‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 344 sur 365 · IGN · texte numérisé non relu

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paraissent y tenir beaucoup, mais les voyageurs et les missionnaires sonl unanimes à décl irer qu'il* ne' les adorent pas, el qu'ils ne l>ur rendent aucun eulle. Il en e>l de même dans un certain nombre d'îles de l'Océanie.

39. Lorsque les officiers de la Coquille abordèrent a Vaigui<>u, Tune de- lies des Papous, ils trouvèrent, dans un village, une pagod» ou chapelle ornée de plusieurs elfigies bizarres, barbouillées de diverses couleurs, ornées de plumes et de nattes disposées d'une m nière symétrique. Celle chapelle devait être un temple ; ces figures en bois, des images de divinités. Ou ne put, du reste, rien savoir de plus sur les croyances religieuses de ce peuple.

ML Quant aux idoles de la Nouvelle-Irlande, voyez l'article Bakoui.

IDOLOTHYTES. viandes immolées ou offertes aux idoles. On les présentait ensuite en cérémonie, tant aux prêtres qu'aux assistants, qui les mangeaient une couronne sur la têt**. En raison de cette espèce de consécration, les premiers chrétiens les regardaient comme immondes; et dans le premier concile, tenu par les apôtres eux-mêmes a Jérusalem , il fut interdit aux fidèles d'en manger.

1DDLIB, ou lDULIUH,nom de la victime que les Komains offraient à Jupiter le jour des ides.

1DUNA, déesse de la mythologie Scandinave; elle étail femme de Braghé , dieu de l'éloquence. Elle gardait, précieusement renf rmées dans une boile, des pommes vivifiantes, dont les dieux niante lien! <|uand ils se sentaient vieillir, parce qu'elles avaient le pouvoir de les rajeunir. C'est par ce moyen

3u'ils devaient subsister jusqu'aux ténèbres es derniers temps. Loke leur j *ua un jour le mauvais tour d enlever Iduna et son trésor, et de les cacher dans un bois, où il les fit garder par un géant. Les dieux qui commençaient a sentir la caducité, avant décuverl l'an eur de Penlèvemeni, lui firent de si terribles menaces, qu'il fut obligé de mettre toute son adresse à leur restituer Iduna el se- pommes. Selon Noël , on retrouve dans cette fiction le système favori des Celles sur le dépérissement insensible de la nature et des dieux qui lui étaient unis ou qui dépendaient d'elle.

IFTAR, nom que les mn«olmans donnent aux repas qu'ils font le soir, pendant tout le cours du mois de ramadhan.Ce n'< si qu'alors qu'ils romp-nl lejcûue. Ceux qui ont quelqiu f ii Unie réunis eut leurs parents et leurs amis, et font un festin splendtde.

IFCHIN, c'est-à-dire le froid; nom de l'en fer des Gaulois. V»ye* Esfer, n. 6.

1GHITH-BASCHIS, ordre religieux musulman , londé par Schems-liddin Iglulh-Baschi, mort à Magnésie, l'an U51 de l'hégire (15H de Jésus-Chrisl).

KiNICOLK. Ce mol correspond exactement au grec pyroUUie, cl au persan Atesch-pe-

rest. Les on» et les autres signifient adorateur du feu. On donnait autrefois ce nom aux anciens Perses; il appartient encore aux Guèbres ou Parais, leurs descendants.

IGN1SP1CE, art de deviner par le feu; suivant le rapport de Pline, il fut inventé par Amphiaraùs.

IGNORA NT1NS, surnom donné aux frères de ta Doctrine chrétienne, institués en France par le bienheureux de la Salle, pour instruire Jes enfants des premiers principes de la religion, et leur apprendre à lire et à écrire. Si, en les appelant ainsi , on prétendait exprimer qu'ils instruisent les ignoranti, ce surnom n'aurait rien que d'honorable; mais si on veut par là les taxer eux-mêmes d'ignorance, c est une étrange erreur; car ils ont toujours été à la hauteur de leurs importantes fonctions; et maintenant aucun d'eux n'est approuvé pour l'instruction qu'après avoir subi un examen public et reçu un brevet de capacité.

