SV
autre. Arrivé à l'antre corcyréen, il enfonça le pied droit dans le limon, et en le retiraut Gt sourdre une rivière qu'on appela le Pied de Cadmus.
ISOCHRISTES, hérétiques du vr siècle, disciples d'un certain Nonnus, moine origéniste; ils enseignaient qu'à la résurrection les apôtres seraient rendus égaux à Jésus- Christ: leur nom exprime eu effet celte singulière doctrine.
ISPARETTA, dieu suprême, adoré par une tribu de la côte de Malabar. Ces Hindous disent qu'antérieurement à toute création lsparelta se changea en uu œuf, d'où sortirent le ciel, la terre el tout ce qu'ils contiennent. Ils croient quo ce dieu embrasse les sept deux el les sept terres. Ils le représentent avec trois yeux et huit mains, une sonnette prndue au tou, une demi-lune el des serpents sur le front, lsparelta produisit Kiwelinga, père de Brabina, Vichnoa el Iswara.
ISRAËL, ISRAÉLITES. Israël est un des noms du patriarche Jacob. On lit dans l'Ecriture sainte que Jacob, à son retour de Mésopotamie, ayant passé le torrent de Jaboe, lutta avec un ange pendant une nuit entière: celui-ci, voyant qu'il ne pouvait venir à bout de le terrasser, lui toucha le nerf de la cuisse qui sécha sur l'heure, ce qui Ht boiter Jacob. 11 lui dit ensuite : « Laissez-moi aller, car voilà l'aurore qui commence à paraître. — Je ne vous laisserai point aller, répondit Jacob, que vous ne m'ayez béni. — Quel est votre nom ? reprit l'ange. — Je me nomme Jacob, répondit le patriarche. — Désormais, lui dit l'ange, vous ne porterez plus le corn de Jacob, mais vous vous appellerez Israël, car vous av*>z lutté avec, les êtres divins et avec les hommes el l'avantage vous est resté. » Israël, en effet, peut se traduire par puistant en Dieu ou contre Dieu.
Jacob devint, comme on sait, père de douze tribus qui furent appelées de son nom les tribus d'Israël ou les Israélites.
Dans la suite, Roboam, roi des Juifs, Ois cl successeur de Salomon, ayant, par la dureté de son gouvernement, provoqué un soulèvement dans ses Etats, dix tribus se révoltèrent ouvertement contre lui ; el ayant mis à leur tête Jéroboam, ils formèrent un royaume particulier, qui fut appelé Israël, par opposition au royaume de Juda, composé des deux tribus de Juda et de Benjamin, qui seules étaient restées Odèles à Roboam. Voy. Juifs.
ISRAF1L, un des quatre principaux anges des musulmans; c'est lange du jugement dernier, el le gardien de la trompette céleste. A la On des temps, il en sonnera une première fois; alors tout le genre humain périra. Quarante ans après, if l'embouchera une seconde fois, et tous les hommes ressusciteront pour comparaître au jugement. — Le nom d'Israfil parait être une corruption de celui de Séraphin.
ISWARA (1). Ce mol slgn.je mallre, sei-
Ixora, Ichuren, Isnren, etc.
gneur; c'est le nom que les Hindous donnent particulièrement a Siva, troisième personne de la triade indienne. Ce dieu est envisagé sous un double aspect; l'un brillant et lumineux, l'autre noir cl menaçant.
Comme dieu favorable, on l'appelle Bhava, Bhughis, Bhagavan, Dé va-Nasa (Dionysios), le père, le bienfaiteur, le générateur, le roi des montagnes. Comme dieu redoutable, il est Roudra, H ara, Siva, Ougra, Kala, etc. Quelquefois ces deux caractères se confondent, et alors il reçoit les dénonciations d'isa, Isana, Istrara, Mahadiva, qui signifient le maître, le seigneur par excellence, le grand dieu. Voy. Roudra et Siva.
Le nom d'Iswara n'est cependant pas tellement propre à Siva, qu'on ne le trouve quelquefois donné à d'autres divinités; il est même employé pour exprimer la divinité eu
général, et comme synonyme du mol Dieu. >u le trouve en ce sens dnns les bibles en langues indiennes. Cependant les chrétiens catholiques, pour éviter tout malentendu de la part des païens, ont soin de le faire précéder du qualificatif pomma, très-haut, souverain, excellent, sous la forme Parameiwara, le souverain Seigneur.
