ND
toutes les religions n'en pratiquent jamais
aucune.
1?* Dit i ETES. Les Romains appelaient ainsi certain- mortels divinisés, qui devenaient les protecteurs des lieux où on les adorait comme dieux ; tels étaient Minerve à Athènes , Didou à Carihage, Faune, Ve»ia , Romulus , Euée à Rome ; ce «terrier mémo avait le surnom de Jupi'er Indigète , et on lui offrait des sacrifices a son tombeau, élevé sur les bords du Tibre. On fait venir ce mut de in diit a/jere , être parmi les dieux , ou indf tje»itu$ ou bien in loto degens , ué dans le pays ou qui y d< meure.
INDIiilTAMENTS , I vres pontificaux de 1 ancienne religion romaine, dans le quels étaient les noms des dieux et les cérémonies propres au culte de chacun d'eux. On donnait encore le même nom à des hymnes en l'honneur des dieux, el particulièrement des dieux indigènes.
INDRA , un des dieux principaux des Hindous ; c'est le roi du ciel, son règne dure cent années divines, c'e>t-à dire '211 (rilloug kO billions d'années humaines , après lesquelles un autre parmi les dieux , les asouras ou tes hommes , s'élève par Sun mérite à celte dignité suprême. C'est pourquoi ce dieu surveille aitenliv ment les sainls et les pénitents dont les austérités et les vertus portent ombrage a son pouvoir, et emploie toutes sortes de moyens et d'artifices pour leur faire perdre le fruit de leurs mérites trop éminents. Un mortel peut encore parvenir au rang d'Indra par le sacrifice aswamidhn répété cent lois ; fort heureusement pour le roi actuel du ciel, il est presque impossible de l'accomplir même une seule fois. D'après les légendes hindoues, Nahoucha , roi de l'ratichlhana, parvint un jour à détrôner Indra , p ir cent oblations de l'aswamedha ; mais son règne fut de courte durée. F «y. Auastya. Or le cours d'une créa mn , appelé Àu/pa, est partagé en quatorze périodes, dont chacune est régie par un Indra paniculier. La couleur caractéristique d Indra est le blanc ; on le représente a-sis sur un éléphant , la main dru. le armée du tonnerre, et la main g tuche d'un arc ; son corps est couvert d'yeux au nombre de mille. On voit par ce' le description qu Indra e>l U persounifieaiioii de l'air, car l'arc en ciel e-l son arc, ei ses mille yeux >on( les etoil-s ; son foudre et sa qualité de roi du ciel en foui un Jupiter aux yeux, des Latins ei des decs. II est aussi un des dix gardiens des points cardinaux, sa station e»l fixée à l'Est. Sa résidence est dans la ville et leste d'Ain uavali , au milieu du sw.irga ou ciel ; sun palais a été construit par Viswakarm i, et tout y est d'une maguiûVeuce extrême ; l'or et l< s pierres précieuses y brillent de toutes pari». Ou y trouve tous les plaisirs réunis ; ce sont des danses el des «liants continuel, ; c'est le théâtre où s'exercent sans interruption les talents mu>ic.iux et chorégraphiques des gandharva» el des apsaras ; c'est le ren .Vzvuus de tous les d eux cl des jenics biciifaj-
1^87 MCTIONNAIIU:
srtnts. L'épouse d'Indra est Salehi ; de là Aient qu'<>ii l'appelle Satchipnti (seigneur de Salehi). Ou lui donne encore une multitude de surnoms el d épi hèiCs , .ni nombre desquels ii en es! un qui fait allu>ionà une tradition mythologique a>st / singulière. Jadis
I s moni igii'S avai'iit des ailes, et pouvaient ainsi se transporter de coté et d'autre, de manière qu'il leur arrivait souvent d'écraser des rites entières. Indra leur brûla les ailes avec sa foudre ; c'est depuis ce temps qu'elles sont restées slationnaires.
Les l'ouranas sont remplis de légendes de toute espèce dont ce dieu est le h> ros ; ou lui prête un caractère extrêmement porte au plaisir , et on le voit souvent engagé dans des aventures galantes , dont il ne sort pas toujours avec honneur, ("/est ain»i qu'il séduisit AhaU.i, remme de (iantaina. son directeur spirituel , en prenant la l'orme de sou mari. Mais si nous remontons au delà des l'our inas, et si nous consultons les Vedas , Indra ne joue plus un rôle secondaire dans la mythologie hindoue; il apparaît alors sous les traits d'un autre Jupiter, vainqu ur des Titans, el possesseur jaloux de l'Olympe.
