J*1X Adonai, composé du mol plx adon
seigneur, maître, et du pronom aflUe de la première personne; ce vocable vent dire ainsi mon seigneur, ou plutôt mes seigneurs, au pluriel respectueux , par la même raison que Ion dit o\i?X les dieux (1).
i. ntf Chaddai; ce mol vient encore d'une racine qui ne se Irouvc plus que dans l'arabe et qui signifie puissant : on le traduit
(I) C'est du motAdoni ou Adonai que vient VAdoni, des Syriens lant chanté par les Grecs.
Ci) La véritable prononciation du nom iétragram~ me est «n sujet de grande controverse parmi les savants; Sanchonialon l'écrit Irvo : Diotlore (I. i. n. •m. Macrohe | 1. 1. Satnr. c. 18) , Ongene (contra d-ts. vi. p. 290), Epiphane (her. in), Sllrénee (Ker. i. 51) fecrivenl la-.. ; S. Clément «l'Alex. {Strom x. c G) l««v; d'ai res Thé »«torct (in Exod. qu. M, U s Samaritains 1ère, elles Juifs lot.Varron disait (Augus. in Kv. I. i. ti) queJorii était le Dieu des JuiK (voir Mu. ««ir. tome III. noie m.) D'autres parmi les anciens Ja/ioA, iaro, /«ou, etmémc laod et i«o///. Parmi le» moderne*, L. Cappcl le prononce lavo; U usiiis, lavé; lloitingcr, Ichta; Merccrus et C»rn -.He Lapierre, lihévah; d'autres lova, lité léhéié, i*0M, Jco, Aya; les orientaux , lehou; les latins l«. Ion, Ivri : c'est le nom qu'ils donnent au pero des Dieux : Joti, JH j iter, pour Jou -pa ter. Les Chinois
ordinairement par tout-puissant. Saint Jérôme, après Aquila, elMaimonide le rendent par celui qui se suffit à lui-même, en le dérivant du relatif celui qui, et de *1 dai9 l'action de se sufGre.
5. ]Y>b9 Èiton, de la racine nSy alah, élever, monter; le Très-Uaul, d'où llin.-, nom du soleil chez les Grecs.
6. mîv Yc'hova. Ce mot est moins l'appellation do Dieu que son nom propre. C'est le vocable qui, de toutes les locutions, résume le plus complètement l'idée que l'on doit se former du souverain Être : aussi nous csl-il donné comme révélé de Dieu lui-même. Sa racine est nw liava , être ; il signifie donc VÊlre par excellence, celui qui existe par lui-même. De plus, ce mot représentant le passé nin hava, par sa syllabe Gnale, n, le présent nifi hové, par sa voyelle médiale, \ et ayant pour initiale la lettre y, caractéristique cl formalive du futur, il est véritablement l'emblème de l'éternité (Voyez Sarchi, Grammaire hébraïque raisonnée et comparée, pag. 435); il exprime celui qui était, qui est et qui sera : c'est pourquoi l'apôtre saint Jean le traduit par ô w>, xai ô «v, va{ ô IpyUt^r, qui est et qui erat, et qui venturus rst. (Apocal. 1. 4). C'est en ce sens qu'Ariitotc {tib. î de calo], appelle Dieu Atwv pour ùA «v, c'est-à-dire toujours existant.
Il est probable qu'au temps de Moïse, et même plus lard, on prononçait ce mol sacré; mais le profond respect que les dépositaires de la loi s'efforçaient d'imprimer aux Israélites pour ce nom ineffable porta peu à peu le peuple à no le prononcer jamais, dans la craintede le profaner. On lui substituait dans la lecture le mol '■fIX Adonai t composé de quatre lettres , comme njft» Yéltovj. Le grand prêtre seul le proférait; encore ne le faisait-il qu'une fois l an , le jour do l'expiation, lorsqu'entré dans le sainl des saints, il bénissait solennellement le peuple au bruit des acclamations et des fanfares. Sa prononciation élait même un mystère connu de trèspeu de personnes dans la famille du grand prêtre : c'est ce qui fait qu'elle est perdue depuis la ruine du second temple (2). L'épclla-
euv-mèuics ne l'ont pas ignoré; ils le