‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 365 sur 365 · IVI · texte numérisé non relu

IVI

t'accorde qu'aux princes du sang impérial. Lear léle n'est pas rasée; en voyage, ils ne portent point l'habit religieux, mais l'habit ordinaire japonais et deux sabres. Leurs oorimons ou chaises à porteur sont comme ceux des autres prêtres, mais leurs chevaux •ont harnachés comme ceux des princes du jang. Ils sont tous exercés dans l'art militaire; ils mangent du poisson et de la viande, et se marient ordinairement dans les premières familles, ou avec des pareutes des Dairis.

Cet ordre étant très-riche et puissant, et répandu par tout l'empire, les Seogouns le traitent avec beaucoup d'égards. A l'avéuetuent d'un Seogoun, les préires de tous les autres ordres reçoivent de lui une patente, scellée d'un sceau en vermillon. Les prêtres de l'observance de Ils ko sio, au contraire, loi offrent un écrit dont le sceau est aspergé de leur sang, et s'engagent par là de l'assis» 1er dans toutes les occasions en cas de troubles ou de révoltions. C'est pour cette raison qu'ils jouissent d'une grande considération a la cour de Ye do.

ITSOD SE-NO MIKOTO, personnage mythologique dej Japonais, fils de Fiko no kita, le cinquième des esprits terrestres qui régnèrent sur le Ja :»• . Son frère Ztn mou ten-o, devint le fondateur de l'empire japonais, llsou se— no, quoique son aîné, combattit pour le défen j contre les dieux célestes qui voulaient «ahir le pays; mais il fut blessé et mis h isde combat. Voy. Zin hou tek o.

IULES, hyi.ities o j les Grecs chantaient en l'honneur d»Cérés, et les Romaius dans les fêles cons .ees à Libéra. Ce nom vient du grec ovX»; ou fovloç, gerbe.

IVI, nom do la première femme, chez les TaYtiens; il rappelle singulièrement le nom d'Eve. — Ta roa, après avoir faille monde, forma l'hon te avec de la terre rouge (araea), qui servit n «me d'aliment à la créature jusqu'à l'appa lion de l'arbre à pain. Un jour Taaroa pic igea l'homme dans un profond sommeil et en lira un os (iri) dont il Ht la femme. Ces deux êtres furent les chefs de la famille humaine Tout en citant cette légende singulière, le missionnaire protestant Ellis exprime des soupçons sur son authenticité ; il ajoute que l'analogie mosaïque pourrait bien ne résulter que d'une équivoque sur le mot ivi, qui signifie à la fois, os, veuve et vittime tuée à la guerre.

Hais une tradition non moins frappante et resque identique se retrouve à la Nouvelleélande. D'après celte tradition, le premier homme fut créé par le concours des trois Mawie; le premier de ces dieux eut la plus grande part à celte œuvre ; la première femme fut formée d'une des côtes de l'homme. Les insulaires donnent aux os en général le nom d'iwi, qui pourrait bien, ainsi que le pensent Nicholas et d'Ur ville, n'être qu'une corruption do nom de la mère du genre humain, suivant les écrits de Moïse.

IXION, un des fameox damnés de l'anti-

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qmté. 11 avait épousé Clia, fille de Déiouêe, et refusa à celui-ci les présents qu'il lui avait promis pour obtenir sa fille, ce qui obligea Déionée à lui enlever ses chevaux. Ixion dissimula son ressentiment, attira chez loi son beau-père, et le fit tomber dans une fosse ardente où il perdit la vie. Ce crime fit horreur; lxion ne trouva personne qui voulût faire pour lui les cérémonies expiatoires, et fui obligé de fuir tous les regards. Abandonné de tout le monde, il eut recours à Jupiter, qui, prenant pitié de ses remords, le reçut dans le ciel et l'admit à la table des dieux. Ebloui des charmes de Junon, l'ingrat lxion eut l'insolence de lui déclarer sa passion. La déesse, justement offensée de sa témérité, ail i se plaindre à Jupiter, qui, pour roir jusqu'où irait l'audace <lu téméraire mortel, forma d'une nuée un fantôme semblable à son épouse, lxion tomba dans le piège, et de ce commerce imaginaire naquirent les Centaures. Jupiter, le regardant comme un fou dont le nectar avait troublé la raison, se contenta de le bannir; maisvoyant qu'il se vantait de l'avoir déshonoré, il le précipita d'un coup de foudre dans le Tartare, où Mercure, par son ordre, alla Panacher à une roue environnée de serpents, qui tournait sans relâche. C'était en effet l'opinion des anciens, que ceux qui avaient une fi»is goûlé le nectar des dieux ne pouvaient mourir que d'un coup de tonnerre. La fablo ajoute que lorsque Proserpine fit son entrée aux enfers, lxion fut délié pour la première fois. Virgile suppose aussi que les accords mélodieux de la lyre d'Orphée suspeudireul la roue à laquelle il était attaché.

Noël explique de la manière suivante la donnée historique de cette fable : un prince, surnommé Jupiter, ayant accordé à lxion, roi des Lapithes, l'hospitalité que tousses voisins lui refusaient, l'ingrat reconnutee bienfait par une noire perfidie, et devint amoureux de l'épouse de son bienfaiteur. Celui-ci mit à la place de sa femme une esclave nommée Né— phélé (nuée), et ne put douter des intentions criminelles de son hèle, lxion, s'élant vanté ensuite d'avoir rendu la princesse sensible à ses vœux, fui chassé de la cour, el mena depuis une vie agitée et inquiète, haï et méprisé de tout le monde.

