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blanches dans les assemblées, cl portaient sur la téle des couronnes et des bonnets surmontés d'une aigrette. Les couronnes étaient surmontées de douze plumets, qui signifiaient, disaient-ils, les douze apôtres; le verre dont elles étaient composées représentait la pureté par sa transparence; l'aigrette du bonnet élait l'emblème de l'inconstance des choses humaines. Ils portaient aussi un baudrier orné d« rubans de plusieurs couleurs, de fleurs de lis, etc. On ajoute qu'un taffetas blanc, donl les bonnets ou couronnes étaient environnés, représen- .ait l'innocence; que la dentelle qui bordait ce taffetas désignait le salut et l'amour de Dieu; que les rubans de la couronne noués en croix signifiaient que Jésus-Christ avait couvert nos péchés comme d'un chapeau.
h. Une autre secle d'Illuminé* parut, dans lo xvii* siècte, dans la Picardie et dans le pays chartrain. On les appela Guérinotst du nom d'un de leurs chefs, Pierre Guérin, curé de Saint-Georges de Roye. D'autres enthousiastes se joignirent a eux, el tous ensemble ne formèrent qu'une seule et même société sous le nom 6' Illuminés. Ils disaient que Dieu avait révélé à l'un de leurs confrères, nommé Antoine Beuqnet, une méthode particulière d'oraisou et une nouvelle règle de conduite, par le moyen de laquelle on acquérait en peu de temps une perfection et une sainteté aussi grande que celle des bienheureux et même de la sainte Vierge. Quand on était une fois arrivé à cet étal sublime d'union avec Dieu, on n'avait plus besoin d'en produire aucun acte; c'était Dieu seul qui agissait en nous. Ces voies sublimes avaient été inconnues aux plus grands saints. Saint Pierre et saint Paul n'avaient jamais été que des enfants et des novices dans la vie spirituelle : les seuls Illuminés
[possédaient ce qu'il y a de plus raffiné dans a dévotion, et savaient les plus sublimes voies de la spiritualité. Ils ajoutaient que, dans l'espace de dix ans, leur secte sérail répandue dans tout l'univers, et qu'alors la religion prendrait une nouvelle face; quo toutes les cérémonies extérieures seraient abolies, el que le christianisme ne consisterait plus que dans une union intime des âmes avec Dieu. Louis XIII employa toute son autorité pour détruire celte série. Il fit faire des recherches si exactes de ces hérétiques, et ceux qui furent saisis furent ttaiiés avec tant de rigueur, qu'en 1635 ou n'entendit plus parler de ces Illuminés. Voy. Guérimot8, Uehmitaqb (Société de i).
5. Adam WeUhaupt, professeur eu droit, à lngoldstadt, fonda, en 1776, une nouvello secte d'Illuminés. Cette société secrète fut organisée sur le plan de celle des jésuites, et tenait aussi de la franc-maçonnerie ; son but déclaré était de porter les hommes à ' s'assister mutuellement en les élevant aux sentiments les plus purs de la moralité et de la vertu; mais elle tomba bientôt dans In mysticisme. Cette société compta jusqu'à 2,000 membres, pris dans toutes sortes de religions; mais ayant voulu éteudre son in-
mi DICTIONNAIRE
floencc jusque sur les affaires publiques, elle excita par IA même les déflances du gouvernement bavarois, qui en ordonna la dissolution eu 178fc.
6. H y a eu des Illuminés dans lous les lemps • l dam toutes les religions. Nous signalons chacune de ces sociétés sous le nom qui les distingue. Voy. entre autres les Illuminés proprement dits de la religion musulmane, à l'article Escmuquis.
1M/YRICA1NS, hérétiques du vr siècle, qui soutenaient que les tonnes œuvres n'étaient pa9 néressa res pour le s lut, et qui renouvelaient les erreurs de l'ariafiismc. Ils furent ainsi nommé* parce qu'ils avaient pour chef Matthias Francowilz. natif d'AIbonne en lllyrie, et pour cette raison surnommé Ulyricus.