1HRAM, manteau pénitenticl que doit prendre tout musulman qui fait le pèlerinage de la Mecque. Il consiste eu deux pièces d'étoffe de laine, blanches et neuves, ou du inoins bien lavées et très-propres, mais sans coulures, l'une pour couvrir la partie inférieure et l'autre la partie supérieure du corps. L'objet que doit avoir en vue le pèlerin, en se révélant du manteau uéuitenliel, est de se préparer dignement, comme l'indique le mot Ihram, à entrer sur un territoire réputé si saint par les musulmans. Le pèlerin ne peut avoir sur le corps que son ihram, et il n'a la liberté de le quitter que pour le temps de sa purification; mais ce mauleau n'est pas d'obligation pour les femmes ; si elles le prennent, elles ne doivent pas pour cela se dépouiller entièrement du leur habit, comme les hommes; la pudeur au contraire les oblige à garder chemise et caleçon, et même à se dérober aux regards des hommes, moyennant un voile qui leur couvre la léle sans toucher le visage.

On doit prendre l'ihram au moment où l'on entre sur le territoire sacré, ou même avant, pourvu que l'on soil dans le mois de Dhoulcada, qui est celui du pèlerinage, et il faut le garder jusqu'à la fête du Beyram, ce qui fait l'espace d'environ 40 jours. Du moment que le pèlerin est couvert de ce manteau, il doit s'abstenir de toute œuvre mondaine et charnelle, ne se permettre aucun commerce avec sa femme, aucun propos libre et scandaleux, aucune querelle particulière, uucuu acte d'hostilité, excepté pour sa défense personnelle. Il ne lui est pas non plus permis, taul qu'il est couvert de cet habit, de faire usage de parfums et d'aromates, de se couper les ongles cl la moustache, de se faire raser les cheveux ou lo poil, de se couvrir la téle et le visage. Les seules choses qu'il puisse porter avec l'ihram, sont de la monnaie d'or ou d'argent, mais dans une bourse ou dans une ceinture, un sabre, un cachet au doigt, et le livre du Corau dans un sac pendu à son coté.

DES RELIGIONS. t*4

IKO, ordre de religieux du Japon, qui ooi la faculté de se marier et même d'élever dans le couvent les enfants mâles qui naissent de leur mariage.

IKOU TSOU FIKO NE-NO MIKOTO, divinité japonaise , le quatrième des enfants de Sasan-no o Mikoto. Voy. sa naissance merveilleuse à l'article Sasan-ro o Mixoto.

IL, nom sous lequel les Phénicien! adoraient Cbronos ou Saturne; mais ce mot mi la désignation propre de la divinité en général, et correspond à l'hébreu S* el, qui sigatfie dieu.

ILA, dieu du second ordre de la mythologie des Slaves ; il développait ou secondait Fa vigueur musculaire. On l'appelait auui Krepkibog.

ILAH ou Elah, nom de Dieu cbet les Arabes; ils prononcent communément Alias, avec l'article al ou el, et l'élision de la première voyelle. Voy. Allah.

IL/CET, pour Ire licet; expression dont se servait à Rome celui qui prési tait aux (anérailles, pour avertir, lorsqu'elles étaient finies, ceux qui y avaient assisté de te retirer. Elle correspond à la formule catholique lie, missa t$t.

ILISSIADES, ou IL1SSIDES, surnom d« Muses, pris du fleuve llissus, sur les bords duquel elles avaient un autel. Les eauidc ce fleuve étaient réputées sacrées.

ILITHYIE, déesse qui, chez les Grecs, présidait aux accouchements; elle était fille de Junon, qui elle-même était invoquée par la femmes en couches. Homère fait mentioatk plusieurs Ilithyies, toutes fillesdeJunou.fi les arme de traits qui expriment 1rs douleur» de l'enfantement. Olen, poêle lycien, la qualifie du litre de belle fileuse, la dit plus ancienne que Saturne, et la prend poor ont Parque. Phurhulus la confond avec la lot». Les femmes enceintes, ou eu couches, lii faisaient des voeux qui consistaient ordinairement à lui consacrer des hastes et à lui promettre des génisses, si elles étaient heureusement délivrées. Elle avait à Rome os temple où l'on portail une pièce de montait à la naissance et à la mort de chaque citoyen, et lorsqu'on prenait la robe finie. Ilithyie était sans doute la même divinité qoe Lucine.