IYAR, le second mois de l'année ecclésiastique et le huitième de l'année civile, chez les Juifs. Le 15 de ce mois on renouvelle la pâque, en faveur de ceux qui n'ont pu prendre part à la première dans le mois de Nisao.

ÎYNX, fille du dieu Pan cl d'Echo. Cette nymphe était la suivante d'io. Junon l'accusa d avoir rendu Jupiter épris d'io, par l'effet de ses enchantements, el pour la punir la changea en oiseau, sans doute en hochequeue.

Ce mythe, dit Noël dans son Dictionnaire, doit son origine À une e>pèce de cérémonie magique, par laquelle on prétendait pouvoir s'assurer de l'affection d'une personne chérie. Cette cérémonie consistait à attacher un de ces oiseaux sur une petite roue qu'on tournait, el qu'on appelait en grec etrophnlo$, hécatieoe ou rhombot chatecos. On s'ima ginait qu'à mesure que cet oiseau était

DICT10NNA1UE DES RELIGIONS

étourdi, a force do le tourner avec la. roue, on inspirait aussi de l'anxiété à l'amant, et que, par ce moyen, on l'obligeait à venir auprès i>6 *a maîtresse. Pour atteindre plus sûrement le but qu'on se proposait, on prononçait en mémo temps certaines paroles magiques. Il garait que la longueur de cet oiseau et «a langue pointue ont donné lieu à celte superstition. Il y a dans son aspect quelque chose qui ressemble à un serpent, et l'un sait que les serpents jouaient un grand rôle dans les cérémonies magiques des anciens.

1ZE 'Pèlerinage d'), ou d'/s/V, comme écrit Kaempfer : le plus célèbre des pèlerinages du Japon ; il tire son nom de la province d'ize, où naquit Ten-sio Daï sin. Voy.

Sanga.

IZED, ou YEZD, bons génies du second ordre, suivant la doctrine des l'arsis. Us sont au nombre de vingl-quaire, cl remplissent auprès des hommes les fonctions de ministres directs des Amsi haspands, ou génies du premier ordre, appelés aussi quelquefois Jzeds. En général, le nom d'izcd est, en persan, le titre de tous les êtres divins auxquels s'adresse l'adoration des hommes; en effet, il vient du zend Yazata ou du sanscrit yndjatat qui signifient l'un et l'autre, « un cire digne d'être honoré par le sacrifice {yadja). » C'est pourquoi il exprime assez souvent la Divinité en général.

IZESCHNÉ, un des livres sacrés des l'arsis, o uvre de Zoroastre ; il forme avec le Yisptred et le Yendidad proprement dit, la collection comprise sous lu nom de Yendidad-Sudé. C'est proprement un rituel; Zoroastre y recommande le mariage entre cousins germains ; loue la subordination; ordo:ined'ctablir un chef pour les communautés de prêtres, de soldats, de laboureurs et de commerçants ; il recommande le soin des animaux. Il y est parlé d'un âne à trois pieds, placé au milieu de l'Kuphrale ; cet r«nimal a six yeux, neuf bouches, deux oreilles et une corne d'or ; il est blanc, et il

est nourri d'un aliment céleste ; mille hommes et mille animaux peuvent passer eulrc ses jambes. C'est lui qui purifie les eaux Je l'Kuphrale, et arrose les sept climats de la terre. Quand il se met à braire, les poissons créés par Ormuzd engendrent, et les êtres formés par Ahnman avortent

Izeschné se prend aussi pour une prière oo un hommage adressé à un être divin ; ainsi faire izeschné signifie prier, louer, célébrer. L'ouvrage qui porte ce titre est composé de 72 hâs ou chapitres ; voici la traduction du douzième, qui se trouve en tétedo Vendidad-Sadé ; celle traduction est due i Anquetil.

a Au iiitm de Dieu ! Au nom de Dieu, juste juge ! Je prie avec ferveur, avec pureté de pensée, avec pureté de parole, avec pureté d'action. Je me livre à toute bonne pensée, à toute bonne parole, à toute tonne action; je renonce à toute mauvaise pensée, à toole mauvaise parole, à toute mauvaise action. Je me donne aux Amschaspands ; je les célèbre, je les prie de toutes mes pensées, de toutes mes paroles, de toutes mes actions. Dans ce monde, je leur consacre mon corps et mon âme ; je les invoque avec étendue.

« L'abondance et le Behescht (le paradis) sont pour le juste qui est pur. Celui-là est pur qui est saint, qui fait des œuvres célestes cl pures.

« Je célèbre, je fais connaître, moi, serviteur d'Ormuzd selon la loi de Zoroastre, Il réponse d'Ormuzd dont le Dew est enoemi. Ce Vcndidad donné à Zoroastre, pur, saiol et grand, je lui fais izeschné et néatseh (prière cl soumission). Je veux lui plaire; je loi adresse des vœux. Je fais izeschné aux temps (c'est-à-dire aux génies), qui sont les jours, les mois, les années ; je leur fais néattth,\t veux leur plaire, je leur adresse des vœoi.

« Que Serosch (le génie de la terre) por, fort, corps obéissant, éclatant de la gloire d'Ormuzd, me soit favorable I Je lui fais izeschné et véaesch, je veux lui plaire, je lit* adresse des vœux, etc. »

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