‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 355 sur 365 · INF · texte numérisé non relu

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rhm. Suivant Pestas, ce nom lai était donné, parce que la liqueur devait être au-dessous des rebord- de la coupe : celle étymologie est peu probable.

INFERNAUX.— 1. Les dieux infernaux, oa des enfers, étaient, chez le* paient, Plnloa et Proserpine. Les Grecs donnaient aussi l« nom d'Infernal A Jupiter, adoré à Argos dans nu temple de Minerve. Sa statue était en bois; elle avait trois yeox, symbole de sa triple puissance sur les cieux, sur la terre et dans le» enfers.

2. On a donné le nom d'Infernaux à des hérétiques du xvi* siècle, qui soutenaient que, quand Jésus-Christ descendit aux enfers, il y fut tourmenté comme les damnés. Calvin a osé avancer que le Sauveur y avait souffert jusqu'à sa résurrection.

INFIDÈLES.— 1. Les chrétiens appellent de

-ce nom tous ceux qui ne sont pas baptisés et qui ne croient pas en Jésus-Christ, lela> que les mahomélans, les idolâtres, etc. Les hérétiques, bien que n'ayant pas le titre de fidèles, ne sont cependant pis rangés au nombre des infidèles, parce qu'ils sont baptisé* et qu'ils croient à Jésns-Christ. Les Juifs ne sont pas non plus appelés infidèles, parce que leur religion a été révélée, et qu'ils font profession de croire au Messie.

' 2. Les musulmans laxcut de kafirs ou d'infidèles tous ceux qui ne suivent point les lois de l'islamisme ; et ils rangent dans la même rlasse les schiites ou dissidents. D'après leur code religieux, le caractère d'infidélité est encouru, 1* par celui qui refuse de ■croire aox livres nacrés ; £• par c«iui qui regarde le péc hé, le crime, ia transgression de lu loi comme des choses licites ; 3* par celui qui voit le péché d'un œil d'indifféjrence, ou qui se permet des raillerez sur les préceptes de La loi et du culte divin ; par celui qui n'a poinl d'espérance en Dieu ; 5' par celui qui ne redoute piinl ses menaces et ses châtiments ; h' enfin, par celui oui ajoute foi aux prédictions des d. vins sur les événements occultes et â venir.

1 N F UAL A PS A 1 R ES, une des branches de l'ariniui luisme. Soutenir que Pieu n'a créé un certain uomUro d'bemmes que pour les damner, sans leur donner les secours nécessaires pour se sauver, s'ils le veulent, c'est une hérésie que tous ses partisans ne soutiennent |>as de l i même manière. Elle se ditise en deux sectes : les uns disent que Dieu, indépendamment de tout, < t antérieurement à toute connaissance ou précision de la chute du premier homme, a résolu de manifester sa miséricorde et sa justice : sa miséricorde, en créant un certain nombre d'hommes pour les rendre heup ux durant toute l'éternité ; sa justice, en c/i mettant sur la terre un certain nombre d'aubes pour les punir éternellement dans l'enfer. Les autres soutiennent que Dieu n'a pris celle détermination qu'en conséquence du péché originel el de la pré\i>ion de ce péché que,

6 savoir si le souverain nonlif.- est infaillible on non, dans I« aiatiéres qui loitclwuU ia M.

jcmiS MCTI0NNA1RE I

de toute éternité, il a vu qu'Adam commettrait. Car. disent-ils l'homme par ce péché ayant perdu la justice originelle et 1 1 grâce, il ne mérite plus que «les ch aliments ; lout le genre humain n'est pl^s qu'une masse do corruption que Dieu peu! punirelahandonner aux suppiiees éierneïs. Cpemiani, pour ne pas faire erhlcr seulem -ni sa justice, mais aussi sa misé icorde, il a rés-du d'en tirer quelques-uns d • cette masse pour les s.nclilîer 61 les béatifier. Il donne a ceux-ci de» grâces qui l<-s sanctifient el les cou iui enl enfin a la bédilude éternelle. Pour les autres, il les abandonne a leur malheur, cl no leur fournil aucun secours pour en sortir, ou, s'il leur en donne quelques-uns, ce ne M»nl que des secours passagers qu'ils perdront bientôt, el qui ne les conduiront point au bonheur éternel. Ceux q i défendent ce sentiment <1e la première manière s'apjx l'eut Suprnlansah r$, parce (j «i 'ils croient que. Dieu a pris lu détermination de perdre un cer aiu îomhre d'hoaimes, tuprn laftsum Adumi , avant la chute d'Adam, <l indépendamment de

celte chute; les autres se n n ni iiijKihip-

mires, parce qu'ils veulent que Dieu ne l'ait prise qu'après la pré» ision de la chute du premier homme, infra lapsum Ailumi, el en conséquence de cette cule. Les m liai ipsaires appuient, connue les jan»éni>les, h réprobation el le icfus des secours nécessaires au salul sur la prévision du pèche originel.

