‹ Dictionnaire ... de la BibleChapitre 81 sur 118 · LEV · texte numérisé non relu

LEV

00 marc d'argent, à moins qo*tli n'eussent ne excDse légilime. Personne ne pooToit re reço dans la compagnie que par le roi et lit ou dit des pins distingués, et avec Tfigré* ent du duc de Bar, qui promît de protéger d'aider ces chevaliers de toutes ses forces, quelqu'un taisait tort ou causait quelque Nonnage à l'un de ces chevaliers , celui qui rail été offensé devait en demander justice

1 doc de Bar, s'il était son sujet, et, s'il ne Hait pa9, il devait la demander à son selleor naturel, avant que de venir aux yoics \ fail ; et, en cas de refus, ils étaient obliges ) prendre la défense de celui qui avait reçu 1 dommage, comme il est plus amplement (éciGédans les Lettres de l'établissement de lUe société, dont voici la teneur :

A tous ceux qui cet présentes lettres ver^ mt, Nouê Thibaut de Blamoni^ Phiibert^sei^ leur de BejTroymvntf Eustacke de Con/tans^ ichard de Hermoises^ Pierre de Beffroymont^ igneur de Ruffin^ Régnant du Chastelet ^ vrard du Chasteiet son fils^ Mansart de iif, Jean^ seigneur d'Orne^ Pkilippes de No' Toy, Ovy de Lendes^ Jean de Laire^ Jean de ^roneourtf Ertart d'Outtenger^ Jean de Bef^ oymont , seigneur de SontoU^ Jean de Ma^ its, et Joffroy de Bassompiêre. chevaliers^ wn, seigneur de Rodemars^ Robert de Sar^ ifruehe^ seianeur de Commercy^ Edouard dû randprey, Henry de Breul^ Mery de la VauXf foffruy d'Aspremont , Jean des Hermoises , obtrt des Hermoises^ Simon des Hermoises^ ranque de Lsuze^ Aubry de Boulanges^ Hen-^ f De$peneaut^ François de Xorbey, Jean de oUf Hugues de JUandres^ Buart de Man-ns, Philibert de Doncourt^ Jean de Sampi^ %y. Colin de Sampigny^ Arnoul de Sampi- «y, Alardin de monsey^ Hanse de Neuclin^ Gr(md Richard d'Aspremont^ Thierry d'.4n- 9/1, Thomas d'Outanges^ Jaquenin de Nieey^ 'JaquenindeVillars^ escuyers^Sfilut. Sçavoir lisons fue, nous regardans et désirons vitre en )nneur et en paix^ avons avifé que nous /em« ensemble une compagnie durant Vespace tcinq ans entiers^ commençons à la datte des reteniei : c'est à sçavoir que nous tous dessus i>mmez avons juré aux saints Evangiles de i>ii, et iur nos honneurs^ que nous nous aitrons et porterons foy et loyauté les uns entrs les autres^ et se nous sçavons le tnal ou 9mcge Vun de fautre^ que nous le détourbems à nos pouvoirs^ et le ferons sçavoir les M aux autres^ ledit tems durant, et cette rrsente alliance et compagnie avons juré entre tous et contre tous, excepté nos seignetirs nfurf/f et nos amis charnels^ et durera cinq m entiers^ comme dit est^ et se nul vouait quelque chose demander et requérir^ nous i venrions à jour et à droit par devant notre 'et R. P. en DieUf notre très redouté seigneur ^ cardinal duc de Bar. marquis du Pont^ sel- Mur de Cassel, lequel notredit seigneur nous promis loyaument en parole de prineipie de ous aider et conforter de toute sa puissance l de son pays et de toutes les choses dessus. nvers et contre tous ceux qui à jour et à droit s t outrant venir là où il appartientdroit or raison^ et ferons im roi de cette compa-