II est le dieu suprême et -ans rival , le maitre absolu du ciel, commandant à une inlinité de puissances subordonnées : il est le pouvoir agissant , dont tous h s autres pouvoirs célestes ne sont que les niinistrc« , et c'est à lui seul que reviennent les louanges qui leur sont adressées. « Lui-mèm • , il est immense, dit M. Nève, dans son l-'ssui sur le mythe des Jtibhuv is , il est le dieu remplissant tout, cl, a cet égard, on pourrait l'appeler le premier-né du panthéisme ind.i n , quoique l'on retrouve ça el la dans ses louanges les caractères essentiels d'une divinité créatrice.
« Résiliant aux contins de cet espace éthéré, fort de l.i propre force, maître d'une intelligence invincible, ô Indra, lu as l'ail , pour notre bien, la lerre image de ta puissance : tu environnes et lu possèdes l'atmosphère, l'air, le ciel.
« Tu es l'image de la terre ; tu es le soulieu do ciel immense , plein d'une force resplendissante ; lu remplis l'air de ta grandeur : certes , oer-onne n'est semblable à loi.
« Toi que le ciel el la terre ne peuvent contenir ; loi dont les torrents de l'air îles masses des nuages) if atteignent point la limite, personne ne possède la fore - , tandis que lu combats avec joie (Vrila) retenant pour lui les eaux de la pluie : seul, tu as fait complètement l »ut ce qui existe autre que toi. »
« Dans plusieurs passages des hymnes du Kigvcda , continue M. Aéve, la poésie lait agir Indra eu m aiire absolu du firmament ; <« Loue par les lils d'Augiras, ô être admirable 1 lu as repousse l'obscurile par l'aurore, par le soleil, par ses rayons : In as ma m l'esté au loin la hauteur de la terre, ô Indra! lu soutenu la 1 asc resplendissante du ciel. •> Ailleurs le même In Ira est compare au soc-il en force el eu éclat : • t'.omme le soleil ,
IIELICIO.NS.
disent les ehmlrcs , d ins h région >W l',|.r supérieure cl vénér.ihle, il a suj porté !»• t;r| el la le:re, fort de >es belles ariion«. • Ieur> encore, lud;a ram ne et soutient le soleil dans les bailleurs du ciel pour qu'ihue
tout , pour qu'il éilaire l'univers Ind'a,
mis pLis tard au second rang , dan* la hierarebie divine du brahmanisme , n'en a moins conserve les attributs de roi des dieui, ainsi que les prérogatives d'une cour céleste ; mais le règne véritable d'Indra, c'etl la période du sabeisme hindou, pendant laquelle il n'a d'autres rivaux que les deox grands pouvoirs lumineux, le feu et le soleil, pouvoirs associés au sien, ou confondu
avec le sien Non-seulement, du haut des
airs. Indra veille au bien-être des hommes, dissipe par le souffle des brises les exbalaisons pestilentielles qui les atteignent, et leur envoie la nourriture que fournil ei abondance la terre fécondée par les plaies; mais encore, il détend les serviteurs qui lui sont lidèies contre des agresseurs barbares, il donne la victoire aux bergers qui sacrifient sur les êtres sanguinaires, élrangersau idées de justice et d'bumamlé; il déjouées faveur des hommes les ruses des hordes tupies, comme il déjoue la magie du sombre Vrila et de ses ennemis célestes. »
INDKADJ1T, personnage de la mjlhologit hindoue . (ils du rakchasa Kavana , roi de Lanka , capitale de file de Oylan. L'oracle avait prononcé qu'il serait lue p u un prince qui viendrait consomme' un certain sacrifice qu'il aurait commence. L ikcliinaua eu fut averti par Vibhichana, cl vint avec les sien attaquer le parti de r.ikcbasas que commandait Indradjil. Celui-ci quitta son sacrifice pour les secourir e! fut tué par Lakclwiaua Le premier nom d'Indradjil étail Mégluoâda, qui signifie bruit des nuages , tonnent. Partie derrière un nuage, il avait vaincu Indra, dieu de l'air, d l'avait attache aux pieds de sou cheval. Le sens de celle allégorie n'e>t pas ditlicile à saisir. Il rendit cependant la libellé au roi des dieux, à la prière de llrahuiû, mais en y niellant pour condition qu'il prendrait le nom d'Indradjil, qui veot dire vainqueur d'Indra.