ILMAHINEN, dieu des anciens Finnois; il exerce, ainsi que l'kko, sa puissance dans le ciel. Il est le dieu de l'air, des vents et des orales, à peu prè* comme PEole -les Grecs; il commande à l'eau et au feu. Mais, suivant M. Léouzon Leduc, sa qualité la plus distinctive est celle de forgeron. Les Runas l'appellent le forgeron éternel. Ces', en effet, lui qui a fait le ciel, qui a forgé le couvercle de l'air, où n 'apparaissant ni le> traces du marteau ni tes morsures de la (enailie. Devenu veuf, il se f< rgea une épouse d'argent; pendant le règne des ténèbres, il forge pour les nations désolées un soleil d'argent et une lune d'or.
IMAGES.— 1. Dieu avait totalement prohibé les images dans l'ancienne loi, du moins dans tout ce qui tenait au culte, dans la crainte que ies Israélites, sortis de l'Egypte, contrée des images et des symboles, et entouré* de Oi.iiKinéen -, adorateurs des idoles, ne finissent par adorer eux-mêmes les images et les sta ues. Eu effet, la conduite du peuple juif suffit pour justifier cette prohibition ; car, toutes les fois qu'ils se détournaient du culte du vrai Dieu, ils ne manquaient pas d'adorer soit les idoles des peuples au milieu de-quels ils vivaient, soit de se fabriquer eux-méu>es d s images auxque les ils prodiguaient leurs vœux et leur encens. B en plus. Moïse ayant élevé dans le désert un serpent d'airain, par l'ordre du Seigneur, soit comme type de salut, soit comme moyeu curalil contre les serpents dont la m« rsure causait la mort, celte ligure fut adorée par la suiio, tellement que le saint roi Ezéchia« fut obligé d'ordonner la destruction de ce précieux et antique monument.
2. Dans la religion chrétienne, le culte des images parait tort ancien, quoique les protégeants soutien m m qu'il n'a commencé que vers le quatrième siècle, ce qui est déjà une belle antiquité. Il est possible, en effet, que, dans les trois premiers siècles, les apôtres et les premiers propagateurs de la foi eussent jugé prudent de i e poiul exposer d'images à la vénération publique, dans la craint que les païens n'aeiusa>senl les « hréti ns d a»oir seulement changé d'idoles, et aussi a in de ne point mettre devant les fidèles uuc pie rc
IES RELIGIONS. m
d'achoppement. Mais lorsque trois siècles Je doctrine pure eurent passé sur l'Egli-e, Ionque le culte des idoles fut tombé eu discrédit même parmi les païens, lorsque les fidèle» fj rent bien affermis dans la foi, il n'y rul plus le mémo tiauger d'exposer à leur vouer iioi> ie< images de Jésus-Chri t.desa sainiemèrt'etdcj glorieux martyrsdoni on célébrait la mémoire, il est certain que, dès 1 origine du chruiiinisrne, ;l y avait néjà des images vénérées; n«>us en trouvons encore sur les tombeaux des martyrs, et l'on a des preuves que d'dts- (res elaieni gardées très- précieusement; mais elles étaient en fort pelit nombre, et elles ne i araissent pas avoir été l'objet d'un mite spécial ; mais , vers le iv* et le v siècle, oo les multiplia de telle sorte, qu'il y avait pro d'égl ses qui n'en fussent ornées. Cependul on s'aliénait de reproduire par de» 6gurei les objets invisible*, et ou prohibait ;;eDé> ralemeut les images de Dieu, de li Trimie, de» ang.'s, etc. Il eût été à désirer qu'on s'en fût toujours tenu là. Nous avons vuàl'artirle Ioolatr b, ii* i, que les chrétiens se dis<ulpaient devant les p ïens de prétend; e comme ceux-ci représenl r la divinité par des images scnsibli s, et qu'ils se conl niaient d offrir aux reyards la figure Ir.fil o nel e delà sainte humanité de Jesus-Christ, pour rappeler le grand souvenir de la rédemption.
