6xer, furent infructueuses; mais Jules de Médicis qui succéda à ce dernier, et qui avait été lui-même religieux de l'ordre, permit aux chevaliers de se retirer à Viterbe. Le service le plus signalé que leur rendit ce pontife, fut de donner une bulle par laquelle il leur défendait de se séparer, ce qui empêcha une dissolution qui paraissait inévitable : alors s'entamèrent de longues négociations, dont le résultat fut la cession que leur Gt Charles-Quint de l'tlo de Malte, dont ils prirent possession en 1530.
Celle lie, que les chevaliers s'appliquèrent à forliGer, soutint contre les Tores, en 1565, un siège célèbre dans l'histoire, et que les infidèles furent contraints de lever, après avoir essuyé des perles immenses. Le grand maître, Jean de la Valette, qui, par son courage et ses talents, avait puissamment contribué au succès de celle défense, til bâtir sur le principal emplacement qui avait été le théâtre de sa gloire une ville qui, de son nom, fut appelée la cité Valette.
Les sultans Grent encore par la suite quelques tentatives contre Malte, mais elles se bornèrent à des débarquements partiels , et n'eurent jamais de résultat important; tandis que les chevaliers, dans leurs courses armées , continuèrent à se rendre redoutables au commerce et à la marine turque.
L'ordre se maintint dans la possession de Die de Malle jusqu'en 1798, époque à laquelle Bonaparte, général en chef de l'expédition d'Egypte , parvint À s'en rendre maître. Aux termes de l'article premier du traité de reddition, conclu le 12 juin delà
ilV'J DICTIONNAIRE I
même année, les chevaliers renoncèrent, en faveur de l.i république française, aux ■ roils de souveraineté et de propriété qu'ils avaient tant sur celle ile, que sur celles de lioze cl de Cainino.
Par suile de cet événement . les membres de l'ordre se dispersèrent. I.e ba<on d'Ilo npesch abdiqua la dignité de jrraml m.ulre qui fut déférée à l'empereur «le Kus.sie , Paul \" , qui , depuis quelque temps, avait accepté le titre de protevirur 'e i' r re , et auprès duquel un criud nombre 'e e'ie ;;l:ers avaient été chercher un asile, n .ni ik ce choix fût rontr.iire au\ s'atuts de la religion, le pape le ralilia néanm in> , pir la mnsidéralion qu'une | ro ee ion ;us«i : u 'séante deven.il nécessaire aux chevaliers, dans l'état déplorable auquel ils se t:uuvai ni réduits (t).
Cependant, deux ans après la prise de Mahe par les Français, la garnison qui l'occupait lut oblige.' de capsuler, et de r • ncllrc; l'ile aux troupes anglaises qui l'assiège icnl, et qui en prirent possession le o se, temhre 1800, au nom du roi d'Angleterre
Le traite de paix s pué à Amiens, en 1802, portait, article x, «pie l'ile de Malte s< r.i il restituée aux chevaliers de S a;nl-Jean de 'erusalcm, sous la condiu.n qu * l'ordre ctahlirail une nouvelle langue en laveur des Maltais, et que ceux-ci sciaient admissibles à tous les emplois du gouvernement et à toutes les dignités de la Mi-ion , d'où ils étaient précédemment exclus.
Les événements politiques ultérieurs empêchèrent l'exécution de ce traité. L'Angleterre, engagée dan - une nouvelle guerre contre la France, et effrayée de la rapidité des conquêtes de Napoléon sur le continent, refusa constamment de rendre l'ile de Malle aux chevaliers , alléguant pour mohf qu'ils étaient hors d'elat d'en as>un r I indépendance. Les Anglais continuèrent doue à l'occuper jusqu'au traité de Paris, conclu le 30 mai 181V entre les grandes puissances européennes, et qui proclama delinilivement l'union tic Malle à la Grande- Bretagne.