LNliliALOKA, c'est-à-dire, monde d'indta, ou .S'ifri/";/<i, c'est-à-dire le ciel ; nom du premier paradis des Indiens. Il est destine iui aine* qui oui mérité d'être délivrées dus long séjour sur la terre ; c'est celui qui csi le plus voisin du globe terrestre. Li s rouies qui y conduisent" sont belles et spacieux De toutes parts ou ue rencontre qoe de» chœurs de gandharvas, el des groupes o'apsaras; les premiers font enteudre une Iw monie ravissante , et les autres se livrent i des danses voluptueuses. On y voit des palat* magnifiques où t <ul est servi avec profusion; de> étangs où flolieiit des lotus sacrés; des ari res ioull'us procurant un délicieux, ombrage. Le sol est jonche de fleurs qui ? tombent perpétuellement en pluies abonJantes. Les dieux s'y promèneut a cheval ou Mirdes éléphants, dans de riches palanquins ou *»f des chars superbes. De nombreux serviteur»
les abritent sons de blanches ombrelles, el les rafraîchissent en agitant autour d'eux de larges éventails. Tout ce qui peut flatter les sens et satisfaire les désirs, tout ce que I imagination la plus brillante peut concevoir de richesses.de plaisirs sans mélange, de repos sans ennui et de bonheur sans On, se trouve réuni dans ces lieux enchantés. On peut j 11 irer par celte peinture des avenues de l'Indraloka , de ce que doit être ce paradis lui-même. Les jouissances les plus ineffables y sont réservées aux bienheureux qui l'habitent, et, comme dans le paradis do Mahomet , de magnifiques jard.ns les couvrent de leur ombre ; des fleurs d'une innombrable variété de formes el de couleurs récréent leur vue el les embaument des plus suaves parfums; d'esquises liqueurs, versées à grands flots dans des coupes d'or, délectent leur palais el leur procurent une douce ivresse, qui, loin d'amortir leurs sensations, en développe au contraire toule l'énergie. Toutefois les élus ne demeurent pas éternellement dans ce fortuné séjour ; el, à l'expiration d'une longue période d'années, ils rovîenneut sur la terre pour y recommencer une nouvelle vie. Voy. Swarga. Voy. aussi Vaixoijnta , paradis de Vichnou ; Kailasa , celui de Siva ; Brahma-loka, Dkva-loka, ou Satta-loka, paradis de Brahma.
1NDRANI, déesse hindoue, épouse d'Indra, roi d i ciel, la même que Sotchi. Lorsque son mari fut détrôné par Naboucha, roi de Praluhthana, elle lui Ut recouvrer son empire célisie par la ruse. Naboucha réclama la possession d'Indraoi; celle-ci feignil d'y consentir, à condilion qu'il viendrait à elle dans l'appareil le plus noble el le plus imposant. Le prince orgueilleux s'imagina qu'il ne pouvait rien faire de plus glorieux que de se Taire porter sur le dos d'un brahmane. Il choisit à cel effel le sainl personnage Agastya, et celui-ci avaoçanltrop lentement au gré de ses désirs , il osa le frapper en lui disant : Sarpa, sarpa, avance, avance 1 (serpe, terne). Agastya indigné lui répliqua parles mêmes mots «nais en leur donnant un autre sens : Avance, serpent ! {serpe, serpens). La malédiction eul aussitôt son effet : Naboucha fut métamorphosé en serpent , et ludra recouvra son Irône.
INDULGENCE, rémission ou commutation •l es peines canoniques ou temporelles dues nux péchés actuels. Dans une matière aussi scabreuse el sur laquelle on a tant écrit et d'une façon aussi diverse, uous ne saurions mieux faire que de reproduire ici ce qu'a dit Bnssuel au sujet des indulgences, dans son Exposition de la doctrine de l'Eglise catholique.