biCTioxMAïas DE« Obdrrs bbugif.ux. Il

gmte, qui durera un an entier ^ et nous tous

et serons de cette compagnie^ porterons un trier qui aura en son col un collet, auquel serfl eseriptj Tout nng, et tous les ans fienroiM deux journées^ la première à la Saint- Martin d'yrer, et Vautre à In Saint-Georges en avril, pour sçmcoir s*il y aurait aucune faute en ladite compagnie ; et se aucune faute il y avoity elle serait amandée par le roy et par six des autres alliez, et convenia que chacun soit auxdites journées, sous paine de payer un mare d*argent^ auxquelles journées on devrait envoyer se on avait excusation , soy excuser et payer sa part des dépens, et se tenra la prc" miere journée à Saint-Michel , et ne peut on mettre aucun en cette compagnie que ce ne soit par ^ordonnance de mondit seigneur, et par le roi d'icelle^ ensemble huit ou dix des plus grands dHcelle^ lesquels seront nommez es lettrès de eeluy qui sera commis pour sçavoir ceux quils auraient élu. Et se aucun faisait tort ou damage à fun de cette compagnie, il devrait requérir notredit seigneur qu*il Veut à jour et à droit s'il estait son sujets et s'il n estait son sujet , devra requérir le seigneur de qu'il serait sujet qu'il Veut à jour et à droit devant que on fit œuvre de faiî^ et en cas de refus, notredit seigneur devrait aider la com^ pagnie jusques à droit. Et nous tous serons tenus de serrir à nos dépens celui à qui on ferait damage^ qui ainsi aurait requis tant que le pays du duché de Bar et marquisat du Pont durant et pour le tems avenir: car se para-vent la datte des présentes^ ou paravent ce que aucun fut mis de cette compagnie aucune guerre estait commencée, nous ne serons point tenus d'en aider Vun Vautre, comme dit est

Ear la manière qui s*ensuit : c'est à sçavoir un anneret à trois hommes d'armes , tin simple chevalier à deux , et un escuyer à ung , huii jours après que celui à qui on ferait damage Vauroit fuit sçavoir au roy de cette campa* gnie^ et que ledit roi en aurait requis; et se plus grand force y convenait ou se devrait renforcer au regard du roy et de six de ladite compagnie, et toutes ces dites alliances^ nous tous avons faites et passées par le' consentement dudit seigneur et en sa présence , et iceluy notredit seigneur nous a promis que se nous avions débat les uns aux autres de nous air et garder le droit de chacune partie sans longs procès, comme bon seigneur doit faire à ses sujets^ et nous lui devons garder son Aûn, état et honneur et proffit de toutes nos puissances, comme bons vassaux doivent faire à leurs bons seigneurs , sans feintise ne entre* pas aucun f et ne pourra aucun de cette coin* pagnie prendre ne accepter aucune autre com* pagnie ou alliance au préjudice de cette com^ pagnie icelte durant^ sinon par la volonté et consentement de notredit seigneur. En temoing de ce nous tous avons mis nos scels à ces présentes^ et avons supplié et requis notre dit seigneur que pour plus grande approbation de cette luy plut mettre son scel à ces présentes» Et nous Loys par la grâce de Dieu cardinal duc de Bar, marquis de Pont , sei* gneur de Cassel, A la requeste des dessus nom^ mezp avons ftit mettre notre scel à ces pre^

DICTIONNAIRE DES ORDRES RELIGIEUX

$ent0$. Donné à Bar U derrain jour de may ran UIO.

Communiqué par If. de Clérambaui.

LINDAW. Voy. Cologhb.

LION (CHBviLiBas du]

Des ehetalien des ordres du Lion et de la Couronne en France*

Eoguerrand 1*% seigneur de Goacr* qui Tivait eu 1080 , avant liié un lion dans la forêt de Coucy qui faisait beaucoup de ravages aux environs , poureo conserver la mémoire l'on fll faire en oierre la figure de ce lion , que Ton plaça dans U cour du château de Coucy y et Ton inslilua des fêtes et des réjouis* sauces qui se renouvelaient tous les ans; et les fondateurs de Tabbaye de Nogent* qui étaient de la maison de Coacy , obligèrent Tabbé de ce monastère d*oGErir du pain et des rissoles au seigneur de Coucy dans ta cour où ce lion était placé ; ce qui se faisait de la manière suivante. Avant que de présenter ce pain et ces rissoles, Tabbé était obligé, revélud'un habit de laboureur, avec un semoir, et monté sur un cheval karnaclié comme pour aller au labour, de faire plusieurs tours dans la cour, en faisant claquer un fouet au'il tenait à la main. On visitait ensuite son équipage pour voir s'il était en bon état, et si l'on trouvait qu'il manquât seulement un clou aux fers du cheval , il était confisqué , après quoi l'abbé était reçu â faire ses pré-* seuls : ce qui se réitérait trois fois l'an, aux fêtes ie Noël , de Pâques, et de la Saini*Jcaa« Baptiste. LalouètOi qui a fait en 1576 l'histoire généalogique de la maison de Coucy , dil avoir vu celte cérémonie, qui s'observe encore à présent avec d'autres circonstances, que cet auieur a omises, et qui consistent en ce que ce n'est plus l'abbé qui rend cet hommage en personne , se contentant d'y envoyer un des officiers de l'abbaye , qui a dans son semoir une certaine quantité de blé, et qui mène avec lui un chien qui a deux rissoles à son cou. S'il les gâte ou les mange, qu'il bste ses ordures dans la place et le cheval aussi, Tabbé est condamné à une amende. Celui qui rend l'hommage embrasse - aussi deux lions de pierre qui sont â la porte de l'hôtel de ville , où l'on a transporté celui qui étaltdansla cour du château.Cel hommage se rend présentement dans la place de la ville.