ITA, quatrième état des voyageurs, c'està-dire de ceux qui parcourent le cercle des transmigrations, suivant le système religieux des Tibétains. Les lta$ sont des démons faméliques, dont les corp< ressemblent à des spectres et â des squelettes. Ils n'ont que la peau et les os, mais leur ventre est tendu par le vent et confié comme un ballon. Ils ne respirent qu avec la plus grande peine, tant ils ont la g irge étroite et petite. Tout ce qu'ils respirent n'est que feu ; ils souffrent .ependant le IroM, et sont tourmentés de la faim et de la soif. Ch.ikya-Mouni descend souvent dans leur séjour, pour adoucir leurs tourmonls.
ITEKDUCA. Voy. Istebdcca.
1THOMATE, surnom sous lequel les Messénieos honoraient Jupiter, dans un temple sur le mont Idiome. Ces peuples, qui se vantaient que Jupiter avait été élevé sur cette montagne, lui consacrèrent un culte particulier et une féle annuelle. La slaiiie du «lieu était l'œuvre d'Agéladès. Un prêtre, dont le sacerdoce ne durait qu'un an, la gardait chez lui.
1THOMÉKS, fôte annuelle que les Messéniens célébraient en l'honneur de Jupiter- Ilhouiate. La cérémonie consistait à porter dévotement de l'eau, du bas de la montagne dans un vaste réservoir construit an sommet. Cette eau était destinée au service du dieu, c'est-a-dire à l'usage des ministres de son temple. On proposait dans celte féte un prix de musique, qui attirait un grand concours de musiciens.
1THYMBE, chanson et danse des anciens Grecs en l'honneur de Bacchus.
ITHYNTÉRiON, baguette que les prophè-
tes
les des dieux, chez les Grecs, portaient à la main comme insigne de leurs fonctions.
1THYPHALLE, figure de l'organe générateur mâle, faite de bois de figuier, que l'on portail ou que l'on exposait solennellement dans les mystères de Bacchus et de quelques autres divinités grecques ou égyptiennes. C'était encore une espèce de bulle que l'on suspendait au cou des enfants, et, dit-on, à celui des Vestales ; on lui attribuait de grandes vertus. Pline dit que c'était un préservatif pour les empereurs mêmes, que les Vestales le mettaient au nombre des objets sacrés et l'adoraient comme un dieu, qu'on le suspendait au-dessus du char de celui qui avait les honneurs du triomphe pour le défendre contre l'envie.
ITHYPHALLES, ou 1THYPHALLOPHO- RlïS. On appelait ainsi, dans les orgies ou mystères de Bacchus, ceux qui portaient le phallus. Dans les processions ou courses des Bacchantes, des gens babillé j en femmes ou déguisés en faunes portaient aussi ces figures obscènes, et dans leur ivresse réelle on simulée, ils chantaient en l'honneur du dieu des cantiques assortis à leu£ honteux équipage, avec des gestes d'une révoltante impudeur. „;
1T1HASAS, livres sacrés des Hindous ; ils contiennent, ainsi que l'expP'me ce nom, des histoires anciennes, et** incipalement le Ramaynna, attribué â Valt»J J, et le Maha* bkarata, attribué à Vyasa ïMva. Ce sont deux grandes épopées dont la remière contient l'histoire de Ram*tsfchai,Jra, incarnation de Vicbnou, et le serAyid. je événements qui se sont passés immedîfftiv.ent avant le commencement du quatrième ei dernier âge du monde, entre autres, la fameuse gu< rre entre les Pandavas et les Kauravas; le Baghavat-Guita, ou chant divin, Ciy csl un épisode. Ces deux poëmes, auxque. on ne peut contester une haute aniiquité.^.iien qu'ils aient été interpolés par la suite,, enferment les origines de la mythologie ft-c m Ile des Hindous.
ITOtiAY, idole des Tarlares. Voy. Na-
TIGAY.
1TONIE et 1TONIDIÎ ; surnoms sous lesquels Cérès avait un temple en commun avec Plutus, dieu des richesses, à Coremèe, dans la Beolie.
1TS KO SIO (1), nom dételles des observances bouddhiques, qui actuellement est la plus répandue dans le Japon. Elle avait été fondée par S in ran, de la fdmille de Fi no, qui mourut l'an 1262 de notre ère, à l'âge de 91 ans. Dix ans après sa mort, cette série nouvelle avait déjà fait de grands progrès Rien que les prêtres de celle observance suivent la doctrine de Chakia -Mouni, il y a une différence essentielle entre eux et ceax des autres ordres. On les regarde comme étanl de la parenté du Daïri; c est pourquoi on leur donne le tilre do Monzek, qui ne
DICTIONNAIRE DES RELIGIONS
(1) Ce mol est orthographié Icoxus dans plusieurs relations.