Plusieurs cependant condamnai' ni fer* sition des images dans les égli es, les regardant comme dangereuses, à une époque ou l'idolâlri'- n'était pas encore entièrement abolie. Enfin, dans le v:rr siècle s'éleva I * grande hérésie des iconuclustes ou briseurs .i'iid*ges, qui désola 'Eglis • d'i )ri< ni pendant plus d'un siècle, sous prétexte d'un fa x lèe. (le ne erreur fut renouvelée de temps en temps par plusieurs sectes qui s'ele»erest successivement contre l'Eglise, mus stns que leur haine pour les images eût eu des sui es bien importantes, jusqu'à ce qu'enfin toutes les hérésies qui surgirent dans It xvr siècle, et qui se coalisèrent centre le catholicisme sous le nom de protestants. s'c^vèrent en masse contre le c lté rendu au* images, taxèrent les calholiques d'idolâtres, et les détruisirent partout où i s se virent les plus forts. Maintenant encore les protestants n'ont rien per u de leur haine contre le* images ; ions- les r jettent absolument (quelquesuns cependant on) cons rvé la croix j, et ils traitent encore d'idolàlres ceux <;i*i le» sdmettent, bien qu'ils >ach ni parfiilem ni qu'ils ne les adorent pas. I oy. Ico*ocl»»tu.
Il est Sagem- nt défendu par tes dècre * Jn concile de Trente »i'exp<>ser dans les ègi:«r* aucune image extraordinaire et inu»nee, sans l'approb il ion de l'evéque; d'y en si*1frir d'indécentes, de mutilées, qui poissent causer quelque scandale ou inspirer ait peuples une lausse doctrine, et leur do»' ef occasion de tomber dans quelques erreurs dangereuses qui soient contraires a I » vérité des s iules Ht ri ures, ou au» histoires des saints approuvées dans l'Eglise, ou qui offrent quelque représentation fausse a *cryphe ou superslilieuse. Ce même conciffl
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«njoint aux évéques d'instruire le peuple avec soin de ce que les images signifient, et de l'usai que l'Eglise en fait, qui est de nous remettre en mémoire le mystère de notre rédemptiou ou 1rs vertus des saints. Les iwaces exposées dans les église» doivent élre prca abletnent bénites pur un évêque ou par un prêtre.
3. Les tirées cl autres Orientaux ont beaucoup de respect pour les images; cependant ils n'ad client dans leurs églises que des ini-iges p'ate* ou peintures, et non point les Mal. es en ronde bo se. Quan I on célèbre la Me 'l'on saint, ils placent son imaue au milieu de l'é-l se; alors tous ceux qui >onl présents vont adorer l'image (rr oTzjvfîv et non point XuTfiOnv). Cette ad irai ion ne se fait |i- inl à genoux ni avee une inclination du corps, mais si iwilein« ni en baisant l'image. Si c'est un»' figure de Noire Seigneur, ou lui baise ordinairement les pieds ; si c'est une image de la Vierge, on lui t aise le-* mains, et un l«aiseà la face l'image d'un saint. Il est repensant d'autre* occasions où l'on frit devant les images des génuflexions ou des inc mations pro'onde<.
i. Ce 8e>a<t faire preuve d'une grande ignorance que de taxer 1rs musulmans d'idolâtrie, rar leur religion leur interdit sévèrement toute espèce d'image, non-seulement diiu> ce qui regarde le cuit*, mais dans l'u— i;»ce ordinain- de la vie II leur est interdit d avoir chez eux aucune figure d'hom es et J'.ioimaux ils m* mènent pas même communément sur leur- m nnaies i'image du souicrain, mais seul ment soi nom et »es turcs, il» ne pou^^enl cependant pas le scrupule ' squ'à s'int< rd>re l'usage o'une monnaie 'rangère portant l'empreinte de la figure du rince. Il y a nussi de» peintres musulmans | ut font quelquefois des portraits, nu qui ruent les manuscrits de Ggtires et de scènes n miniature, et ces m nuscrils sont fort rehenhés des curieux. Mais les mahometans uslères ne laissent pas de comprendre dans ; même analhème toute représentation d'obiis animés.