Depuis, l'ordre n'exista plus, pour ainsi dire, que de nom , sans établissement li\e. Son siège fut Iransléré en 18'U à Cal ane , puis à Ferrare, et enfui à Home, en 1831.
il. Il y a en Italie une congrégation de religieux hospitaliers, établie dans le xtr siècle par le pape Innocent III. qui donnent 1'hospiialile aux pèlerins et aux voyageurs, et prennent soin desenfants trouve . Leur habillement est à peu près le même que celui des prêtres; ils en sont distingués par une croix blanche qu'ils porteut sur leur soutane et sur leur manteau.
i. F i U'.i". le pape Bontïace VIII institua l'or. lie des religieux iiospilaliers île S nul- Antoine, sous I i ré^le de saoïi Au^as'in , dans le diocèse de Vienne en Dauplune. Ils
(l) L'empereur Alexandre , à son avéniineM au Irônr, s'i-sl siui|ilenieiil decl.ué jn^l- ctntr de ï ordre de Suuu-Jeande Mrutalm, pensum que c« tilre coa-
:S HELIC10NS. Il
servaient principalement ceux qui étal \ attaques de la maladie nommée le< «?'</ ; ou c feu sacré, pour laquelle on in*o;ii,i saint Antoine. Le pape leur donn i le tirade chanoine- réguliers; lis portaient stu !r..rs h a : » i s comme marque distinclivc un i poience.
0. On donne encore le nom d'!Ios;> ij'i r> a "X chevaliers ÏVur m /'«?.<, aux fr -i es •/• i Chanté un <\" Sa nt-Jraa ■<!< — l) Au ; ùfi.t des //««v-TiVs fondée en U'-t ', Arg n'sè. vs, et .i quelques autres eon ji cgali i :i - .
liOSl'M' ALI I L, i.cle de ci.arné (j. iu exerce en i ers les passants et les voy.i.eui*. en b ■tir louruissaul un asile et 1< s ch •>■•> i.^ces-aiivs à la vie. L"h"spiialilé fut am.tf^ m l omi'ur ch z presque toutes les wlions. qui ia regardèrent comme uu ih'wir religieux.
1. Les bons Israélites la pratiquaient n« r ♦e plus gr.iiid s.,iu. L'iicrilui e sainte ' ii («ail 1 1 pln^icu.s exemples, entre autres <■ lu d'Abraham. Ce patriarche et ni assis a Vitrée de sa (e ile d ns la vallée de Mambrci l'heure de la plus grande chaleur «Uijl.t. lorsqu'il aperçu! trois, hommes qui veuai cli lui. Il se leva aussitôt pour aller a le r rwconlre, el se • rosiei min» devant eux : * t.vtes-moi la grâce, leur di' il, de ne point passer devant la maison de voir-' serviteur, sans vous y arrêter. Je vais vous apporter de l'eau pour vous laver les pieds, et «les vivres pour réparer vos forces ; el vous continu'rez ensuite v Ire roule. Fn allen/lmt veuillez vous reposer sous cet arbre. » Un même temps Abraham rentra dans sa tente, ordonna a Sara, sa femme, de prendre trots mesures de larine el de faire cuire des pains sous la cendre; il couru! ensuite à son truopeau, en choisit le veau le plus gras et le plus tendre, el commanda à ses gens de le faire cuire. Lorsque tout fui prêt, il apporta lui-même les mets à ses hôtes, et y joi-n I du beurre el du lait. Pendant le repa», il >? tint debout auprès de l'arbre, attentif à l?« servir. C'étaient trois auges que le bienheureux paliiarche reçut ainsi sous la fon* humaine.
On trouve dans la Bible plusieurs au'r* exemples d'une semblable prévenance :
aussi la loi divine recommandail-elleexprev sèment «l'exercer l'hospitalité enrers les étrangers.
2. •< L'hospitalité était d'un usagf ordinaire, même entre les païens, dit l'hâter fa Fieui y ; chez les Grecs el les Homa ns, Irt hôlelleiics publiques n'étaient guèïe ( <queirees par les honnêtes gens. D ms U* villes <-ù ils pouvaient avoir affurf , il» avaient de> amis qui les recevaient, tl «iU récii.nM|uetuo-..t log- aient chez eut, q'-'-i-'J ils veu.iien: à leur ville. Ce droit se perjel.uiit dans les la oi^I s : c'était un !«•' { «,a* cip m\ liens d'amilie entre les vil es de i»rrce
ven tii mieux à son rang. Il laissa aux co»^1'-'' ^ t i aux pntles la liberté, de se choisir uu gryiiŒ"'0^ d'apre» leurs lois el leurs *uiuU.