‹ Dictionnaire ... de la BibleChapitre 2 sur 118 · AVIS IMPORTANT · texte numérisé non relu

AVIS IMPORTANT

D*après ane des lois provideDtielles qal régi^seol le monde » raremeol les wuvres au-dessus de Tordinsfre se font sans coolradiciiOD» plus ou moins fortes el nombreuses. Les Ateliers Caiholiques ne poaYstfDl guère échapper h ce carhet divin de leur milité. Taulét on a nié leur existence ou leur importauce ; laotM un a dit qu'ils étalent fennês nu qu'ils allaient l'être. Cependant \U poursuivent leur carrière depuis SI ans, et les productions qui en sortent devienuent de plus en plus graves et soignées : sussi peralt-il certain qu*h moins d'événemenis qu'aucune prudence humaine ne saurait prévoir ni empêcher, ces Ateliers ne se fermeront que quand la BitiioUièàtie du Clergé sera terminée en ses S,000 volumes in-4*. Le psssé psralt un sûr gar.nt de l'avenir, pour ce au'il yak espérerou h craindre. Cependant, parmi les calomnies auxquelles ils se sont trouvés en butte, il en est deux qui ont été continuellement répétées, parce qu*étant plus capltsles, leur effet entralnsit plus de eonséquences. De petits et ignares concurrents se sont donc acharnés, par leur correspondance ou leurs voysgeurs, k répéter partout une nos Editions étaient mal corrigées et mal imprimées. Ne pouvant attaquer le fond des Ouvrages, qui, pour la plupart, ne sont que les chefs-d'œuvre du Catholicisme reconnus pour tels dans tous les temps et dans tous les pavs. il Cillait bien se rejeter sur la forme dans ce qu'elle a de plus sérieux , la correction et Timpression ; en effet , les chefiHd'œuvre même n'auraient qu'une demi-valeur, si le texte en était inexact ou illisible.

Il est très-vrai que, dans le principe, un succès Inoui dans les fastes de la Typ'igraphie ayant forcé l'Editeur de recourir aux mécaniques, aOn de marcher plus rapidement et de donner les ouvrages h moindre prix, quatre volumes du double Coao'S d'Bcriiure $amie et de T néologie furent tirés avec la correction insufBunte donnée dans lea imprimeries à presque tout ce qui s'édite ; il est vrai aussi Qu'un ceriatn nombre d'autres volumes, appartenant h diverses Publications, dirent imprimés ou trop noir ou trop blanc. Mab , depuis ces temps éloignés, les mécaniques ont cé<lé le travail aux pcesses à bras, el l'impression qui en sort, sans être du luie , stlendu que le luxe jurersit dans des ouvrsges d'une telle nsture, est parfaitement convenable sous tous les rapports. Quant à b correction, il est de fait qirelle u's jamais été portée si loin dans sucune édition sncienne ou contemporaine. Et comment en sersit-il autrement , sprès toutes les peines el toutes les dépenses que nous subissons pour arriver i purger nos épreuves de toutes fautes? L'habitude, en typographie, même dans les meilleures maisons, est de ne corriger que deux épreuves et d'en conférer une troisième avec la seconde, sans avoir préparé en rien le manuscrit de l^uteur.

Daus les ÀUlier$ Catholiques la différence est presque incommensurable. Au moyen de correcteurs blanchis sous le harnais et dont le coup d'œil typographique est sana pillé pour les fautes, on commence par préparer la copie d'un bout k l'autre sans en excepter un seul mot. On lit ensuite en première épreuve avec la copie ainsi prépsrée. On lit en seconde de la même manière, mais en collationnant avec la première. On fait la même chose en tierce, en collalionnani avec la secimde. On agit de même en quarte, en collationnant avec la tierce. On renouvelle la même opération en quinte, en collationuant avec la quarte. Ces coUallonnements ont pour but de voir si aucune des fautes signalées au bureau par MM. les correcteurs, sur la marge des épreuves, n s échappé ï MM. les corngeurs sur le marbre et le métsi. Après ces cinq lectures enlières contrôlées l'une par l'autre, el en debors de la préparatlrn ci-dessus mentionnée, vient une révision, el souvent il en vient deux ou trois; puis l'on cliclie. Le clichage opéré, par conséquent la pureté du texte se trouvant immobilisée, on fait, avec la copie, une nouvelle lecture d'un bout de l'epreuve k l'autre, on se livre ï une nouvelle révision , et le tirage n'arrive qu'après ces innombrables précauiioos.

