Les Vogouls, adorateurs du soleil et de
la lune , rendent aux chiens morts des devoirs avec une certaine solennité; ils lotissent ett leur honneur une petite cabane de bois qui peut passer pour un monument.
28. Presque toutes les peuplades de l'Afrique qui ne i rolessent pas le christianisme ou h' musulmamsme sont livrées au felirhisrne le plus grossier ; nous ne répéterons pas ici ce que n>us avons dit aux articles Fptiouismk . Gni<GRi> , Griots. Nous signalerons seulement les usag s qui, en quelques contrées, «ni plus de rapport avec Pidolâliie profiieinenl dile.
2). Lis anciens habitants de l'Ile Canarie vénér ienl les idoles : elles étaient placées dans des tiich; s. les un< s rondes, les auires carrées. Les navig leurs portugais , envoyés, en 1341, par le roi Alphonse IV, rapportèrent à Lisbonne une de ces id îles ; elle était en pierre, et représentait un homme nu, tenant un ylohe d.nis sa main. Le> annotations d'André liernaldez nous signalent un a ire fait qui donnerait à la religion de ce peuple une apparence .l'idolâtrie, a D ib la (Ira de- Canarie,dil cet historien, il y avait un édifiée destiné au culte, qu'ils appelaient Tirma. C'était là qu'on vénérait une idole en bois, de la longueur d'une demi-lance, représentant une femme nue , et scu p ce de manière à montrer loules <>es formes. Beva-t cette femme se voyait une autre sculpture figur > nt une chèvre disposée à l'accouplement, ayant derrière elle un bouc prêt à la couvrir pour la féconder. C'était devant ce groupe qu'on faisait des libations de lait et de beurre, en manière d'offrande, de dlme ou de prémices. »
Au centre de l'Ile, dans la profonde vallée d'Acéro, il existe un roc escarpé qui se dresse comme un immense obélisque. Les naturels l'appelaient Idafe, cl avaient pour lui la plus grande vénération. La crainte de voir l'énorme monolithe s'écrouler tout à coup, et les écraser sous ses ruine*, motivait sans doute lespècede culte qu'ils lui avaient voué, et c'était probablement pour prévenir ce désastre qu'ils lui apportaient des présents el lui adressaient leurs prières. Pleins de respect pour ce roc redoutable, ils ne s'en approchaient qu'eu Iremblanl, et déposaient à la base le cœur, le foie et les poumons des animaux dont ils faisaient leur principale nourriture. Les offrandes étaient toujours présentées par deux personnes. La première s'avançait en chaulant ces paroles : Tombe* r><i-tut J afe? et la seconde répondait : Donne-lui, et il ne tombent pas. D'aulres lois, c'étaient des victimes entières qu'on sacrifiait au rocher de la vallée, en les précipitant du haut des escarpements.
30. Les idoles du Congo sont des simulacres qui se ressemblent peu dans la forme. Les unes sont des statues qui représentent grossièrement la figure de l'homme, d'aulres, sous la forme d une chèvre, ont la téle faite d'une écaille de tortue, avec le* jambes el les pied» de quelque autre animal. Quelquesunes nesoui que des bâtons garni . de ferpir le bout, ou décorés d'un peu de sculpturc.des
DES RELIGIONS. |*60
roseaux, des cordes ornées de petites plomes ou de deux ou trois petites cordis; des poli re wplis de terre blanche; des cornes de buffles, revêtues ue lammieierrcvclgarniesdan anneau de fer à l'extrémité, et i. ilte autres bagat Iles semblables, qui sont des fclicbei proprement dits.
Les b.iWlanis du Kakongo maltni'eoi quelquefois, brûl n> même leurs simulacres, par dépit, lorsqu'ils s'adressent sainement a eux dans leurs calamités.
Les hommages que chaque particulier rend à son dieu consistent a se prosterner devant lui, à fléchir les genoux, à faim brûler en son honneur quelque matière qui reinle beaucoup de famée.
31. Le soleil, sous la figure d'nn homme, la lune, sons celle d'une femme, sont, di(-oo, les dieux des Anzikos, qui ont d'ailleurs une infini é d'aulres simulacr s.
82. La plupart des nations de l'Amérique, étaiii nomades eln'yanl point d'habitations fiies, n'étaient pas idolâtres; il n'y avan qoe celles qui étaient le plus avancées en civil»— satiou qui eussent des temples, des statues el des idoles; et ces nation» étaient en pétri nombre.
Nous avons parlé des idoles des Péruvien à l'article (iiHCAS.