IM-'ULK, bandelette de laine blanche, qui couvrait la partie chevelue de la U te. jusqu'aux tempes» et de laquelle tombaient de chaque côté deux cordons pour l'assujettir. Cetle espèce de diadème el >it, chez les lloniains, la inarque de la dignité sacerdotale.

lNt;:;MClTLi:,oi; AC.ENOLTLLLB. surnom sous le (uel llilh) ie avait un temple à I égée, en Arcadie. lie nom venait de ce qu'Augé, file d Aiéus, ayant été remise à Nauplius par son père, était tombée sur les genoux en mettant un enfant au monde, à l'endroit où depuis on bàlil un temple à Lucinc.

lM'.HAMITtS, branche de méthodistes, qui ..vaienl pour chef dirham: celui-ci s'étant séparé des wesléiens, commença à do m aliser vers l'an 1735, et forma en Ameririque plusieurs communautés nombreuses où Ton était admis par le tirage au sort. Chaque prosè'-y'e devait dévoiler l'étal de son âme en présence de l'assemblée, afin qu'elle pût juger quel changement s'était opéré dans son cieur. Ouel |iics-uns. p u ant qu'il j aurait une vanité coupable à révéler ce q; i lounail leur attirer des éloges, se bornaient à déclarer que, pénétre» de leur i dignité, il:- ne fondaient leurs espérances que sur Jésus-Christ. D'un nuire côté, l'emploi du tirage au sort, lorsqu'il était «léfavorahlc, entraînait l'inconvénient d'inquiéter les consciences, en taisant mire que par là Dieu manifestait sa volonté. Ces c«>n*idéralions portèrent In^h in à modifier ses sentiments et sa discipline. Il publia un ouvrage qui esl en réputal.on chez les indépendants, rtont sa doctrine diffère cependant sur quel-

ÏS RELIGIONS. Hrç

ques points. Le principal est la Trinité, car il condamne l'usage de parler de trois pfrsonnes comme distinctes, mais il croit que 1^ salul ne s'obtient que par l'imputation de 1> justice de Jésus-Christ.

Les In- hamiles ne croient pas qnMaprè. sence de plusieurs anciens soit nécessaire pour admi islrer la cène. Ils soutiennent 1? baptême des enfants, et font grand ru ta écrit de Sandemau. Le nombre ne s'est point grossi, surtout depuis qu'ils sont devront plus stricts dans tout ce qui concerne l'office public.

INt.OUL, ou 1NNAK0U, simulacres de bois, auxquels les habitants des des Knurifo offrent les premiers animaux qu'ils prennent à la pèche nu à la chasse, ou du moins la peau de ces animaux, car les chasseors rn mandent la chair.

INC-TCHAO, génie de la mylholoii* chinoise. Il a le c >rps d'un cheval, le vivat! d'un homme, li peau mouchetée d'un ter*, el les ailes d'un oiseau. C'est lui qui presiit à la montagne lloai-Kiang: sa domination s'étend jusqu'à la mer d'occident. Les espnis du ciel el les démons affamé» qui président aux maladies pestilentielles, deœeirent dans la contrée qui lui esl soumise, tel esprits du ciel ont le corps d'un b<pu(, li queue d'un cheval, huit pieds eldeuxléin; el comme ils se laissent voir publiquement, il y a, dans la ville où ils résident, décidais pour les garder et les défendre en tit de besoin. Quant aux démons fanièliq««,ilt habitent chacun on côté de la montagne Hm!- Kiang. (M. Bazin, Motice d'une Cosmografit fabuleux attribuée au grand Tu.)

INITIATION , cérémonies sacrée*. mystérieuses , imposantes , précédées d'épirma quelquefois longues et douloureuse*, f4î lesquelles les candidats sont admis à la «*• naissance de certains mystères , ou agréM à une société secrète, ou simplement incorpores à le. le classe d - la société.

Initiation chez les Juifs.

Il paraît certain que , chez les Juifs il J av ait, outre renseignement public, uoedoctrine secrète, mais authentique el reconoae qui n'éla t révélée qu'aux sages de la $»«*gogue, et qui se transmettait de docteur» docteur el de propbèle en prophète. Cette doctrine n'était j oint opposée à celle fl» éla t exposée dans les livres saints el «* l'on expliquait au reuple; mais elle réieW aux initiés des vérilés, des traditions.** dogmes, dont il eût été téméraire ou dinrt" reux de donner connaissance ao f*flf,.,,• (Vest ainsi que , s'il faut en croire rerunw travaux a-sez récents sur les antiquité* J«d.iïq ues . les docteurs de la Synagogue avaient, li i • n avant Jésus-Christ, une cann<i**JW* plus ou moins explicite des mystères d* U Trinité, de Dieu toit homme, de «a nais*** miraculeuse, de la fécondité d'une vi ,flt de la médiation du Messie , de l'iovociW des saints, etc., elc. Il ne parail pas cep*** dant que les initiés à cetle doctrine is*!*'

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