Lalouète ajoute que ce fut à l'occasion de celte action d'Enguerrand 1" que fut institué Tordre du Lion, qu'Bnguerrand II renouvela au commencement du règne de saint Louis, comme Belleforét l'a remarqué dans son Histoire de France; ce qu'il fit avec une magnificence royale, mais il y a plus d'apparence que ce seigneur a été l'instituteur de cet ordre. L'on donnait pour marque à ceux qui y entraient une médaille d*or où était représenté un lion.

Il y a eu encore un autre ordre sous le nom de la Couronne, qui a été institué par Buffuerrand VU, seigneur de Coucy et comte de 9ois8oni« dont il est fait mention dans des

lettres de confirmation que Louis, duc d*Or* léansy accorda aux Pères Cèlestioa de VîUr* neuve, après qu'il eut acheté In leire 4? Coucy et le comté de Boissons. Ces lettiv . qui sont inaérées dans un carliilaire de u Chambre des Comptes de Btois de Tai lli . fol. 3^ v% commencent ainsi ;

Loys fils de roi de France^ due d'Ortimu, comte de Btois^ de BeaumonS et de Soissm ei seigneur de Couey^ sçatoir fassoms à /su présents ei avenir. Nous avons vu Us leur i de notre cher asné cousin mesêire Enguertvsi, jadis seigneur de Coucy et c^mle de Soiseem, contenant la forms qiui s*ensuit* Engusnét, sire do Couay^ comte de Soissono et teras 4t Marlst sçavoir faisons à tous prasems et emnir^ que nous eonsiderans que le ptlonmoft tt les biens temporels et mondains do cttts ne transitoire^ sont ordonnés à un ckacuin qm bien en veut et uet tuer« à edifkr et faut trésor envers Dieu qui tous biens ofwtàUz meus par vraye dévotion en honneur de Du* le PerCf le Fils et le Smnt-Ssprit^ tta Dite vraye et sainte Trinité^ de la alorieuH Titrçt Marie^ de tous tes saints et saintes de parai i. et pour avoir prières perpétuelles peurnsi^u nos devaneicA et successeurs de notre ir^* chère et ornée compagne isabel de Lorram i présent notre femme^ pour tous les duteltvi et dames les ecuiers et damoiselles qui e^t esté 9 sont et seront de noire ordre de la Ghronne, pour la singulière amour et affetiiot que nous avons envers la dévote ei sninteer^t des Celestins et l* accroissement et uugmmtùtion du service divin^ pour consacrer le teffi de Notre Seigneur en eaint eoeresesent de Cestel, que il par ea grâce ordonna à faire m it remembrance et commémoration de lui^deiê sainte digne mort et passion qu*il voult ssnif tir pour tous les chrétiens^ et peter estne^compagnex à toiÂS les bienfaits de ckeriti, et prière^ et de dévotion qui ont esté, sont et th ront faits par lesdits religieux de ladite orct* des Celeslins^ estre fait et cosutruit, eâifd r eslabli au lieu et en la place de notre nui' t de VUteneuve auprez Soissons^ etc. Celte ioodation est du 36 avril 1390, et les lettreiéa duc d'Orléans sont données à Beanlé-sar* Marne, au mois de novembre liOb. Il m trouve un sceau de ce prince i la ChamWt des Comptes de Bloii, où il est représente a cheval ayant une couronne renversée alti* chée au bras droit à une eonrrote paaséediai une boucle. L'on voit aussi ses annts ss château de Blois et à l'hôtel de ville, ss bas desquelles il y a aussi une couronne resversée. Cette couronne pourrait être la msr^ que de l'ordre de la Couronne inslitné par Énguerrand de Coucy, que le duc dt)rl^tf^ aurait eonservé étant devenu seigneur é» Coucy et do Soissons.

Mémoires communiqués par M. de Cls*rambaud.

LIONNE ( Chbvilicrs dk la). Voy. Cssi»-

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