Aussi y a t il a Montrouge des correcteurs de toutes les nations et en plus grand nombre que dans vtngl-dnq imprimeries de Psris réunies 1 Aussi encore, la correction y coûle-t-elle autan: que la composition, tandis qu'ailleurs elle ne coûte que le dixième I Au8*ien6o, bien que l'assertion puisse paraître téméraire, rexaclîlude obienue par tant de frais et de soins, Cait-elle que la plupart des Editions des Ateliers CaUioligues laissent bien loin derrière elles celles même des c^l^bres Bén^dicUns Mabillon et Monlfaucon et des célèbres Jésuites Petau et Sirmond. Que l'od compare, en effet, n'importe quelle» feuilles de leurs éditions avec celles des nôtres qui leur correspondent, en grec comme en latin, on se convaincra que l'invraisemblable est une réalité.

D'ail leur?, ces savants éminenU^ plus préoccupés ju sens des textes que de la partie typographique et n'étant

{)oiut correcteurs de profession, liaient, non ce que portaient les épreuves, mais ce qui devait s'y trouver, leur iau:e intelligence suppléant aux fautes de l'édition. De plus les Bénéoiclins, comme les JésMites, opéraient presque

versité de Wurabourg, et M. Revssmann, Vicaire Général de la même ville, nous mandaient, i la date du 19 juillet, n'avoir pu également surprendre une seule foH/e, soit dans le latin soit dans le grec de notre double patrologie. Enfin, le savsnt P. Pitra, Bénédictin de Solesme, et H. fionetly, directeur des Annales de philosophie chrétienne, mis au défi de nous convaincre d'une seule erreur lypomphique, ont été lorcés d'avouer que nous n'avions pas trop présumé de notre parCiite correction. Dans le Cterge se trouvent de bons latinistes et de bons beUénisies, et, ce qui est plus rare, des hommes très-positifs et très-pratiques, eh bien I nous leur promettons une prime de 25 centimes par chaque faute qu'ils découvriront dans n'importe lequel de i os volumes, surtout d;tn$ les grecs.

M algré ce qui d'une correction est résolu de se .

universelle de ses innombrables clichés. Ainsi chacun de ses volumes, au fur et k mesure qu'il les remet sous presse, est corrigé mot pour mot d'un bout à l'autre. Quarante hommes y sont ou y seront occupés pendant 10 ans, et une somme qui ne saurait être moindre d'un demi million de francs est consacrée i cet important contrôle. De celle m;inière, lea Publications des Ateliers Catholiques, qui déjà se distinguaient entre toutes par la supériorité de leur correction, n'auront de rivales, sous ce rapport, dans aucun temps ni daus aucun paya; car quel est l'éditeur qui pourrait et voudrait se livrer APRIiS COtP à des tra\aux si gigantesques et d'un prix si exorbitant? Il faut certes être bien pénétré d'une vocation divine à cet effet, pour ne reculer ni devant la peine ni devant la dépense, surtout lorsque l^urope savante proclame que jamais volumes n'ont été édités avec tant d'exactitude que ceux do la Bibjioilièque universelle du Clergé. Le présent volume est du nombre de ceux révisés, et tous ceux qui le seront h l'avenir porteront celte note. En conséquence, pour juger les productions des Ateliers Catholiques sous le rapport de la <;orrection. Il ne faudra prendre que ceux qui porteront en lêie l'avis ici iracé. Nous ne reconnaissons que ceil édition et celles qui suivront sur nos planches de métal ainsi corrigées. On croyait autrefois que la stéréot>pie immobilisait les uules, attendu qu'un cliché de métal n'est point élastique; pas du tout, il introduit la perfection, car on a trouvé le moyen de le corriger jusqu'à extinction de fautes. L'Hébreu a été revu par M. Dnicn, le Grec per des Crées, le Latin et le Français par les premiers correcteurs de la capitale en ces langues.

Nous svoos la consotalion de pouvoir finir cet arii par les réflexions suivantes : Enfin, notre exemple a fini par ébranler les fn^mles publications en Italie, en Allemagne, en Belgique et en France, par les Canons grecs de Rome,

des par

crsittlê de se noyer dans ces sblmes sans fond "et sans rives; mais on à fini par se risquer à nous imiter. Bien plus, sous notre impuliion. d'aulres Editeurs se préparent an Buitaire universel, aux Décisions de toutes les Congrégations^ ^ une Biographie et a une HisUrire générale, etc., etc. Ma:heureusement, la plupart des éditions déjà faites ou qui se font, sont sans autorité, parce qu'elles sont sans exarlitude; la correction semble en avoir été fsite par des av4»ugles, «oit qu'on n'en ait pas senti la gra\iié, soit qu'on ail reculé itérant les frais; mais patience 1 une rcproducUon corrertc sitrgtr.i bientôt, ne fût-ce qu'à la lumière des éco!cs qui se sont faites ou -qui se feront encore.

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