LU A M (1). — 1. l es musulmans désignent ar ce litre le chef suprême de la religion, : souverain pontife. Ce mot, dans son étroite unification, indique un personnage qui, par • droits de sa plai e, préside un erps d usfmblee. pour y exerc r en chef les fonc ions u sacerdoce, c'est-à-dire la prière putdique *s vendredis et des deux fêles de lleyram, à 'temple de Mahomet et des premiers khalis. C'est à l'Imam à veiller a l'observation •s préceptes de ta loi, à faire exécuter les :ines légales, à défendre les frontières, à let les aro ées, à percevoir les dîmes fiscas, à réprimer les rebelles" et les brigands, J uer les citoyens, à vider les différends qui .'lèvent entre les sujets, à admettre les euves juridiques dans les causes litigieus à marier les enfants mineurs qui manient de tuteurs naturels, enfin à procéder i partage du butin légal.
;i) El non pas /mon, comme on le trouve écrit e la foi.
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L'établissement d'un Imam est an point canonique arrêté dès le premier siècle du mahométîsme ; ce point fait partie des lois réputées apostoliques, et il intéresse la loi el la doctrine; car, suivant la sentence de Mahomet : Celui qui meurt sans reconnaître l'autorité de l'Imam de son temps, est ensi mort dans l'infidélité". C'est pourquoi, aussitôt après la mort du prétendu prophète, et avant même de procéder à ses obs ques, ses sectateurs élurent un Imam ; et cette pratiue a été également observée dans la suite, la mort de chacun des successeurs de Mahomet. Le peuple musulman doit donc élre gouverné par un Imam. Il doit être seul et unique; sou autorité doit être a' solue; elle doit tout embrasser ; tous doivent s'y soumettre et la respeccr; nulle ville, nulle contrée ne peut en reconnaître un autre, sous peine de tomber dans le schisme. Enfin l'Imam doil appartenir à 1 1 tribu des coréîschites, qui était celle de Mahom* t.
On voit par cet exposé, 'iré des livres musulmans, que l'ima n doit élre le chef sup'éme de la nation, tant pour le temporel que pour le spirituel ; aussi les premiers successeurs de Mahomet portaient-ils indifféremment le nom de K' ali/es ou vicaires, et celui d'Imams ou souverains pontifes. Mais, d n- la suite, ce titre d'Imun i été affecté d'une manière particulière au kha'ife Mi, à ses deux enfants Hassan et Ho«sén. et à neuf aul cs princes de rendants de Ho s u, qui sont les douze Im.uu^ par exe.-IleiiC", Comme ayant en au sacerdoce un droit plus réel que les khalife* Ommi i les ot A1. bastides-, p.rce qu'ils étaient non-seï lement <*e la tribu et Je la lamiUe du prophè e, mais ses pto res enfants. Ha san, après l'abdi alion de la dignité de khalif , ne se réserva <| e le tili e d'Imam, el le tr.ns il à ses descendants, qui résidèrent d'abo d à Coufa, puis à Serin, nrai. Ces derniers tentèrent pendant plusieurs siècles, et toujours inutilement, de faire revivre les droit- e leur m lison sur le khalifal. Mais aujourd'hui, les musulmans réputés orthodoxes regardent la maison ottomane , tien qu'étrangère à la tribu du prophète, el même à la nation arabe, comme ayant hérité légalement des droits des khalifes et des Imams. Celte double dignité fut transférée à Sélim 1*', l'an 1517 de l'ère chrétienne.
Mai* les musulmans de la secte des schiltes oo dissidents soutiennent que les trois khalifes. Abou-Bekr, Omar et Osman, successeurs de Mahomet et prédécesseurs immédiats d'Ali, u'ont été que des usurpateurs; que Moawia, le premier des khaliles Ommiades, qui s'empara du khalifal au détriment de Hassan et de Hossein, n'y a pas eu plus de droit ; en conséquence, ils les maudissent tous les jours, el soutiennent que toute la religion ,» usulmane n'a jamais eu d'autres chefs temporels et spirituels que les descendants de Mahomet, et que maiuienanl ou est daus un moment de transition, en attendant dans plusieurs ouvrages français. Le mot Imsn veut
H7i im/rioNNAim-
la manifestation du seul et véritable Imam. Voici la succession des Imams, telle qu ils rétablissent, avec l'année de leur umrl :
A FIS <l<*
l'Indue.