33. Les Muyscas avaient un grand nombf d'idoles grossièrement sculptées. Il y en asail en or, en argent, en bois el même eu cire. Elles ét ienl habillées d'étoffe* faite* du H de diffe ents animaux, qui étaient le» plus estimés parmi eux. 1 s avaient toujours soin de placer dans leurs temples une idole oalei côté d'une idole femelle ; chaque iodi.ene avait en outre pour divinité un lac, une montagne, une roche ou qu> Ique autre objet qui s'était rétélé à lui parle treuibleoeal dont il avait été saisi en passant auprès. Quand il voulait implorer sou assisUnce, il jeûnait pendaut un certain nombre de jours.
Les offrandes faites aux divinités q«i avaient des temples, étaient jetées par te prêtre dans de grands vases en terre cuite, aoi-
Îiuets ou avait donné, tant bien que mal, la igure du dieu qui y était adoré. Qjaodtf vase était p'eio, on allait l'ensevelir omterieusemenl dans un endroit qui n était eooes que des principaux prêtres du temp e, lu Espagnols , devenus maîtres de la contrée, ont découvert plusieurs de ces cachettes et en ont retiré des figures en or fort rxlraontf naires. Presque toutes sont couronnées <i« rayons qui paraissent sortir de la tète. De chaque main elles (ieuueul une rse*"fc sceptre, au bout duquel est la figure oiseau. Quelques-unes, au lieu de ray<«». ont sur la tète une espèce de bonnet. Elle* oui le nez et les oreilles percés et oraes 4t pendants , et sont vêtues d'une espèce Je manteau comme (es indigènes eu portent encore aujourd'hui. Mais ce qu'il y a de pis* singulier, c'est que presque toutes ont de u barbe, et que les organes des seie» j to ij<>urs indiqués, ce qui ferait suppo* une origine égyptienne ou phénicienne,
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rou»e aassi des figures d'insectes , de lélani*, d'oiseaux et de serpents. On a de ite tenronlre quelquefois dans les tombaux désespères de dieux péna es en or, en arjcfiii ou en le re cuite qu«« les Muyscas suspeticiairitt à leui cou, surtout quaud ils marriaient au comb.it.
.14. Presque louies les nations mexicaines aT.iienl leurs simulacres el leurs idoles ; il <n exisle un assez grand noinhre dans les musées el les cabinets des curieux. Plusieurs jnii «-aient d'une grande célébrité, et étaient l'obj l d'un < ulte très -solennel. On peut voir l'article Ht iizilopochtli. où nous donnons ta descri) lion de la plus fameuse nlole de jjciico On y remarquera cela de particulier, qu'outre l'idole principale, on Taisait, pour la gr.mde solennité annuelle, un:* seconde idole en pile, qni,ap>ès avoir reçu les hommages el les adorations de tout le peuple, était t>risée en morceaux el distribuée aux assistants, qui la mangeaient avec beaucoup de religion en signe de communion.
35. Oans les lie* innombrables de l'Océanie, me partie des habitants ci ait autrefois, et quelques-uns sont encore aujourd'hui, livrés à l'idolâtrie et au fétichisme.
Dans les Iles Hawaï, l'un des dieux les plus hideux de l'archipel était Karaï-Pahoa. Cette idole, qui fut brisée à la mort du roi Tameanea et partagée entre les principaux chefs le l'iie, était faite d'un bois tellement vénéneux, que l'eau que l'on y renfermait dévêtait bientôt mortelle.
30. Les insulaires de Nouka-Hiva boooenl des dieux pénales, ainsi que de petites igurines représentant des divinités; elles oot ordinairement faites d'ossements huîains.et ils l«s portent suspendues à leur ou. Les dieux vulgaires soul sculptés groslèrrmeiit sur les manches de leurs éventails, or leurs échasses, sur leurs bâtons, et plus articulièrement sur leurs casse-léte. Mais pux-ci sont traités saus aucun respect; on >s vend. ou les échange, on les donne avec la léme indifférence que loulautre objet. Quant ;i\ idoie> des Moraïs, on leur témoigne lus de véoéi al<ou; que quefois on se reuuit lusieur* enaciii! le devanl ces idoles, ou assied devant elles pend ml des heures enères, eu fr ppai.l des maius et en chantant ss hymnes en leur honneur. Ces idoles sont accès dans de petits édifi es en miniature, nés de lambeaux d'étoffes et de différents ensiles propres à la pèche.
37. Une preuve que les hibilants des Iles imbier regardaient leurs simulacres comme s dtrimt^s réelles, c'est que, quand les s-ioiina:r« s caîhmiqucs, ayant aboli l'idoine, eni our.igèienl les insulaires à abat- > eux m'étnes l'idole d'Aruino. leur dieu mcipal, ceux qui étaient demeurés *pect-urs, la voyanl f apper à coups ne hache, purent s'empêcher «le s'écrier : Pauvre tiiriol comme il souffre l 18. Les Neo-Zélandais onl des figuras de is el de pierre qu'ils portent suspendues eur cou, ou qu'ils exposent sur les :omaux et aux. portes de leurs cabanes ; ils