« Les catholiques, dit-il, enseignent d;Un commun accord que le seul Jésus-Christ, Dieu et homme tout ensemble, était capable, par la dignilé infinie de sa personne, d offrir à Dieu une satisfaction suffisante pour nos péchés. Mais ayanl satisfait surabondtimment, il a pu nous appliquer «cite satisfaction infinie en deux manières : ou bien en
Dictions. »ks Rbu«;ioss. IL
nous donnant une entière abolition, sans réserrer aucune peine; ou bien en commuant une plus grande peine en une moindre, c'està-dire, la peine éternelle en des peines temporelles. Comme cette première façon est la plus entière et la plus conforme à sa bonté, il en use d'abord dans le baptême; mais nous croyons qu'il se sert de la seconde dans la rémission qu'il accorde aux baptisés qui retombent dans le péché, y étant forcé en quelque manière par l'ingratitude de ceux qui ont abusé de ses premiers dons; de sorte qu'ils ont à souffrir quelques peines temporelles, bien que la peine éternelle leur soit remise.
« Il ne faut pas conclure de là que Jésus- Christ n'ait pas entièrement satisfiil pour nous ; mais au contraire qu'ayant acquis sur nous un droit absolu par le prix infini qu'il a donné pour notre »alut, il nous accorde le pardon, a telle condition, sous telle loi, et avec telle réserve qu'il lui plait.
« Nous serions injurieux et ingrats envers le Sauveur, si nous osions lui disputer l'infinité de son mérite, sous prétexte qu'en nous pardonnant le péché d'Adam, il ue nous décharge pas en même ternes de toutes ses suites, nous laissant encore assujettis à la mort et à tant d'infirmités corporelles et spirituelles que ce péché nous a causées. Il suffit que Jésus-Christ ait payé une fois le prix par lequel nous serons un jour entièrement délivrés de tous les maux qui nous accablent : c'est à nous à recevoir avec humilité et avec actions de grâces chaque partie de son bienfait, en considérant le progrès avec lequel il lui plaît d'avancer nuire dé.ivrance, selon l'ordre que sa sagesse a établi pour noire bien, et pour une plus claire manifestation de sa bonté cl de sa justice.
« Par une semblable raison , nous ne devons pas trouver étrange, si celui qui nous a montré une si grande facilité dans le baptême se rend plus difficile envers nous, après que nous en avons violé les saintes promesses. Il est juste, et même il est salutaire pour nous, que Dieu, en nous remettant le péché avec la peine étemelle que nous avions méritée, exige de nous quelque peine temporelle pour nous retenir dans le devoir, de peur que sortant trop prompte— menl des liens de la justice, nous ne nous abandonnions à une téméraire confiance, abusant de la facilité du pardon.
« C'est donc pour satisfaire à celte obligation que nous sommes assujettis à quelques œuvres pénibles, que nous devons accomplir en esprit d'humilité et de pénitence ; et c'est la nécessité de ces œuvres salis factoires qui a obligé l'Eglise ancienne à imposer aux pénitents les peines qu'on appelle canoniques.
« Quand donc elle impose aux pécheurs des œuvres pénibles et laborieuses, et qu'ils les subissent avec humilité, cela s'appelle satisfaction ; et lorsqu'ayanl égard, ou à la ferveur des pénitents, ou à d'autres bonnes œuvres qu'elle leur prescrit , elle relâche quelque chose de la peine qui leur est cela s'appelle indulgence.
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« Le concile de Trente ne propose autre chose à croire, sor le sujet dos indulgences, sinon que la puissance de le* accorder a été donnée à V Eglise par Jésus-Christ, et que l'usage en est salutaire; à quoi ce concile ajoute qu'i/ doit être retenu avec tn«déralion toutefois, de peur que la discipline ecclésiastique ne soit énervée par une excessive facilité ; ce qui montre que la manière de dispenser les indulgences regarde la discipline. »
, Suivant le savant Tliiers, les indulgences, dans la plus ancienne, la plus commune, la plus solide el la plus sûre opinion des théologiens, sont une relaxation ou remise des peines imposées dans le sacrement de pénitence, ou ordonnées par les canon* de l'Eglise. Le concile de T renie en dit huit choses remarquables : 1° que le pouvoir d accorder des indulgences a été donné à l'Eglise par Jésus- Christ ; 2* que l'Eglise a usé de ce pouvoir dés le* premiers siècles ; 3" que l'usage des indulgences étant très-salutaire aux chrétiens , et approuvé par l'autorité des saints conciles, on doit le conserver dans l'Eglise : 4* que ceux qui «Usent qu'elles sont inutiles, et que l'Eglise n'a pas le pouvoir d'en donner, méritent d'être f-appé* d'auaihèioe ; 5* qu'il ne laul les accorder qu'avec modéra» lion, suivant la pratique -luienne et approuvée de l'Eglise ; tr* qu'il s'y est glissé des abu- qui ont donné lieu aux hérétiques de les calomniée, el qu'il est juste de les corriger; 7° qu'un de ces abus qu'on doit entièrement aliolir est le gaiti sordide qu'on en peut tirer, et qui es' la source de beaucoup d'autres abus ; 81 que la superstition, l'ignornuce, l'irrévérence et autres choses semblables y ont introduit plusicuis autres al us, dont les evé pies U«.iv- ni (aire le rapport au pape, afin qu'i' puisse statuer ensuite ce qui sera plus expédient pour le bien de 1 Eglise univers. Ile.