ILLAPA ou 1NT1RAPPA, le troisièose des grands dieux, chez les Péruviens. qo< k supposaient résider dans le ciel. Ils le représentaient sous les traits d'un homme arme d'une fronde ou d'une massue, el tenant d^ni sa main la pluie, la grêle, le tonnerre et mm les autres météores qui se forment dan> u région de l'air où sont les nuées. A Cuko, on lui sacrifiait déjeunes enfants, comme *■ soleil.

ILLUMINÉS. — 1. Secte de visionnaires* de fanatiques, appelés Alumbradoi en espa*

Înol, et qui parurent en Espagne vers lai 575. 1b prétendaient contracter, par k moyen de l'oraison mentale, une oniov » intime avec Dieu, et s'élever à un tel àrtn

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de perfection, qu'ils devenaient impeccable!; ils soutenaient qu'une fois parvenus à cet étal de sainteté, les sacrements, les bonnes œuvres et tous les moyens de salut que fournit la religion leur étaient inutiles; qu'ils pouvaient, sans pécher, commettre toutes sortes d'actions et se livrer à tous les plaisirs de la chair, parce que l'âme no participe poiol aux crimes du corps. L'inquisition les accusa de soixante-seize erreurs, et elle poursuivit 'c«'s extravagants avec tant de vigueur, qu'elle vint à bout de les dissiper. On les vit cependant reparaître en 1623, dans le diocèse de Séville ; mais don André Pachecho, alors évoque de celte ville, et qui avait en même temps la charge d'inquisiteur géncr.il du royaume, fil condamner au feu si'pt des principaux chefs; ce qui intimida tellement les antres, que quelques-uns renoncèrent à leurs erreurs, et le reste se déroba j ar la fuite aux recherches de l'inquijilion. Voy. ALUMiiRAnos.

2. Vers l'an 1525, il avait paru, dans les Pays-Bas el dans la Picardie, une espèce d7f- /umiW«, assez conformes à ceux d'Espagne. Ces illuminés flamands avaient pour chefs do tailleur nommé Quinlin, et un certain Coj>in, artisan de pareille étoffe. Le pouvoir de prêcher était dévolu indifféremment à tout membre de la secte. On leur attribue d'avoir enseigné que l'intention seule fait le I éché, que l'Esprit de Dieu participe à toutes les actions des hommes, et que vivre Iranquitte, sans se former ni doutes, ni sc rupules, c'est vitre dans l'innocence. Cette intention seule, qui fait le péché, el cet esprit intimement uni à Dieu pendant que le corps uèche tout a sou aise, paraissent a peu près m même chose. Il n'est pas difficile de comprendre quelles seraient les suites funestes de ces dogmes dans une société gouvernée »ar des fanatiques si unis à Dieu et si paraitemenl détachés de la matière.

3. Vers le commencement du xvm* siècle, il parut dans le Languedoc une société de gens assez bornés dont on a parlé fort diversement. Les uns ont cru qu'ils se disaient Illuminés , et qu'ils avaient quelque rapport avec la société des Rose-Croix. D'autres les t>M regardés comme des fanatiques de bonne U, reste du fanatisme des Cévennes. D'aures enfin prétendaient que c'étaient des lih rtins et des débauchés de profession, qui ouvraient leurs infamies sous des mystères lira v.iganls, où se mêlaient quelques apparences de religion. Quoi qu'il en soit, ces Uuuiinés disaient, ou du moins on leur faiait dire, que le Père et le Fils ayant eu leur egne, il fallait que l'Esprit régnât à son >ur, et c'était ce dernier règne quMs pré- •nd.iieut rétablir. A cet effet, ils employaient lusicurs cérémonies puériles opposées à Ktangi/e, entre lesquelles il y en avait jelques-unea de judaïques. Ils fêtaient égamvnl le samedi el le dimanche. Ils initiaient, ix mystères de leur secte par un baptême tau-de-vie; et, avec re baptême, on assure «'ifs pratiquaient aussi In circoncision. Les efs de celte secle élaieut vêtus de robes

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