C'est en conséquence de ces srges principes que la congrégation d s indulgences et des reliques a donné, en 1G76, un décret approuve par le pape Innocent XI, nui condamne une infinité d'ind igences, ou -supposées, ou entièrement fausse», ou apocryphes, ou révoquées, ou surannées, et par conséquent nulles. Déjà, avant la fulmiuatioii de ce décret , plusieurs théologiens fameux avaient condamné expressément ces indulgences do plusieurs milliers de jours, de plusieurs milliers d'années, etc. Gerson dit que les indulgences que l'un yante de 2000 ans, aussi bien que celles i|ue l'on s'imagine pouvoir gagner, en disant, par exemple , cinq Pater devant une telle image, et autres semblables, sont impertinentes et superstitieuses. Solo témoigne que les indulgences de cent ans sont monstrueuses, qu'il n'est jamais entré dans la pensée d'aucun pape de les donner; que ces indulgences excessives étaient de 1 invention des frères quêteurs, qui les ont ridiculeineut proposées aux , fidèles. Maldonal as>ure que les indulgences d'un si grand uombre d'années soul de véritable abus, el de» tromperies qu'où ne doit point imputer â l'Eglise, mais aux parlicu-
DES RELIGIONS
fiers qui en font commerce. Estitjs dit pm^. veruenl que I s indulgences do rem au* eide mille ans soul absurdes, qu'elles ne dwiteat jamais être attribuées au saint H qu'elles sonl ou inventées à plaisir, Wei. torqi'ées avec imprudence, parce que puai] les canons de. I Eglise n'ont prescrit 4t M longues pénitences pour les pé. he» le, p|w énormes, et qu'ils n'ont pu même les prescrire, à cause de la brièveté de la vW humaine.
Thiers cite ensuite quelques exemptes dt ces indulgences absurdes, abusives et imper, tinenies. Le cheval fer Bd win Sandis rtonorte, dit-il, qu'aux Assgusiins de Padooeil vivait une indulgence pléuière depois le bàptemt jusqu'à la dernière confe«»inn, avec ^8,0*4 ans de plo< pour l'Avenir, et l'indulgente d'Alexandre VI, de 3 ) 000 ans, pour c**u aji diront on Are, Maria devant l'autel de Notre. Dame ; qu'à Venise, au sépulcre d» Notre. Seigneur, il y avait an» indulgence de 80,014 ans, donnée par Boni face VIII, et confira* par Henoit XI, pour ceux qui récitaient nos oraison de saint Ai^us in qui v était atuetiée, etc. Le* habitants de a ville d'A i ote prétendaient a#oir reçu du pape Attendre fil, pour tous les premiers •iiinanrnesda mois, des indulgence» en aussi grsod son» bre que ce pape put ramassur de jnici de sable daus ses deux mains jointes es* semble.
Disons, en terminant, que l'application du indulgences authentiques a lieu ou en rér> tant des prières, ou en visitant des églises, des chapelles on des autels, en disant, m faisant diie, no eo entendant des mei«es, es assistant à certains offices el a certaine* pr» cessions, en se confessant et en corouuinisM, en d nnant l'aumône, en accomplissait m» taines œuvrrs de miséricorde, en poruoi l« «ca pu la ire, des croix, des chapelets, des cot ronnes, etc., etc. Husieors de ces iodol» gences peuvent être appliquées pour le ton* Jugement des âmes du purgatoire; mais oa ne doit pomt ajouter foi à celles par lesquelles il est dit qu'en faisant telle œuvre Si piété, < u en récitant 'elle pr ère, oudél vrera une âme du purgatoire; parce que l'h{l'« ignore combien cette âme qu'an vue lrad délivrer est redevable i la justice dhiae.
INDULT, grâce que le pape accorde, ptf une bulle, aux rois, aux prélats, ans communautés, ou à quelque personne et» particulier, pour faire ou pour obtenir auei^w chose contre la diepositioai du droit estas. C'est ainsi que les papes areordent quekjtefois aux evéques le pouvoir de dfspeui<r k certains empêchements de maiisge.
C'est en vertu des Induits accordé* p* •* saint-sié^e aux rois de France, que ceot-" avaient autrefois le pouvoir de nommerai» beniQ.es consistoriaux de leur royaume. L'» cardinaux ont aussi un Induit eu vertusquel ils peuvent conléu-reu cominrndc. I<aff les bénéfices réguliers comme les secuîif» cl ne peuvent élre prévenus dans le* »>l mois qu'ils out pour conférer les béJiétK**
lifS INF
i leur nomination. Cet induit s'appelle ordi-
oairemen< Induit du compact.
L'ftitlull do parlement de Paris avait été arcoirtc d cet Hluaire corps par le pape Eugène IV, et confirmé par les papes Paul 111 rt Cément IX. En vedu de cet Induit, les chanceliers de Fraoce, les présidents, conseillers et autres officiers du parlement pouvaient, nue fois pendant leur vie, être nommes p>ir le roi à ou collateur de France, et, au moyen de celle nomination, être pourvut du premier bénéfice vacant par mort, à la disposition de en collaieur. Si les officier* du parlement n'étaient pas capables de bénéfice, ils pouvaient présenter un clerc à leur place.
I.NDUT. Dans l'Eglise de Paris et dans plusieurs uutres diocèses de France , on donne ce nom à des ecclésiastiques ou clercs qui, aux. fêles solennelles, assistent à la aime, revêtus (induti) d'une aube et d'une tonique, pour servir et accompagner le diacre et le sous-diacre.
INFAILLIBILITÉ, une des propriétés de ia véritable Eglise, et parlant de l'Eglise catholique. Voyez Eglise. La promess*! divine lait*- aux premiers pasteurs de I Eglise s'étend i toos les temps et à tous les jours; aiai* el.e ne regarde que l'unanimité ou U>alité morale des pasteurs, et non chacun en particulier ( J). Soit donc que les pasteurs istembléa en un même lieu, et après avoir lélibéré ensemble, rendent un décret sur la locirioe; sntil que loua ou la plupart, résilaat chacun dan* son égli»e, «'accordent ur on article de la doctrine, ils impriment gaiement à cet article, comme à ne décret, t sceau de l'infaillibilité. La doctrine que le «rji» des pasteurs enseigne d'uup manière of.tilUble, comprend toui ce qui a été révélé
l'Eglise par Jesu?*Cbri»l, couscquemuicnl ou» Tes dogmes et toutes les mai unes qu'il
enseignés lui-mémo. Mais afin que leur oseignemeut >oil infaillible, il fa il qu'ils ropo>enl les dogm< s et les maximes comme Uust-% lis.es, certaines, arrêtées, conclues, uliu en in. posant <iux fid les l'obligation s déférer. L'Eglise a deux moyens qui gainli*>enl s«>ii inlaillibililé, l'un naturel et iiuu« surnaturel ; le premier e-t la c»niissanec rte la lradi;iout et le second, l'nsslance de lTisprit saint, qui lui a été proi»e par son divin fondateur.
INFLIUES (du verbe inferrt, porter sur), en tires ou oflraudes que les Romains fai-
eul sur les tombeaux de» morK Les vienés humaines, les gladiateurs qui leursucdérenl, lea animaux immolés, lurent aussi signés par le même nom. Dans celte deré»e sorte de sacrifice, on égorgeait uue te noire, on répandait «on sang sur |a tube, on y verlan des coupes de vin et de i chaud, on y jetait des fleurs de parut uge ; oo terminait en saluant les mânes
défuoi et en les invoquant. Si l'on ne rcudail i|ue du vin, ce »ir> s'appelait infe-
I) Nous nous tenons totalement en dehors de la -mon agitée entre les catholiques, et qui consiste